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Déjà à moitié de ce long week-end pascal...

Bonjour à tout le monde,

Les deux premiers jours de ce week-end de la mort qui tue sont passés sans que l’envie de se défénestrer se fasse trop ressentir ; j’ai réussi à occuper mon corps et mon esprit pour que j’aie l’impression que le temps passe plus rapidement. Entre un cinéma, un verre de blanc cassis au 21, un café avec Julienne et Romain et une soirée DVD j’ai pu maîtriser cette situation qui, au préalable, s’annonçait comme catastrophique.

En plus le soleil a fini par revenir comme à annoncer un changement radical dans mon humeur qui, par moments, a été aussi noir que les nuages qui pesaient sur Neuchâtel jeudi après midi. Nous avons vécu un premier jour de printemps enneigé (ma grand-mère dirait : « c’est incroyable ! Il n’y a vraiment plus de saisons »)… je ne sais pas pourquoi, mais la neige me fait penser à la paix et à la tranquillité ; c’est peut-être parce que j’aime bien me promener dans la campagne ou dans une forêt lorsqu’il neige… on n’entend aucun bruit et on est entouré par une magnifique couche blanche qui couvre la laideur du monde…

C’est presque drôle : d’un côté il m’arrive de ressentir cette envie de paix et de tranquillité, de me promener tout seul au bord du lac ou dans une forêt pendant qu’il neige, mais de l’autre côté j’ai horreur d’être seul, je déteste rentrer chez moi car je sais que je n’y retrouverai personne ; je pense que c’est un des paradoxes qui m’animent et qui vivent à l’intérieur de mon âme. Et encore… je dis que je déteste rentrer dans cet appartement vide, mais à ce point de ma vie je ne me verrais pas revenir en arrière et habiter à nouveau dans un foyer pour étudiants ou alors en colocation avec quelqu’un ; entendons-nous : j’adore mon appartement je m’y épanouis et je suis ravi d’avoir cet espace à moi ; c’est juste le fait de ne pas y trouver quelqu’un qui m’attend qui me pèse de temps en temps.

Enfin, tout se mélange dans ma vie… Le noir et le blanc, la lumière et l’ombre, le bien et le mal (hi hi hi, on dirait une citation de Mylène Farmer) ; tous les jours ne sont pas les mêmes et comme chacun d’entre nous il y a des jours où le blanc a raison de la noirceur de mon âme et puis le jour d’après c’est le noir qui gagne du terrain face à la candeur…

Un exemple qui illustre parfaitement cette bataille intérieure entre le blanc et le noir (je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une bataille sans quartier entre le bien et le mal) est cette indécision concernant la Jungle de demain soir : d’un côté une partie de moi qui en a marre d’être célibataire et voudrait faire des rencontres faciles pour estomper la solitude veut bien entendu y aller et jouer toutes les cartes en ma possession pour ne pas rentrer tout seul ; mais de l’autre côté il y a cette autre voix qui me dit que le célibat n’est pas une excuse pour renoncer à mes « idéaux » et à mes convictions. C’est vrai que je pourrais y aller et puis en profiter pour faire la fête avec les amis qu’y seront, mais je sens que si je vais, je ne pourrais pas m’empêcher de faire ma « pute » pour ne pas rentrer seul…

Je sais pertinemment que je regretterais le fait de coucher avec un mec juste pour étouffer ma solitude pendant quelques heures, mais c’est tellement tentant, tellement facile, tellement à portée de main qu’il ne me serait pas difficile de céder à la tentation. L’autre jour j’en discutais avec Davy qui me répétait (pour la deux-centième fois au moins) que je vaux mieux que cela et qu’il ne faut pas que je perde espoir… D’un côté je sais qu’il a raison, qu’il ne faut pas que je m’abandonne à ce genre de « perversions » (c’est comme ça qu’il les appelle) ; mais de l’autre je me dis que c’est trop facile de me dire ça lorsqu’on ne vit pas la situation, lorsqu’on a trouvé quelqu’un qui nous aime et qui prend soin de nous…

Enfin, je suis de moins en moins convaincu d’y aller à cette Jungle… de plus que peut-être il y aura le Karaoké au Raf ou que peut-être il y aurait moyen d’organiser une petite soirée cinéma avec Julienne et Romain (lui aussi il hésite à aller à cette Jungle).

En attendant que je prenne une décision définitive, je vous salue.

Votre Paadre dévoué

PS : ce soir je vais quand-même aller au MAD pour voir ce charmant Quentin qui a été invité pour mixer ;O).