Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

le cauchemar...

Vendredi 25 avril 2008. Sept heures du matin. Comme d’habitude mon réveil sonne sur ma table de nuit et massacre mes petites oreilles habituées à des sons beaucoup plus doux et plaisants ; je me réveille gentiment et soudain je me rappelle qu’aujourd’hui c’est la sortie officielle de « Hard Candy », le nouvel album de Madonna. Je me lève avec le sourire aux lèvres et je me rends dans ma salle de bains où je prends ma douche ; pendant que l’eau chaude rince les dernières traces de sommeil je chantonne 4 Minutes et je me dis que cette longue attente touche à sa fin.

Après un petit déjeuner rapide et interminable, je finis de préparer mes affaires et puis je pars en direction du City Disc pour y être à neuf heures. J’y arrive juste avant l’ouverture des portes… la tension est à son comble : je me demande si les vendeuses ont déjà exposé le CD dans les bacs ou s’il faudra le leur demander. En arrivant je me rends compte qu’il ne figure pas dans le présentoir des nouveautés et qu’il n’est pas non plus dans la section consacrée à Madonna… Fait encore plus étrange : la section « Madonna » semble avoir disparu.

Je me rends donc auprès de la vendeuse et je lui demande si elle a déjà reçu le nouveau CD de Madonna ; elle me regarde avec des grands yeux et me répond « c’est qui Madonna ? ». Je m’attendais à toute sorte de réponse mais pas à celle-ci : j’ai donc passé quelques minutes à expliquer à la jeune femme qui était Madonna, mais apparemment elle ne voyait pas de qui j’étais en train de parler… Je lui dis donc de laisser  tomber et je me barre en direction de la Migros où j’espère avoir plus de chance… mais, encore une fois, pas de « Hard Candy ».

Dépité par ce mauvais commencement de journée, j’arrive à l’université où j’entame mon traditionnel tour des sites Internet que je visite régulièrement : d’abord mon blog, puis ma boite de courrier électronique et je termine avec les sites consacrés à Madonna… et là, nouvelle surprise : mes deux sites de référence ne sont pas disponibles. La journée, mal commencée, continue de s’empirer. A côté de moi Julienne semble se rendre compte de ma détresse et me dit : « Stefano, t’es tout blanc ! Qu’est-ce qui t’arrive ? ». Je lui raconte mes tracasseries et je remarque qu’elle a l’air un peu perdu ; elle me laisse finir puis elle me demande : « C’est qui au juste Madonna ? ». C’est la deuxième fois qu’on me pose cette question et, comme la fois précédente, cette question me prend complètement au dépourvu. « Comment ça ‘c’est qui Madonna ?’ Tu sais très bien, c’est mon idole, ma chanteuse préférée ».

Julienne semble de plus en plus étonnée par mes propos et me répond : « Je pensais que t’étais fan de Céline Dion et franchement je n’ai jamais entendu parler de cette Madonna ! ». Comment ça fan de Céline Dion ? C’est vrai, j’aime quelques-unes de ses chansons, mais je n’ai jamais été un inconditionnel de la Star Québécoise… C’est bizarre… c’est comme si Madonna n’avait jamais existé ; je décide d’opérer une petite recherche sur wikipédia et voici ce que j’ai trouvé :

Madonna : chanteuse et danseuse née à Bay City (Michigan) le 16 août 1958. Elle a eu un succès considérable avec son album éponyme sorti en 1983, mais sa carrière a été ruinée par la performance de Like a Virgin, premier single de son deuxième album, aux premiers MTV Music Awards en septembre1984. Depuis elle a publié un troisième album qui n’a pas eu de succès et s’est retirée de la scène musicale.

Je ne pouvais pas croire à ce que je venais de lire… J’ai ressenti le besoin d’aller vomir mon petit déjeuner aux toilettes. Tout cela devait forcément être une farce : la carrière de Madonna n’a pas été anéantie par sa performance aux MTV… bien au contraire elle a été propulsée au rang de star mondiale. Quelque chose ne tournait pas rond ! Aux toilettes je me suis effondré en pleurs lorsque j’ai commencé à me dire que je vivais un véritable cauchemar. Je n’avais plus aucune motivation pour travailler et je suis donc rentré à la maison… En sortant de l’uni j’ai voulu mettre un peu de musique : j’ai cherché Madonna sur mon iPod mais je n’ai rien trouvé ! Il a peut-être eu un nouveau bug qui a effacé une partie des musiques… Ce n’est pas possible que ce qui était écrit sur wikipédia soit la réalité.

Rentré chez moi je me rue sur mon meuble des CDs et je réalise avec horreur que tous mes CD de Madonna ont disparu. Il n’y a plus aucune trace de mon idole ; rien ! A la place, il y a toute la discographie de Céline Dion (comment ça ? J’étais sûr de n’avoir qu’un seul album d’elle !) et que même les posters affichés un peu partout dans l’appartement avaient été remplacés par des posters de Céline. J’étais dépité ! Où avait passé Madonna ? Je me suis à nouveau effondré et me disant « c’est un cauchemar » et…

 

… et c’est à ce moment que je me suis réveillé et que je me suis rendu compte que c’était effectivement un cauchemar, le pire cauchemar de ma vie.

Bien à vous

Stefano

Ceci et cela de cette longue semaine

Bonjour à toutes et à tous,

Celle qui vient de s’achever à été une longue semaine très chargée en émotions. Tout content de sortir du long week-end pascal et de me remettre au travail sur mon mémoire, je suis rapidement retombé sur terre lorsque Davy m’a annoncé que Sam avait été hospitalisé, après qu’il s’était évanoui dans les bras de Davy dans la journée de lundi. Comme vous pouvez bien imaginer je ne m’attendais pas à cela pour commencer ma (courte) semaine de la rentrée ; dès que j’ai appris qu’il était à l’hôpital, il a été très difficile pour moi de me concentrer sur mes lectures.

Mardi soir je suis allé le voir avec Davy… on ne savait pas encore qu’est-ce qu’il avait ; même si la rougeole restait  l’hypothèse la plus probable, les médecins n’ont pas voulu se prononcer avant l’arrivée des résultats des analyses du sang (aussi parce que Sam ne présentait pas tous les symptômes de cette maladie qui est en train de faire des ravages en Suisse pendant ces dernières semaines) ; en le voyant j’ai vraiment eu peur : il était tout rouge et était très faible… Je ne l’avais jamais vu comme ça.

Finalement nous sommes partis vers 20 heures, et nous sommes retournés le voir le mercredi (il allait déjà mieux) et le jeudi je suis passé après avoir essayé de travailler pendant toute la journée (il allait encore mieux) ; vendredi il est sorti de l’hôpital et en ce moment il se trouve chez Davy qui le pouponne et s’occupe de lui comme j’espère un jour quelqu’un s’occupera de moi… Avec Sam à l’hôpital, je n’ai donc pas trop réussi à me concentrer sur mon mémoire et cette semaine je n’ai vraiment pas avance… je n’ai quasiment pas avancé du tout ! Et cela commence à me contrarier, car le temps passe et je risque de ne pas finir à temps ; d’un côté je sais pertinemment que si je commence comme ça je stresserai comme un malade les derniers jours (les dernières semaines) avant de le rendre et que je maudirai tous les moments pendant lesquels j’aurais pu travailler et je n’a rien fait… Mais de l’autre côté je ne me rends pas encore compte… cela me semble tellement loin que je n’arrive pas encore à m’inquiéter.

J’ai donc passé du temps à rien faire, seul dans cette bibliothèque (vidée par les vacances de Pâques), en train de me promener à gauche et à droite sur le net… c’est ainsi que j’ai découvert la série anglaise « Hollyoaks », une sorte de soap opera qui existe depuis 1995 et dans laquelle maintenant il y a aussi des histoires gay… « Hollyoaks » a été mon activité du vendredi (matin et après midi) si l’on exclut une petite pause pendant laquelle j’ai essayé d’acheter un billet pour le concert de Mylène Farmer à Genève, le 4 septembre 2009… Avec tout ce qui s’est passé, j’avais complètement oublié que c’était vendredi que les billets étaient mis en vente ; heureusement je voulais acheter pour Genève, car les billets pour Paris (90'000 places pour le 12 septembre 2009) étaient déjà tous vendus à 10 heures du matin, deux heures après la mise en vente.

Je pense que j’ai mon billet, mais je n’en suis pas sûr à 100% car je n’ai toujours pas reçu de confirmation pour le paiement que j’ai fait donc il se pourrait que j’aie déjà jubilé et fait la fête pour un billet qu’en vérité je n’ai pas eu ;O). Mais pas de panique, car le Stade de Genève n’est pas encore complet et je vais pouvoir remédier. Rien n’est perdu !

La semaine qui vient de s’achever aura aussi été la dernière qu’Ana, Marie et Célia auront passée ensemble dans l’appartement à la Maison du Bonheur aux Brandards ; un pas de plus vers cette fin d’époque que parfois je redoute. C’est avec un petit pincement au cœur que je repense à toutes les soirées que nous avons passées entre ces murs : les films, les soupers, les fêtes uniques (dont cette fameuse pendaison de crémaillère qui avait été gâchée par la célèbre fille du chat). Maintenant Célia habite à Lausanne tandis qu’Ana et Marie sont restées sur Neuchâtel ; je me réjouis de visiter leurs nouveaux appartements et d’y aller pour boire un thé ou faire la fête.

Et puis, dans les changements et les événements importants de la semaine, il y en a un qui touche plus directement ce blog ; jeudi j’ai opéré un petit changement de mise en page par rajeunir un peu l’image du site ; je voulais quelque chose de simple et je pense que le but a été atteint ; en tout cas ce lifting ne constitue qu’un première partie de tous les changements auxquels le site va être soumis dans les prochaines semaines ; dans quelques jours je passerai à la version payante d’over-blog et je vais donc m’offrir un nom de domaine qui a déjà été choisi et qui sera dument divulgué… quoiqu’il en soit, dans quelques jours vous ne serez plus obligés d’utiliser « on-my-balcony.over-blog.com » ou « paadre.siteperso.net » pour venir lire mes dernières péripéties.

Bon, je pense que pour cet article j’ai tout dit.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

PS : il y en aura un qui sera déçu car il voulait que je publie un article avec ses fesses en photo et je ne l’ai toujours pas fait ;O)

Le calendrier : 26 mars - Elia

Bonjour à toutes et à tous,

L’article que je vous propose aujourd’hui pour le « calendrier de l’amitié » n’est pas vraiment consacré à un ami… enfin, oui nous sommes des bons amis, mais je pense pouvoir dire que la relation entre Elia et moi va bien plus loin cela. Son apparition dans ma vie m’a obligé à changer certaines mauvaises habitudes que j’avais acquis et c’est à ce point que j’ai réalisé que je n’étais pas seul au monde et que je ne pouvais pas tyranniser à ma guise les gens autour de moi…

Elia est entré dans ma vie le 26 mars 1986 au soir et depuis les choses n’ont plus été les mêmes ; il faut savoir que je suis le fils aîné de mes parents, mais aussi l’aîné des petits enfants à mes grands-parents (et donc le premier neveu de mes oncles et tantes). Donc j’étais un peu le roi de la famille… je pouvais avoir tout ce que je voulais : il ne me suffisait que de pousser une bonne gueulée et mon souhait du moment était réalisé en moins de deux minutes.

Mais, bien entendu, il fallait bien que quelqu’un arrive pour me gâcher la fête ; et c’est vrai qu’inconsciemment je percevais mon petit frère comme ça juste après sa naissance ; maintenant il aurait fallu que je partage tout mon univers et l’amour de mes proches avec lui ! Le petit enfant gâté que j’étais n’était pas prêt à accepter tout ça et je me suis, bien entendu fait entendre… Ce qui est drôle c’est que je n’ai aucun souvenir de ma mère enceinte : du jour au lendemain mon frère a fait son apparition depuis nulle part et ce fut assez tragique.

Finalement les choses ont fini par s’arranger ; c’est vrai que lorsqu’on est enfant on n’a pas une perception globale du monde et j’étais loin d’imaginer que ce petit bout de chair et d’os serait devenu si important dans ma vie. Non seulement nous partageons le même sang et les mêmes parents, mais aussi la même histoire, la même éducation et une expérience de vie commune au sein de notre famille ; l’enfant que j’étais a assez rapidement compris que ce n’était pas l’arrivée d’un petit frère qui allait tout bousculer dans sa vie ; il a réalisé que sa famille l’aimerait toujours comme lorsqu’il était fils unique et pouvait tyranniser tout le monde… C’est vrai, il a dû apprendre à partager, mais finalement c’est une leçon qu’il aurait dû apprendre tôt ou tard dans la vie et je suis sûr qu’en dehors de sa famille ça aurait été plus rude.

Donc avec Elia on a partagé beaucoup de choses, même s’il faut avouer qu’il n’a pas toujours été facile de tomber d’accord : nous avons des caractères très différents… comme vous le savez, moi je parle beaucoup, je ris, je suis très expressif et parfois un peu trop casse-noisettes tandis que lui il est un peu plus réservé (il ne dit pas plus que ce qui est nécessaire… un trait de caractère très présent dans la famille de mon père), il peut s’énerver assez rapidement, mais il déchante aussi rapidement (contrairement à moi).

Ces différences assez importantes de caractère nous amenaient, lorsque nous étions enfants, à nous disputer continuellement (pour la grande joie de ceux qui devaient nous supporter), mais en grandissant et en évoluant nous avons appris à faire des ces différences une force ; nous avons compris que nos différences permettaient en effet de mieux nous compléter… par exemple, maintenant on sait que moi je suis plus patient et « intellectuel » alors que lui il est plus pratique et « manuel », donc quand on travaille ensemble, notre collaboration fait des merveilles.

Donc voilà, en ce 26e jour de mars de l’année 2008 je tiens à souhaiter à mon petit frère un très joyeux anniversaire et plein de bonheur pour les années à venir… j’espère vraiment qu’il trouvera une femme qui le rendra heureux et qui sera moins prise de tête que l’actuelle (non, en famille on n’aime pas trop cette fille, mais comme mon frère l’aime, je ne vais pas lui dire qu’il faut la quitter… je n’aimerais pas qu’il dise une chose comme ça de l’homme que j’aime)… et puis aussi j’espère qu’il me fera des neveux ou des nièces (je pense qu’en regardant l’histoire de famille ce sera plutôt de neveux ;O)).

Elia et moi en 1988.

Blog-613.jpg

Elia et moi en 1998 : une photo où il sourit...

Blog-614.jpg

Elia et moi en 2007 dans notre chalet aux Monti di Artore. Pour une fois c’est moi qui tire la gueule.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Quentin au MAD

Bonjour à toutes et à tous,

Samedi soir, Quentin Mosimann (aussi connu comme « Quentin de la Starac’ ») se produisait en tant que DJ au MAD de Lausanne ; or cela peut vous sembler étrange, mais il faut savoir qu’avant d’intégrer la fameuse émission de TF1 le cher Quentin avait déjà un succès assez considérable en tant que DJ… vous pouvez d’ailleurs vous en rendre compte par vous-mêmes en visitant son myspace (je vous conseille d’écouter le morceau Sex is my Vocation).

Il faut avouer qu’après Grégory, il n’était pas facile de crocher sur un nouveau candidat de la Star Académy ; la plupart d’entre eux n’arrivant pas à la cheville de Monsieur Lemarchal, il fallait que quelqu’un comme Quentin arrive pour que la Starac’ parvienne à captiver (à nouveau) mon intérêt. Je sais pertinemment qu’il se la pète et il en fait toujours trop, mais il faut aussi reconnaître que mon cher compatriote (car en plus d’être passablement beau gosse il a aussi des origines suisses) a du charisme et une présence sur scène… et puis il sait chanter ! Après Magalie et Cyril, deux gagnants aussi inutiles que le « H » de Hawaii, il était temps que quelqu’un qui aurait les moyens de vendre des disques gagne la Star Académy.

Je me réjouis vraiment d’entendre ce qui nous proposera Quentin comme premier disque… En tous cas j’espère que ce sera des morceaux à l’image de ceux qu’on peut trouver sur son myspace que vous pouvez visiter en cliquant ICI (celui-ci est son myspace de chanteur, alors que l’autre c’est son myspace de DJ) ; je vous conseille d’écouter les morceaux Il y a je t’aime et je t’aime, J’aime pas et Exercices de maths (que j’adore).

Mais je reviens à mes moutons… samedi soir Quentin mixait au MAD et comme je n’ai pas reçu d’autres propositions de soirée, j’ai décidé d’aller jeter un coup d’œil à ce jeune homme qui fait tant de ravages chez les adolescentes (mais aussi chez certains jeunes hommes) ; j’ai donc pris mon petit train et j’ai retrouvé Célia grâce à laquelle j’ai pu entrer gratuitement au MAD (merci encore frangine ;O)) ; Quentin était censé se produire à 23 heures, mais à minuit et demi il n’y avait pas encore trace de lui (ce qui m’a un peu arrangé vu qu’il était presque minuit lorsque nous avons réussi à franchir l’entrée de la boîte).

Finalement, juste après minuit et demi, le héros de la soirée est arrivé avec sa boîte à disques ; son apparition a été saluée par une meute de fans hurlantes qui ont sorti leurs appareils photo et leurs portables pour prendre un ou deux clichés de leur idole. Il faut avouer que je n’ai jamais vu cela au MAD : il y a souvent des DJ très connus qui viennent mixer, mais je n’avais jamais vu, pour aucun de ces DJs, un attroupement pareil devant la console (de plus qu’ils ont eu la magnifique idée de fermer les deux podiums à côté de la console de manière qu’on était assez loin de Quentin… pas facile de le prendre en photo). La preuve est qu’après Quentin il y avait Sir Colin, un DJ passablement connu en Suisse qui n’a pourtant pas suscité l’engouement de la foule comme Monsieur Mosimann l’avait fait quelques heures auparavant.

Donc moi qui espérait pouvoir être pris en photo avec Quentin, eh bien il faut avouer que cela n’a pas été possible… J’ai dû me battre contre les groupies pour maintenir ma place au premier rang (il faut aussi savoir que j’avais été assez naïf et que je croyais que comme la soirée était interdite aux moins de dix-huit ans il n’aurait pas été difficile d’approcher Quentin… eh bien je me trompais) et j’ai quand même réussi à prendre quelques belles photos que je vais vous proposer à la fin de cet article.

En tout cas l’ambiance était bonne lorsque Quentin mixait… il nous a même proposé quelques-unes de ses compositions (dont Sex is my Vocation) et les filles hurlantes semblaient bien aimer la musique. Puis, comme il était apparu, vers deux heures du matin le cher Quentin est parti et a laissé les platines à Sir Colin. La soirée s’est donc poursuivie avec de la bonne musique et je n’ai presque pas vu le temps passer. A cinq heures il a bien fallu que je me prépare pour aller prendre mon train et c’est à ce moment-là que j’ai remarqué que quelqu’un avait utilisé mon écharpe pour éponger du Red Bull ! J’étais n’étais pas vraiment ravi, mais bon, ce n’était pas la fin du monde… une écharpe ça se lave.

J’ai donc râlé pendant deux minutes et puis je suis parti, direction la gare où mon train, le premier en direction de Neuchâtel, partait à 5h39. Ce cher ICN est bel et bien parti à 5h39 comme l’horaire stipulait, mais, pour des raisons que j’ignore (je crois que c’était à cause de la neige), il a pris vingt minutes de retard entre Lausanne et Neuchâtel… Or vous pouvez bel et bien imaginer que ça m’a un peu contrarié... moi qui espérait arriver à Neuchâtel vers 6h20 et être au lit au plus tard à 6h40, j’ai dû tenir bon pendant vingt longues minutes de plus et j’ai fini par me coucher dans mon petit lit juste après 7 heures.

Bon, je crois être arrivé au bout de cet article ; avant de passer aux photos, je voulais encore une fois remercier ma chère frangine Célia pour la belle soirée qu’elle m’a offerte… je ne parle bien entendu pas uniquement de l’entrée au MAD ou du verre qu’elle m’a offert, mais de la soirée en général ;O). Il faudra qu’on fasse ça plus souvent et la prochaine fois il faut qu’on prenne Tits avec !

Blog-607.jpg

Ce premier cliché a été pris avec mon appareil, mais ce n’est pas moi qui l’ai pris ! Comme je vous ai expliqué, les securitas avaient bouclé les deux podiums à côté de la console et donc il n’était pas trop possible monter pour prendre des photos, mais votre Paadre, qui avait les bras plus longs que la plupart des filles à côté de lui, a pu passer son appareil à l’assistant de Quentin qui a donc pris cette photo.

Blog-608.jpg

Celle-ci par contre c’est moi qui l’ai prise, et je trouve que je me suis encore assez bien débrouillé… En tous cas c’est utile des fois d’être grand et d’avoir des longs bras ;O).

Blog-609.jpg

Le sujet est encore une fois le même, mais cette fois j’ai essayé de jouer un peu avec les lumières et de prendre une photo sans utiliser le flash… J’aime bien.

Blog-610.jpg

Quentin a réussi à mettre le feu au MAD grâce à sa musique.

Blog-611.jpg

Et pour finir un dernier cliché de Quentin qui s’éclate derrière sa console… On peut même voir ses tatouages…

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Le calendrier : 23 mars - Séverine

Bonjour à toutes et à tous,

Après Samuel et Davy, le temps est venu pour que la première demoiselle soit intronisée dans le « calendrier de l’amitié » ; aujourd’hui on fête l’anniversaire de Séverine et c’est pour cette raison que je souhaite publier cet article pour qu’elle aussi ait sa place (plus que méritée) dans le panthéon des gens qui j’apprécie et que j’aime le plus au monde.

Séverine et moi nous sommes connues en octobre 2003 lors de la rentrée universitaire ; je rentrais du Tessin après des vacances d’été passées à travailler et à gagner de l’argent (pour m’acheter mon premier notebook) pour entamer ma deuxième année à l’université mais aussi ma deuxième année en tant que résident de Champréveyres. En arrivant au foyer après trois mois d’absence j’y ai trouvé des nouvelles personnes qui allaient être mes nouveaux colocataires et je dois admettre que j’appréhendais un peu car une bonne partie des personnes qui avaient été mes colocataires en 2002/2003 étaient parties (Ana, Marie et Sandrine pour un citer quelques-unes) et il fallait donc « tout recommencer » pour nouer des liens avec les nouveaux venus.

Parmi eux il y avait Séverine, une jeune vaudoise qui venait à Neuchâtel pour étudier la biologie à l’université ; je l’ai tout de suite remarquée parmi toutes ces nouvelles gens car elle avait l’air gentil et cela me donnait vraiment envie de faire sa connaissance. C’est ainsi que grâce aux nombreuses soirées organisées par les étudiants (mais aussi par la direction) nous avons fini par faire connaissance et j’ai été ravi de voir que ma première impression se confirmait à fur et à mesure que j’apprenais à connaître Séverine.

C’est d’ailleurs pendant l’année universitaire 2003/2004 que le « groupe de Champréveyres » s’est constitué ; en fait, grâce à une ambiance d’enfer et aux mille heures que nous avons passées à préparer l’expo pour les quarante ans du foyer, Séverine, Anne-Lise, Delphine, Marla, Nathanaël et moi nous sommes beaucoup rapprochés pour ne plus jamais nous quitter. Il est vrai qu’au jour d’aujourd’hui le groupe est un peu éparpillé dans toute la Suisse Romande (Séverine à Lausanne, Delphine qui travaille à Fribourg, Anne-Lise qui a déménagé à La Chaux-de-Fonds et Marla qui n’est plus en Suisse), mais lorsque nous avons l’occasion de nous réunir nous retrouvons immédiatement cette complicité qui est née lorsqu’on essayait de mettre sur pied ce projet ambitieux d’exposition.

Donc, comme j’ai dit, Séverine n’habite plus à Neuchâtel, mais c’est toujours un plaisir de la retrouver car j’ai toujours beaucoup de plaisir à discuter avec elle ; c’est une fille extrêmement gentille, toujours à l’écoute des problèmes des autres et toujours prête à donner un coup de main. En plus, elle a quand-même été capable de me supporter dans certaines situations qui auraient fait fuir la plupart des gens…

Séverine a été, avec Delphine et Sandra, une des premières filles auxquelles j’ai avoué que j’étais homosexuel en janvier 2005 ; à l’époque je venais de faire mon coming out auprès de moi-même (ce qui avait pris passablement d’années) et donc il m’a fallu beaucoup de courage pour en parler autour de moi : j’avais peur que mes amis ne l’acceptent pas, qu’ils me rejettent et qu’ils décident de couper les ponts ; vous pouvez donc imaginer que j’étais complètement stressé lorsque j’ai décidé de me lancer à l’eau et d’en parler à Séverine, Delphine et Sandra : c’était très dur, mais ça m’a fait très chaud au cœur lorsqu’elles m’ont dit et montré que le fait que je sois homosexuel ne changeait rien dans notre amitié. Depuis ce jour j’ai eu moins peur de dire autour de moi que j’étais gay car ces trois filles m’ont fait comprendre que ceux ou celles qui n’acceptaient pas mon homosexualité n’étaient pas dignes d’être considérés comme des amis.

Mais je m’égare… c’est très difficile de ne pas se laisser emporter par la vague de souvenirs qui ressurgissent à chaque fois que je pense à ces instants très importants de ma vie ; mon coming out a été une sorte de renaissance et Séverine (au même titre que Delphine et Sandra) ont joué un rôle très important. Et puis il faut aussi dire que j’ai fait passer un ou deux mauvais quarts d’heure à cette pauvre Séverine : je m’en veux encore de l’avoir obligée à me suivre avec un seau et une panosse (pour les amis français « une serpillère ») lors de cette fameuse Soirée Téquila d’avril 2004 pendant laquelle j’ai un tout petit peu trop bu et j’ai fini par laisser derrière moi une trace de vomi lorsque j’ai essayé d’atteindre les toilettes. Bon, visiblement elle m’a pardonné vu que quatre ans après elle me supporte encore ;O).

Séverine aura donc toujours une place spéciale (comme toutes les personnes qui font partie de ce calendrier) dans mon petit cœur, peu importe la distance et le fait qu’on se voit moins souvent qu’avant.

Avant de vous quitter, voici quelques photos de Séverine (et moi) :

2004.12.18---Soir-e-de-No-l-029.jpg

Ce premier cliché a été pris lors de la soirée de Noël qui a eu lieu à Champréveyres en 2004 ; nous étions très souriants malgré qu’on avait passé la journée à travailler comme des mules pour que tout soit prêt à l’arrivée des invités ;O).

2005.07.29---Week-end-chez-Delphine-006.JPG

Sur cette photo nous nous trouvions en Bresse chez les parents à Delphine où cette dernière nous avait conviés pour fêter son anniversaire. C’était la fin du mois de juillet de l’année 2005 et nous avions passé un week-end mémorable. En recadrant la photo j’ai quand-même essayé de couper les bouteilles de pinard qui traînaient sur la table autour de nous…

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Déjà à moitié de ce long week-end pascal...

Bonjour à tout le monde,

Les deux premiers jours de ce week-end de la mort qui tue sont passés sans que l’envie de se défénestrer se fasse trop ressentir ; j’ai réussi à occuper mon corps et mon esprit pour que j’aie l’impression que le temps passe plus rapidement. Entre un cinéma, un verre de blanc cassis au 21, un café avec Julienne et Romain et une soirée DVD j’ai pu maîtriser cette situation qui, au préalable, s’annonçait comme catastrophique.

En plus le soleil a fini par revenir comme à annoncer un changement radical dans mon humeur qui, par moments, a été aussi noir que les nuages qui pesaient sur Neuchâtel jeudi après midi. Nous avons vécu un premier jour de printemps enneigé (ma grand-mère dirait : « c’est incroyable ! Il n’y a vraiment plus de saisons »)… je ne sais pas pourquoi, mais la neige me fait penser à la paix et à la tranquillité ; c’est peut-être parce que j’aime bien me promener dans la campagne ou dans une forêt lorsqu’il neige… on n’entend aucun bruit et on est entouré par une magnifique couche blanche qui couvre la laideur du monde…

C’est presque drôle : d’un côté il m’arrive de ressentir cette envie de paix et de tranquillité, de me promener tout seul au bord du lac ou dans une forêt pendant qu’il neige, mais de l’autre côté j’ai horreur d’être seul, je déteste rentrer chez moi car je sais que je n’y retrouverai personne ; je pense que c’est un des paradoxes qui m’animent et qui vivent à l’intérieur de mon âme. Et encore… je dis que je déteste rentrer dans cet appartement vide, mais à ce point de ma vie je ne me verrais pas revenir en arrière et habiter à nouveau dans un foyer pour étudiants ou alors en colocation avec quelqu’un ; entendons-nous : j’adore mon appartement je m’y épanouis et je suis ravi d’avoir cet espace à moi ; c’est juste le fait de ne pas y trouver quelqu’un qui m’attend qui me pèse de temps en temps.

Enfin, tout se mélange dans ma vie… Le noir et le blanc, la lumière et l’ombre, le bien et le mal (hi hi hi, on dirait une citation de Mylène Farmer) ; tous les jours ne sont pas les mêmes et comme chacun d’entre nous il y a des jours où le blanc a raison de la noirceur de mon âme et puis le jour d’après c’est le noir qui gagne du terrain face à la candeur…

Un exemple qui illustre parfaitement cette bataille intérieure entre le blanc et le noir (je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une bataille sans quartier entre le bien et le mal) est cette indécision concernant la Jungle de demain soir : d’un côté une partie de moi qui en a marre d’être célibataire et voudrait faire des rencontres faciles pour estomper la solitude veut bien entendu y aller et jouer toutes les cartes en ma possession pour ne pas rentrer tout seul ; mais de l’autre côté il y a cette autre voix qui me dit que le célibat n’est pas une excuse pour renoncer à mes « idéaux » et à mes convictions. C’est vrai que je pourrais y aller et puis en profiter pour faire la fête avec les amis qu’y seront, mais je sens que si je vais, je ne pourrais pas m’empêcher de faire ma « pute » pour ne pas rentrer seul…

Je sais pertinemment que je regretterais le fait de coucher avec un mec juste pour étouffer ma solitude pendant quelques heures, mais c’est tellement tentant, tellement facile, tellement à portée de main qu’il ne me serait pas difficile de céder à la tentation. L’autre jour j’en discutais avec Davy qui me répétait (pour la deux-centième fois au moins) que je vaux mieux que cela et qu’il ne faut pas que je perde espoir… D’un côté je sais qu’il a raison, qu’il ne faut pas que je m’abandonne à ce genre de « perversions » (c’est comme ça qu’il les appelle) ; mais de l’autre je me dis que c’est trop facile de me dire ça lorsqu’on ne vit pas la situation, lorsqu’on a trouvé quelqu’un qui nous aime et qui prend soin de nous…

Enfin, je suis de moins en moins convaincu d’y aller à cette Jungle… de plus que peut-être il y aura le Karaoké au Raf ou que peut-être il y aurait moyen d’organiser une petite soirée cinéma avec Julienne et Romain (lui aussi il hésite à aller à cette Jungle).

En attendant que je prenne une décision définitive, je vous salue.

Votre Paadre dévoué

PS : ce soir je vais quand-même aller au MAD pour voir ce charmant Quentin qui a été invité pour mixer ;O).

Jérémiade Pontificale contre le week-end pascal

Bonjour à tous !

En ce jeudi précédant le week-end pascal mon humeur est aussi changeant que le temps qui fait à Neuchâtel : il faut avouer qu’il s’agit de la première fois de ma vie que je passe le jour de Pâques loin de ma famille et je sais déjà que je me retrouverai en train de manger des pâtes tout seul dans ma cuisine (si jamais j’aurai la force de me lever après ma soirée de samedi) ; enfin, je l’ai un peu cherché non ? J’aurai pu rentrer voir ma famille et éviter de rompre avec cette tradition (peut-être un peu trop liée à la religion) qui m’accompagne depuis toujours.

Vous aurez probablement compris que je n’ai pas vraiment hâte d’être au début de ce long (trop long) week-end de Pâques ; déjà je n’aime pas le dimanche : c’est un jour plat où il ne se passe jamais rien et où je finis toujours par faire une petite déprime ; heureusement pendant ces derniers mois j’ai eu le Karaoké pour sauver au moins l’extrême fin de la journée, car un jour j’aurais risqué de péter un câble ; alors vous voyez bien que lorsqu’on vous aligne trois jours où il ne se passe rien dans l’espace de quatre jours, eh bien, je risque vraiment de frôler la crise d’hystérie…

La journée de demain va probablement être la pire à gérer car c’est « vendredi saint » et le 99% des établissements publics vont être fermés ; je vais donc me résoudre à me renfermer chez moi et essayer d’occuper mon esprit le mieux que je peux. Ensuite arrive le samedi, la journée qui va vraiment pouvoir faire la différence et me permettre d’arriver au bout de ce week-end de folie (en sens négatif) sans avoir des séquelles permanentes : car ô miracle, les bars et les magasins seront ouverts et je pourrai sortir, l’espace d’un jour, pour me ressourcer et me mêler à d’autres gens. Ce qui est encore plus magnifique c’est qu’il y a une soirée qui pourrait m’intéresser au MAD de Lausanne qui me permettrait de passer une soirée plutôt sympathique.

Le problème c’est que si je vais à Lausanne, je dois attendre le premier train et donc je ne serai pas chez moi avant sept heures du matin (si je ne m’endors pas dans le train comme il est déjà arrivé) ; par conséquent je serai naze toute la journée et ce ne sera pas possible pour mon pauvre cerveau d’entrer dans cette ambiance pascale qui a caractérisé mon enfance et ma première jeunesse. Je me vois déjà en train de trainer d’un côté à l’autre de mon appartement, dégoûté et démotivé, en train de me faire des pates (superbe repas pour le dimanche de Pâques).

Il est vrai que je pourrais aussi faire la noce comme un malade, rentrer à sept heures et passer mon dimanche au lit… cela ferait en sorte que ma journée passe encore plus rapidement, mais ce genre de journées ne sont pas non plus ma tasse de thé car j’ai l’impression d’être un déchet humain… Donc dimanche c’est la grande inconnue… que vais-je faire ? Je pense que le plus probable c’est que je me lèverai, je me ferai quelque chose d’un peu plus élaboré que d’habitude à manger et puis je chercherai désespérément un bistro avec wi-fi pour me faire une petite session « Internet » (j’espère pouvoir faire de même demain, mais c’est vendredi saint et donc il me faut arrêter de rêver). Johann m’a proposé d’aller à la Jungle qui aura lieu dimanche soir au MAD (jungle = soirée gay). Or encore une fois si je vais à Lausanne je ne serai pas chez moi avant sept heures (à moins que je ne rencontre un mec exceptionnel qui m’invite chez lui) et en plus le MAD ça coute et deux soirs de suite ça risque de faire mal au porte-monnaie.

Quoiqu’il arrive dimanche, lundi ça va être encore plus pourri ! Pourquoi ajouter une autre journée de merde après le vendredi saint et Pâques ? C’est beau de vivre ce genre de fêtes lorsqu’on est en famille ou en amoureux, mais pour un pauvre célibataire à 500 Kilomètres de sa famille ce n’est pas forcément Top de devoir essuyer trois jours comme ça… Lundi donc ça va être la catastrophe… J’essaie déjà de réfléchir à ce que je pourrais faire… peut-être un petit cinéma (de plus que le lundi ça coûte moins cher) ou peut-être une journée Madonna (écoute de CD le matin, Clips et concerts l’après midi et film le soir) ou il reste aussi l’option « glander au lit toute la journée ».

Bon, il est vrai que j’exagère un peu et que j’ai largement assez de choses à faire pour faire en sorte que le week-end passe plus rapidement… Mais c’est juste que j’ai encore une fois l’impression de perdre mon temps ; j’ai l’impression que ces quatre jours tombent sur moi comme une grosse masse, une masse immobile, inutile, fatigante. Enfin, je vais bien entendu m’en sortir, mais c’est vrai que je me réjouis d’être mardi matin. De plus que la semaine prochaine s’annonce excitante vis-à-vis des nouvelles concernant ce blog ;O).

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Le calendrier : 18 mars - Davy

Pour ce deuxième article du « calendrier de l’amitié » le destin et les aléas de la vie n’auraient pas pu faire plus fort car aujourd’hui on fête le vingtième anniversaire d’une personne très chère à Samuel (et à moi-même bien entendu) ; je parle bien entendu de Davy à qui cet article est entièrement dédié et dédicacé.

Je me souviens que la première fois que j’ai discuté avec le jeune blond de Colombier je me trouvais à Canterbury pour mon échange Erasmus ; je faisais mon tour habituel sur gaypax (pour les hétéros qui me lisent : gaypax est un site de rencontres pour gay et lesbiennes) et je suis tombé sur le profil de Davy, un profil qui m’a intrigué et qui m’a donné envie de connaître la personne qui l’avait crée. Or il faut savoir que je ne savais pas comment aller aborder un si charmant jeune homme et j’ai donc dû me creuser le cerveau pendant un bon moment avant de me souvenir d’un détail intéressant…

En fait, le destin (qui, comme vous verrez, ne fait pas toujours bien les choses) avait fait en sorte qu’une rencontre beaucoup antérieure à septembre/octobre 2006 n’aie pas lieu ; nous étions censés nous rencontrer un soir de février/mars 2005 à l’époque où je venais de faire mon coming out et je commençais à fréquenter la communauté homosexuelle de Neuchâtel (et notamment les Happy Gays qui n’étaient, à l’époque, pas encore devenus une association) ; or il se trouve que nous avions été conviés à une soirée par les Happy Gays, mais, pour des raisons que je ne saurais pas évoquer en ce moment, je n’ai point pu y aller et donc j’ai raté cette rencontre que peut-être n’aurait pas été à mon avantage (lire ici « j’aurais pu lui faire peur et il n’aurait jamais voulu nouer un contact avec moi »).

Quoiqu’il en soit, ce fut la seule et unique fois que Davy participa à une soirée HG et je n’ai donc pas eu occasion de le rencontrer et faire sa connaissance… jusqu’à cette fin d’année 2006 lorsqu’on tombant sur son profil j’ai décidé de lancer la conversation en lui racontant cette anecdote de la rencontre manquée. Il a paru assez rapidement intéressé par cette histoire et nous avons commencé à faire des longues discussions sur MSN, des discussions qui ont amené à une première rencontre IRL en avril 2007 lorsque je passais mes vacances de printemps en Suisse.

Depuis cette rencontre (qui eut lieu à la plage d’Auvernier), il faudra encore quelques mois avant que notre rapport d’amitié se fixe et devienne ce qu’il est aujourd’hui.

Davy est sûrement la personne avec qui je discute le plus sur MSN ; il faut savoir que j’enregistre toutes les conversations et que celles avec le HC de Samuel sont celles qui font la plus grande taille en Mo (on vient d’entamer le troisième « archive ») ; ce qui est incroyable c’est qu’au cours de la même soirée on peut passer d’une conversation délirante (souvent concernant mes cheveux disparus ou bien les siens qui ne se sont pas laissés coiffer comme il l’entendait) à une conversation plus profonde et sérieuse. Davy n’est, bien entendu, pas la seule personne avec qui je peux discuter des heures durant sans me lasser, mais je me rends compte que nos discussions mettent en évidence des traits de caractère que nous partageons.

Je pense que nous partageons un passé dans lequel nous n’avions pas de confiance en nos moyens et en nos capacités, un passé rempli de fantômes et démons qui reviennent encore nous hanter de temps en temps aujourd’hui. J’ai pu remarquer cette similitude lors de nos innombrables heures de discussion : lorsqu’un des deux est en crise ou ne va pas très bien c’est souvent parce que ces anciens démons refont surface.

Ce que j’apprécie beaucoup chez Davy c’est le fait qu’il me supporte (ce n’est pas facile de me supporter tous les jours), qu’il m’écoute, qu’il m’encourage toujours à croire en mes capacités. C’est quelqu’un de très sensible, de très doux et de très gentil et je suis franchement content que son chemin ait croisé celui de Sam ; ils vont vraiment bien ensemble car chacun des deux peut apprendre beaucoup de choses à l’autre… après tout l’amour c’est aussi ça : partager pour évoluer ensemble sur un chemin commun.

Je suis très content que Davy soit entré dans ma vie ce lointain jour d’automne de l’année 2006, car il a réussi à me montrer des choses qui étaient sous mes yeux et que je ne voulais pas forcément voir. Notre rencontre (au même titre que la rencontre avec toutes les personnes qui ont compté, qui comptent et qui compteront dans ma vie) a contribue et continue à contribuer à mon évolution ; elle m’aide à devenir une meilleure version de moi-même et j’espère donc que notre amitié continuera pendant très longtemps.

Voici, avant de me taire, deux clichés (inédits) de Davy :

2008.03.09---Karaoke-003b.jpg
Pour commencer, une photo qui a été prise il y a quelques semaines au Karaoké ; de manière unilatérale et autoritaire j’avais décidé de l’exclure de la sélection de clichés qui allait illustrer l’article en question, mais j’ai appris par la suite que Davy aimait bien cette photo et c’est donc pour cela que je vais la publier.

2008.03.15---Soiree-chez-Sam-014b.jpg
Ce deuxième cliché me fournit l’occasion idéale pour souhaiter un joyeux anniversaire à Dylan, le frère jumeau à Davy qui (évidemment) fête aussi son vingtième anniversaire aujourd’hui. Cette photo fait partie d’une série de prises de vue qui ont été faites chez Samuel samedi soir (l’article sur la soirée sera probablement publié dans les jours qui suivent) lors d’un petit souper fort sympathique ; on dirait que les deux n’étaient pas trop contents d’être en photo avec moi… j’adore la tête à Davy (j’oserais presque dire qu’il était en train de penser quelque chose du style « genre, celui-ci maintenant il veut se faire photographier avec nous » ;O)…).

Happy Birthday Darling.

Stefano (ou ton Paadre dévoué)

17 mars 2014

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui j’ai passé une très bonne journée et il faut dire que je n’ai pas du tout vu le temps passer ; il pourrait sembler assez étonnant, mais pour une fois j’ai réussi à me lever assez tôt le matin (après une fin de semaine où les occasions pour faire la fête n’ont pas manqué) et à 08h30 j’étais déjà en train de décoder mes manuscrits dans mon bureau d’assistant. Mon directeur de thèse est venu me voir et j’ai donc eu l’occasion pour lui poser une ou deux questions par rapport à mon travail ; apparemment il a lu les cinquante pages que je lui ai transmises et il a apprécié… il aimerait quand même que je révise la dernière partie car il est persuadé que j’ai assez de matériel pour améliorer le texte. Je vais essayer de me pencher sur cela après avoir décodé et étudié ce manuscrit.

A midi j’ai mangé avec Julienne, Vanessa et Ana qui est, comme d’habitude, arrivée avec quelques minutes de retard ; elle nous a expliqué qu’elle était en train de travailler à un reportage qui va être publié dans l’Express de demain et qu’elle n’a pas vu le temps passé. Nous avons mangé au Bleu café et c’était assez bizarre de se replonger dans cette ambiance estudiantine qui fut la nôtre jusqu’à il y a quelques années en arrière. C’est difficile de ne pas sentir un peu de nostalgie et nous avons remémoré quelques moments de notre carrière universitaire et nous avons bien rigolé en pensant aux heures que nous avons passées à la bibliothèque en train de (plus ou moins) bosser.

Pour compléter ce moment de nostalgie, j’ai proposé aux filles d’aller boire notre café à la cafeteria des lettres : Françoise, la dame qui nous a servi notre premier café en octobre 2002 est toujours là, fidèle au poste ; d’ailleurs, elle continue à me servir des cafés chaque jour, pendant mes pauses entre une page manuscrite et l’autre. Cette cafeteria n’a pas beaucoup changé au fil des années… je me revois avec les filles en train de boire notre café et de refaire le monde ; ou bien je revois Vanessa qui occupait deux (voir trois) chaises ; ou encore les moments « mots croisés » avec Julienne (on était devenus des véritables pros dans cette activité).

Je suis content d’appartenir encore à cet univers : la bibliothèque, la cafeteria, les cours… tout ça fait encore partie de mon quotidien et je pense que cela me manquerait si je devais tout à coup changer de métier et aller travailler dans un institut de recherche privé ; c’est d’ailleurs aussi pour cette raison que je n’ai pas accepté le poste qu’on me proposait à Berne… je n’avais pas envie de tout abandonner.

Une fois les filles parties, je me suis replongé dans mes cartes et j’ai bien avancé avec le décodage des documents ; je les avais déjà analysés lors de la rédaction de mon mémoire, mais je n’y avais pas trouvé des informations intéressantes et je les avais assez rapidement mis de côté. Là par contre je redécouvre ces pages oubliées et elles vont me donner pas mal de matériel intéressant pour ma thèse. En partant de l’uni j’étais donc content de mon avancement de la journée et je n’ai fait que me féliciter pendant tout le trajet vers l’arrêt du tram ; arrivé à la gare de Colombier, j’ai croisé Romain qui rentrait chez lui et nous avons discuté pendant deux minutes, mais comme j’avais un tout petit peu de retard j’ai dû le quitter assez rapidement ; je vais tâcher de le rappeler demain et essayer d’aller manger avec lui un de ces jours…

Chez nous, mon homme était déjà rentré et il était aux fourneaux ! En me voyant débarquer il est venu vers moi, m’a embrassé et m’a dit : « Mon Dieu Stefano, t’as une tête de déterré ! La journée a été lourde ? En tous cas il vaut mieux que tu te dépêches à te préparer car nos invités devraient arriver dans une demi-heure et tu sais que Davy est toujours en avance ! » Je n’avais bien entendu pas oublié que nous avions des invités pour le souper, mais j’espérais quand-même avoir un peu plus de temps pour souffler et me préparer.

En tout cas je me réjouis de voir Samuel et Davy et de fêter, avec un jour d’avance, le vingt-sixième anniversaire de ce dernier avec un jour d’avance. Mon homme semblait bien maîtriser la préparation du repas et donc j’ai pris mon temps pour me préparer et une fois prêt je suis allé le rejoindre à la cuisine où j’ai exigé qu’il me fasse un câlin : c’est drôle… depuis qu’il est revenu vers moi j’ai l’impression qu’il soit vraiment attaché à moi ; en tout cas je suis sûr que depuis son retour il ne m’a plus trompé et il n’a même plus essayé d’aller voir ailleurs.

Davy et Sam sont arrivés à l’heure (même pas trop en avance) ; après un petit apéro nous sommes passés à table et nous avons longuement discuté et rigolé. Davy était très ému par le cadeau que mon homme et moi lui avons offert ; après six ans d’essais, j’ai enfin pu enregistrer ce CD que je voulais lui offrir pour ses vingt ans en 2008 : il faut dire aussi que j’ai pu le faire grâce à mon homme qui est musicien et qui a pu mettre de la musique sur mes textes, sinon cet album n’aurait jamais vu le jour. Pour moi ce n’est pas uniquement un cadeau pour son anniversaire, mais aussi une façon (et nous en avons beaucoup discuté avec mon homme) de le remercier de nous avoir fait rencontrer…

En fait, s’il ne s’était pas acharné sur ma vie sentimentale au début de 2008 et n’avait pas fait la connaissance de celui qui est par la suite devenu mon copain, eh bien je crois que je serais encore célibataire. C’est vrai que mon couple a vécu des hauts et des bas : il m’a trompé, je lui ai fait du mal, on a fait une pause, on s’est rapprochés et éloignés plusieurs fois, mais on a fini pour rester ensemble, on a appris à se connaître, on a pris notre temps et maintenant je peux dire que c’est le seul homme avec qui j’envisage de passer le reste de ma vie (et je pense que son retour vers moi après qu’il m’a demandé de faire une pause, prouve que de son côté il y a cette même envie).

Enfin, Davy était assez ému par le cadeau (il a quand-même dû attendre un bon bout de temps pour le recevoir) et il a insisté pour qu’on l’écoute tout de suite. Ça faisait bizarre d’entendre ma voix et la guitare de mon homme sortir de la chaine hi-fi… c’est un peu comme le jour où j’ai lu les premières critiques sur mon livre ; je n’arrivais pas à croire que j’avais crée une histoire, qu’on avait décidé de la publier et que des gens l’avaient lue et avaient aimé mon livre. Enfin, là je divague (une fois de plus). Davy et Samuel sont rentrés chez eux vers minuit et mon homme m’a proposé un massage que je n’ai pas refusé (mon Dieu qu’est-ce qu’il est doué !). Là je vous écris avant d’aller me coucher… Lui il fait semblant de dormir, mais je sais que quand il fait comme ça c’est parce qu’il a une idée derrière la tête… Je vais donc vous laisser et je vais aller le rejoindre ;O).



Ah c’est quand même beau de rêver… je ne sais pas du tout si ma vie en 2014 ressemblera a ce que j’ai imaginé dans cet article, mais il faut avouer que cela ne me déplairait pas ! Enfin, je vais essayer d’abandonner ce monde féerique et imaginaire et de retourner au 17 mars 2008 où mon mémoire attend toujours d’être écrit et ma vie sentimentale attend toujours son coup d’envoi ;O).

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Fin de semaine et petite surprise à télécharger...

Chères lectrices, chers lecteurs,

Voilà enfin arrivée la fin de cette semaine riche en événements (du moins pour ce qui me concerne). Pour terminer en beauté cette première semaine de retour après mes vacances tessinoises (semaine qui devait être en grande partie consacrée à la reprise de mon travail de mémoire mais qui s’est soldée avec beaucoup d’heures passées à ne rien faire), je vais vous proposer un tout petit téléchargement, histoire de préparer à ce qui va arriver à partir de la semaine prochaine.

Je pense que la plupart d’entre vous (et surtout ce qui me connaissent personnellement et qui doivent me supporter tous les jours) savent que le nouveau single de Madonna et Justin Timberlake (oui, oui, c’est un duo et non un « Madonna featuring Justin Timberlake ») va débuter lundi dans les radios de toute la planète (le clip ne va donc pas tarder à débarquer sur MTV, MCM et compagnie) ce qui donnera, officiellement, le coup d’envoi à la période « Hard Candy ». En Italie, il sera même possible télécharger le single (légalement, contre une petite contrepartie en argent) sur le site du « Corriere della Sera » qui  publiera aussi en exclusivité une interview à Madonna. D’autres pays suivront ce trend et donc la « version digitale » du single ne devrait pas tarder à entrer dans les classements de toute la planète.

Madonna va donc bientôt envahir les ondes avec son nouvel ami (Justin) et elle va nous faire bouger le popotin sur les pistes de dance de toute la planète ; la Reine de la pop vient même de se faire introniser au mythique Rock and Roll Hall of Fame et rejoint des artistes comme David Bowie et Bob Marley parmi les artistes qui ont contribué à l’évolution de la culture et des coutumes des dernières années. Elle s’est d’ailleurs faite introniser par Justin lui-même (coup de pub pour la sortie du sortie du single ? Probablement ! Mais il a vraiment fait très bon speech d’intronisation ce cher Justin).

Enfin, je ne vais pas trop vous tenir la jambe avec ces petites joies de fan et je passe à la partie la plus importante de l’article : ici dessous vous pouvez admirer la pochette de 4 Minutes (que je trouve pas mal… ce n’est pas la meilleure pochette que Madonna a faite, mais elle est quand même assez chouette et l’essentiel y est : la tête des artistes, leurs noms et le titre de la chanson… que vouloir de plus). Si vous cliquez sur la pochette vous pouvez télécharger un aperçu de 50 secondes de 4 Minutes. C'est uploadé sur Rapidshare... il faut juste suivre les instructions... c'est pas difficile ;O)

4-minutes-single-cover.jpg

Voilà, j’attends, bien entendu, vos commentaires.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué