Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

20 octobre 2012 : 30 ans (article révisé avec les photos en bonus)

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Blog 2012 - 504

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Me voici de retour après une nouvelle série de problèmes informatiques qui m’ont accablé au cours de ces dernières semaines ; je vous écris depuis un nouvel ordinateur portable que – je l’espère – aura une vie plus longue et heureuse de son prédécesseur (ce n’est pas très dur). Et pour revenir en puissance par ici, quoi de mieux qu’un petit texte concernant mes trente ans ?

Car oui : ça y est ! Je suis (enfin ?) trentenaire ; j’ai passé le cap et j’ai – en quelques sortes – basculé du « côté obscur de la force ». Enfin, je ne saurais pas encore vous dire si la trentaine correspond vraiment au début de la fin car, après tout, je n’y suis entré que depuis quelques heures seulement. Certes, j’ai l’impression d’avoir atteint un jalon important de mon existence, mais s’agit-il vraiment, comme je l’ai craint pendant des années, du moment qui marque le début de la fin ? Ou bien s’agit-il tout simplement d’une étape supplémentaire qu’il faut franchir pour atteindre la maturité ? Pourquoi une partie de notre société nous pousse-t-elle à concevoir la trentaine comme une échéance si effrayante ? Il me semble avoir encore tellement de choses à vivre et à expérimenter et j’ai de la peine à percevoir ce moment de mon existence comme le zénith de mon passage sur terre ; je n’ai pas l’impression d’être arrivé au sommet : j’ai plutôt le sentiment d’être tout juste parvenu à un stade de ma vie où j’ai enfin réussi à trouver une certaine stabilité et à me donner les moyens de voler de mes propres ailes. Et si d’un côté j’aurais tendance à croire qu’à partir de maintenant ma vie va être un long fleuve tranquille qui mène à la mer calme de l’éternité, de l’autre côté je ne suis pas certain de vouloir qu’il en soit ainsi.

En trente ans je suis passé du gamin d’un minuscule village tessinois à côté de Bellinzona, à l’homme toujours fier de ses origines latines mais expatrié - pour des raisons multiples - en Suisse Romande. Contrairement à beaucoup d’enfants, je n’avais pas un métier en tête depuis tout petit ; il m’a fallu du temps pour trouver un parcours professionnel qui me comble. Au début, la voie des études n’était qu’une tentative grossière de « gagner du temps » pour réfléchir encore un peu ; en fait, adolescent, je n’aurais jamais pensé être capable de faire des études, mais à l’époque j’étais tellement peu sûr de mes capacités que même un apprentissage de coiffeur (oui, j’ai failli me lancer dans cette profession), me semblait au-dessus de mes moyens. J’ai dû faire du travail sur moi-même pour gagner un minimum de confiance en moi ; tout a commencé à l’école, lorsque je me suis rendu compte que je n’étais pas si bête et qu’avec un minimum d’application je réussissais plutôt bien. En gagnant de l’assurance, j’ai appris à m’imposer, à défendre mes idées et à assumer mes goûts. Mais il me manquait encore quelque chose pour m’épanouir complètement et ce fut grâce à mon coming-out que j’ai franchi un des caps les plus importants de cette dernière décennie (strictement du point de vue du développement personnel). Un coming-out peut-être tardif (dans un article récent je suis arrivé à la conclusion qu’il n’aurait pas pu avoir lieu plus tôt) qui a changé la donne et qui a fait de moi une meilleure personne. Depuis les choses se sont enchaînés très vite ; une licence en Lettres, une échange d’une année au Royaume-Uni, un travail de mémoire très prenant et deux stages professionnels très enrichissants plus tard, me voici enfin employé à l’Hôpital cantonal de Fribourg dans une place assurément différente par rapport à celles auxquelles j’avais songé tout au long de mes études (mais qui me comble et me donne envie de me lever le matin). Bref, le gamin tessinois un peu gâté et pas sûr de lui est devenu un homme dont, je pense, il peut être fier ; il est désormais bien dans sa peau, avec un travail intéressant et une vie sociale palpitante. Il ne manquerait plus que l’amour… mais ne bousculons pas trop le sort : ça finira par arriver...

Donc, si je parcours d’un regard attentif mon existence, j’ai l’impression d’être arrivé quelque part et je me plais à redécouvrir mon parcours de vie et les étapes qui l’ont marqué ; mais ce point d’arrivée, ne me paraît guère une destination que l’on pourrait définir comme « finale » : j’ai encore beaucoup de choses à faire, à découvrir et à expérimenter. J’ai encore des rêves et des projets. Et je compte bien en réaliser un maximum avant de me retenir satisfait. Pourquoi donc avoir passé autant de temps à craindre ce passage du cap de la trentaine ? Il y a certainement la peur (est-elle vraiment si irrationnelle qu’on voudrait nous faire croire ?) de vieillir et de voir sur mon corps les effets du passage du temps. Je l’avoue : la décadence physique m’effraie. Oui : j’ai peur de vieillir et de voir le corps que j’entraine et je chouchoute dépérir et me lâcher à petits feux. J’ai également peur de tomber malade et de mourir avant d’avoir eu la chance de réaliser mes projets ; au travail je côtoie quotidiennement la mort, la maladie et la décadence et cela me rappelle, inévitablement, que nous ne sommes pas éternels sur terre et que tout pourrait s’arrêter à n’importe quel moment, dans l’espace de quelques instants. Et c’est bel et bien parce que nous ne savons pas combien de graines de sable contient notre clepsydre que nous devons essayer de profiter un maximum des la vie, la croquer à pleines dents, saisir les chances qu’elle nous offre, histoire de ne pas avoir trop de regrets lorsque notre dernière heure aura sonné.

Enfin, je vous rassure tout de suite : je ne passe pas mes journées à songer à ces choses un peu moroses, mais il est indéniable que je travaille à un endroit où j’y suis malgré tout confronté quotidiennement : autant de rêves, d’espoirs et de projets brisés en un rien de temps. Je n’ai pas le droit de lire les dossiers que je traite (sauf si mon travail le justifie) et cela me va très bien ; le regard superficiel et professionnel que mon travail me demande de jeter sur les dossiers qui passent entre mes mains me suffit largement ; dans tous les cas, on ne peut que se poser des questions en voyant autant d’avenirs et d’opportunités anéantis par la maladie ou la mort... Après j’essaie tout de même de garder une attitude positive et je m’oblige à profiter de chaque instant comme si c’était le dernier, même si j’espère – au fond de moi – de vivre vieux, voire très vieux, et en bonne santé.

C’est drôle : cet article devait être une sorte de rétrospective des trente premières années de ma vie et je me retrouve à vous parler de l’avenir ; et pourtant, il y aurait tellement de choses à dire sur ma vie jusqu’à présent : je ne prétends pas avoir vécu l’existence la plus intéressante ou passionnante de l’univers, mais j’ai adoré ces premières trente ans sur terre et je me réjouis d’en avoir encore une soixantaine (au moins) avant que la Faucheuse ne vienne réclamer son dû. Comme je disais plus haut, j’ai l’impression d’avoir atteint un stade important de mon existence, mais j’ai envie de poursuivre ce voyage et de découvrir ce que ma vie me réserve avant d’atteindre le terminus.

Je sais que dans ce périple long et tortueux je serai épaule, accompagné et soutenu par des amis et des parents exceptionnels qui ont toujours été là pour moi dans le passé et qui – j’en suis persuadé – seront encore là pour moi au cours des années à venir. Qui sera encore à mes côtés dans dix, vingt ou trente ans ? Aucun moyen de le savoir ! Par contre, ce que je sais et qui me remplit de joie, c’est qu’au cours du chemin qu’on aura la chance de parcourir ensemble je ne me sentirai jamais seul.

Au cours de ces trente premières années j’ai endossé plusieurs casquettes ; j’ai été tour à tour fils, frère, petit-fils, étudiant, Tessinois, Neuchâtelois, diplômé, chômeur, stagiaire, employé, homo refoulé, ami, confident, président d’association, personne engagée, gentil, méchant, généreux, égoïste, et j’en passe ! Toutes ces facettes font partie de moi et de ma personnalité : elles me définissent et me rendent celui que je suis, avec mes qualités et mes (nombreux) défauts. Je sais que je ne suis pas toujours la personne la plus facile à vivre, que je peux avoir un sale caractère et que je peux me montrer très intransigeant, mais je fais tout mon possible pour devenir un homme meilleur ; c’est un travail de longue haleine qui n’est pas toujours facile (car il n’est jamais facile de se remettre en question), mais je m’applique et je vais bien finir par obtenir quelques résultats non ?

En attendant, je vais continuer à poster par ici le récit de mes aventures et de mes péripéties. J’ai un peu de retard à rattraper et je vais essayer de le rattraper assez rapidement, bien que ce ne soit pas gagné d’avance… quoique, je reste assez confiant…

Voilà. Pour ce soir je m’arrête ici. Avant de vous quitter, je vous propose une série de photos qui ont été prises au cours de la soirée.

Blog 2012 - 478

Discussions intenses et passionnantes à la cuisine.

Blog 2012 - 479

Floppy en mode « asocial ». 

Blog 2012 - 480

Loïc, Clelia et Sylvain. 

Blog 2012 - 481

Mylène rend une petite visite au coin fumeurs.

Blog 2012 - 482

En 2011 Lionel et Michele avaient beaucoup parlé de politique. Et en 2012 ? Aussi ! 

Blog 2012 - 483

Loïc et votre serviteur dévoué.

Blog 2012 - 484

Avec Sylvain et Clelia. 

Blog 2012 - 485

Avec Jeremy et Michele.

Blog 2012 - 486

Paws up ! 

Blog 2012 - 487

Avec Celia.

Blog 2012 - 488

Une équipe de choc. 

Blog 2012 - 489

On pourrait même croire que nous pouvons être sérieux…

Blog 2012 - 490

Avec Lionel et Pascal. 

Blog 2012 - 491

Avec Maïté et Rébecca.

Blog 2012 - 492

Santé ! 

Blog 2012 - 493

Mano fait l’amour à la caméra.

Blog 2012 - 494

Mélanie et Adrien.

Blog 2012 - 495

Comme à chacune de mes soirées, mon lit est pris d’assaut…

Blog 2012 - 496

Fred.

Blog 2012 - 497

Non Stefano, ce n’est pas le moment de lire un magazine people. C’est l’heure des cadeaux !

Blog 2012 - 498

Le cadeau de Fred.

Blog 2012 - 499

Adrien, Christophe, Axelle et Mélanie.

Blog 2012 - 500

Ana me remet le cadeau de la Fine Equipe : de l’argent pour un cours de photo.

Blog 2012 - 501

J’ouvre avec impatience ce petit paquet contenant un DVD sur lequel est gravée une vidéo incroyable recueillant les vœux de plusieurs amis ainsi que les apparitions exceptionnelles de Madonna et Mylène qui m’annoncent qu’en octobre 2013 j’irai voir cette dernière lors de son passage à Genève.

Blog 2012 - 502

Avec les sœurs Balcony : Mélanie et Axelle.

Blog 2012 - 503

Avec Frédéric (je peux vous promettre que la photo n’est pas floue à cause de nous).

Blog 2012 - 505

Une équipe incroyable et adorable !

Blog 2012 - 506

Avec Marie et Ana.

Bien à vous

Votre Stefano