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Meyriez, c'est fini !

Je vous ai envoyé des caisses avec des morts dedans !

Andrea

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Après près de neuf mois de dur labeur, mon équipe et moi avons enfin fini de mettre dans l’ordre et reconditionner les dossiers d’hospitalisation de l’hôpital de Meyriez ; en tout, mes compagnons d’aventure (certains diraient « d’infortune ») et moi avons préparé 16’664 dossiers, un chiffre qui - à lui tout seul - témoigne de la tâche titanesque à laquelle nous nous sommes attaqués (et encore : ce chiffre ne tient pas compte des hospitalisations d’avant 2002 qui ont été détruites car hors délai de conservation) ; cette tâche titanesque a été ultérieurement compliquée (certains diraient « alourdie ») par la barrière de la langue : certes, nous avions tous quelques bases, plus ou moins solides, d’allemand, mais elles n’ont pas toujours suffi… du coup on peut dire que nous avons tous enrichi notre vocabulaire et que les mots « Austrittbericht », « Verlauf » et « Röngtenbefund » - très difficiles à placer dans une conversation de tous les jours - resteront à jamais gravés dans notre mémoire.

 

Demain matin, le transporteur de la société neuchâteloise qui s’occupe de la numérisation viendra chercher les dernières quarante-cinq caisses qui seront traitées dans les semaines qui viennent ; donc notre travail sur Meyriez n’est pas encore tout à fait fini : il faudra encore vérifier que les dossiers aient été correctement scannés. Je vous rassure tout de suite : nous n’avons pas vérifié chaque dossier préparé ; nous nous sommes contentés de faire du pointage et de contrôler dix à quinze des environ soixante hospitalisations contenues dans chaque caisse. Au début, il y a eu quelques petites erreurs de numérisation, mais les derniers lots que nous avons envoyés à Neuchâtel n’ont pas présenté de problèmes particuliers.

 

Après cette vérification, qui finalement ne représente pas grand-chose par rapport à tout ce que nous avons dû faire jusqu’à présent, nous toucherons donc au but de cette folle aventure (il pourrait y avoir une petite suite, mais je ne veux pas y penser pour l’instant car nous avons du pain sur la planche avec les archives du Cantonal). En repensant à ce qui nous a fallu faire, je réalise que l’équipe s’est vraiment démenée pour obtenir le résultat auquel nous sommes parvenus ; mes collaboratrices et collaborateurs ont fourni un travail de très bonne qualité et il va sans dire que je n’aurais pas pu faire grand-chose sans leur soutien. Par ailleurs, je profite de cette occasion pour remercier publiquement Thierry L., Rose et Noëlle - mes collègues titulaires -, Thierry F., Etienne, Veton, David, Christophe, Benoît et Norbert - mes civilistes -, ainsi qu’Arnaud, Charline, Célien et Matthieu - mes temporaires -, pour tout le travail effectué et pour m’avoir suivi jusqu’au bout ; je sais que ça n’a pas toujours été très facile pour vous, et je suis ravi que vous n’ayez pas lâché prise.

 

Cette aventure touche donc à sa fin ; ce fut véritablement le premier grand projet qu’il m’a été donné de superviser et coordonner depuis que j’ai été engagé à l’HFR ; l’avenir nous dira si j’ai fait du bon travail ou pas, mais je pense pouvoir affirmer que je me suis assez bien débrouillé… je n’avais jamais eu affaire à un projet d’une telle envergure, avec une si grande masse de dossiers à traiter et autant de personnel à gérer ; j’ai dû apprendre pas mal de choses sur le tas et - surtout au début - il nous a fallu modifier plusieurs fois notre façon de travailler (on ne compte plus les changements qui ont été apportés à la liste des documents contenus dans les dossiers : certains papiers ont changé de place et de rubrique au moins quatre fois avant de trouver leur emplacement définitif) en fonction des défis qui se sont présentés à nous. J’ai essayé de me baser sur les connaissances que j’avais acquises en travaillant au Scanning, mais il a fallu les compléter avec mon savoir-faire et mes expériences passées. Du coup, avant de fermer définitivement le chapitre « Meyriez », je vais rédiger un rapport dans lequel je vais inclure un maximum d’informations utiles afin que ce texte puisse devenir un outil de référence pour l’avenir (il paraît qu’il reste encore les archives de Tafers à numériser, mais ce ne sera pas pour tout de suite).

 

Voilà. Pour ce soir je vais m’arrêter ici. J’avais juste envie de partager avec vous ma joie et ma satisfaction pour être arrivé au bout de ce projet qui a occupé les neuf derniers mois de mon existence.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano