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Articles avec #impressive instants '12 catégorie

31 décembre 2012 : Nouvel An

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Voici enfin, avec environ cinq mois et demi de retard, le dernier article consacré à l’année 2012. Ce soir je vais donc vous parler de la mythique (c’est le cas de le dire) soirée de Nouvel An organisée par Stéphane (aidé par d’autres personnes et notamment Manoel) qui souhaitait passer le cap de 2013 en compagnie de ses amis et connaissances neuchâtelois, mais aussi de plusieurs amis et membres de sa famille venus pour l’occasion de France. J’ai rencontré Stéphane il y a quelques années (ça devait être 2008 ou 2009) ; à l’époque il travaillait avec Florian et lorsque ce dernier a quitté la boîte pour reprendre ses études, ils ont gardé un très bon contact. Au fil des années j’ai donc revu Stéphane à plusieurs occasions (grillades, anniversaires, soirées), mais c’est certainement grâce à (ou à cause de) son amitié avec Flo que je me suis retrouvé à fêter Nouvel An avec lui. Et ce fut une soirée inoubliable !

 

Mais allons dans l’ordre : les festivités avaient déjà commencé quelques jours plus tôt avec l’arrivée en Suisse des « Parisiens », c’est-à-dire les frères, sœurs, cousins et amis de Stéphane ; et déjà cette arrivée avait demandé une organisation logistique considérable car il avait fallu pouvoir loger toutes ces personnes (n’est-ce pas Mano ?). Pour moi tout a commencé le samedi 29 décembre au soir, lorsque Manoel m’a convie au restaurant à la Cibourg une petite fondue entre amis ; toute l’équipe était là et il m’a fallu une toute petite demi-heure pour réaliser que j’étais en présence d’un groupe de tarés et que le souper serait exceptionnel ; c’était tellement chaotique qu’il nous a fallu des heures pour passer nos commandes (d’ailleurs, je repense à la pauvre serveuse, qui se rappelle encore de nous et prie chaque jour tous les Dieux pour que cette bande de fous ne franchisse plus jamais la porte de son restaurant).

 

Enfin, cette première soirée en compagnie de l’entourage français de Stéphane a été haute en couleur. Aucune raison pour que le Nouvel An ne soit pas aussi exceptionnel ! Car lorsqu’on rajoute un groupe de Parisiens dingues à une équipe de Neuchâtelois complètement Gaga, le résultat ne peut qu’être explosif !

 

La soirée était censée se dérouler comme il suit ; apéritif dînatoire chez Stéphane à Cortaillod, puis déplacement à la Case à Chocs pour une fin de soirée digne de ce nom au rythme des meilleurs tubes de Black Disco. Hélas, ce programme n’a pas été respecté ; tout d’abord, l’apéro dînatoire s’est prolongé jusqu’à près de minuit ; et lorsque nous nous préparions gaiement à faire sauter les bouteilles de Champagne, un voisin de Stéphane est venu se plaindre du bruit (oui, il est venu se plaindre un soir de Nouvel An : certaines personnes n’ont aucun savoir-vivre…) et a menacé d’appeler la police si on n’arrêtait pas tout de suite ; du coup, nous avons pris nos cliques et nos claques (à savoir, les bouteilles d’alcool) et nous sommes allés au bord du lac, juste à temps pour le compte à rebours avant les douze coups de minuit). Après les vœux, il était question de savoir quoi faire le reste de la soirée ; la Case à Chocs ne faisait de loin pas l’unanimité et c’est ainsi que toute l’équipe s’est mise en route pour Le Locle  et la grande maison de Sophie (une copine de classe de Coraline que j’ai rencontré l’année passée au NIFFF et dont je n’ai pas encore énormément parlé par ici) où la fête a continué jusqu’au bout de la nuit. Il était six heures passées lorsque j’ai quitté les derniers survivants. J’étais éreinté mais ravi de cette soirée.

 

Et il faut avouer qu’elle était bien cool ! Tout d’abord, chez Stéphane, l’apéro dînatoire a été le résultat d’un travail commun ; les Suisses essayaient de faire découvrir des mets et des boissons à nos voisins français (le Cenovis,…) et vice-versa ; du coup le buffet était très riche et le bar bien fourni en toute sorte d’alcool.  Au cours de l’apéro tout le monde s’est rapidement mis à l’aise ; les discussions et les délires fusaient sans fin et l’ambiance était torride. Et les choses ne se sont pas arrangées en arrivant chez Sophie ; bien au contraire ! Les tenues sont devenues plus légères (beaucoup plus légères) à l’instar des mœurs et des inhibitions. Il faut avouer qu’en arrivant au Locle j’étais bien pompette aussi, mais j’ai arrêté de boire pendant quelques heures et j’ai peu à peu repris mes esprits, juste à temps pour pouvoir être témoin de ce qui se passait autour de moi et prendre quelques clichés inoubliables (dont certain qui ne pourront pas être publiés par ici…).

 

La soirée a donc été improbable, chaotique, drôle (surtout pour certains) et restera sans doute dans les Annales.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

 

Le chat de Stéphane a pris l’apéritif avec nous…

Le chat de Stéphane a pris l’apéritif avec nous…

Manoel surveille attentivement la cuisson des amuse-bouche.

Manoel surveille attentivement la cuisson des amuse-bouche.

Sophie dégaine son plus beau sourire pour le photographe.

Sophie dégaine son plus beau sourire pour le photographe.

Discussion très sérieuse entre Nico, Sophie et Johann.

Discussion très sérieuse entre Nico, Sophie et Johann.

Le buffet dînatoire prend forme : saumon, tapenade, fromage et bien davantage…

Le buffet dînatoire prend forme : saumon, tapenade, fromage et bien davantage…

Les jours de Florian menacés pendant qu’il s’attelait à la préparation des tartines au Cénovis.

Les jours de Florian menacés pendant qu’il s’attelait à la préparation des tartines au Cénovis.

Projection d’une petite vidéo sur la journée luge (qui avait eu lieu la veille).

Projection d’une petite vidéo sur la journée luge (qui avait eu lieu la veille).

Stéphane parcourt sa collection pour assurer l’accompagnement musical de la soirée.

Stéphane parcourt sa collection pour assurer l’accompagnement musical de la soirée.

DJ Stefon aux platines.

DJ Stefon aux platines.

Rébecca et Carole.

Rébecca et Carole.

Quelle meilleure façon de terminer l’année (et de la commencer) ?

Quelle meilleure façon de terminer l’année (et de la commencer) ?

D’abord, Johann, Florian et Meuhl se livrent à une chorégraphie très sensuelle…

D’abord, Johann, Florian et Meuhl se livrent à une chorégraphie très sensuelle…

Mais non Becca, n’aie pas peur : la boule ne te fera rien !

Mais non Becca, n’aie pas peur : la boule ne te fera rien !

Coralya, Manoel et votre serviteur.

Coralya, Manoel et votre serviteur.

Rébecca, Florian et (encore une fois) votre serviteur.

Rébecca, Florian et (encore une fois) votre serviteur.

Flo et son pote (et ancien collègue) Gianni cherchent à faire peur aux gens.

Flo et son pote (et ancien collègue) Gianni cherchent à faire peur aux gens.

Bonne ambiance à la cuisine : partie I.

Bonne ambiance à la cuisine : partie I.

Bonne ambiance à la cuisine : partie II.

Bonne ambiance à la cuisine : partie II.

Lucie prépare une nouvelle tournée…

Lucie prépare une nouvelle tournée…

Santé !

Santé !

Bonne ambiance à la cuisine : partie III.

Bonne ambiance à la cuisine : partie III.

Un tatouage qui veut tout dire…

Un tatouage qui veut tout dire…

Mais non les amis ne soyez pas tristes : la soirée n’est pas encore finie…

Mais non les amis ne soyez pas tristes : la soirée n’est pas encore finie…

… elle continue chez Sophie au Locle !

… elle continue chez Sophie au Locle !

DJ Thib (à gauche), son pote et leur chicha.

DJ Thib (à gauche), son pote et leur chicha.

Euh… que dire ? Cette photo se passe de tout commentaire je crois…

Euh… que dire ? Cette photo se passe de tout commentaire je crois…

Gleb le sexy !

Gleb le sexy !

Petite pause cigarette à la cuisine.

Petite pause cigarette à la cuisine.

Ce Nouvel an, une grande histoire d’amour (ou autre) est née.

Ce Nouvel an, une grande histoire d’amour (ou autre) est née.

Fin 2012

Ce soir je vous propose une série de photos prises au cours des trois derniers mois de 2012. Ce sont des clichés qui ont été capturés principalement avec l’appareil photo de mon téléphone portable, donc ils ne sont pas forcément très artistiques ou de bonne qualité… toutefois, ils me rappellent des bons délires et des bons moments de cette fin d’année 2012.

Chez Florian et Manoel, 5 octobre 2012.

Chez Florian et Manoel, 5 octobre 2012.

Au mois d’octobre, j’ai réactivé mon compte e-bay et j’ai recommencé à  m’offrir plein de belles raretés de Madonna, comme ce magnifique « picture disc » de « Borderline »…

Au mois d’octobre, j’ai réactivé mon compte e-bay et j’ai recommencé à m’offrir plein de belles raretés de Madonna, comme ce magnifique « picture disc » de « Borderline »…

… ou cette cassette autographiée du premier album de la Reine.

… ou cette cassette autographiée du premier album de la Reine.

Chubby Bunny : un des délires de 2012 (merci Charlie Hides !).

Chubby Bunny : un des délires de 2012 (merci Charlie Hides !).

7 déc. : après avoir fantasmé pendant des mois sur Le peintre qui faisait son service civil à l’hôpital, j’ai trouvé ce billet sur ma porte… Hélas ce n’était pas le même...

7 déc. : après avoir fantasmé pendant des mois sur Le peintre qui faisait son service civil à l’hôpital, j’ai trouvé ce billet sur ma porte… Hélas ce n’était pas le même...

23 décembre : de retour au Tessin pour les fêtes de Noël.  Malheureusement, le séjour sera de courte durée que je travaillais le 27.

23 décembre : de retour au Tessin pour les fêtes de Noël. Malheureusement, le séjour sera de courte durée que je travaillais le 27.

24 décembre.

24 décembre.

27 décembre : retour au travail pour deux journées chargées.

27 décembre : retour au travail pour deux journées chargées.

Fin 2012

14 décembre 2012 : Funny Fondue

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Nous touchons bientôt au but : voici l’antépénultième article concernant l’année 2012, consacré à une petite soirée sympathique passée le 14 décembre avec Ana, Marie, Sandrine et Lionel. Au départ, nous étions censés profiter de l’offre Funi’Fondue des TN (Transports Neuchâtelois) ; nous devions donc nous rendre à Chaumont en funiculaire afin de déguster une des meilleures fondues du canton (enfin, il en était ainsi il y a quelques années ; pas mal de temps s’est écoulé depuis mon dernier passage à Chaumont… par ailleurs, le restaurant a fermé pendant un certain temps). Hélas, les places étant limitées, nous n’avons pas été en mesure de réserver une table pour la soirée souhaitée et nous avons dû nous replier sur la fondue de la brasserie Le Jura, à Neuchâtel.

 

La journée au travail avait été plutôt longue et la météo nous offrait déjà un avant-goût du long hiver qui se profilait à l’horizon ; ce sont en effet des précipitations de neige mélangées à de la pluie qui ont accueilli mon retour à Neuchâtel au bout d’une journée éreintante ; quoi de mieux donc qu’un bonne fondue conviviale et la compagnie de quelques amis pour oublier les tracas de la semaine ? L’équipe n’était pas au complet : Celia et Pascal avaient un souper de boîte (chacun de son côté), tandis que Christina était en déplacement professionnel ; par contre, Marie avait pris avec elle un de ses colocataires, un jeune Suisse-allemand venu de la région de Thun (Thoune pour les francophones) qui travaille dans le Seeland.

 

La fondue a été, comme prévu, excellente. Ils savent vraiment comment la préparer dans cette brasserie et nous nous sommes régalés. Ana et Sandrine ont préféré manger autre chose, mais je ne saurais plus vous détailler ce qu’il y avait dans leurs assiettes respectives. Au cours du repas, les fous-rires et les discussions intéressantes étaient au rendez-vous ; il a notamment été question du repas de la Saint-Martin que Lionel avait organisé pour l’équipe à la mi-novembre, auquel je n’avais pas pu participer. Je ne saurais plus vous dire pourquoi j’avais été forcé de décliner cette invitation gourmande, mais je peux vous promettre que le récit de la soirée par ceux qui y ont participé, m’a fait regretter de ne pas y être allé… Par ailleurs, il me semble d’avoir été pris de regrets le soir même où mes amis se trouvaient quelque part en Ajoie, car l’événement qui m’obligeait à être séparé d’eux n’était pas mémorable ; la preuve ? Je ne sais même plus qu’est-ce que j’ai fait ce soir-là…

 

Enfin, il est tout à fait inutile de passer trop de temps à regretter les décisions et les actions du passé : de plus que je suis persuadé qu’il y aura moyen, un jour ou l’autre, de remettre le couvert et organiser un autre souper de la Saint-Martin.

 

Mais revenons à ce Funi’Fondue du 14 décembre (qui a été rebaptisé par Marie « Funny Fondue ») ; après le repas, le dessert et le café, nous avons quitté Le Jura et nous sommes allés au King pour boire un dernier verre en compagnie. Dehors, il continuait de pleuvoir et neigeoter ; arrivés au célèbre King, nous nous sommes installés au bar, près du Babyfoot, nous avons commandé à boire et nous avons continué à bavarder et à rigoler ; pendant ce temps, trois jeunes personnes (dont deux que je vois régulièrement à Pleine Forme, ma salle de sport) se sont installées au Babyfoot et ont demandé à Lionel s’il voulait se joindre à elles pour une ou deux parties. C’est ainsi que notre compagnon d’aventures s’est embarqué en une série de parties gagnées tour à tour par l’un ou l’autre duo car aucun des deux ne parvenait à dominer nettement l’autre. Le reste de la Fine Equipe assistait distraitement à ces parties très combattues car elle était toujours prise dans ses conversations et ses délires.

 

La soirée s’est terminée au bout de quelques verres au King ; nous nous sommes séparés à l’heure des derniers bus (peu avant minuit). Je suis rentré sous la pluie battante en me disant que, malgré la météo, le week-end ne pouvait pas mieux commencer.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Rien de mieux qu’une bonne fondue pour commencer une soirée conviviale.

Rien de mieux qu’une bonne fondue pour commencer une soirée conviviale.

… mais Ana avait envie de goûter une autre des spécialités proposées par Le Jura.

… mais Ana avait envie de goûter une autre des spécialités proposées par Le Jura.

Votre serviteur, Marie, son colocataire, Lionel et Ana. Sandrine prend la photo.

Votre serviteur, Marie, son colocataire, Lionel et Ana. Sandrine prend la photo.

Ana.

Ana.

30 novembre 2012 : Rover en concert à Neuchâtel

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Il me reste encore quelques articles à rédiger avant de pouvoir affirmer que j’ai le tour des événements marquants de 2012. Je sais, on s’est déjà bien enfoncés dans l’année 2013 et il serait grand temps de boucler la rubrique Impressive Instants ’12, mais - justement - ce qui est bien avec les bon souvenirs, c’est qu’ils restent gravés pendant longtemps dans notre mémoire et il est très facile de les retrouver, même plusieurs années plus tard. Et puis, le fait de narrer un fait marquant des mois après qu’il a eu lieu, permet d’avoir un certain recul et nous laisse le temps de remettre les choses en perspective (bon, là j’essaie surtout de trouver une excuse acceptable au retard que j’ai cumulé dernièrement…).

Ce soir je vais donc vous parler du concert de Rover, un jeune artiste français que j’ai vu avec Ana à la Maison du concert le 30 novembre passé, dans le cadre de la Superette. Je ne connaissais pas du tout cet artiste émergent, de son vrai nom Timothée Régnier ; de son côté, Ana avait entendu une de ses chansons (son single Aqualast, qui lui a offert une certaine renommée) à la radio mais ne le connaissait pas beaucoup non plus. Donc on peut dire que nous ne savions pas trop où nous débarquions ; c’était risqué, mais nous ne sommes pas sortis déçus de cette expérience.

Rover est arrivé sur scène peu après 22 heures, après une première partie « animée » par une jeune fille qui se prenait pour une disc-jockey mais qui n’avait - à mon humble avis - même pas l’étoffe d’une passeuse de disques : elle était sur scène avec son MacBook et nous passait des titres électro insipides et inintéressants, tout en tirant la gueule du début à la fin ; on peut donc dire que l’association entre son attitude pas très engageante et sa musique ne donnait pas très envie d’aller se déchaîner sur la piste de danse ; par ailleurs, il est fort possible que la jeune femme faisait la tête parce que personne ne dansait sur sa musique ; en y pensant, c’est un cercle vicieux : la fille tire la gueule parce personne ne danse, et personne ne danse car la fille n’arrive pas à mettre l’ambiance… c’est le serpent qui se mord la queue.

 

Enfin, je ne vais pas passer des heures sur ce détail insignifiant. Revenons à Rover et à sa performance sur la scène de la Maison du concert ; d’entrée, l’artiste, qui se présente avec trois musiciens, met une bonne ambiance et montre l’étendue de son talent ; Ana et moi avons rapidement été conquis par le timbre atypique de Timothée qui peut passer d’une tonalité basse et profonde à la Elvis Presley à une voix de tête digne de Mylène Farmer ; par ailleurs, le titre Aqualast dont je parlais plus haut est un bon exemple de cette extension. En plus d’une voix très versatile qui lui permet de faire des beaux effets dans ses chansons, Rover joue aussi plusieurs instruments de musique : il est arrivé sur scène avec une guitare électrique qui l’a accompagné tout au long du concert ; mais il a parfois abandonné cet instrument pour s’essayer (avec succès) au piano.

 

Et que dire de la musique ? Eh bien, Rover chante en anglais et est auteur/compositeur de ses chansons ; je décrirai le style comme une sorte de pop, avec des effets et des références rétro ; parfois le pop laisse la place à un son plus rock, tandis que d’autres fois les sonorités sont plus décidément électro. Et comme je disais plus haut, la vois de Timothée se pose sur la musique de son cru de manière tour à tour légère - presque inaudible - et puissante. Les textes sont très intéressants et traitent des thèmes les plus disparates : amour, souvenir,… tout y passe. Sinon, je trouve qu’il y a une certaine finesse qui se dégage de ces titres.

 

Le concert a duré environ une heure et demie. Très discret lorsqu’il s’agissait de s’adresser au public, Rover (et son groupe) a tout donné tout au long d’une setlist généreuse et bien étoffée. J’ai beaucoup apprécié ce petit moment musical proposé par les organisateurs de la Superette (par ailleurs, j’étais étonné que l’on programme Rover dans le cadre de ce festival car il ne fait pas vraiment de la musique électronique… enfin pas seulement) et Ana aussi ; on aurait bien aimé acheter son album à la sortie du spectacle, mais il n’y avait pas le « traditionnel » stand de merchandising de l’artiste. Du coup, j’ai acheté le CD en ligne et je l’ai offert à Ana pour son anniversaire.

 

Avant de vous quitter, je vous laisse à quelques photos.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Rover débarque sur scène avec un look un peu Dandy, des lunettes de soleil et sa fidèle guitare à la main. Le show peut commencer.

Rover débarque sur scène avec un look un peu Dandy, des lunettes de soleil et sa fidèle guitare à la main. Le show peut commencer.

Rover.

Rover.

 Pendant le concert, Rover a proposé quelques morceaux piano/voix…

Pendant le concert, Rover a proposé quelques morceaux piano/voix…

… mais à chaque fois il revenait très vite vers sa guitare.

… mais à chaque fois il revenait très vite vers sa guitare.

Le claviériste/guitariste.

Le claviériste/guitariste.

Joli cliché de Rover et de son claviériste.

Joli cliché de Rover et de son claviériste.

Le batteur.

Le batteur.

30 novembre 2012 : Rover en concert à Neuchâtel
30 novembre 2012 : Rover en concert à Neuchâtel
Rover et ses musiciens.

Rover et ses musiciens.

Le batteur et le bassiste (très difficile à prendre en photo car tout derrière).

Le batteur et le bassiste (très difficile à prendre en photo car tout derrière).

Riffs de guitares.

Riffs de guitares.

Une dernière pour la route…

Une dernière pour la route…

20 octobre 2012 : 30 ans (article révisé avec les photos en bonus)

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Blog 2012 - 504

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Me voici de retour après une nouvelle série de problèmes informatiques qui m’ont accablé au cours de ces dernières semaines ; je vous écris depuis un nouvel ordinateur portable que – je l’espère – aura une vie plus longue et heureuse de son prédécesseur (ce n’est pas très dur). Et pour revenir en puissance par ici, quoi de mieux qu’un petit texte concernant mes trente ans ?

Car oui : ça y est ! Je suis (enfin ?) trentenaire ; j’ai passé le cap et j’ai – en quelques sortes – basculé du « côté obscur de la force ». Enfin, je ne saurais pas encore vous dire si la trentaine correspond vraiment au début de la fin car, après tout, je n’y suis entré que depuis quelques heures seulement. Certes, j’ai l’impression d’avoir atteint un jalon important de mon existence, mais s’agit-il vraiment, comme je l’ai craint pendant des années, du moment qui marque le début de la fin ? Ou bien s’agit-il tout simplement d’une étape supplémentaire qu’il faut franchir pour atteindre la maturité ? Pourquoi une partie de notre société nous pousse-t-elle à concevoir la trentaine comme une échéance si effrayante ? Il me semble avoir encore tellement de choses à vivre et à expérimenter et j’ai de la peine à percevoir ce moment de mon existence comme le zénith de mon passage sur terre ; je n’ai pas l’impression d’être arrivé au sommet : j’ai plutôt le sentiment d’être tout juste parvenu à un stade de ma vie où j’ai enfin réussi à trouver une certaine stabilité et à me donner les moyens de voler de mes propres ailes. Et si d’un côté j’aurais tendance à croire qu’à partir de maintenant ma vie va être un long fleuve tranquille qui mène à la mer calme de l’éternité, de l’autre côté je ne suis pas certain de vouloir qu’il en soit ainsi.

En trente ans je suis passé du gamin d’un minuscule village tessinois à côté de Bellinzona, à l’homme toujours fier de ses origines latines mais expatrié - pour des raisons multiples - en Suisse Romande. Contrairement à beaucoup d’enfants, je n’avais pas un métier en tête depuis tout petit ; il m’a fallu du temps pour trouver un parcours professionnel qui me comble. Au début, la voie des études n’était qu’une tentative grossière de « gagner du temps » pour réfléchir encore un peu ; en fait, adolescent, je n’aurais jamais pensé être capable de faire des études, mais à l’époque j’étais tellement peu sûr de mes capacités que même un apprentissage de coiffeur (oui, j’ai failli me lancer dans cette profession), me semblait au-dessus de mes moyens. J’ai dû faire du travail sur moi-même pour gagner un minimum de confiance en moi ; tout a commencé à l’école, lorsque je me suis rendu compte que je n’étais pas si bête et qu’avec un minimum d’application je réussissais plutôt bien. En gagnant de l’assurance, j’ai appris à m’imposer, à défendre mes idées et à assumer mes goûts. Mais il me manquait encore quelque chose pour m’épanouir complètement et ce fut grâce à mon coming-out que j’ai franchi un des caps les plus importants de cette dernière décennie (strictement du point de vue du développement personnel). Un coming-out peut-être tardif (dans un article récent je suis arrivé à la conclusion qu’il n’aurait pas pu avoir lieu plus tôt) qui a changé la donne et qui a fait de moi une meilleure personne. Depuis les choses se sont enchaînés très vite ; une licence en Lettres, une échange d’une année au Royaume-Uni, un travail de mémoire très prenant et deux stages professionnels très enrichissants plus tard, me voici enfin employé à l’Hôpital cantonal de Fribourg dans une place assurément différente par rapport à celles auxquelles j’avais songé tout au long de mes études (mais qui me comble et me donne envie de me lever le matin). Bref, le gamin tessinois un peu gâté et pas sûr de lui est devenu un homme dont, je pense, il peut être fier ; il est désormais bien dans sa peau, avec un travail intéressant et une vie sociale palpitante. Il ne manquerait plus que l’amour… mais ne bousculons pas trop le sort : ça finira par arriver...

Donc, si je parcours d’un regard attentif mon existence, j’ai l’impression d’être arrivé quelque part et je me plais à redécouvrir mon parcours de vie et les étapes qui l’ont marqué ; mais ce point d’arrivée, ne me paraît guère une destination que l’on pourrait définir comme « finale » : j’ai encore beaucoup de choses à faire, à découvrir et à expérimenter. J’ai encore des rêves et des projets. Et je compte bien en réaliser un maximum avant de me retenir satisfait. Pourquoi donc avoir passé autant de temps à craindre ce passage du cap de la trentaine ? Il y a certainement la peur (est-elle vraiment si irrationnelle qu’on voudrait nous faire croire ?) de vieillir et de voir sur mon corps les effets du passage du temps. Je l’avoue : la décadence physique m’effraie. Oui : j’ai peur de vieillir et de voir le corps que j’entraine et je chouchoute dépérir et me lâcher à petits feux. J’ai également peur de tomber malade et de mourir avant d’avoir eu la chance de réaliser mes projets ; au travail je côtoie quotidiennement la mort, la maladie et la décadence et cela me rappelle, inévitablement, que nous ne sommes pas éternels sur terre et que tout pourrait s’arrêter à n’importe quel moment, dans l’espace de quelques instants. Et c’est bel et bien parce que nous ne savons pas combien de graines de sable contient notre clepsydre que nous devons essayer de profiter un maximum des la vie, la croquer à pleines dents, saisir les chances qu’elle nous offre, histoire de ne pas avoir trop de regrets lorsque notre dernière heure aura sonné.

Enfin, je vous rassure tout de suite : je ne passe pas mes journées à songer à ces choses un peu moroses, mais il est indéniable que je travaille à un endroit où j’y suis malgré tout confronté quotidiennement : autant de rêves, d’espoirs et de projets brisés en un rien de temps. Je n’ai pas le droit de lire les dossiers que je traite (sauf si mon travail le justifie) et cela me va très bien ; le regard superficiel et professionnel que mon travail me demande de jeter sur les dossiers qui passent entre mes mains me suffit largement ; dans tous les cas, on ne peut que se poser des questions en voyant autant d’avenirs et d’opportunités anéantis par la maladie ou la mort... Après j’essaie tout de même de garder une attitude positive et je m’oblige à profiter de chaque instant comme si c’était le dernier, même si j’espère – au fond de moi – de vivre vieux, voire très vieux, et en bonne santé.

C’est drôle : cet article devait être une sorte de rétrospective des trente premières années de ma vie et je me retrouve à vous parler de l’avenir ; et pourtant, il y aurait tellement de choses à dire sur ma vie jusqu’à présent : je ne prétends pas avoir vécu l’existence la plus intéressante ou passionnante de l’univers, mais j’ai adoré ces premières trente ans sur terre et je me réjouis d’en avoir encore une soixantaine (au moins) avant que la Faucheuse ne vienne réclamer son dû. Comme je disais plus haut, j’ai l’impression d’avoir atteint un stade important de mon existence, mais j’ai envie de poursuivre ce voyage et de découvrir ce que ma vie me réserve avant d’atteindre le terminus.

Je sais que dans ce périple long et tortueux je serai épaule, accompagné et soutenu par des amis et des parents exceptionnels qui ont toujours été là pour moi dans le passé et qui – j’en suis persuadé – seront encore là pour moi au cours des années à venir. Qui sera encore à mes côtés dans dix, vingt ou trente ans ? Aucun moyen de le savoir ! Par contre, ce que je sais et qui me remplit de joie, c’est qu’au cours du chemin qu’on aura la chance de parcourir ensemble je ne me sentirai jamais seul.

Au cours de ces trente premières années j’ai endossé plusieurs casquettes ; j’ai été tour à tour fils, frère, petit-fils, étudiant, Tessinois, Neuchâtelois, diplômé, chômeur, stagiaire, employé, homo refoulé, ami, confident, président d’association, personne engagée, gentil, méchant, généreux, égoïste, et j’en passe ! Toutes ces facettes font partie de moi et de ma personnalité : elles me définissent et me rendent celui que je suis, avec mes qualités et mes (nombreux) défauts. Je sais que je ne suis pas toujours la personne la plus facile à vivre, que je peux avoir un sale caractère et que je peux me montrer très intransigeant, mais je fais tout mon possible pour devenir un homme meilleur ; c’est un travail de longue haleine qui n’est pas toujours facile (car il n’est jamais facile de se remettre en question), mais je m’applique et je vais bien finir par obtenir quelques résultats non ?

En attendant, je vais continuer à poster par ici le récit de mes aventures et de mes péripéties. J’ai un peu de retard à rattraper et je vais essayer de le rattraper assez rapidement, bien que ce ne soit pas gagné d’avance… quoique, je reste assez confiant…

Voilà. Pour ce soir je m’arrête ici. Avant de vous quitter, je vous propose une série de photos qui ont été prises au cours de la soirée.

Blog 2012 - 478

Discussions intenses et passionnantes à la cuisine.

Blog 2012 - 479

Floppy en mode « asocial ». 

Blog 2012 - 480

Loïc, Clelia et Sylvain. 

Blog 2012 - 481

Mylène rend une petite visite au coin fumeurs.

Blog 2012 - 482

En 2011 Lionel et Michele avaient beaucoup parlé de politique. Et en 2012 ? Aussi ! 

Blog 2012 - 483

Loïc et votre serviteur dévoué.

Blog 2012 - 484

Avec Sylvain et Clelia. 

Blog 2012 - 485

Avec Jeremy et Michele.

Blog 2012 - 486

Paws up ! 

Blog 2012 - 487

Avec Celia.

Blog 2012 - 488

Une équipe de choc. 

Blog 2012 - 489

On pourrait même croire que nous pouvons être sérieux…

Blog 2012 - 490

Avec Lionel et Pascal. 

Blog 2012 - 491

Avec Maïté et Rébecca.

Blog 2012 - 492

Santé ! 

Blog 2012 - 493

Mano fait l’amour à la caméra.

Blog 2012 - 494

Mélanie et Adrien.

Blog 2012 - 495

Comme à chacune de mes soirées, mon lit est pris d’assaut…

Blog 2012 - 496

Fred.

Blog 2012 - 497

Non Stefano, ce n’est pas le moment de lire un magazine people. C’est l’heure des cadeaux !

Blog 2012 - 498

Le cadeau de Fred.

Blog 2012 - 499

Adrien, Christophe, Axelle et Mélanie.

Blog 2012 - 500

Ana me remet le cadeau de la Fine Equipe : de l’argent pour un cours de photo.

Blog 2012 - 501

J’ouvre avec impatience ce petit paquet contenant un DVD sur lequel est gravée une vidéo incroyable recueillant les vœux de plusieurs amis ainsi que les apparitions exceptionnelles de Madonna et Mylène qui m’annoncent qu’en octobre 2013 j’irai voir cette dernière lors de son passage à Genève.

Blog 2012 - 502

Avec les sœurs Balcony : Mélanie et Axelle.

Blog 2012 - 503

Avec Frédéric (je peux vous promettre que la photo n’est pas floue à cause de nous).

Blog 2012 - 505

Une équipe incroyable et adorable !

Blog 2012 - 506

Avec Marie et Ana.

Bien à vous

Votre Stefano

14 octobre 2012 : trente ans (en avance) au Tessin

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Après l’article consacré à la soirée d’anniversaire de Celia, je reprends (une fois de plus) ma plume imaginaire pour poursuivre la narration de mes aventures ; enfin, ce soir je ne vais pas beaucoup écrire et je vais plutôt laisser la place à une série de photos prises au Tessin le dimanche 14 octobre lors du souper de famille organisé pour fêter mes trente ans. Cette soirée était très attendue. Je savais que ma famille m’attendait au tournant et que je ne pouvais pas laisser passer mon anniversaire sans organiser une petite fête ; de plus qu’il n’est jamais facile de réunir tout le monde autour de la même table…

Au départ, j’avais proposé à ma mère que l’on fasse une fondue, un menu très simple et convivial ; mais l’idée ne semblait pas vraiment emballer mon maternel et c’est ainsi que - pour éviter de faire des pâtes - nous avons choisi de faire une bonne raclette, menu aussi simple et convivial que la fondue. Le tout était accompagné par de la charcuterie de production artisanale en entrée, du bon vin, et de plusieurs tartes et gâteaux (sans oublier le tiramisù). Donc un repas pas très élaboré, mais tout à fait convenable pour l’occasion.

La quasi-totalité de la famille du côté de mon père était présente : il y avait mes parents, mon frère, ma grand-mère paternelle Aurora, mon oncle Emanuele avec son fils Luca, mon oncle Roberto avec ma tante Alessandra et mes cousins Daniele et Samuele, ainsi que ma tante Doris avec Antonio, son mari (que je n’arrive toujours pas à appeler « oncle »… c’est peut-être parce qu’ils se sont mariés en 2004 lorsque j’étais déjà adulte). Seul manquait mon cousin Matteo, fils de mon oncle Emanuele.

Inutile de dire que ce fut une soirée très chouette et que j’ai passé des très bons moments en compagnie de ma famille. Mon seul regret : l’absence de ma grand-mère maternelle, de la sœur à ma mère, ainsi que de son frère, sa femme et mes cousins. Ce sera pour mes quarante ans…

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Mon cousin (et filleul) Samuele, le cadet des six petits-enfants de la nonna.

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Ma tante Doris et mon oncle Antonio (Togn).

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Mon cousin Luca & la nonna, qui ne perd pas une miette de ce qui se dit ou se passe.

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Une autre photo de Samuele.

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Mon oncle Emanuele, mon frère et mon père attendent que je souffle les bougies.

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Quelqu’un vient certainement de raconter une blague.

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Bon, pas de commentaires sur ma tête… En plus on dirait que je fais 150 kilos…

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Le traditionnel moment du gâteau et des bougies…

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J’adore cette photo : la famille au grand complet.

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Ma magnifique nonna…

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Et ma belle mamma (qui va me tuer si elle apprend que je vous montre cette photo).

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Mon oncle Roberto (Peo).

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Et ma tante Alessandra (c’est toujours les mêmes qui travaillent…).

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Mon cousin Luca (fils de mon oncle Manu) et mon cousin Daniele (fils de Peo).

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Une petite dernière pour la route.

Bien à vous

Votre Stefano

Quelques instants magiques de l'été 2012

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je prends quelques minutes pour partager avec vous une série de clichés que j’ai pris entre la fin du mois de mai et la fin du mois d’août 2012, des photos prises à plusieurs occasions qui - individuellement - ne vaudraient pas la peine que je prenne le temps de publier un article, mais qui - toutes ensemble - créent un ensemble intéressant et une petite rétrospective de quelques instants de l’été passée.

Dans ce petit florilège, vous trouverez quelques images prises au travail, puis des photos du repas que j’ai organisé le 28 mai pour Sandrine, Pascal, Ana, Lionel, Marie et Celia, un repas qui clôturait une série de dîners organisés à tour de rôle (on avait d’abord mangé des magnifiques crevettes et de la dinde chez Celia, puis des sushis chez Sandrine et Pascal, et enfin de la morue chez Ana et Lionel) ; au menu de mon dîner : Pizzoccheri, un plat typique de la Valteline qui a été fort apprécié par mes tous. A présent, on attend le retour de Marie d’Afrique pour goûter des spécialités du Burkina Faso ; ce sera pour le 1er mars.

Ensuite, il y a quelques clichés que j’ai pris le 30 juin lors de la Pride à Delémont, une journée très chouette passée en compagnie de Julienne, Mylène, Flo, Mano, Loïc, Rébecca et Coraline. Bon, certains de mes amis ne seraient pas très d’accord avec moi lorsque je définis cette journée comme « très chouette », mais en même temps, tout s’est déroulé sans accrocs jusqu’à mon départ (le soir je devais rentrer au Landeron pour l’anniversaire à Sandrine) ; c’est par la suite que les choses ont quelque peu dégénéré.

Après ces premières images, un petit souvenir de l’édition 2012 du NIFFF et - tout particulièrement - de la projection du cultissime « Rocky Horror Picture Show », puis quelques photos prises de la tour de la cathédrale Saint-Nicolas le 15 juillet lors d’une promenade à Fribourg avec Christophe, dans l’attente de nous rendre à Mézières (Vaud, pas Fribourg) pour un concert de musique classique ; une journée exceptionnelle dont il faut mentionner les désormais célèbres « bas qui grésillent » de Tchaïkovski et la recrue homophobe dans le bus Mezières-Moudon (c’était une femme), dix fois plus vulgaire que tous ses camarades réunis.

Cette petite collection de photos se termine avec quelques clichés pris lors de la grillade de départ de Marcelo, ancien civiliste de la Chancellerie, ainsi qu’avec une dernière photo prise aux Buskers le 16 août.

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Les fraises : une de mes faiblesses (20 mai 2012)

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Une journée de boulot bien remplie (21 mai).

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24 mai : grands changements en Chancellerie : enfin un bureau pour moi !

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28 mai 2012 : les Pizzoccheri.

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Celia, Marie et Ana attendent les Pizzoccheri.

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Un moment très convivial.

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29 juin : au Belvedere de Fribourg avec Loïc.

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30 juin : Gay Pride à Delémont.

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Un clin d’œil au mariage gay ?

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Les Anges du Haut du Canton.

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Photo de groupe.

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Une photo (pas terrible) prise pendant la projection du « Rocky Horror Picture Show » (13 juillet).

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Parfois nos civilistes travaillent bien…

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17 juillet : les escaliers c’est la santé. Et en haut de la tour on est plus proches du ciel !

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Le célèbre pont de la Poya, qui fait aussi jaser que le Transrun à Neuch.

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La vieille ville de Fribourg.

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Le théâtre du Jorat à Mezières.

Blog 2012 - 424

9 août : grillade de départ de Marcelino ! Quelle soirée !

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Notre Big J. national…

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… et le mythique Big Foot !

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Le Maharajah.

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16 août : des moines bouddhistes aux Buskers.

27 juillet 2012 : un dimanche pas comme les autres

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir j’ai le plaisir de vous proposer une série de photos que j’avais oublié et que j’ai redécouvert - un peu par hasard - il y a quelques jours ; il s’agit des premiers clichés que j’ai réalisés avec mon nouvel appareil photo hybride en juillet dernier, quelques jours avant de partir à Vienne. Je ne saurais pas vous dire pourquoi je n’ai pas publié ces images avant celles prises au cours du mythique week-end passé dans la capitale autrichienne… il se peut que sur le moment je ne les ai pas trouvées assez intéressantes ; ou bien je me suis directement attaqué à l’article sur Vienne en raison du retard que j’avais (et que j’ai encore) dans la publication de mes aventures ; ou peut-être j’ai tout simplement fait une erreur et j’ai complètement zappé cette série de photos qui, pourtant, est plutôt chouette.

Quoiqu’il en soit, je vais essayer de pallier à cet oubli ce soir et de vous proposer quelques-unes des quelques deux-cent-cinquante photos que j’ai pris au cours des deux ou trois jours qui ont suivi l’acquisition de mon appareil photo ; il s’agit d’une série de clichés qui retracent ma journée du 22 juillet qui a été plutôt remplie : tout d’abord, j’ai visité l’exposition « Sacrée science » au Muséum de Neuchâtel avec Florian, Manoel, Coraline et Rébecca ; après la visite, nous sommes descendus au bord du lac où mes amis du Haut ont fait un petit en-cas à base de nourriture bourrée de graisses non-saturées à la Frite Vagabonde. Je n’ai rien mangé (même si leurs hamburgers me donnaient très faim) car je devais retrouver Julienne quelques heures plus tard pour un petit souper sur une terrasse. Après ce petit en-cas, mes amis ont repris la route des Montagnes tandis que moi - en attendant l’heure de retrouver Julienne - je me suis promené au centre-ville et j’en ai profité pour prendre d’autres photos.

Après cette petite balade dans les ruelles de Neuchâtel, j’ai mangé une petite crêpe avec ma CardinalE sur la terrasse du « Sud » et ensuite nous avons retrouvé Mylène aux « Brasseurs » pour un dernier verre qui a clôturé en beauté un magnifique dimanche.

Voilà. A présent je vous laisse à la sélection de photos.

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Mano et Rébecca profitent du beau soleil de juillet.

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Rébecca essaie de produire de l’électricité en pédalant… et ça marche !

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Mano et Rébecca hypnotisés par les petites billes…

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… et puisqu’on parle de billes…

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Floppy très concentré.

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J’adore cette photo de Cora dans la bibliothèque. J’ai aussi réussi à me loger dans cet espace très confiné, mais ma photo est moins cool.

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Non Mano, tu ne peux pas prendre ce chat à la maison !

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Une attraction plutôt… déroutante.

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Mano et Rébecca complètement absorbés par l’observation des insectes.

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Je suis prêt à parier que Mano était en train de dire « ça c’est trop cool ! ».

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Une petite photo pour Mano.

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La Fine Equipe du Haut… dans le Bas !

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Après avoir nourri les neurones, il faut penser à son estomac…

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Florian et Rébecca.

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La promenade du port.

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La ville, le lac et le château.

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Voie ferrée.

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Le Château dans toute sa splendeur.

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Armoiries de la ville de Neuchâtel.

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Julienne souhaite nous montrer son magnifique t-shirt :).

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Julienne et Mylène aux Brasseurs.

Bien à vous.

Votre Stefano 

25 - 26 août 2012 - A la découverte de l'Helvétie

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je prends le temps de vous parler d’un week-end de la fin du mois d’août 2012 entièrement consacré à la découverte du patrimoine historique, folklorique et naturel de ma belle Suisse ; en effet, pendant les journées du 25 et 26 août j’ai eu la possibilité de plonger dans les beautés de mon pays et cela à la suite d’une idée qui avait germé lors d’un repas en compagnie de Sandrine, Pascal, Ana, Lionel, Marie et Celia ; enfin, ce n’est pas vrai : l’idée avait germé bien avant, en 2011, lorsque Sandrine, Ana, Lionel et moi avions assisté à l’inauguration de l’exposition « Tell l’assassin » montée au Musée d’Art de d’Histoire de Neuchâtel ; pendant l’apéritif qui suivait les traditionnels discours de présentation, un acteur déguisé en Guillaume Tell déambulait entre les tables et se laissait prendre en photo avec son arbalète et une pomme, ce fruit chargé de symboles qui a contribué à façonner sa légende ; cet acteur faisait partie de la troupe qui joue chaque année (et cela depuis des lustres) à Interlaken la pièce de Schiller retraçant l’histoire de notre héros national. C’est après avoir pris des photos avec Guillaume (vous pouvez les retrouver ICI) que nous nous sommes dit qu’il serait chouette de voir une fois cette pièce, de plus qu’elle est jouée en plein air dans un décor « d’époque » joliment reconstitué. Et c’est donc en 2012, lors d’un repas pris en compagnie des personnes susmentionnées que l’idée a pris forme et que nous avons commencé à nous organiser.

C’est ainsi qu’après avoir consulté nos agendas, nous avons fini par trouver une date qui arrangeait tout le monde : le samedi 25 août. Le reste de l’organisation s’est déroulé sans accrocs (car, finalement, il ne restait plus qu’à réserver des chambres) et avant qu’on puisse s’en rendre compte, ce samedi de fin août est enfin arrivé ; chacun par ses propres moyens, nous nous sommes rendus à Interlaken où nous nous sommes retrouvés dans le petit musée de la localité ; à mon arrivée, Sandrine et Pascal étaient déjà là ; Marie et Celia nous ont rejoint quelques minutes plus tard, tandis que nous avons retrouvé Ana et Lionel à notre arrivée à l’auberge de jeunesse où je logeais avec Marie et Celia. C’était la première fois que je mettais les pieds à Interlaken et je dois avouer que la ville elle-même n’est pas très jolie, ni très intéressante ; certes, elle constitue le point de départ idéal de nombreuses balades dans les Alpes et c’est donc cette proximité des montagnes les plus célèbres qui a fait sa fortune, mais ça s’arrête là ; par ailleurs, l’auberge dans lequel je suis descendu est un bon exemple de la vocation d’accueil d’Interlaken : la plupart des hôtes présents étaient des étrangers venus en Suisse pour découvrir les Alpes, faire de l’escalade ou affronter les rivières tumultueuses de la région avec leur Kayak.

Il y a - bien entendu - aussi les « Tellspiele », ce spectacle proposé plusieurs fois par semaine entre la fin du printemps et la première moitié de septembre ; il s’agit d’une tradition séculaire qui continue d’attirer de nombreux curieux, signe que le mythe de Tell est toujours aussi vif dans l’esprit des Helvètes ; je dirais même que les Jeux de Tell sont la seule attraction d’Interlaken principalement adressée à des touristes de notre pays ; dans tous les cas, c’est un spectacle qui - à mon avis - vaut le détour, même s’il n’est pas accessible à tout un chacun (j’y reviendrai).

Donc, je disais plus haut que nous avons retrouvé Ana et Lionel lorsque nous sommes arrivés à l’auberge de jeunesse ; après avoir pris possession de nos chambres respectives, nous nous sommes préparés pour la soirée : il fallait prendre de quoi faire face à la fraicheur alpine du soir (très perçante à la fin du mois d’août) et à la pluie qui menaçait de tomber d’une minute à l’autre et qui a commencé à tomber deux minutes après que nous avons quitté l’auberge… fort heureusement, pendant la pièce, le public était installé sur une tribune couverte ; mais il fallait marcher un petit moment pour retrouver l’endroit où se déroulait le spectacle. Arrivés sur place nous avons soupé (au menu : soupe du chalet, saucisses de veau et bière), puis les portes de la tribune ont été ouvertes et nous avons donc gagné nos places ; nous étions bien installés et nous pouvions - depuis nos sièges - toiser l’ensemble du décor, composé de plusieurs maisons de formes et de taille différentes ainsi que d’une fortification en chantier. J’ai trouvé ce décor très joli et très réussi ; il donnait vraiment l’impression de se trouver quelque part en Suisse centrale à la fin du XIIIe siècle.

Et que dire du spectacle lui-même ? Comme je disais plus haut, il n’est pas à la portée de tous ; je ne veux nullement dénigrer les capacité intellectuelles de qui que ce soit, mais il faut admettre que - pour le Romand « moyen » - les Tellspiele présentent une difficulté de taille : la pièce a été écrite en allemand et ce n’est pas l’allemand qu’on apprend à l’école, mais plutôt celui employé à la fin du XIXe siècle ; il est donc assez difficile de suivre lorsqu’on maîtrise uniquement l’allemand au niveau scolaire ; on s’en sort un peu plus lorsqu’on connait un peu l’histoire de Guillaume Tell car on arrive, en combinant un vocabulaire limité et le visuel, à suivre l’évolution de la pièce. C’est vrai que c’est dommage d’aller voir une représentation et de ne pas comprendre grand-chose, mais on se laisse facilement séduire par les décors, les costumes et le nombre impressionnant de personnages et de figurants qui paraissent au cours de la pièce ; certes, je n’ai peut-être pas tout compris, mais le Jeu de Tell m’a bien plu et je ne peux que conseiller cette expérience à ceux qui seraient tentés de la faire. Je sais que la pièce n’a pas fait l’unanimité au sein de notre équipe, mais je trouve que c’est une de ces choses qu’il faut vivre au moins une fois dans la vie.

A la fin de la représentation, nous sommes retournés vers l’auberge de jeunesse et nous avons bu un verre dans un bar qui se trouvait à quelques mètres de là ; c’était l’occasion de revenir sur la pièce, mais aussi de discuter de plein de choses et de refaire (une fois de plus) le monde. Peu après minuit, une partie de l’équipe était fatiguée et a décidé d’aller se coucher ; ce ne fut pas été le cas pour Marie et moi qui avons décidé de faire un petit crochet dans la boîte de nuit qui se trouvait au sous-sol de l’Auberge (je pense que si on s’était couchés en même temps que les autres on aurait mis beaucoup de temps à nous endormir à cause du vacarme et de l’animation en bas des fenêtres de notre chambre) ; et ce fut une idée brillante car nous y avons découvert une faune incroyable : nous faisions partie des personnes les plus âgées de toute la boîte, nous buvions de la bière et, surtout, nous n’étions pas complètement déchirés ! Tout le monde était ivre, bruyant, vulgaire et la musique était à chier ; mais nous avons tout de même pris le temps de boire quelques verres et de danser sur les rares bonnes chansons qui passaient ; nous avons aussi croisé le sosie à Lionel ! Au début, en le voyant de loin, nous avons cru que c’était notre ami qui avait changé d’avis et qui avait décidé de se joindre à nous, mais ce n’était pas du tout le cas. Après quelques heures passées dans ce trou à rats pour jeunes branchés, nous sommes montés nous coucher.

La nuit n’a pas été très longue et après un petit-déjeuner copieux, j’ai repris la route en compagnie de Celia et Marie ; notre voyage nous a mené à Spiez où nous nous sommes promenés aux alentours du château, avant de nous installer à une table du Buffet de la Gare pour un café. Ensuite, nos chemins se son séparés : Celia a repris la route en direction de Lausanne, tandis que Marie et moi avons pris le train jusqu’à Zweisimmen dans la Simmenthal ; ce trajet m’a plongé dans mes souvenirs et m’a fait repenser à mon école de recrue que j’ai effectuée à Boltigen, un autre village de la Simmenthal situé à quelques kilomètres de Zweisimmen. Ah combien de fois j’ai pris ce petit train depuis Spiez ! J’ai revu tous ces paysages que j’ai eu le loisir de découvrir au cours de l’été 2002 ; j’ai revu notre belle caserne, juste à côté de la voie ferrée ; j’ai revu le parcours qu’on empruntait chaque semaine lors de la Gelandelauf ; et celui qu’on empruntait pour aller au champ Vita pour l’instruction. C’était il y a une éternité ! Et pourtant, il me reste beaucoup de bons souvenirs de cette époque, même si elle n’a duré que quelques petits mois…

Une fois arrivés à Zweisimmen, j’ai quitté Marie qui rentrait à l’alpage où elle a travaillé pendant une bonne partie de l’été, et j’ai pris le célèbre train Golden Pass en direction de Montreux ; c’était la première fois que je prenais ce moyen de transport très prisé par les touristes souhaitant voir les Alpes suisses ; au cours de mon voyage, j’ai reçu un message de Loïc qui m’a informé qu’il souhaitait faire une petite balade en train et me demandait si je voulais que l’on se donne rendez-vous quelque part ; du coup, pour faire en sorte qu’on se retrouve dans le même train, j’ai fait une petite halte d’une heure à Château-d’Oex, localité des Alpes très connue pour le Festival International des Ballons aérostatiques. J’aurais aussi pu m’arrêter à Gstaad, qui est aussi sur ligne Zweisimmen - Montreux, mais je n’avais pas très envie de croiser Johnny. Château-d’Oex est une charmante localité vaudoise perdue au milieu des montagnes ; elle vaut bel et bien le détour, même si on fait assez vite le tour de ses attractions; quoiqu’il en soit je vous conseille de vous promener jusqu’en haut de la colline où se trouve l’église car la vue est superbe.

Après une petite heure j’ai donc repris le train en direction de Montreux ; Loïc m’a rejoint à Montbovon et nous avons donc pu nous délecter de nombreuses vues imprenables et paysages fantastiques, tout en discutant et en refaisant le monde. Une fois arrivés à Montreux, nous avons décidé de prendre le train régional en direction de Lausanne et de descendre à mi-chemin pour nous promener dans le Lavaux et profiter du soleil ; c’est ainsi que nous avons quitté notre moyen de locomotion CFF à Saint-Saphorin et nous avons marché jusqu’au village suivant (Rivaz) ; le cadre de notre promenade était splendide, entre le vert des feuilles de vigne, le bleu intense du ciel et le bleu plus foncé du Léman. En plus, cette promenade dans le Lavaux m’a replongé dans les souvenirs du Sommet de la Francophonie ; deux ans se sont déjà écoulés depuis cette expérience unique… et j’ai l’impression que c’était il y a une vie et demie. Au bout d’une petite heure de marche nous sommes arrivés à Rivaz où nous avons repris le régional pour Lausanne. Et puisque je n’avais pas encore eu ma dose de train en ce beau dimanche, j’ai décidé d’accompagner Loïc jusqu’à Fribourg, histoire d’acheter un kebab et une boisson, est c’est juste vers 19h30 que j’ai pris le train pour rentrer à Neuchâtel.

Voilà, ce fut une fin de semaine très chouette, pleine de découvertes et de moments agréables passés avec des personnes très chères à mon cœur.

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Interlaken. 

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La vue depuis la chambre de l’auberge.

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En attendant les Tellspiele : Sandrine, Pascal & Marie.

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En attendant les Tellspiele : Ana & Lionel.

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Les Tellspiele.

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Curtain Call.

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L’église de Spiez.

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Le lac de Thun et les Alpes.

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Un petit port sur le lac de Thun.

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Petit moment de détente pour Marie et Celia.

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Spiez.

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Château-d’Oex.

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Les Alpes.

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L’église sur la colline de Château d’Oex.

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Château-d’Oex, un petit bijou des Alpes vaudoises.

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Paysage bucolique.

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Une vue très « suisse »…

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L’hôtel de ville de Château-d’Oex.

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Loïc à Saint-Saphorin.

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Saint-Saphorin et le Léman.

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Loïc en mode contemplatif.

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Les hauts de Rivaz.

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Les Lavaux : les vignes, le lac, les Alpes et le ciel.

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Le château de Rivaz.

Bien à vous

Votre Stefano

18.08.2012 : MDNA Tour à Zurich

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je prends enfin le temps de vous parler du MDNA Tour, et tout particulièrement du concert auquel j’ai assisté à Zurich, le 18 août passé. Ce sera aussi l’occasion de partager avec vous une petite centaine de photos que j’ai prises pendant le spectacle ; je suis assez fier de ces clichés et j’irais presque jusqu’à dire que ce sont les meilleurs que j’ai pris lors d’un concert de Madonna.

Blog 2012 - 307

I don’t Give a

Mais commençons par le commencement : lorsque j’ai appris que Madonna entamait une nouvelle tournée mondiale, j’ai tout de suite commencé à espérer qu’elle repasserait par la Suisse ; j’espérais même qu’elle ferait une date en Suisse romande à l’Aréna et une en Suisse alémanique à au Hallenstadion (une date au Stade de Suisse à Berne ou au stade St-Jakob à Bâle m’aurait aussi convenu). Quelques jours plus tard, un communiqué officiel annonçait le grand retour de Madonna en Suisse après l’immense succès de son passage en 2008 (72’000 spectateurs étaient venus l’applaudir sur la pelouse de l’aéroport militaire de Dübendorf, c’est-à-dire la plus grosse audience pour un concert en Suisse) ; mais cette fois pas d’aéroport militaire, mais le Lezigrund, le stade de Zurich, avec sa capacité estimée à environ 40’000 places.

Fou de joie lorsque j’ai appris la nouvelle, je n’ai pas eu de peine à convaincre Florian, Mano et Loïc à se joindre à moi pour ce concert ; par la suite, Rébecca, Maïté et Matthias ont rejoint la bande. Je vous épargnerai le feuilleton de l’achat des billets car il en a déjà été question dans un autre article ; pour rappel, je vous dirai juste que l’équipe a déployé les gros moyens pour mettre la main sur les précieux sésames, une stratégie qui nous a permis de nous procurer un nombre suffisant de billets pour le Golden Circle.

Blog 2012 - 328

Human Nature

Avant de passer au récit de cette journée d’exception à Zurich, je souhaite vous donner quelques informations concernant la tournée ; le MDNA Tour est la neuvième tournée de Madonna ; elle fait suite au Sticky & Sweet Tour, qui s’est déroulé entre 2008 et 2009 et qui est la tournée la plus rentable pour une artiste solo avec quelques 407 millions de dollars engrangés en une nonantaine de spectacles. Pour rappel, j’avais vu le Sticky & Sweet à Zurich et au Stade de France en 2008 et au stade olympique de Barcelone en 2009. Avec le MDNA Tour, le défi pour Madonna et son entourage était de pulvériser le succès de son prédécesseur tant en qualité du spectacle qu’en recettes financières ; est-ce que le défi a été relevé avec succès ? Je vous le dirai à la fin de l’article ; pour l’instant, il vous suffit de savoir que le MDNA Tour est la tournée la plus longue dans laquelle Madonna s’est embarquée depuis le début de sa carrière, avec ses quelques 88 dates parsemées entre le Moyen-Orient, l’Europe et les Amériques ; elle a débuté à la fin du mois de mai à Tel Aviv et se terminera dans quelques jours à Cordoba (Argentine) ; au départ la tournée devait se terminer en Australie en janvier 2013, mais - hélas - la dernière partie du MDNA Tour (Asie et Australie), jamais confirmée officiellement, a été annulée après le début de la tournée, ce qui a beaucoup contrarié les fans de Down Under qui n’ont plus applaudi la Reine chez eux depuis le Girlie Show en 1993. Est-ce que ces fans désespérés pourraient compter sur une nouvelle série de concerts l’été prochain ? Le manager de Madonna a affirmé que ce ne sera pas le cas, mais on ne sait jamais… ce ne serait pas la première fois qu’il se trompe (ou que la Reine change d’avis).

Blog 2012 - 348

I’m a Sinner (les trains ! hommage à Floppy).

La date de Zurich était l’avant-dernière de la partie européenne de la tournée ; après le Lezigrund, Madonna devait encore se produire à Nice avant de mettre les voiles pour le nouveau continent et reprendre les concerts à Philadelphie. La date de Zurich venait aussi après une série de scandales qui ont distingué la première partie de la tournée ; entre la croix gammée sur le front de Marine Le Pen, le téton à Istambul, et les démêlés avec la justice russe à la suite d’une prise de position en faveur des Pussy Riots ou de la communauté LGBT à Moscou et Saint-Petersbourg, on peut dire que le concert de Madonna avait pas mal attiré l’attention des médias ; si on rajoute à cela le petit « couac » de l’Olympia et les rumeurs concernant les mauvaises ventes de billets pour ses spectacles, cette été on aurait eu l’impression d’être revenus au début des années ‘90 où il ne se passait pas une journée sans que les médias relatassent les frasques de Madonna.

Mais je reviens à cette longue journée qui a été plus longue pour d’uns que pour d’autres ; car oui, nous ne nous sommes pas rendus au concert tous ensemble : Loïc venait en train depuis Fribourg, Matthias depuis Lausanne et tous les autres auraient dû se rendre à Zurich en voiture ; cela a été le cas pour Mano, Flo, Rébecca et Maïte ; cela devait également être le cas pour celui qui vous écrit, mais l’heure de départ de La Chaux-de-Fonds ne me convenait pas tout à fait et j’ai donc décidé de me rendre à Zurich par mes propres moyens ; car oui, on m’avait proposé de partir à 10 heures depuis La Tcho… 10 heures ? C’était décidément trop tard à mon goût… et en même temps j’étais conscient que je ne pouvais pas imposer à mes accompagnateurs de partir beaucoup plus tôt que dix heures du matin, de plus qu’avec les billets pour le Golden Circle nous avions presque la certitude de parvenir à trouver des bonnes places, même si on arrivait au Lezigrund à la dernière minute. 

Blog 2012 - 267

Peu après mon arrivée devant le Lezigrund.

Je vous avouerai que ce n’est pas seulement l’envie de me retrouver tout devant qui m’a décidé à me lever tôt et à prendre la décision de me rendre au Lezigrund dès le matin ; il y a aussi cette ambiance de communion et de partage qui se crée parmi les fans les plus acharnés au cours des longues heures d’attente ; c’est toujours très chouette de discuter avec des autres passionnés de Madonna venus d’autres contrées de Suisse et même de l’étranger. Cette année, pendant que je faisais la queue au soleil et que j’attendais mes compagnons d’aventure, j’ai fait la connaissance avec plusieurs fans venus d’Italie et j’ai pu discuter avec eux - sans aucune retenue ni gêne - du dernier album de Madonna, de ses derniers choix de carrière, de sa tournée et de tout ce qui tourne autour de la Reine. C’est toujours intéressant d’écouter des avis différents du sien et des points de vue inédits sur certains aspects. L’ambiance était plutôt bon enfant ; enfin, elle l’était pour autant que tout le monde respecte l’ordre d’arrivée des gens et que personne n’essayait de faire son malin et de passer devant les autres ; car dès qu’un perturbateur venait déranger cet équilibre fragile, les conséquences ne se faisaient pas attendre… Et il y a une ou deux personnes qui ont failli payer très cher leurs outrages… D’un certain côté il faut nous comprendre : nous arrivons tôt pour essayer d’obtenir les meilleures places, puis tout à coup il y a la pouf de service qui arrive dix minutes avant l’ouverture des portes, double la file et s’installe devant les fans qui attendent depuis des heures… c’est évident que cette jeune fille a risqué de se faire décapiter avec un Tour Book.

Blog 2012 - 268

Mon beau bracelet pour le Golden Circle.

De plus qu’il faisait chaud, très chaud : c’était probablement une des journées les plus torrides de l’été 2012 ! Même les plus prévoyants ont été pris de court par cette chaleur écrasante ; j’avais pris plusieurs litres de flotte, mais juste pas assez pour tenir jusqu’au concert (de plus qu’à l’entrée du stade nous avons dû jeter nos bouteilles) ; du coup j’ai dû abandonner la queue pendant quelques minutes pour aller remplir quelques bouteilles… et si je n’avais pas lié avec les Italiens juste à côté de moi, j’aurais certainement perdu ma place…

Blog 2012 - 276

Loïc.

Après quelques heures d’attente, les autres ont commencé à me rejoindre : Loïc a été le premier ; Matthias est arrivé quelques minutes plus tard, tandis que les amis du Haut sont arrivés les derniers ; j’avais essayé de leur garder des places à côté de moi dans la file, mais il y avait désormais trop de gens pour que j’arrive à les faire asseoir à côté de moi ; beaucoup trop de monde aurait râlé et nous aurions sérieusement risqué de nous faire lyncher par des fans en colère ; du coup, ces pauvres ont dû aller s’installer un peu plus loin en arrière. J’avouerai que je n’étais pas très content qu’ils débarquent si tard et que je ne regrettais pas du tout ma décision de venir à Zurich dès le matin.

Blog 2012 - 274

Matthias.

Peu après l’arrivée de l’équipe partie de La Chaux-de-Fonds, ce fut l’émeute ! Car le temps était venu de distribuer les sésames permettant d’accéder au Golden Triangle. Ces sésames spéciaux, destinés aux gens ayant déjà un billet pour le Golden Circle, étaient attribués par tirage au sort : en gros, le personnel du MDNA Tour passait parmi les détenteurs de billets pour le Golden Circle (idéalement bien installés et assis de manière ordonnée sur quatre colonnes) et chacun de nous a pu tenter sa chance en pressant sur un bouton de l’iPad qui nous était présenté ; autant dire que personne de notre équipe n’a eu la chance de remporter ces satanés deux accès au triangle doré… par contre, une des poufs dont il était question plus haut, qui venait de s’incruster dans la file juste devant moi, a touché le gros lot et a pu voir le concert depuis cet endroit privilégié situé en plein milieu de la scène… autant dire que plusieurs personnes autour de moi auraient voulu lui faire sa fête (j’avouerai que j’étais aussi de ceux-ci...i). De plus que tout ne s’est pas très bien passé : on nous avait demandé de nous asseoir de manière ordonnée, mais les gens avaient tellement peur de perdre leur place, que personne ne bougeait d’un millimètre ; au final, c’est au bout de plusieurs gueulées en Suisse-allemand et beaucoup de patience que les organisateurs ont réussi à nous faire asseoir et à essayer, tant bien que mal de procéder au tirage au sort. C’était vraiment l’émeute ; malgré les nombreux concerts de Madonna auxquels j’ai assisté depuis 2001, je n’avais jamais rien vu de pareil.

Blog 2012 - 269

Madonna fait son Soundcheck sur scène : I’m a Sinner.

Enfin, après le tirage au sort, qui a eu lieu vers 16 heures, nous avons attendu encore un petit moment, puis les portes ont été ouvertes ; et là, c’était encore une fois la course ! La course à la meilleure place ; la course pour devancer la concurrence (et notamment les gens avec qui on avait sympathisé dans la queue, désormais devenus des rivaux redoutables). Je n’ai rien vu : il parait que juste après les barrières on pouvait encore tenter sa chance pour accéder au Golden Triangle, mais je n’ai pas vu ces braves gens avec leur iPad (Loïc a tenté encore une fois sa chance, mais sans succès) ; tout ce que je voulais c’était courir et m’installer au plus près de la scène ; les Chaux-de-Fonniers et Matthias ont réussi à entrer avant moi et avaient trouvé des bonnes places, tout près de la scène, à l’endroit où je leur avais conseillé de se rendre. Ils étaient installés à moins d’un mètre de la barrière vers la pointe du triangle constitué par les deux prolongations de la scène principale.

Blog 2012 - 271

Soundcheck : Celebration.

Et pendant que nous prenions place sur la pelouse du Lezigrung, voilà une surprise de taille : Madonna était en train de faire son soundcheck sur scène, accompagnée de ses danseurs : lorsque j’entrais dans le stade, elle était en train de répéter I’m a Sinner (il paraît que juste avant elle avait fait I don’t Give a) ; par la suite, elle a enchainé avec Turn up the Radio et Celebration, ainsi qu’une chanson dédiée à un membre de l’équipe qui fêtait son anniversaire (Madonna elle-même avait fêté ses 54 ans deux jours plus tôt). C’est toujours chouette de voir Madonna sur scène, sans costumes ni maquillage ; je trouve que c’est un beau bonus pour ses fans qui sont toujours plus que ravis de la voir peaufiner les derniers détails de son spectacle ; par ailleurs, j’ai beaucoup ri car Rébecca n’avait même pas vu que Madonna était sur scène.

Blog 2012 - 277

Votre serviteur attend patiemment…

Après le soundcheck nous avons essayé de nous asseoir et de nous faire un peu de place, en attendant le début de la première partie, qui était assurée par Martin Solveig (et qui n’a pas vraiment enchanté ce cher Floppy). Lorsque nous avons réussi à nous installer par terre, assoiffé et désireux de me rendre aux toilettes, j’ai quitté mes compagnons et je suis parti à la recherche des WC et d’une buvette pour acheter de la bière ; ainsi, après un bref passage aux toilettes, je me suis arrêté à un stand pour acheter quelques boissons pour toute l’équipe. Etant donné que j’ai acheté plusieurs boissons, on m’a filé un porte-gobelets en carton prévu pour cinq grandes boissons ; j’ai donc chargé mes breuvages et - après un tout petit détour du côté du stand du merchandising - j’ai essayé de retrouver les autres ; je dis bien « retrouver » car le retour à ma place n’a pas été pas aussi aisé que l’allée : entre les Securitas qui ont voulu revoir mon bracelet avant de me faire accéder au Golden Circle, les centaines de gens assis à enjamber, et les personnes qui ne voulaient pas me laisser passer, j’ai cru ne jamais arriver vers les autres ; et puis j’avais aussi peur de renverser les bières (!). Finalement, après un moment que j’ai trouvé interminable, j’ai bel et bien réussi à rejoindre les autres, avec mes bières toujours intactes ; et c’est là qu’une femme sortie de nulle part a voulu « m’aider » et a attrapé le porte-gobelets en carton qui - évidemment - s’est cassé lorsqu’elle l’a tiré vers elle ; trente francs de boissons se sont immédiatement déversés sur les gens (ô pauvres innocents) assis à côté de nous et c’est à ce moment que toute la colère et la frustration que j’ai cumulées au cours de cette longue journée se sont déversées sur cette « pauvre » dame dont l’unique faute était celle de vouloir me rendre service... Je ne suis pas très fier de l’avoir traité d’espèce de c**** (heureusement qu’elle était alémanique et qu’elle n’a pas tout compris), mais je commençais à saturer et le fait de voir cette bière que j’attendais de boire avec impatience servir de shampooing à un type que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam a été la goutte de trop. Du coup j’ai gueulé un bon coup et il paraît - selon les dires de Mano - qu’à partir de ce moment personne n’a plus osé nous embêter…

Blog 2012 - 279

Martin Solveig sur scène.

Il m’a fallu un moment pour me calmer et me remettre de mes émotions (après avoir gueulé je tremblais comme une feuille et j’avais le cœur qui battait à mille) et c’est seulement lorsque le Dj-set de Martin Solveig a commencé que je suis parvenu à retrouver mon calme. La playlist proposée par le Dj Star français a été exactement la même qu’à Vienne et donc il n’y avait pas de grosses surprises pour moi… De plus que ce n’était pas pour lui que j’avais supporté autant de choses au cours de cette journée...

Blog 2012 - 284

Le spectacle peut commencer !

La première partie s’est terminée vers 20 heures ; à ce moment précis je me suis dit que ma longue attente touchait bientôt à sa fin ; je n’attendais pas Madonna sur scène avant 21 heures, mais elle a créé la surprise et a fait son apparition peu après 20h30 ! J’étais très étonné car il ne faisait pas encore nuit et (surtout) le souvenir de l’immense retard de Vienne était encore très présent dans mon esprit. Quoiqu’il en soit, lorsque les moines en bure rouge ont fait leur apparition sur scène j’ai su que l’attente était terminée : j’étais aux anges et je savais que les deux heures qui allaient suivre auraient été magiques. Je ne vous dis pas quel était mon état lorsque le son de la cloche a retenti ; cette introduction du MDNA Tour est juste spectaculaire : d’abord les moines rouges « sonnent » une grosse cloche (que l’on ne voit pas mais qu’on peut facilement imaginer) ; d’autres moines se joignent aux premiers et ce groupe d’hommes pieux vêtus de rouge s’affaire autour d’un énorme encensoir doré qui est allumé et fait balancer d’un côté à l’autre de la scène ; ensuite les Kalakan, un trio de musiciens originaire du Pays basque, font leur apparition sur scène et entonnent un litanie qui se transforme en une sorte d’invocation adressée à Madonna, une invocation à se manifester parmi ses fidèles. Et c’est lorsque la phrase « Oh My God » retentit dans les quatre coins du stade que la Reine fait son apparition derrière le rideau blanc de son confessionnal ; suit le Act of Contrition pendant lequel on aperçoit la silhouette d’une Madonna en train de prier derrière ce rideau blanc ; un dernier signe de croix puis la Star prend un fusil et brise une vitre imaginaire pendant que les premières notes de Girl Gone Wild annoncent un début de concert en fanfare.

Blog 2012 - 285

Oh my God !

Lorsque le rideau disparaît on découvre donc Madonna, fusil à la main, toute habillée en noir avec un pantalon et un body très moulants qui mettent en valeur son corps sculpté par des années de sport et de régimes alimentaires sains et équilibrés. Girl Gone Wild est suivie par Revolver, Gang Bang, Papa don’t Preach, Hung up et I don’t Give a... Ce premier tableau très sombre mais aussi très spectaculaire s’appelle Transgression et en met plein les yeux aux spectateurs ; entre fusillades, promenades sur une slackline et chorégraphies endiablées, Madonna montre à son public de quoi elle est capable et cloue le bec de ceux qui osent dire qu’elle commence à être trop vieille pour ce qu’elle fait…

Blog 2012 - 300

I don’t Give a…

Après l’Interlude Best Friend/Heartbeat (qui n’est pas sans rappeler l’univers de Mylène Farmer), s’ouvre le tableau Prophecy. Madonna revêtit un costume de pom-pom girl le temps d’interpréter un medley d’Express Yourself et Born this Way (qui montre, s’il y en avait encore besoin que la musique de la chanson de Lady Gaga est un véritable hommage au tube de Madonna) ainsi qu’une version endiablée de Give all your Luvin’, entourée de ses danseurs et de tambourins suspendus à plusieurs mètres du sol. Suit une petite introduction avec des projections d’images qui retracent, sur fond musical, la carrière de la Reine, puis Madonna réapparait sur scène, guitare à la main, pour interpréter Turn up the Radio. A la fin de la chanson, le trio Kalakan refait son apparition et accompagne la chanteuse sur une version étonnante d’Open your Heart (réarrangée avec Sagarra Jo, un titre traditionnel basque) ainsi que sur une interprétation poignante de Masterpiece. Juste avant d’attaquer ce dernier titre, Madonna s’est adressée au public et a évoqué la condamnation des Pussy Riot dont elle a dit être « touchée, dévastée et dégoûtée » (upset, devastaded and disgusted) ; elle a ajouté vouloir s’engager à combattre toute sorte de discriminations jusqu’à la fin de sa vie, et de vouloir créer le FFFU (Freedom Fighters for Unity) et a demandé au public s’il voulait se joindre à elle. C’était un très beau discours sur la tolérance et j’ai vraiment apprécié de voir Madonna interagir avec son public comme elle l’a fait.

Blog 2012 - 322

Vogue.

Après cette parenthèse un peu plus « intime », le deuxième tableau se termine lorsque les premières notes d’une toute nouvelle version de Justify my Love commencent à retentir dans le stade ; sur les écrans passe la vidéo que Madonna a tourné pour illustrer la chanson tandis que des danseurs masqués exécutent une chorégraphie parfaitement synchronisée et millimétrée ; les dernières notes de ce nouveau remix se dissolvent dans l’introduction mythique de Vogue qui ouvre la section Masculine/Feminine du spectacle ; Madonna enchaîne avec Candy Shop (une véritable surprise : je ne pensais pas qu’elle chanterait aussi vite une chanson de Hard Candy qui n’est même pas sortie en single) qui contient des extraits d’Erotica, Human Nature et termine sur Like a Virgin ; cette dernière chanson constitue une des plus grosses claques de tout le concert et sans doute le moment le plus touchant du spectacle : après avoir improvisé un strip-tease sur la fin de Human Nature, Madonna se retrouve en soutien-gorge et pantalon et elle interprète une version de Like a Virgin réarrangée et mixée avec un morceau instrumental appelé Evgeny’s Walz qui fait partie de la B.O de W.E., le deuxième long-métrage réalisé par Madonna. Il s’agit d’une interprétation très touchante et très mature du célèbre tube de 1984 pendant laquelle la Reine était émue jusqu’aux larmes. Juste avant d’attaquer le morceau, elle est revenue sur la condamnation des Pussy Riot : le bras grand ouverts pour montrer les mots tatoués « Free Pussy Riot » sur ses bras, elle a incité le public à répéter après elle « Free Pussy Riot » plusieurs fois ; elle était visiblement émue et l’a été pendant toute la chanson ; on voyait des larmes au coin de ses yeux lorsqu’elle a dit « I’m angry ! Get angry ! This is not a joke  ! » (Je suis fâchée ! Fâchez-vous ! Ce n’est pas une blague !). Bref, un moment très touchant pendant lequel la communion entre Madonna et ses fans a atteint le paroxysme.

Blog 2012 - 337

Like a Virgin. 

Après un dernier interlude sur Nobody Knows me, pendant lequel - sur les écrans géants - passe une vidéo qui dénonce l’intolérance et l’homophobie et montre le visage de Madonna se transformer peu à peu en celui de personnages célèbres (le Pape, Hitler, Marine Le Pen… mais aussi Obama, Mère Teresa et j’en passe), commence le tableau Redemption. Madonna apparaît sur scène avec une tenue qui n’est pas sans rappeler les armures en cotte de mailles portées par les célèbres chevaliers du Roman de la Rose; c’est donc en Jeanne d’Arc des temps modernes que Madonna entame I’m Addicted (par contre la chorégraphie fait davantage penser au Japon qu’à l’Europe médiévale), avant d’enchaîner avec une version de I’m a Sinner enrichie d’un extrait de Cyberraga (une petite mention aux écrans en forme de train qui ont ravi Florian, alors que je redoutais qu’il ne trouve cela un peu cheap) ; suit Like a Prayer : les danseurs, musiciens et choristes qui partagent la scène pendant le concert sont tous ensemble sur scène, habillés avec une tunique style Gospel. Sur cette chanson, Madonna prend son pied et invite même le public à chanter avec elle ; Like a Prayer a été le numéro préféré de Julienne lorsque nous avons vu le concert à Vienne (alors qu’elle n’avait pas du tout été convaincue par l’émouvante prestation sur Like a Virgin). Le spectacle se termine sur une version très énergétique, voire endiablée, de Celebration. Et puis c’est la fin : Madonna quitte la scène sous les applaudissements de son public, à moitié abasourdi (mais ravi) par ce à quoi il vient d’assister ; quelle claque ce spectacle ! J’en suis sorti avec des étoiles plein les yeux et l’envie de le revoir encore une fois. Et ce qui est encore mieux, c’est que mes amis ont aussi aimé le concert, une petite satisfaction personnelle supplémentaire pour moi qui ai été - pour la plupart d’entre eux - celui qui les a initiés à l’univers de Madonna.

Blog 2012 - 353

Like a Prayer

Après le concert, Florian, Manoel, Maïte, Rébecca et moi avons repris la route pour rentrer à la maison (après avoir fait un pit stop plus que nécessaire dans un kiosque pour acheter à boire). En rentrant, nous sommes passés par Glovelier, où nous avons déposé Rébecca, puis par La Chaux-de-Fonds où j’ai dit au revoir aux trois autres avant de prendre le Noctambus en direction de Neuchâtel. Je suis donc arrivé chez moi vers 3 heures du matin, totalement vanné mais heureux d’avoir vécu cette journée incroyable, avec ses hauts et ses bas, en compagnie de mes amis.

Blog 2012 - 360

La fine équipe !

Avant de vous quitter, je souhaite conclure en essayant de répondre à la question que je posais au début de ce long article : est-ce que le MDNA Tour a réussi a dépasser le Sticky & Sweet Tour ? Du point de vue du spectacle, on peut certainement répondre par l’affirmative : le spectacle proposé au cours de cette dernière tournée était, à mon avis, d’un niveau bien plus élevé que celui du Sticky & Sweet ; le choix des chanson était tout à fait convenable : certains pourraient regretter l’absence de certains tubes (Frozen, La Isla Bonita, Music…) mais lorsqu’on a autant de chansons à succès de Madonna et qu’en plus on veut également interpréter du matériel tout frais, il faut faire des choix, quitte à en décevoir certains ; après tout on a eu Vogue, Like a Prayer, Like a Virgin, Express Yourself et même Open your Heart (qu’elle n’avait plus chantée depuis 1990). Pendant près de nonante dates Madonna s’est dépensée sur scène et on pouvait voir qu’elle prenait son pied ; la preuve ? Je ne l’avais jamais vue aussi « proche » de son public, comme ont pu le constater les chanceux qui ont participé à des soundcheck.

Blog 2012 - 299

Hung up.

Est-ce que du point de vue des recettes le MDNA Tour a été un succès ? Encore une fois, je peux répondre par l’affirmative : les données définitives qui ont été publiées il y a quelques semaines faisaient état de 296 millions de recettes et plus de 2’000’000 spectateurs ; pour résumer, nous 407 millions de dollars pour 86 dates et 3’500’000 spectateurs en 2008/2009 contre environ 300 millions pour 88 dates en 2012 : au premier abord, on serait tenté d’affirmer qu’avec le MDNA Tour, Madonna n’a pas égalé le succès sans précédent du Sticky & Sweet Tour ; le nombre de places vendus en 2012 a été inférieur à celui d’il y a quatre ans ; d’un côté, le nombre de billets à vendre pour considérer une date comme sold-out a baissé : au Stade de France les deux concerts de 2008 étaient sold-out avec un peu plus 138’000 billets vendus (en moyenne : 69’000 par soir) ; en 2012 il l’était avec un peu plus de 62’000. A Nice, le Sticky & Sweet Tour a fait un sold-out en 2008 avec près de 41’500 places vendues ; cette année ils étaient « seulement » une petite trentaine de milliers de personnes à applaudir Madonna au Stade Charles Ehrmann. La crise serait-elle passée par là et aurait-elle contraint les promoteurs du MDNA Tour à redimensionner leurs attentes vis-à-vis des ventes de billets ? Ce n’est vrai qu’en partie car les résultats du MDNA Tour sont très bons, voire exceptionnels : en Italie les trois concerts de cette année (Rome, Milan et Florence) ont attiré plus de 132’000 spectateurs ; les trois du Sticky & Sweet Tour avaient attiré près de dix-mille spectateurs en plus, mais sur une période de deux ans (un concert à Rome en 2008, un à Milan et à Udine en 2009) : et il est indéniable que le fait de faire une tournée en Europe espacées sur deux étés a largement contribué au succès financier du Sticky & Sweet Tour ; car en une année les gens ont eu le temps de remettre de l’argent de côté et de songer à revoir un spectacle qui avait tout de même subi quelques petits changements mineurs (mais suffisants à motiver une partie des spectateurs) en cours de route.

Et puis il y a des pays dans lesquels, en 2012, les promoteurs ont choisi des salles ou des stades plus petits que ceux de 2008 : en Suisse on est passé de Dübendorf au Lezigrung ; en Autriche elle a troqué la Donauinsel (57’000 spectateurs) pour le Stade Ernst-Happel (37’800) ; en 2008 la Reine visitait pour la première fois de sa carrière la Suisse et l’Autriche et les concerts organisés lors du Sticky & Sweet Tour devaient pouvoir accueillir, en plus des nombreux fans de la Star, un grand nombre de curieux ayant envie de voir Madonna se produire pour la première fois en 25 ans de carrière dans leur pays. Le concert de Madonna à Dübendorf, à l’instar de celui de Rolling Stones de 2006 a été un événement exceptionnel : ce n’est pas tous les jours que le Département de la Défense autorise la tenue d’un spectacle d’une telle envergure sur une base de l’Armée ; et lorsque Live Nation a annoncé le passage de la Reine en Suisse, il était évident (au moins pour moi) que le nouveau concert serait certainement grandiose, mais pas aussi démesuré que celui de 2008 car les attentes étaient différentes. 

Blog 2012 - 289

Revolver.

Pour revenir à la question du succès du MDNA Tour, je ne dirais donc pas que la tournée a été un échec commercial : par ailleurs, l’illustre magazine américain Billboard corrobore ce que je dis et vient d’annoncer (la nouvelle est tombée il y a quelques jours) que la tournée de Madonna a été la plus rentable de l’année 2012 et que la Reine a devancé (et de loin) des artistes du calibre de Bruce Springsteen, Lady Gaga et Barbra Streisand. Donc voilà, pour terminer, je peux affirmer sans aucun doute ou hésitation que le MDNA Tour a rencontré un immense succès et qu’elle a égalé, voire dépassé, le Sticky & Sweet Tour ; dans tous les cas, j’ai passé des instants magiques à quelques mètres seulement de mon idole de toujours ; que demander de plus ?

Voilà. Je vais m’arrêter ici pour ce soir. Si vous souhaitez voir encore plus de photos que j’ai prises lors de ce périple zurichois, vous pouvez cliquer ICI ou bien visiter l’album « 2012.08.18 - MDNA @ Zurich ».

Bien à vous

Votre Stefano