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Des nouvelles du front

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Cela fait plusieurs mois que je ne vous ai pas adressé un rapport détaillé concernant la bataille sanglante qui oppose mon corps et mon esprit. Souvenez-vous : il y a plusieurs mois, Esprit, également connu sous le nom de Raison, a adressé une déclaration de guerre à Corps, à qui il reprochait de faire ce qu’il voulait sans prendre en compte son avis lorsqu’il s’agissait de faire ce qui était mieux pour la survie de ma petite personne. Vexé par les accusations injustifiées d’Esprit, Corps a, à son tour, déclaré guerre à son compagnon de voyage qu’il accusait de tout vouloir contrôler et d’agir en dictateur, plutôt qu’en associé.

Bref, une guerre sanglante a éclaté vers la fin de l’année 2010, une bataille interminable pendant laquelle tous les coups ont été permis (même les plus abjectes) ; il a très vite été clair qu’Esprit disposait de plus de ressources que son adversaire et qu’il avait les moyens de soumettre Corps à sa volonté ; mais ce dernier, ne voulait surtout pas déposer les armes sans se battre ! C’était une question de principe ! Et sa résistance farouche prouve bel et bien que la Raison ne peut pas faire ce que bon lui semble…

 

Mais où en sommes-nous à présent ? Est-ce que cette guerre continue ou bien elle est finie ? Dans ce cas, qui a gagné ? Qu’est-il arrivé au perdant ?

 

Je dirais tout d’abord que la guerre n’est pas encore terminée, mais - peut-être - pour la première fois en deux ans et demi, un armistice semble envisageable dans les semaines à venir. C’est une grande première ! Une nouvelle très attendue par les alliés et amis des deux camps, fatigués de voir cet affrontement s’éterniser. Il faut dire qu’Esprit est peu à peu venu à bout de la résistance de Corps et qu’il a réussi à le repousser dans ses derniers retranchements ; mais il lui aura fallu du temps : après des débuts prometteurs où Esprit espérait dompter Corps sans trop d’efforts dans une sorte de guerre éclair, il y a eu une longue période d’instabilité pendant laquelle les belligérants campaient sur leurs positions, et c’est véritablement depuis le mois de janvier 2013 que - grâce à une nouvelle stratégie et à de nouvelles armes déployées - Esprit est parvenu à vaincre quelques batailles décisives contre ce rebelle de Corps.

 

L’offensive décisive a commencé le samedi 12 janvier 2013, en début d’après-midi. C’est ce jour-là qu’Esprit a remarqué que Corps était en train de reprendre des forces et avait recommencé à accumuler des kilos indésirables ; un passage routinier sur un pèse-personnes a en effet mis en évidence une prise de poids considérable : 85.5 kilos ! Plus de cinq kilos de plus que d’habitude ; aux yeux d’Esprit, c’était la preuve que Corps avait les moyens de continuer cette bataille éreintante. Esprit ne s’y attendait pas ! La situation était bien plus grave que prévu ; même si on sortait tout juste des Fêtes de fin d’année, avec leur lot de libations et de banquets somptueux, Esprit ne pouvait pas s’attendre à une telle dégringolade.

 

Il a donc fallu réagir. C’est ainsi qu’Esprit a convoqué un conseil de guerre où étaient présents tous ses alliés : je parle évidemment des lieutenants Volonté et Motivation, mais aussi de son amie Connaissance et bien d’autres que je ne vois pas l’utilité de mentionner ici. A l’issue de cette réunion très animée, Esprit a décidé d’employer une nouvelle stratégie : une attaque sur plusieurs fronts. Car jusqu’à ce moment-là, Esprit matraquait Corps avec des séances de sport de plus en plus fatigantes et nombreuses, mais cette approche ne semblait pas avoir les effets souhaités… enfin, c’est au bout d’une discussion avec ses alliés qu’Esprit s’est rendu compte que sa stratégie n’était pas efficace car elle devait être accompagnée d’une autre approche, visant à surveiller de plus près l’alimentation. Certes, depuis que les séances de fitness avaient commencé à fin 2010, l’alimentation de Corps avait été mise sous haute surveillance, mais cela n’avait pas l’air de suffire, au grand désespoir d’Esprit...

 

Il fallait donc également apporter des petits changements alimentaires et éradiquer certaines mauvaises habitudes ; pour ce faire, Esprit a donné l’ordre qu’on recense quotidiennement tout ce Corps mangeait et buvait, histoire de pouvoir avoir un aperçu des calories, des protéines, des graisses et des glucides accumulés chaque jour. Ce fut une démarche payante car elle a permis de déceler certains points faibles de l’alimentation de ce pauvre Corps ; en partant des quantités journalières moyennes recommandées (60 grammes de protéines, 60 de graisses et 200 de glucides), ainsi que du calcul de l’énergie nécessaire à faire tourner le métabolisme de Corps (environ 2000 calories), il a été possible d’adapter l’alimentation aux besoins réels de Corps. Et il a aussi été possible de corriger certaines erreurs et introduire des petits reflexes quotidiens symptomatiques d’une alimentation saine (plus de fruits et légumes, moins de sel et de fromage, lait écrémé au lieu que lait entier,…).

 

A côté de cette nouvelle action sur l’alimentation quotidienne, qui s’est rapidement révélée très payante, il y a également eu quelques petits changements au niveau des entrainements à la salle de sport ; ils sont resté très nombreux, mais ils ont été mieux conçus (exercices mieux ciblés) et enrichis avec des séances de cardio plus intensives. Pour préparer un programme sportif plus efficace, Esprit s’est adressé aux plus grands spécialistes du domaine et a écumé la littérature de référence dans le domaine.

 

Comme je disais plus haut, les résultats de cette nouvelle offensive sur deux fronts menée par Esprit a très rapidement donné des résultats ; les kilos ont commencé à fondre, d’abord très vite, puis un peu plus lentement à fur et à mesure que le taux de graisse de Corps diminuait. Au cours des dernières quinze semaines d’hostilités, la masse corporelle de Corps est passé de 85.5 à 73.9 kilos, c’est-à-dire une perte totale de 11.6 kilos (ce qui correspond à environ 13.5 % de la masse corporelle initiale !). Ce résultat va au-delà des espérances d’Esprit qui, initialement, visait un poids d’environ 75 kilos, mais ce n’est pas lui qui va se plaindre du succès fulgurant de son attaque ; au dernier conseil de guerre, Esprit, a eu le plaisir de faire part à ses alliés de ces bonnes nouvelles et de leur communiquer que l’index BMI atteint par Corps était entré dans la fourchette considérée comme « normale » pour un homme d’1.80 m, alors qu’auparavant il indiquait un léger surpoids. Ce fut une nouvelle qui a ravi tous les membres du conseil qui ont félicité Esprit et ses lieutenants pour leur travail.

 

Maintenant, il reste à savoir quelle est l’issue de cette bataille ; d’un côté, Corps est las de devoir faire face aux attaques incessantes d’Esprit ; ses forces ont diminué et il ne peut plus faire grand-chose pour stopper les nombreuses offensives. De l’autre côté, Esprit ne peut pas continuer indéfiniment à mener la vie dure à Corps ; les résultats atteints ces derniers mois ont été exceptionnels, mais il faudra bien qu’un jour le poids cesse de descendre et se stabilise ; et ce serait pas mal que cet arrêt se produise avant que la masse corporelle chute en-dessous de 70 kilos, car Esprit ne veut pas non plus que Corps soit trop affaibli. Un poids entre 70 et 75 kilos serait donc l’idéal. En même temps, Esprit aimerait bien que les séances de musculation, en plus de brûler les quelques graisses qui résistent farouchement, modèlent davantage la musculature de Corps, surtout au niveau de la ceinture abdominale. Ce n’est pas un objectif qui paraît irréalisable, de plus qu’au cours de cette longue guerre, Corps a tout de même réalisé qu’Esprit avait peut-être raison de poursuivre des rêves de santé et de forme physique. Il se pourrait donc qu’un armistice soit très bientôt signé entre les deux belligérants et que Corps et Esprit commencent enfin à travailler de concert pour le bien commun, car - finalement - l’un ne peut vivre sans l’autre.

 

Voilà ce que je pouvais vous dire de cette bataille. J’espère pouvoir vous narrer son épilogue très prochainement.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

To move or not to move, that is the question !

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Il semblerait que plusieurs personnes de mon entourage aient attrapé une forme aigue et fort contagieuse de déménagite. Cette maladie, provoquée des facteurs d’origine disparate, pourrait bien me contaminer et me pousser à m’installer dans un nouveau logement… Eh oui : il n’y a rien de pire que de suivre les péripéties liées aux recherches d’appartement de ses amis pour que l’envie de déménager nous prenne aussitôt.

 

Il faut tout de même que je vous rassure tout de suite : cette envie de changement n’a pas germé du jour au lendemain dans mon esprit ; cela fait plusieurs mois que j’y pense, sans vraiment y penser car je me plais dans mon appartement et il n’y a rien qui me pousse à déménager. Certes, mon appartement présente quelques petits inconvénients (pas de hotte dans la cuisine, pas de fenêtre dans la salle de bain et une insonorisation pratiquement inexistante), mais il offre aussi des avantages indéniables : il est bon marché, lumineux, près du centre-ville, de ses commerces, de la gare et de ma salle de fitness. Et c’est mon chez moi depuis près de six ans. Dans tous les cas, si je déménage, ce ne sera pas sur un coup de tête…

 

Alors pourquoi changer ? Eh bien, principalement parce que j’aimerais avoir une pièce de plus ; dans mon appartement actuel, la pièce principale fait office à la fois de salon et de chambre à coucher ; or il me plairait vraiment d’avoir une vraie pièce à vivre et une vraie zone nuit séparées. J’aimerais également avoir un petit jardin ou une grande terrasse, histoire de pouvoir un jour prendre un chien (oui, je rêve d’avoir un chien !). Pour ce qui est de la hotte et de la fenêtre de la salle de bain, ce seraient deux bonus que j’aimerais bien trouver dans un futur appartement, mais ils ne constituent pas une condition sine qua non

 

To move or not to move, that is the question ! Cette incertitude me bloque et bloque tous les projets de transformation ou d’aménagement de mon appartement actuel : en effet, au cours de ces derniers mois j’ai longuement songé à refaire la peinture de la cuisine et de la salle de bain ; j’aurais également souhaité changer quelques meubles, notamment la table de la cuisine, la bibliothèque et le canapé. Toutefois, j’hésite à me lancer dans ces projets car je ne sais pas combien de temps je passerai encore à la Rue de Prébarreau. Ce serait idiot, comme me disait Mano un jour, de dépenser une petite fortune pour acheter une nouvelle bibliothèque et de ne pas pouvoir la caser dans le nouvel appartement… Et ce serait aussi idiot de refaire la peinture pour que ce soient les prochains locataires à en profiter.

 

Il est donc indéniable qu’il faudrait que je pèse les pour et les contre d’un éventuel déménagement avant de m’engager dans tout travail ou achat de mobilier. Est-ce que j’ai vraiment envie de partir de Prébarreau ? Et pour aller où ? Jusqu’à il y a quelques jours, la réponse était claire dans ma tête : je n’aurais dans aucun cas pas quitté Neuchâtel ; à présent, la réponse me semble moins sûre : en effet, en me promenant à Morat avec mes collègues durant la pause de midi de jeudi passé, je me suis rendu compte que je pourrais habiter dans cette petite ville plein de charme à mi-chemin entre Neuchâtel et Fribourg ; je serais ainsi plus près de mon travail et pas trop loin de mes amis (de plus que bientôt je ne devrai même plus monter à la Chaux-de-Fonds trop souvent…). Et le cadre est très joli. Morat pourrait donc être une option envisageable (je ne parlerai pas de la question fiscale car ce n’est pas difficile d’être fiscalement plus attractif que Neuchâtel…) ; que dire de Fribourg ? Je m’acharne à dire que je ne veux pas déménager là-bas, mais il y a des appartements très chouettes dans des cadres magnifiques… Et si je reste à Neuchâtel ? Où aller ? Rester dans le centre-ville ou prendre de la hauteur et m’installer (par exemple) à la Rue des Parcs ?

 

Et puis il ne faut pas oublier tout ce qu’un déménagement comporte : cartons, transports, formalités administratives, changements d’adresses, dédites d’abonnements, etc… Est-ce que j’ai vraiment envie de m’infliger tout ça ? J’avoue que l’idée de m’attaquer à ces formalités me refroidit passablement.

 

Voilà donc tant de questions auxquelles je dois impérativement répondre pour pouvoir prendre une décision et pouvoir enfin dresser des projets à long terme. Et, bien sûr, il faut aussi répondre à deux questions encore plus essentielles : est-ce que j’ai vraiment envie de déménager ? Et encore : est-ce que ce déménagement est vraiment utile ou nécessaire ? Il est indéniable que les trajets entre Neuchâtel et Fribourg peuvent être pesants, mais cela suffit-il à motiver un déménagement ? Pour l’instant je suis très loin d’avoir trouvé toutes les réponses à mes interrogations. Il faut que j’y réfléchisse sérieusement, et que - comme je disais plus haut - je prenne le temps de coucher sur une feuille les pour et les contre. Pour le moment je reste donc où je suis, mais pour combien de temps ?

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

News

Over-Blog offre une nouvelle plateforme à ses membres. Avec cette nouvelle version je pourrai partager avec vous mes statuts Facebook et les photos que je publie sur Instagram. Je me réjouis de continuer à partager les instants marquants de ma vie avec vous.

Bien à vous

Votre Stefano

20 octobre 2012 : 30 ans (article révisé avec les photos en bonus)

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Blog 2012 - 504

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Me voici de retour après une nouvelle série de problèmes informatiques qui m’ont accablé au cours de ces dernières semaines ; je vous écris depuis un nouvel ordinateur portable que – je l’espère – aura une vie plus longue et heureuse de son prédécesseur (ce n’est pas très dur). Et pour revenir en puissance par ici, quoi de mieux qu’un petit texte concernant mes trente ans ?

Car oui : ça y est ! Je suis (enfin ?) trentenaire ; j’ai passé le cap et j’ai – en quelques sortes – basculé du « côté obscur de la force ». Enfin, je ne saurais pas encore vous dire si la trentaine correspond vraiment au début de la fin car, après tout, je n’y suis entré que depuis quelques heures seulement. Certes, j’ai l’impression d’avoir atteint un jalon important de mon existence, mais s’agit-il vraiment, comme je l’ai craint pendant des années, du moment qui marque le début de la fin ? Ou bien s’agit-il tout simplement d’une étape supplémentaire qu’il faut franchir pour atteindre la maturité ? Pourquoi une partie de notre société nous pousse-t-elle à concevoir la trentaine comme une échéance si effrayante ? Il me semble avoir encore tellement de choses à vivre et à expérimenter et j’ai de la peine à percevoir ce moment de mon existence comme le zénith de mon passage sur terre ; je n’ai pas l’impression d’être arrivé au sommet : j’ai plutôt le sentiment d’être tout juste parvenu à un stade de ma vie où j’ai enfin réussi à trouver une certaine stabilité et à me donner les moyens de voler de mes propres ailes. Et si d’un côté j’aurais tendance à croire qu’à partir de maintenant ma vie va être un long fleuve tranquille qui mène à la mer calme de l’éternité, de l’autre côté je ne suis pas certain de vouloir qu’il en soit ainsi.

En trente ans je suis passé du gamin d’un minuscule village tessinois à côté de Bellinzona, à l’homme toujours fier de ses origines latines mais expatrié - pour des raisons multiples - en Suisse Romande. Contrairement à beaucoup d’enfants, je n’avais pas un métier en tête depuis tout petit ; il m’a fallu du temps pour trouver un parcours professionnel qui me comble. Au début, la voie des études n’était qu’une tentative grossière de « gagner du temps » pour réfléchir encore un peu ; en fait, adolescent, je n’aurais jamais pensé être capable de faire des études, mais à l’époque j’étais tellement peu sûr de mes capacités que même un apprentissage de coiffeur (oui, j’ai failli me lancer dans cette profession), me semblait au-dessus de mes moyens. J’ai dû faire du travail sur moi-même pour gagner un minimum de confiance en moi ; tout a commencé à l’école, lorsque je me suis rendu compte que je n’étais pas si bête et qu’avec un minimum d’application je réussissais plutôt bien. En gagnant de l’assurance, j’ai appris à m’imposer, à défendre mes idées et à assumer mes goûts. Mais il me manquait encore quelque chose pour m’épanouir complètement et ce fut grâce à mon coming-out que j’ai franchi un des caps les plus importants de cette dernière décennie (strictement du point de vue du développement personnel). Un coming-out peut-être tardif (dans un article récent je suis arrivé à la conclusion qu’il n’aurait pas pu avoir lieu plus tôt) qui a changé la donne et qui a fait de moi une meilleure personne. Depuis les choses se sont enchaînés très vite ; une licence en Lettres, une échange d’une année au Royaume-Uni, un travail de mémoire très prenant et deux stages professionnels très enrichissants plus tard, me voici enfin employé à l’Hôpital cantonal de Fribourg dans une place assurément différente par rapport à celles auxquelles j’avais songé tout au long de mes études (mais qui me comble et me donne envie de me lever le matin). Bref, le gamin tessinois un peu gâté et pas sûr de lui est devenu un homme dont, je pense, il peut être fier ; il est désormais bien dans sa peau, avec un travail intéressant et une vie sociale palpitante. Il ne manquerait plus que l’amour… mais ne bousculons pas trop le sort : ça finira par arriver...

Donc, si je parcours d’un regard attentif mon existence, j’ai l’impression d’être arrivé quelque part et je me plais à redécouvrir mon parcours de vie et les étapes qui l’ont marqué ; mais ce point d’arrivée, ne me paraît guère une destination que l’on pourrait définir comme « finale » : j’ai encore beaucoup de choses à faire, à découvrir et à expérimenter. J’ai encore des rêves et des projets. Et je compte bien en réaliser un maximum avant de me retenir satisfait. Pourquoi donc avoir passé autant de temps à craindre ce passage du cap de la trentaine ? Il y a certainement la peur (est-elle vraiment si irrationnelle qu’on voudrait nous faire croire ?) de vieillir et de voir sur mon corps les effets du passage du temps. Je l’avoue : la décadence physique m’effraie. Oui : j’ai peur de vieillir et de voir le corps que j’entraine et je chouchoute dépérir et me lâcher à petits feux. J’ai également peur de tomber malade et de mourir avant d’avoir eu la chance de réaliser mes projets ; au travail je côtoie quotidiennement la mort, la maladie et la décadence et cela me rappelle, inévitablement, que nous ne sommes pas éternels sur terre et que tout pourrait s’arrêter à n’importe quel moment, dans l’espace de quelques instants. Et c’est bel et bien parce que nous ne savons pas combien de graines de sable contient notre clepsydre que nous devons essayer de profiter un maximum des la vie, la croquer à pleines dents, saisir les chances qu’elle nous offre, histoire de ne pas avoir trop de regrets lorsque notre dernière heure aura sonné.

Enfin, je vous rassure tout de suite : je ne passe pas mes journées à songer à ces choses un peu moroses, mais il est indéniable que je travaille à un endroit où j’y suis malgré tout confronté quotidiennement : autant de rêves, d’espoirs et de projets brisés en un rien de temps. Je n’ai pas le droit de lire les dossiers que je traite (sauf si mon travail le justifie) et cela me va très bien ; le regard superficiel et professionnel que mon travail me demande de jeter sur les dossiers qui passent entre mes mains me suffit largement ; dans tous les cas, on ne peut que se poser des questions en voyant autant d’avenirs et d’opportunités anéantis par la maladie ou la mort... Après j’essaie tout de même de garder une attitude positive et je m’oblige à profiter de chaque instant comme si c’était le dernier, même si j’espère – au fond de moi – de vivre vieux, voire très vieux, et en bonne santé.

C’est drôle : cet article devait être une sorte de rétrospective des trente premières années de ma vie et je me retrouve à vous parler de l’avenir ; et pourtant, il y aurait tellement de choses à dire sur ma vie jusqu’à présent : je ne prétends pas avoir vécu l’existence la plus intéressante ou passionnante de l’univers, mais j’ai adoré ces premières trente ans sur terre et je me réjouis d’en avoir encore une soixantaine (au moins) avant que la Faucheuse ne vienne réclamer son dû. Comme je disais plus haut, j’ai l’impression d’avoir atteint un stade important de mon existence, mais j’ai envie de poursuivre ce voyage et de découvrir ce que ma vie me réserve avant d’atteindre le terminus.

Je sais que dans ce périple long et tortueux je serai épaule, accompagné et soutenu par des amis et des parents exceptionnels qui ont toujours été là pour moi dans le passé et qui – j’en suis persuadé – seront encore là pour moi au cours des années à venir. Qui sera encore à mes côtés dans dix, vingt ou trente ans ? Aucun moyen de le savoir ! Par contre, ce que je sais et qui me remplit de joie, c’est qu’au cours du chemin qu’on aura la chance de parcourir ensemble je ne me sentirai jamais seul.

Au cours de ces trente premières années j’ai endossé plusieurs casquettes ; j’ai été tour à tour fils, frère, petit-fils, étudiant, Tessinois, Neuchâtelois, diplômé, chômeur, stagiaire, employé, homo refoulé, ami, confident, président d’association, personne engagée, gentil, méchant, généreux, égoïste, et j’en passe ! Toutes ces facettes font partie de moi et de ma personnalité : elles me définissent et me rendent celui que je suis, avec mes qualités et mes (nombreux) défauts. Je sais que je ne suis pas toujours la personne la plus facile à vivre, que je peux avoir un sale caractère et que je peux me montrer très intransigeant, mais je fais tout mon possible pour devenir un homme meilleur ; c’est un travail de longue haleine qui n’est pas toujours facile (car il n’est jamais facile de se remettre en question), mais je m’applique et je vais bien finir par obtenir quelques résultats non ?

En attendant, je vais continuer à poster par ici le récit de mes aventures et de mes péripéties. J’ai un peu de retard à rattraper et je vais essayer de le rattraper assez rapidement, bien que ce ne soit pas gagné d’avance… quoique, je reste assez confiant…

Voilà. Pour ce soir je m’arrête ici. Avant de vous quitter, je vous propose une série de photos qui ont été prises au cours de la soirée.

Blog 2012 - 478

Discussions intenses et passionnantes à la cuisine.

Blog 2012 - 479

Floppy en mode « asocial ». 

Blog 2012 - 480

Loïc, Clelia et Sylvain. 

Blog 2012 - 481

Mylène rend une petite visite au coin fumeurs.

Blog 2012 - 482

En 2011 Lionel et Michele avaient beaucoup parlé de politique. Et en 2012 ? Aussi ! 

Blog 2012 - 483

Loïc et votre serviteur dévoué.

Blog 2012 - 484

Avec Sylvain et Clelia. 

Blog 2012 - 485

Avec Jeremy et Michele.

Blog 2012 - 486

Paws up ! 

Blog 2012 - 487

Avec Celia.

Blog 2012 - 488

Une équipe de choc. 

Blog 2012 - 489

On pourrait même croire que nous pouvons être sérieux…

Blog 2012 - 490

Avec Lionel et Pascal. 

Blog 2012 - 491

Avec Maïté et Rébecca.

Blog 2012 - 492

Santé ! 

Blog 2012 - 493

Mano fait l’amour à la caméra.

Blog 2012 - 494

Mélanie et Adrien.

Blog 2012 - 495

Comme à chacune de mes soirées, mon lit est pris d’assaut…

Blog 2012 - 496

Fred.

Blog 2012 - 497

Non Stefano, ce n’est pas le moment de lire un magazine people. C’est l’heure des cadeaux !

Blog 2012 - 498

Le cadeau de Fred.

Blog 2012 - 499

Adrien, Christophe, Axelle et Mélanie.

Blog 2012 - 500

Ana me remet le cadeau de la Fine Equipe : de l’argent pour un cours de photo.

Blog 2012 - 501

J’ouvre avec impatience ce petit paquet contenant un DVD sur lequel est gravée une vidéo incroyable recueillant les vœux de plusieurs amis ainsi que les apparitions exceptionnelles de Madonna et Mylène qui m’annoncent qu’en octobre 2013 j’irai voir cette dernière lors de son passage à Genève.

Blog 2012 - 502

Avec les sœurs Balcony : Mélanie et Axelle.

Blog 2012 - 503

Avec Frédéric (je peux vous promettre que la photo n’est pas floue à cause de nous).

Blog 2012 - 505

Une équipe incroyable et adorable !

Blog 2012 - 506

Avec Marie et Ana.

Bien à vous

Votre Stefano