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27 juillet 2012 : un dimanche pas comme les autres

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir j’ai le plaisir de vous proposer une série de photos que j’avais oublié et que j’ai redécouvert - un peu par hasard - il y a quelques jours ; il s’agit des premiers clichés que j’ai réalisés avec mon nouvel appareil photo hybride en juillet dernier, quelques jours avant de partir à Vienne. Je ne saurais pas vous dire pourquoi je n’ai pas publié ces images avant celles prises au cours du mythique week-end passé dans la capitale autrichienne… il se peut que sur le moment je ne les ai pas trouvées assez intéressantes ; ou bien je me suis directement attaqué à l’article sur Vienne en raison du retard que j’avais (et que j’ai encore) dans la publication de mes aventures ; ou peut-être j’ai tout simplement fait une erreur et j’ai complètement zappé cette série de photos qui, pourtant, est plutôt chouette.

Quoiqu’il en soit, je vais essayer de pallier à cet oubli ce soir et de vous proposer quelques-unes des quelques deux-cent-cinquante photos que j’ai pris au cours des deux ou trois jours qui ont suivi l’acquisition de mon appareil photo ; il s’agit d’une série de clichés qui retracent ma journée du 22 juillet qui a été plutôt remplie : tout d’abord, j’ai visité l’exposition « Sacrée science » au Muséum de Neuchâtel avec Florian, Manoel, Coraline et Rébecca ; après la visite, nous sommes descendus au bord du lac où mes amis du Haut ont fait un petit en-cas à base de nourriture bourrée de graisses non-saturées à la Frite Vagabonde. Je n’ai rien mangé (même si leurs hamburgers me donnaient très faim) car je devais retrouver Julienne quelques heures plus tard pour un petit souper sur une terrasse. Après ce petit en-cas, mes amis ont repris la route des Montagnes tandis que moi - en attendant l’heure de retrouver Julienne - je me suis promené au centre-ville et j’en ai profité pour prendre d’autres photos.

Après cette petite balade dans les ruelles de Neuchâtel, j’ai mangé une petite crêpe avec ma CardinalE sur la terrasse du « Sud » et ensuite nous avons retrouvé Mylène aux « Brasseurs » pour un dernier verre qui a clôturé en beauté un magnifique dimanche.

Voilà. A présent je vous laisse à la sélection de photos.

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Mano et Rébecca profitent du beau soleil de juillet.

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Rébecca essaie de produire de l’électricité en pédalant… et ça marche !

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Mano et Rébecca hypnotisés par les petites billes…

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… et puisqu’on parle de billes…

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Floppy très concentré.

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J’adore cette photo de Cora dans la bibliothèque. J’ai aussi réussi à me loger dans cet espace très confiné, mais ma photo est moins cool.

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Non Mano, tu ne peux pas prendre ce chat à la maison !

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Une attraction plutôt… déroutante.

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Mano et Rébecca complètement absorbés par l’observation des insectes.

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Je suis prêt à parier que Mano était en train de dire « ça c’est trop cool ! ».

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Une petite photo pour Mano.

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La Fine Equipe du Haut… dans le Bas !

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Après avoir nourri les neurones, il faut penser à son estomac…

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Florian et Rébecca.

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La promenade du port.

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La ville, le lac et le château.

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Voie ferrée.

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Le Château dans toute sa splendeur.

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Armoiries de la ville de Neuchâtel.

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Julienne souhaite nous montrer son magnifique t-shirt :).

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Julienne et Mylène aux Brasseurs.

Bien à vous.

Votre Stefano 

25 - 26 août 2012 - A la découverte de l'Helvétie

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je prends le temps de vous parler d’un week-end de la fin du mois d’août 2012 entièrement consacré à la découverte du patrimoine historique, folklorique et naturel de ma belle Suisse ; en effet, pendant les journées du 25 et 26 août j’ai eu la possibilité de plonger dans les beautés de mon pays et cela à la suite d’une idée qui avait germé lors d’un repas en compagnie de Sandrine, Pascal, Ana, Lionel, Marie et Celia ; enfin, ce n’est pas vrai : l’idée avait germé bien avant, en 2011, lorsque Sandrine, Ana, Lionel et moi avions assisté à l’inauguration de l’exposition « Tell l’assassin » montée au Musée d’Art de d’Histoire de Neuchâtel ; pendant l’apéritif qui suivait les traditionnels discours de présentation, un acteur déguisé en Guillaume Tell déambulait entre les tables et se laissait prendre en photo avec son arbalète et une pomme, ce fruit chargé de symboles qui a contribué à façonner sa légende ; cet acteur faisait partie de la troupe qui joue chaque année (et cela depuis des lustres) à Interlaken la pièce de Schiller retraçant l’histoire de notre héros national. C’est après avoir pris des photos avec Guillaume (vous pouvez les retrouver ICI) que nous nous sommes dit qu’il serait chouette de voir une fois cette pièce, de plus qu’elle est jouée en plein air dans un décor « d’époque » joliment reconstitué. Et c’est donc en 2012, lors d’un repas pris en compagnie des personnes susmentionnées que l’idée a pris forme et que nous avons commencé à nous organiser.

C’est ainsi qu’après avoir consulté nos agendas, nous avons fini par trouver une date qui arrangeait tout le monde : le samedi 25 août. Le reste de l’organisation s’est déroulé sans accrocs (car, finalement, il ne restait plus qu’à réserver des chambres) et avant qu’on puisse s’en rendre compte, ce samedi de fin août est enfin arrivé ; chacun par ses propres moyens, nous nous sommes rendus à Interlaken où nous nous sommes retrouvés dans le petit musée de la localité ; à mon arrivée, Sandrine et Pascal étaient déjà là ; Marie et Celia nous ont rejoint quelques minutes plus tard, tandis que nous avons retrouvé Ana et Lionel à notre arrivée à l’auberge de jeunesse où je logeais avec Marie et Celia. C’était la première fois que je mettais les pieds à Interlaken et je dois avouer que la ville elle-même n’est pas très jolie, ni très intéressante ; certes, elle constitue le point de départ idéal de nombreuses balades dans les Alpes et c’est donc cette proximité des montagnes les plus célèbres qui a fait sa fortune, mais ça s’arrête là ; par ailleurs, l’auberge dans lequel je suis descendu est un bon exemple de la vocation d’accueil d’Interlaken : la plupart des hôtes présents étaient des étrangers venus en Suisse pour découvrir les Alpes, faire de l’escalade ou affronter les rivières tumultueuses de la région avec leur Kayak.

Il y a - bien entendu - aussi les « Tellspiele », ce spectacle proposé plusieurs fois par semaine entre la fin du printemps et la première moitié de septembre ; il s’agit d’une tradition séculaire qui continue d’attirer de nombreux curieux, signe que le mythe de Tell est toujours aussi vif dans l’esprit des Helvètes ; je dirais même que les Jeux de Tell sont la seule attraction d’Interlaken principalement adressée à des touristes de notre pays ; dans tous les cas, c’est un spectacle qui - à mon avis - vaut le détour, même s’il n’est pas accessible à tout un chacun (j’y reviendrai).

Donc, je disais plus haut que nous avons retrouvé Ana et Lionel lorsque nous sommes arrivés à l’auberge de jeunesse ; après avoir pris possession de nos chambres respectives, nous nous sommes préparés pour la soirée : il fallait prendre de quoi faire face à la fraicheur alpine du soir (très perçante à la fin du mois d’août) et à la pluie qui menaçait de tomber d’une minute à l’autre et qui a commencé à tomber deux minutes après que nous avons quitté l’auberge… fort heureusement, pendant la pièce, le public était installé sur une tribune couverte ; mais il fallait marcher un petit moment pour retrouver l’endroit où se déroulait le spectacle. Arrivés sur place nous avons soupé (au menu : soupe du chalet, saucisses de veau et bière), puis les portes de la tribune ont été ouvertes et nous avons donc gagné nos places ; nous étions bien installés et nous pouvions - depuis nos sièges - toiser l’ensemble du décor, composé de plusieurs maisons de formes et de taille différentes ainsi que d’une fortification en chantier. J’ai trouvé ce décor très joli et très réussi ; il donnait vraiment l’impression de se trouver quelque part en Suisse centrale à la fin du XIIIe siècle.

Et que dire du spectacle lui-même ? Comme je disais plus haut, il n’est pas à la portée de tous ; je ne veux nullement dénigrer les capacité intellectuelles de qui que ce soit, mais il faut admettre que - pour le Romand « moyen » - les Tellspiele présentent une difficulté de taille : la pièce a été écrite en allemand et ce n’est pas l’allemand qu’on apprend à l’école, mais plutôt celui employé à la fin du XIXe siècle ; il est donc assez difficile de suivre lorsqu’on maîtrise uniquement l’allemand au niveau scolaire ; on s’en sort un peu plus lorsqu’on connait un peu l’histoire de Guillaume Tell car on arrive, en combinant un vocabulaire limité et le visuel, à suivre l’évolution de la pièce. C’est vrai que c’est dommage d’aller voir une représentation et de ne pas comprendre grand-chose, mais on se laisse facilement séduire par les décors, les costumes et le nombre impressionnant de personnages et de figurants qui paraissent au cours de la pièce ; certes, je n’ai peut-être pas tout compris, mais le Jeu de Tell m’a bien plu et je ne peux que conseiller cette expérience à ceux qui seraient tentés de la faire. Je sais que la pièce n’a pas fait l’unanimité au sein de notre équipe, mais je trouve que c’est une de ces choses qu’il faut vivre au moins une fois dans la vie.

A la fin de la représentation, nous sommes retournés vers l’auberge de jeunesse et nous avons bu un verre dans un bar qui se trouvait à quelques mètres de là ; c’était l’occasion de revenir sur la pièce, mais aussi de discuter de plein de choses et de refaire (une fois de plus) le monde. Peu après minuit, une partie de l’équipe était fatiguée et a décidé d’aller se coucher ; ce ne fut pas été le cas pour Marie et moi qui avons décidé de faire un petit crochet dans la boîte de nuit qui se trouvait au sous-sol de l’Auberge (je pense que si on s’était couchés en même temps que les autres on aurait mis beaucoup de temps à nous endormir à cause du vacarme et de l’animation en bas des fenêtres de notre chambre) ; et ce fut une idée brillante car nous y avons découvert une faune incroyable : nous faisions partie des personnes les plus âgées de toute la boîte, nous buvions de la bière et, surtout, nous n’étions pas complètement déchirés ! Tout le monde était ivre, bruyant, vulgaire et la musique était à chier ; mais nous avons tout de même pris le temps de boire quelques verres et de danser sur les rares bonnes chansons qui passaient ; nous avons aussi croisé le sosie à Lionel ! Au début, en le voyant de loin, nous avons cru que c’était notre ami qui avait changé d’avis et qui avait décidé de se joindre à nous, mais ce n’était pas du tout le cas. Après quelques heures passées dans ce trou à rats pour jeunes branchés, nous sommes montés nous coucher.

La nuit n’a pas été très longue et après un petit-déjeuner copieux, j’ai repris la route en compagnie de Celia et Marie ; notre voyage nous a mené à Spiez où nous nous sommes promenés aux alentours du château, avant de nous installer à une table du Buffet de la Gare pour un café. Ensuite, nos chemins se son séparés : Celia a repris la route en direction de Lausanne, tandis que Marie et moi avons pris le train jusqu’à Zweisimmen dans la Simmenthal ; ce trajet m’a plongé dans mes souvenirs et m’a fait repenser à mon école de recrue que j’ai effectuée à Boltigen, un autre village de la Simmenthal situé à quelques kilomètres de Zweisimmen. Ah combien de fois j’ai pris ce petit train depuis Spiez ! J’ai revu tous ces paysages que j’ai eu le loisir de découvrir au cours de l’été 2002 ; j’ai revu notre belle caserne, juste à côté de la voie ferrée ; j’ai revu le parcours qu’on empruntait chaque semaine lors de la Gelandelauf ; et celui qu’on empruntait pour aller au champ Vita pour l’instruction. C’était il y a une éternité ! Et pourtant, il me reste beaucoup de bons souvenirs de cette époque, même si elle n’a duré que quelques petits mois…

Une fois arrivés à Zweisimmen, j’ai quitté Marie qui rentrait à l’alpage où elle a travaillé pendant une bonne partie de l’été, et j’ai pris le célèbre train Golden Pass en direction de Montreux ; c’était la première fois que je prenais ce moyen de transport très prisé par les touristes souhaitant voir les Alpes suisses ; au cours de mon voyage, j’ai reçu un message de Loïc qui m’a informé qu’il souhaitait faire une petite balade en train et me demandait si je voulais que l’on se donne rendez-vous quelque part ; du coup, pour faire en sorte qu’on se retrouve dans le même train, j’ai fait une petite halte d’une heure à Château-d’Oex, localité des Alpes très connue pour le Festival International des Ballons aérostatiques. J’aurais aussi pu m’arrêter à Gstaad, qui est aussi sur ligne Zweisimmen - Montreux, mais je n’avais pas très envie de croiser Johnny. Château-d’Oex est une charmante localité vaudoise perdue au milieu des montagnes ; elle vaut bel et bien le détour, même si on fait assez vite le tour de ses attractions; quoiqu’il en soit je vous conseille de vous promener jusqu’en haut de la colline où se trouve l’église car la vue est superbe.

Après une petite heure j’ai donc repris le train en direction de Montreux ; Loïc m’a rejoint à Montbovon et nous avons donc pu nous délecter de nombreuses vues imprenables et paysages fantastiques, tout en discutant et en refaisant le monde. Une fois arrivés à Montreux, nous avons décidé de prendre le train régional en direction de Lausanne et de descendre à mi-chemin pour nous promener dans le Lavaux et profiter du soleil ; c’est ainsi que nous avons quitté notre moyen de locomotion CFF à Saint-Saphorin et nous avons marché jusqu’au village suivant (Rivaz) ; le cadre de notre promenade était splendide, entre le vert des feuilles de vigne, le bleu intense du ciel et le bleu plus foncé du Léman. En plus, cette promenade dans le Lavaux m’a replongé dans les souvenirs du Sommet de la Francophonie ; deux ans se sont déjà écoulés depuis cette expérience unique… et j’ai l’impression que c’était il y a une vie et demie. Au bout d’une petite heure de marche nous sommes arrivés à Rivaz où nous avons repris le régional pour Lausanne. Et puisque je n’avais pas encore eu ma dose de train en ce beau dimanche, j’ai décidé d’accompagner Loïc jusqu’à Fribourg, histoire d’acheter un kebab et une boisson, est c’est juste vers 19h30 que j’ai pris le train pour rentrer à Neuchâtel.

Voilà, ce fut une fin de semaine très chouette, pleine de découvertes et de moments agréables passés avec des personnes très chères à mon cœur.

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Interlaken. 

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La vue depuis la chambre de l’auberge.

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En attendant les Tellspiele : Sandrine, Pascal & Marie.

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En attendant les Tellspiele : Ana & Lionel.

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Les Tellspiele.

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Curtain Call.

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L’église de Spiez.

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Le lac de Thun et les Alpes.

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Un petit port sur le lac de Thun.

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Petit moment de détente pour Marie et Celia.

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Spiez.

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Château-d’Oex.

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Les Alpes.

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L’église sur la colline de Château d’Oex.

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Château-d’Oex, un petit bijou des Alpes vaudoises.

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Paysage bucolique.

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Une vue très « suisse »…

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L’hôtel de ville de Château-d’Oex.

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Loïc à Saint-Saphorin.

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Saint-Saphorin et le Léman.

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Loïc en mode contemplatif.

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Les hauts de Rivaz.

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Les Lavaux : les vignes, le lac, les Alpes et le ciel.

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Le château de Rivaz.

Bien à vous

Votre Stefano

18.08.2012 : MDNA Tour à Zurich

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je prends enfin le temps de vous parler du MDNA Tour, et tout particulièrement du concert auquel j’ai assisté à Zurich, le 18 août passé. Ce sera aussi l’occasion de partager avec vous une petite centaine de photos que j’ai prises pendant le spectacle ; je suis assez fier de ces clichés et j’irais presque jusqu’à dire que ce sont les meilleurs que j’ai pris lors d’un concert de Madonna.

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I don’t Give a

Mais commençons par le commencement : lorsque j’ai appris que Madonna entamait une nouvelle tournée mondiale, j’ai tout de suite commencé à espérer qu’elle repasserait par la Suisse ; j’espérais même qu’elle ferait une date en Suisse romande à l’Aréna et une en Suisse alémanique à au Hallenstadion (une date au Stade de Suisse à Berne ou au stade St-Jakob à Bâle m’aurait aussi convenu). Quelques jours plus tard, un communiqué officiel annonçait le grand retour de Madonna en Suisse après l’immense succès de son passage en 2008 (72’000 spectateurs étaient venus l’applaudir sur la pelouse de l’aéroport militaire de Dübendorf, c’est-à-dire la plus grosse audience pour un concert en Suisse) ; mais cette fois pas d’aéroport militaire, mais le Lezigrund, le stade de Zurich, avec sa capacité estimée à environ 40’000 places.

Fou de joie lorsque j’ai appris la nouvelle, je n’ai pas eu de peine à convaincre Florian, Mano et Loïc à se joindre à moi pour ce concert ; par la suite, Rébecca, Maïté et Matthias ont rejoint la bande. Je vous épargnerai le feuilleton de l’achat des billets car il en a déjà été question dans un autre article ; pour rappel, je vous dirai juste que l’équipe a déployé les gros moyens pour mettre la main sur les précieux sésames, une stratégie qui nous a permis de nous procurer un nombre suffisant de billets pour le Golden Circle.

Blog 2012 - 328

Human Nature

Avant de passer au récit de cette journée d’exception à Zurich, je souhaite vous donner quelques informations concernant la tournée ; le MDNA Tour est la neuvième tournée de Madonna ; elle fait suite au Sticky & Sweet Tour, qui s’est déroulé entre 2008 et 2009 et qui est la tournée la plus rentable pour une artiste solo avec quelques 407 millions de dollars engrangés en une nonantaine de spectacles. Pour rappel, j’avais vu le Sticky & Sweet à Zurich et au Stade de France en 2008 et au stade olympique de Barcelone en 2009. Avec le MDNA Tour, le défi pour Madonna et son entourage était de pulvériser le succès de son prédécesseur tant en qualité du spectacle qu’en recettes financières ; est-ce que le défi a été relevé avec succès ? Je vous le dirai à la fin de l’article ; pour l’instant, il vous suffit de savoir que le MDNA Tour est la tournée la plus longue dans laquelle Madonna s’est embarquée depuis le début de sa carrière, avec ses quelques 88 dates parsemées entre le Moyen-Orient, l’Europe et les Amériques ; elle a débuté à la fin du mois de mai à Tel Aviv et se terminera dans quelques jours à Cordoba (Argentine) ; au départ la tournée devait se terminer en Australie en janvier 2013, mais - hélas - la dernière partie du MDNA Tour (Asie et Australie), jamais confirmée officiellement, a été annulée après le début de la tournée, ce qui a beaucoup contrarié les fans de Down Under qui n’ont plus applaudi la Reine chez eux depuis le Girlie Show en 1993. Est-ce que ces fans désespérés pourraient compter sur une nouvelle série de concerts l’été prochain ? Le manager de Madonna a affirmé que ce ne sera pas le cas, mais on ne sait jamais… ce ne serait pas la première fois qu’il se trompe (ou que la Reine change d’avis).

Blog 2012 - 348

I’m a Sinner (les trains ! hommage à Floppy).

La date de Zurich était l’avant-dernière de la partie européenne de la tournée ; après le Lezigrund, Madonna devait encore se produire à Nice avant de mettre les voiles pour le nouveau continent et reprendre les concerts à Philadelphie. La date de Zurich venait aussi après une série de scandales qui ont distingué la première partie de la tournée ; entre la croix gammée sur le front de Marine Le Pen, le téton à Istambul, et les démêlés avec la justice russe à la suite d’une prise de position en faveur des Pussy Riots ou de la communauté LGBT à Moscou et Saint-Petersbourg, on peut dire que le concert de Madonna avait pas mal attiré l’attention des médias ; si on rajoute à cela le petit « couac » de l’Olympia et les rumeurs concernant les mauvaises ventes de billets pour ses spectacles, cette été on aurait eu l’impression d’être revenus au début des années ‘90 où il ne se passait pas une journée sans que les médias relatassent les frasques de Madonna.

Mais je reviens à cette longue journée qui a été plus longue pour d’uns que pour d’autres ; car oui, nous ne nous sommes pas rendus au concert tous ensemble : Loïc venait en train depuis Fribourg, Matthias depuis Lausanne et tous les autres auraient dû se rendre à Zurich en voiture ; cela a été le cas pour Mano, Flo, Rébecca et Maïte ; cela devait également être le cas pour celui qui vous écrit, mais l’heure de départ de La Chaux-de-Fonds ne me convenait pas tout à fait et j’ai donc décidé de me rendre à Zurich par mes propres moyens ; car oui, on m’avait proposé de partir à 10 heures depuis La Tcho… 10 heures ? C’était décidément trop tard à mon goût… et en même temps j’étais conscient que je ne pouvais pas imposer à mes accompagnateurs de partir beaucoup plus tôt que dix heures du matin, de plus qu’avec les billets pour le Golden Circle nous avions presque la certitude de parvenir à trouver des bonnes places, même si on arrivait au Lezigrund à la dernière minute. 

Blog 2012 - 267

Peu après mon arrivée devant le Lezigrund.

Je vous avouerai que ce n’est pas seulement l’envie de me retrouver tout devant qui m’a décidé à me lever tôt et à prendre la décision de me rendre au Lezigrund dès le matin ; il y a aussi cette ambiance de communion et de partage qui se crée parmi les fans les plus acharnés au cours des longues heures d’attente ; c’est toujours très chouette de discuter avec des autres passionnés de Madonna venus d’autres contrées de Suisse et même de l’étranger. Cette année, pendant que je faisais la queue au soleil et que j’attendais mes compagnons d’aventure, j’ai fait la connaissance avec plusieurs fans venus d’Italie et j’ai pu discuter avec eux - sans aucune retenue ni gêne - du dernier album de Madonna, de ses derniers choix de carrière, de sa tournée et de tout ce qui tourne autour de la Reine. C’est toujours intéressant d’écouter des avis différents du sien et des points de vue inédits sur certains aspects. L’ambiance était plutôt bon enfant ; enfin, elle l’était pour autant que tout le monde respecte l’ordre d’arrivée des gens et que personne n’essayait de faire son malin et de passer devant les autres ; car dès qu’un perturbateur venait déranger cet équilibre fragile, les conséquences ne se faisaient pas attendre… Et il y a une ou deux personnes qui ont failli payer très cher leurs outrages… D’un certain côté il faut nous comprendre : nous arrivons tôt pour essayer d’obtenir les meilleures places, puis tout à coup il y a la pouf de service qui arrive dix minutes avant l’ouverture des portes, double la file et s’installe devant les fans qui attendent depuis des heures… c’est évident que cette jeune fille a risqué de se faire décapiter avec un Tour Book.

Blog 2012 - 268

Mon beau bracelet pour le Golden Circle.

De plus qu’il faisait chaud, très chaud : c’était probablement une des journées les plus torrides de l’été 2012 ! Même les plus prévoyants ont été pris de court par cette chaleur écrasante ; j’avais pris plusieurs litres de flotte, mais juste pas assez pour tenir jusqu’au concert (de plus qu’à l’entrée du stade nous avons dû jeter nos bouteilles) ; du coup j’ai dû abandonner la queue pendant quelques minutes pour aller remplir quelques bouteilles… et si je n’avais pas lié avec les Italiens juste à côté de moi, j’aurais certainement perdu ma place…

Blog 2012 - 276

Loïc.

Après quelques heures d’attente, les autres ont commencé à me rejoindre : Loïc a été le premier ; Matthias est arrivé quelques minutes plus tard, tandis que les amis du Haut sont arrivés les derniers ; j’avais essayé de leur garder des places à côté de moi dans la file, mais il y avait désormais trop de gens pour que j’arrive à les faire asseoir à côté de moi ; beaucoup trop de monde aurait râlé et nous aurions sérieusement risqué de nous faire lyncher par des fans en colère ; du coup, ces pauvres ont dû aller s’installer un peu plus loin en arrière. J’avouerai que je n’étais pas très content qu’ils débarquent si tard et que je ne regrettais pas du tout ma décision de venir à Zurich dès le matin.

Blog 2012 - 274

Matthias.

Peu après l’arrivée de l’équipe partie de La Chaux-de-Fonds, ce fut l’émeute ! Car le temps était venu de distribuer les sésames permettant d’accéder au Golden Triangle. Ces sésames spéciaux, destinés aux gens ayant déjà un billet pour le Golden Circle, étaient attribués par tirage au sort : en gros, le personnel du MDNA Tour passait parmi les détenteurs de billets pour le Golden Circle (idéalement bien installés et assis de manière ordonnée sur quatre colonnes) et chacun de nous a pu tenter sa chance en pressant sur un bouton de l’iPad qui nous était présenté ; autant dire que personne de notre équipe n’a eu la chance de remporter ces satanés deux accès au triangle doré… par contre, une des poufs dont il était question plus haut, qui venait de s’incruster dans la file juste devant moi, a touché le gros lot et a pu voir le concert depuis cet endroit privilégié situé en plein milieu de la scène… autant dire que plusieurs personnes autour de moi auraient voulu lui faire sa fête (j’avouerai que j’étais aussi de ceux-ci...i). De plus que tout ne s’est pas très bien passé : on nous avait demandé de nous asseoir de manière ordonnée, mais les gens avaient tellement peur de perdre leur place, que personne ne bougeait d’un millimètre ; au final, c’est au bout de plusieurs gueulées en Suisse-allemand et beaucoup de patience que les organisateurs ont réussi à nous faire asseoir et à essayer, tant bien que mal de procéder au tirage au sort. C’était vraiment l’émeute ; malgré les nombreux concerts de Madonna auxquels j’ai assisté depuis 2001, je n’avais jamais rien vu de pareil.

Blog 2012 - 269

Madonna fait son Soundcheck sur scène : I’m a Sinner.

Enfin, après le tirage au sort, qui a eu lieu vers 16 heures, nous avons attendu encore un petit moment, puis les portes ont été ouvertes ; et là, c’était encore une fois la course ! La course à la meilleure place ; la course pour devancer la concurrence (et notamment les gens avec qui on avait sympathisé dans la queue, désormais devenus des rivaux redoutables). Je n’ai rien vu : il parait que juste après les barrières on pouvait encore tenter sa chance pour accéder au Golden Triangle, mais je n’ai pas vu ces braves gens avec leur iPad (Loïc a tenté encore une fois sa chance, mais sans succès) ; tout ce que je voulais c’était courir et m’installer au plus près de la scène ; les Chaux-de-Fonniers et Matthias ont réussi à entrer avant moi et avaient trouvé des bonnes places, tout près de la scène, à l’endroit où je leur avais conseillé de se rendre. Ils étaient installés à moins d’un mètre de la barrière vers la pointe du triangle constitué par les deux prolongations de la scène principale.

Blog 2012 - 271

Soundcheck : Celebration.

Et pendant que nous prenions place sur la pelouse du Lezigrung, voilà une surprise de taille : Madonna était en train de faire son soundcheck sur scène, accompagnée de ses danseurs : lorsque j’entrais dans le stade, elle était en train de répéter I’m a Sinner (il paraît que juste avant elle avait fait I don’t Give a) ; par la suite, elle a enchainé avec Turn up the Radio et Celebration, ainsi qu’une chanson dédiée à un membre de l’équipe qui fêtait son anniversaire (Madonna elle-même avait fêté ses 54 ans deux jours plus tôt). C’est toujours chouette de voir Madonna sur scène, sans costumes ni maquillage ; je trouve que c’est un beau bonus pour ses fans qui sont toujours plus que ravis de la voir peaufiner les derniers détails de son spectacle ; par ailleurs, j’ai beaucoup ri car Rébecca n’avait même pas vu que Madonna était sur scène.

Blog 2012 - 277

Votre serviteur attend patiemment…

Après le soundcheck nous avons essayé de nous asseoir et de nous faire un peu de place, en attendant le début de la première partie, qui était assurée par Martin Solveig (et qui n’a pas vraiment enchanté ce cher Floppy). Lorsque nous avons réussi à nous installer par terre, assoiffé et désireux de me rendre aux toilettes, j’ai quitté mes compagnons et je suis parti à la recherche des WC et d’une buvette pour acheter de la bière ; ainsi, après un bref passage aux toilettes, je me suis arrêté à un stand pour acheter quelques boissons pour toute l’équipe. Etant donné que j’ai acheté plusieurs boissons, on m’a filé un porte-gobelets en carton prévu pour cinq grandes boissons ; j’ai donc chargé mes breuvages et - après un tout petit détour du côté du stand du merchandising - j’ai essayé de retrouver les autres ; je dis bien « retrouver » car le retour à ma place n’a pas été pas aussi aisé que l’allée : entre les Securitas qui ont voulu revoir mon bracelet avant de me faire accéder au Golden Circle, les centaines de gens assis à enjamber, et les personnes qui ne voulaient pas me laisser passer, j’ai cru ne jamais arriver vers les autres ; et puis j’avais aussi peur de renverser les bières (!). Finalement, après un moment que j’ai trouvé interminable, j’ai bel et bien réussi à rejoindre les autres, avec mes bières toujours intactes ; et c’est là qu’une femme sortie de nulle part a voulu « m’aider » et a attrapé le porte-gobelets en carton qui - évidemment - s’est cassé lorsqu’elle l’a tiré vers elle ; trente francs de boissons se sont immédiatement déversés sur les gens (ô pauvres innocents) assis à côté de nous et c’est à ce moment que toute la colère et la frustration que j’ai cumulées au cours de cette longue journée se sont déversées sur cette « pauvre » dame dont l’unique faute était celle de vouloir me rendre service... Je ne suis pas très fier de l’avoir traité d’espèce de c**** (heureusement qu’elle était alémanique et qu’elle n’a pas tout compris), mais je commençais à saturer et le fait de voir cette bière que j’attendais de boire avec impatience servir de shampooing à un type que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam a été la goutte de trop. Du coup j’ai gueulé un bon coup et il paraît - selon les dires de Mano - qu’à partir de ce moment personne n’a plus osé nous embêter…

Blog 2012 - 279

Martin Solveig sur scène.

Il m’a fallu un moment pour me calmer et me remettre de mes émotions (après avoir gueulé je tremblais comme une feuille et j’avais le cœur qui battait à mille) et c’est seulement lorsque le Dj-set de Martin Solveig a commencé que je suis parvenu à retrouver mon calme. La playlist proposée par le Dj Star français a été exactement la même qu’à Vienne et donc il n’y avait pas de grosses surprises pour moi… De plus que ce n’était pas pour lui que j’avais supporté autant de choses au cours de cette journée...

Blog 2012 - 284

Le spectacle peut commencer !

La première partie s’est terminée vers 20 heures ; à ce moment précis je me suis dit que ma longue attente touchait bientôt à sa fin ; je n’attendais pas Madonna sur scène avant 21 heures, mais elle a créé la surprise et a fait son apparition peu après 20h30 ! J’étais très étonné car il ne faisait pas encore nuit et (surtout) le souvenir de l’immense retard de Vienne était encore très présent dans mon esprit. Quoiqu’il en soit, lorsque les moines en bure rouge ont fait leur apparition sur scène j’ai su que l’attente était terminée : j’étais aux anges et je savais que les deux heures qui allaient suivre auraient été magiques. Je ne vous dis pas quel était mon état lorsque le son de la cloche a retenti ; cette introduction du MDNA Tour est juste spectaculaire : d’abord les moines rouges « sonnent » une grosse cloche (que l’on ne voit pas mais qu’on peut facilement imaginer) ; d’autres moines se joignent aux premiers et ce groupe d’hommes pieux vêtus de rouge s’affaire autour d’un énorme encensoir doré qui est allumé et fait balancer d’un côté à l’autre de la scène ; ensuite les Kalakan, un trio de musiciens originaire du Pays basque, font leur apparition sur scène et entonnent un litanie qui se transforme en une sorte d’invocation adressée à Madonna, une invocation à se manifester parmi ses fidèles. Et c’est lorsque la phrase « Oh My God » retentit dans les quatre coins du stade que la Reine fait son apparition derrière le rideau blanc de son confessionnal ; suit le Act of Contrition pendant lequel on aperçoit la silhouette d’une Madonna en train de prier derrière ce rideau blanc ; un dernier signe de croix puis la Star prend un fusil et brise une vitre imaginaire pendant que les premières notes de Girl Gone Wild annoncent un début de concert en fanfare.

Blog 2012 - 285

Oh my God !

Lorsque le rideau disparaît on découvre donc Madonna, fusil à la main, toute habillée en noir avec un pantalon et un body très moulants qui mettent en valeur son corps sculpté par des années de sport et de régimes alimentaires sains et équilibrés. Girl Gone Wild est suivie par Revolver, Gang Bang, Papa don’t Preach, Hung up et I don’t Give a... Ce premier tableau très sombre mais aussi très spectaculaire s’appelle Transgression et en met plein les yeux aux spectateurs ; entre fusillades, promenades sur une slackline et chorégraphies endiablées, Madonna montre à son public de quoi elle est capable et cloue le bec de ceux qui osent dire qu’elle commence à être trop vieille pour ce qu’elle fait…

Blog 2012 - 300

I don’t Give a…

Après l’Interlude Best Friend/Heartbeat (qui n’est pas sans rappeler l’univers de Mylène Farmer), s’ouvre le tableau Prophecy. Madonna revêtit un costume de pom-pom girl le temps d’interpréter un medley d’Express Yourself et Born this Way (qui montre, s’il y en avait encore besoin que la musique de la chanson de Lady Gaga est un véritable hommage au tube de Madonna) ainsi qu’une version endiablée de Give all your Luvin’, entourée de ses danseurs et de tambourins suspendus à plusieurs mètres du sol. Suit une petite introduction avec des projections d’images qui retracent, sur fond musical, la carrière de la Reine, puis Madonna réapparait sur scène, guitare à la main, pour interpréter Turn up the Radio. A la fin de la chanson, le trio Kalakan refait son apparition et accompagne la chanteuse sur une version étonnante d’Open your Heart (réarrangée avec Sagarra Jo, un titre traditionnel basque) ainsi que sur une interprétation poignante de Masterpiece. Juste avant d’attaquer ce dernier titre, Madonna s’est adressée au public et a évoqué la condamnation des Pussy Riot dont elle a dit être « touchée, dévastée et dégoûtée » (upset, devastaded and disgusted) ; elle a ajouté vouloir s’engager à combattre toute sorte de discriminations jusqu’à la fin de sa vie, et de vouloir créer le FFFU (Freedom Fighters for Unity) et a demandé au public s’il voulait se joindre à elle. C’était un très beau discours sur la tolérance et j’ai vraiment apprécié de voir Madonna interagir avec son public comme elle l’a fait.

Blog 2012 - 322

Vogue.

Après cette parenthèse un peu plus « intime », le deuxième tableau se termine lorsque les premières notes d’une toute nouvelle version de Justify my Love commencent à retentir dans le stade ; sur les écrans passe la vidéo que Madonna a tourné pour illustrer la chanson tandis que des danseurs masqués exécutent une chorégraphie parfaitement synchronisée et millimétrée ; les dernières notes de ce nouveau remix se dissolvent dans l’introduction mythique de Vogue qui ouvre la section Masculine/Feminine du spectacle ; Madonna enchaîne avec Candy Shop (une véritable surprise : je ne pensais pas qu’elle chanterait aussi vite une chanson de Hard Candy qui n’est même pas sortie en single) qui contient des extraits d’Erotica, Human Nature et termine sur Like a Virgin ; cette dernière chanson constitue une des plus grosses claques de tout le concert et sans doute le moment le plus touchant du spectacle : après avoir improvisé un strip-tease sur la fin de Human Nature, Madonna se retrouve en soutien-gorge et pantalon et elle interprète une version de Like a Virgin réarrangée et mixée avec un morceau instrumental appelé Evgeny’s Walz qui fait partie de la B.O de W.E., le deuxième long-métrage réalisé par Madonna. Il s’agit d’une interprétation très touchante et très mature du célèbre tube de 1984 pendant laquelle la Reine était émue jusqu’aux larmes. Juste avant d’attaquer le morceau, elle est revenue sur la condamnation des Pussy Riot : le bras grand ouverts pour montrer les mots tatoués « Free Pussy Riot » sur ses bras, elle a incité le public à répéter après elle « Free Pussy Riot » plusieurs fois ; elle était visiblement émue et l’a été pendant toute la chanson ; on voyait des larmes au coin de ses yeux lorsqu’elle a dit « I’m angry ! Get angry ! This is not a joke  ! » (Je suis fâchée ! Fâchez-vous ! Ce n’est pas une blague !). Bref, un moment très touchant pendant lequel la communion entre Madonna et ses fans a atteint le paroxysme.

Blog 2012 - 337

Like a Virgin. 

Après un dernier interlude sur Nobody Knows me, pendant lequel - sur les écrans géants - passe une vidéo qui dénonce l’intolérance et l’homophobie et montre le visage de Madonna se transformer peu à peu en celui de personnages célèbres (le Pape, Hitler, Marine Le Pen… mais aussi Obama, Mère Teresa et j’en passe), commence le tableau Redemption. Madonna apparaît sur scène avec une tenue qui n’est pas sans rappeler les armures en cotte de mailles portées par les célèbres chevaliers du Roman de la Rose; c’est donc en Jeanne d’Arc des temps modernes que Madonna entame I’m Addicted (par contre la chorégraphie fait davantage penser au Japon qu’à l’Europe médiévale), avant d’enchaîner avec une version de I’m a Sinner enrichie d’un extrait de Cyberraga (une petite mention aux écrans en forme de train qui ont ravi Florian, alors que je redoutais qu’il ne trouve cela un peu cheap) ; suit Like a Prayer : les danseurs, musiciens et choristes qui partagent la scène pendant le concert sont tous ensemble sur scène, habillés avec une tunique style Gospel. Sur cette chanson, Madonna prend son pied et invite même le public à chanter avec elle ; Like a Prayer a été le numéro préféré de Julienne lorsque nous avons vu le concert à Vienne (alors qu’elle n’avait pas du tout été convaincue par l’émouvante prestation sur Like a Virgin). Le spectacle se termine sur une version très énergétique, voire endiablée, de Celebration. Et puis c’est la fin : Madonna quitte la scène sous les applaudissements de son public, à moitié abasourdi (mais ravi) par ce à quoi il vient d’assister ; quelle claque ce spectacle ! J’en suis sorti avec des étoiles plein les yeux et l’envie de le revoir encore une fois. Et ce qui est encore mieux, c’est que mes amis ont aussi aimé le concert, une petite satisfaction personnelle supplémentaire pour moi qui ai été - pour la plupart d’entre eux - celui qui les a initiés à l’univers de Madonna.

Blog 2012 - 353

Like a Prayer

Après le concert, Florian, Manoel, Maïte, Rébecca et moi avons repris la route pour rentrer à la maison (après avoir fait un pit stop plus que nécessaire dans un kiosque pour acheter à boire). En rentrant, nous sommes passés par Glovelier, où nous avons déposé Rébecca, puis par La Chaux-de-Fonds où j’ai dit au revoir aux trois autres avant de prendre le Noctambus en direction de Neuchâtel. Je suis donc arrivé chez moi vers 3 heures du matin, totalement vanné mais heureux d’avoir vécu cette journée incroyable, avec ses hauts et ses bas, en compagnie de mes amis.

Blog 2012 - 360

La fine équipe !

Avant de vous quitter, je souhaite conclure en essayant de répondre à la question que je posais au début de ce long article : est-ce que le MDNA Tour a réussi a dépasser le Sticky & Sweet Tour ? Du point de vue du spectacle, on peut certainement répondre par l’affirmative : le spectacle proposé au cours de cette dernière tournée était, à mon avis, d’un niveau bien plus élevé que celui du Sticky & Sweet ; le choix des chanson était tout à fait convenable : certains pourraient regretter l’absence de certains tubes (Frozen, La Isla Bonita, Music…) mais lorsqu’on a autant de chansons à succès de Madonna et qu’en plus on veut également interpréter du matériel tout frais, il faut faire des choix, quitte à en décevoir certains ; après tout on a eu Vogue, Like a Prayer, Like a Virgin, Express Yourself et même Open your Heart (qu’elle n’avait plus chantée depuis 1990). Pendant près de nonante dates Madonna s’est dépensée sur scène et on pouvait voir qu’elle prenait son pied ; la preuve ? Je ne l’avais jamais vue aussi « proche » de son public, comme ont pu le constater les chanceux qui ont participé à des soundcheck.

Blog 2012 - 299

Hung up.

Est-ce que du point de vue des recettes le MDNA Tour a été un succès ? Encore une fois, je peux répondre par l’affirmative : les données définitives qui ont été publiées il y a quelques semaines faisaient état de 296 millions de recettes et plus de 2’000’000 spectateurs ; pour résumer, nous 407 millions de dollars pour 86 dates et 3’500’000 spectateurs en 2008/2009 contre environ 300 millions pour 88 dates en 2012 : au premier abord, on serait tenté d’affirmer qu’avec le MDNA Tour, Madonna n’a pas égalé le succès sans précédent du Sticky & Sweet Tour ; le nombre de places vendus en 2012 a été inférieur à celui d’il y a quatre ans ; d’un côté, le nombre de billets à vendre pour considérer une date comme sold-out a baissé : au Stade de France les deux concerts de 2008 étaient sold-out avec un peu plus 138’000 billets vendus (en moyenne : 69’000 par soir) ; en 2012 il l’était avec un peu plus de 62’000. A Nice, le Sticky & Sweet Tour a fait un sold-out en 2008 avec près de 41’500 places vendues ; cette année ils étaient « seulement » une petite trentaine de milliers de personnes à applaudir Madonna au Stade Charles Ehrmann. La crise serait-elle passée par là et aurait-elle contraint les promoteurs du MDNA Tour à redimensionner leurs attentes vis-à-vis des ventes de billets ? Ce n’est vrai qu’en partie car les résultats du MDNA Tour sont très bons, voire exceptionnels : en Italie les trois concerts de cette année (Rome, Milan et Florence) ont attiré plus de 132’000 spectateurs ; les trois du Sticky & Sweet Tour avaient attiré près de dix-mille spectateurs en plus, mais sur une période de deux ans (un concert à Rome en 2008, un à Milan et à Udine en 2009) : et il est indéniable que le fait de faire une tournée en Europe espacées sur deux étés a largement contribué au succès financier du Sticky & Sweet Tour ; car en une année les gens ont eu le temps de remettre de l’argent de côté et de songer à revoir un spectacle qui avait tout de même subi quelques petits changements mineurs (mais suffisants à motiver une partie des spectateurs) en cours de route.

Et puis il y a des pays dans lesquels, en 2012, les promoteurs ont choisi des salles ou des stades plus petits que ceux de 2008 : en Suisse on est passé de Dübendorf au Lezigrung ; en Autriche elle a troqué la Donauinsel (57’000 spectateurs) pour le Stade Ernst-Happel (37’800) ; en 2008 la Reine visitait pour la première fois de sa carrière la Suisse et l’Autriche et les concerts organisés lors du Sticky & Sweet Tour devaient pouvoir accueillir, en plus des nombreux fans de la Star, un grand nombre de curieux ayant envie de voir Madonna se produire pour la première fois en 25 ans de carrière dans leur pays. Le concert de Madonna à Dübendorf, à l’instar de celui de Rolling Stones de 2006 a été un événement exceptionnel : ce n’est pas tous les jours que le Département de la Défense autorise la tenue d’un spectacle d’une telle envergure sur une base de l’Armée ; et lorsque Live Nation a annoncé le passage de la Reine en Suisse, il était évident (au moins pour moi) que le nouveau concert serait certainement grandiose, mais pas aussi démesuré que celui de 2008 car les attentes étaient différentes. 

Blog 2012 - 289

Revolver.

Pour revenir à la question du succès du MDNA Tour, je ne dirais donc pas que la tournée a été un échec commercial : par ailleurs, l’illustre magazine américain Billboard corrobore ce que je dis et vient d’annoncer (la nouvelle est tombée il y a quelques jours) que la tournée de Madonna a été la plus rentable de l’année 2012 et que la Reine a devancé (et de loin) des artistes du calibre de Bruce Springsteen, Lady Gaga et Barbra Streisand. Donc voilà, pour terminer, je peux affirmer sans aucun doute ou hésitation que le MDNA Tour a rencontré un immense succès et qu’elle a égalé, voire dépassé, le Sticky & Sweet Tour ; dans tous les cas, j’ai passé des instants magiques à quelques mètres seulement de mon idole de toujours ; que demander de plus ?

Voilà. Je vais m’arrêter ici pour ce soir. Si vous souhaitez voir encore plus de photos que j’ai prises lors de ce périple zurichois, vous pouvez cliquer ICI ou bien visiter l’album « 2012.08.18 - MDNA @ Zurich ».

Bien à vous

Votre Stefano

Une nouvelle année commence : bref retour sur 2012

Bonsoir à toutes et à tous !

Cela fait quelques jours que nous sommes entrés dans la nouvelle année et je prends enfin le temps de donner quelques nouvelles et de dresser un petit bilan de l’année qui vient de s’écouler.

Il faut dire que ces dernières semaines je n’avais pas trop la motivation pour écrire ; avant de prendre quelques jours de vacances entre le 28 décembre et le 6 janvier, j’ai eu quelques grosses journées au travail et en sortant de l’hôpital j’étais la plupart du temps lessivé. C’est ainsi que je suis un peu passé à côté des événements incontournables de ce site pour la fin d’année, comme le désormais traditionnel « best of » des chansons qui ont marqué l’année écoulée ou l’incontournable bilan de fin d’année… Et pourtant, j’avais bel et bien commencé à sélectionner quelques chansons, mais le projet ne s’est pas concrétisé… peut-être que je vais m’y pencher lorsque j’aurai rattrapé le retard cumulé depuis le mois d’août avec mes articles. Par contre, pour ce qui est du bilan, je veux bien partager quelques considérations avec vous dans ce petit texte de ce soir.

Blog 2012 - 137

L’Hôpital cantonal

Lorsque je jette un regard à l’ensemble de l’année 2012, j’ai tout d’abord l’impression qu’il ne s’est rien passé d’important et que ce fut une année plutôt plate et sans intérêt ; en réalité, il n’en est rien ! Car un regard plus attentif me permet de voir que les douze derniers mois ont été très riches en émotions et en rebondissements. Je pense, par exemple, à mon parcours professionnel : j’ai commencé un nouveau travail le premier février, un travail qui m’intéresse, me passionne et m’épanouit ; certes, ce n’est pas tous les jours de la tarte, mais - finalement - c’est comme ça dans tous les domaines de notre existence : certains jours sont plus faciles que d’autres et il est très important de ne rien lâcher lorsqu’une journée difficile nous pousse à nous poser des milliers de questions.

Blog 2012 - 365

Une longue journée au travail (mai 2012)…

Au bout d’une année, j’ai l’impression d’avoir pris mes marques, d’avoir acquis un bon rythme et d’avoir noué de très bons rapports avec mes collègues. Au cours de 2012 j’ai passé d’excellentes soirées à Fribourg avec les civilistes et les étudiants qui travaillent en Chancellerie, mais aussi avec les collègues titulaires. J’ai hâte de voir quels défis professionnels me réserve 2013, mais je me sens prêt à les relever et à faire de mon mieux pour accomplir ce qu’on demandera de moi.

Blog 2012 - 361

Une très bonne équipe !

A côté du grand événement professionnel de l’année 2012, comment ne pas penser à d’autres événements qui ont marqué ces douze derniers mois ? En début d’année j’ai quitté la présidence de Happy Gays ; il était temps et je ne regrette pas cette décision ; j’avais l’impression d’avoir fait mon temps à la tête de l’association et - par la suite - je me suis rendu compte qu’il est fort probable que j’aie également fait mon temps en tant que membre ; en effet, depuis l’assemble générale, je n’ai plus participé à un seul événements organisé par l’association et je ne peux pas dire que cela me manque…

Blog 2012 - 364

Danemark 2012 : les falaises de Møn

Sinon que dire de mon grand voyage au Danemark au mois de septembre ? Je sais que mes lecteurs les plus assidus attendent avec impatience la fin du récit de ces vacances (ainsi que les photos) et je peux déjà vous dire que j’y travaille… A la suite d’un bug informatique plutôt sérieux (j’oserais dire mortel) j’ai dû arrêter mes récits quasi quotidiens à moitié voyage, mais j’ai continué à tenir un journal sur papier, que je suis en train de retranscrire pour le publier ici. Autre problème : le même bug informatique m’a fait perdre la moitié des photos que j’ai prises au cours de mon périple danois (dix jours de clichés sont stockés sur un disque dur auquel je n’arrive plus à accéder… très embêtant…) ; j’ai donc essayé plusieurs méthodes pour les récupérer, mais sans succès… A présent, j’ai une idée derrière la tête, mais je ne vous en dirai pas plus. Dans tous les cas, ce périple au Danemark a été exceptionnel et m’a permis de découvrir des facettes insoupçonnées de ce beau pays ; en plus, Florian et Manoel m’ont rejoint lorsque j’étais à Copenhague pour découvrir, le temps d’un week-end, les charmes de la capitale danoise.

Blog 2012 - 193

Devant le Palais de Schönbrunn

Celui au Danemark, n’a pas été le seul voyage que j’ai effectué en 2012 ; à la fin juillet j’ai passé un long week-end à Vienne en compagnie de Julienne ; c’était la première fois que je me rendais dans cette célèbre capitale et j’ai beaucoup aimé (et cela malgré la chaleur insupportable, et les hordes de touristes japonais) ; ce fut l’occasion de voir (enfin) le fameux palais de Schönbrunn, la roue du Prater et… le nouveau concert de Madonna ! Car oui, en 2012, Madonna a parcouru le monde avec son MDNA tour, un tournée mondiale exceptionnelle qui - malgré quelques couacs - a été saluée par la critique et par le public. Au cours de ce nouveau spectacle de deux heures, Madonna présentait une bonne partie des titres de son dernier album (MDNA, sorti en mars 2012) ainsi que quelques-uns des tubes qui ont jalonné sa carrière (Vogue, Express Yourself, Like a Virgin, et j’en passe…). Après avoir vu le concert une première fois à Vienne le 29 juillet, je l’ai revu à Zurich le 18 août (le récit de cette journée exceptionnelle fera l’objet du prochain article publié ici). Et j’aurais bien aimé revoir le concert une troisième fois… hélas ce n’était pas possible…

Blog 2012 - 337

Madonna interprète « Like a Virgin » à Zurich pendant le MDNA Tour

2012 a aussi été l’année de mon cours de répétition à Isone ; en effet, après plusieurs changements d’incorporation (dus aux dissolutions successives de mes troupes), j’ai fini par rejoindre les troupes de soutien (je suis devenu « Dienstsoldat ») et je me suis retrouvé dans une des « pires » casernes de Susse ; les grenadiers d’Isone sont connus dans toute la Suisse pour leur motivation sans failles et pour leur excellente préparation physique (ce qui n’est - évidemment - pas mon cas) ; dans cette caserne ils ont constamment besoin de soldats supplémentaires qui puissent fournir un soutien à l’instruction, que ce soit en faisant les gardes de tir, les gardes du portail ou les marqueurs ; on ne demande pas beaucoup aux soldats de soutien et il faut dire que nous ne sommes pas soumis au même régime strict que les recrues (nous avons relativement pas mal de libertés et nous savons en profiter). Franchement, celui d’Isone a été un de mes meilleurs cours de répétition (serait-ce à cause des beaux paysages ?) et je me réjouis de retrouver cette caserne en mai 2013…

Blog 2012 - 158

Isone 2012

Je parlais plus haut de ma préparation physique : on peut dire que 2012 a été une année où je me suis bien occupé de moi ; j’ai essayé de faire le plus de sport possible et - selon mes notes - j’ai fait 144 sessions en 2012, soit quasiment une tous les deux jours. Je suis assez satisfait du travail accompli, même si j’estime que j’aurais pu mieux faire ; en fait, en une année je n’ai pas perdu un seul kilo (je pense même avoir pris du poids ?!) ; mon ventre s’est certes un aplati, mais on est loin de la musculature que j’aimerais avoir… pour les tablettes de chocolat il faudra repasser ! Peut-être qu’à la fin de cette année je dresserai un bilan plus positif… Bon, il faut aussi dire que selon les dires de mes amis (Flo et Mano in primis) j’exagère un peu et que je ne suis pas encore si mal fichu… ils n’ont pas tort, mais je suis loin de l’objectif que je m’étais fixé ! De plus que j’ai dû lever le pied (c’est le cas de le dire) pendant une bonne partie du mois de septembre car lors d’une séance de cardio je me suis blessé au pied (ce qui était très pratique lorsque j’étais en vacances…) ; j’avais acquis un bon rythme et cet arrêt brutal m’a fait faire un sacré bon en arrière… Mais bon, je suis certainement plus en forme maintenant qu’en décembre 2010 et ça ne peut que s’améliorer (ou bien ?).

Blog 2012 - 362

En compagnie de Sandrine, Ana et Celia

L’année 2012 a également été marquée par mon trentième anniversaire ; ça y est : j’ai définitivement quitté la « vingtaine » et je dois avouer  que la transition a été moins abrupte que je le craignais. Finalement je n’ai pas fait de dépression et j’ai fini par accepter de bonne grâce ce passage du côté obscur de la force qui me faisait tout de même un peu souci. C’est peut-être parce que j’ai passé le cap entouré par mes amis les plus proches, que j’ai été gâté au niveau des cadeaux ou tout simplement car je me sens bien dans ma peau, bien comme je ne me suis jamais senti depuis des années. Et - en plus - le fait d’avoir enfin un travail fixe me rend indépendant et me permet d’envisager l’avenir avec plus de sérénité : je peux enfin faire des projets à long terme car je sais que je peux me le permettre ; mon salaire m’offre une sécurité qui me faisait défaut auparavant.

Blog 2012 - 056

Janvier 2012

Pour conclure, je pourrais donc dire que l’année 2012, apparemment si banale et inintéressante, a - en réalité - été bien remplie et passionnante. J’ai vécu des moments d’immense bonheur et aussi quelques instants de profonde tristesse (comme, récemment, la disparition de mon brave Rex, mon fidèle compagnon pendant près de seize ans) ; je n’ai aucun regret. Certes, j’aurais bien aimé trouver un homme et entamer une relation sentimentale, mais je vous avouerai que le célibat ne m’a point pesé au cours de 2012 : j’ai été tellement occupé avec mes amis, mon travail, Madonna, l’armée, le sport etc., que je chérissais presque les rares moments où je me retrouvais tout seul à la maison ; je ne cacherai pas qu’il y a eu quelques moments un peu plus difficiles où je me disais qu’un homme contre lequel me blottir la nuit dans mon lit ne m’aurait pas dérangé, mais ce furent des moments plutôt rares en cette année très riche.

Blog 2012 - 363

Rébecca, Florian et moi le soir de Nouvel An

Voilà ! Il est donc arrivé le moment de dire au revoir à la vieille année et de se lancer à corps perdu dans la nouvelle : par ailleurs, ça a déjà commencé ! Toutefois, je crois que sur ces pages vous allez encore entendre parler de mon année 2012 car il faut que je rattrape le retard cumulé à la suite des différents bugs informatiques et états de fatigue. Je vous donne donc rendez-vous très prochainement sur cette page pour la suite de mes aventures et péripéties.

Bien à vous

Votre Stefano