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10-13 août 2012 : week-end au Tessin

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je vais continuer avec les séances de rattrapage que j’ai entamées avec le long article consacré à l’excellent week-end que j’ai passé à Vienne en compagnie de Julienne ; et quoi de plus adapté que le récit d’un autre week-end pour continuer la narration de mes aventures ? C’est donc pour cette raison que ce soir je vais vous parler d’un petit séjour de trois jours au Tessin qui a eu lieu les 10, 11 et 12 août, soit quelques semaines après l’escapade viennoise dont il a été question plus haut.

Normalement j’essaie d’organiser mes séjours au Tessin en fonction de mes exigences (et de mon planning) : quand j’y vais, j’essaie de caser un maximum de rendez-vous e de commissions afin de profiter au mieux du peu de temps que je passerai dans ma Terre natale ; j’essaie, par exemple, de faire en sorte que tous les rendez-vous importants que je suis appelé a prendre tombent tous pendant le même laps de temps pour que je ne doive pas faire des aller-retours trop fréquents entre Neuchâtel et Bellinzona. Ce n’est pas que je n’aime pas ma patrie au sud des Alpes, mais je n’ai pas envie de me coltiner huit heures de train pour un oui ou pour un non. Par ailleurs, lorsque j’ai l’occasion de rentrer au bercail, j’aime y passer plus qu’un ou deux jours, histoire de pouvoir profiter un maximum de ma famille. Du coup, mes séjours tessinois sont toujours très remplis, entre retrouvailles en famille, démêlés avec l’administration, cours de répétition et virées à Prada ou à la Bibliothèque cantonale.

De manière assez étonnante, je n’avais rien de programmé pour ce week-end du mois d’août et rien ne m’obligeait à aller à Bellinzona : j’avais juste envie de passer quelques jours avec ma famille, prendre du bon temps et me reposer ; finalement, j’ai passé quelques jours avec ma famille, j’ai pris du bon temps, mais je ne me suis pas du tout reposé ! Car on m’a tout de suite mis à contribution dans les tous derniers travaux que mes parents ont entamé au chalet : cette fois il s’agissait de la réfection d’un chemin d’accès qui n’était plus vraiment au goût de mes géniteurs. Au cours du week-end, je me suis donc transformé - l’espace de quelques heures - en assistant maçon, chargé d’apporter les seaux de ciment et les grosses pierres à mon père et à mon frère qui - eux - s’occupaient de la reconstruction du mur. Aucun des deux n’a une formation de maçon, mais ils ont appris sur le tas et ils se débrouillent très bien… en tout cas, aucun des murs qu’ils ont bâtis ne s’est encore effondre… Ma mère aussi était mise à contribution et remplissait aussi le rôle d’assistante maçon, et était notamment chargée de chercher des petites pierres et d’autres matériaux de remplissage pour colmater les trous derrière les grandes pierres. Un travail d’équipe quoi...

Il faisait très chaud et le travail n’était pas des plus simples (surtout par des températures pareilles), mais en fin de journée j’étais très satisfait du fruit de notre travail, et - bien entendu - tout particulièrement de ma modeste contribution ; on se sent réalisé lorsqu’on bâtit quelque chose de ses propres mains, au prix de beaucoup d’efforts et d’un peu de douleur (car j’ai tout de même réussi à m’écraser un doigt sous une grosse pierre). Au cours de ces dernières années, mes parents ont effectué eux-mêmes la plupart des travaux d’aménagement du chalet et du terrain qui l’entoure, aidés par mon frère et le reste de ma famille (avec une modeste contribution de ma part) et ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli ; dans tous les cas, moi je le suis ! Et le résultat est là : en admirant ces travaux on n’a aucune peine à imaginer la sueur et le sang que leur accomplissement a demandé.

Au cours du week-end, j’ai aussi eu plusieurs occasions de me faire plaisir avec mon nouvel appareil photo ; ainsi, j’ai essayé de voler quelques clichés des travaux de réfection du petit chemin d’accès, lorsque je n’étais pas occupé à préparer des seaux de ciment ou de transporter des grosses pierres (eh oui, le fait de prendre des photos ne devait pas constituer un prétexte pour ne pas faire ce que l’on attendait de moi). C’est ainsi que j’ai pu documenter quelques passages essentiels de la reconstruction et profiter de prendre quelques nouvelles photos de ma famille pendant les travaux, mais aussi pendant les moments de détente qui ont suivi. En plus de cela, le dimanche je me suis promené jusqu’au Motto della Croce ; c’était pour moi une nouvelle occasion de prendre des nouvelles photos et de tester davantage les différentes fonctionnalités de mon Samsung. Enfin, en rentrant à la maison, j’ai encore mitraillé un tout petit peu, notamment mon bon vieux Rex qui a posé devant mon objectif friand de nouvelles captures. Je vous propose donc quelques-unes des images que j’ai prises au cours de ce long week-end au Tessin, en espérant que vous les apprécierez.

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Il est encore « tôt » et mon père est déjà au travail…

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… dûment supervisé par ma mère…

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Mon frère prépare le ciment (que je devrai transporter…).

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C’est toujours le même qui ne travaille pas… Il préfère prendre des photos…

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Le chalet à mes grands-parents (où j’ai passé tant d’étés…).

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La Plaine de Magadino et le Lac Majeur.

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Les travaux de reconstruction avancent très rapidement.

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Le gros du travail était déjà terminé avant la pause-déjeuner.

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Les deux têtes pensantes du chantier font un court débriefing autour d’une bière.

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Le résultat final.

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Moment de détente à l’ombre pour ma maman.

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Lavande et papillons I.

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Lavande et papillons II.

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Le chemin qui mène au Motto della Croce.

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Cet endroit est toujours aussi magnifique !

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La célèbre croix blanche qui trône au-dessus de Bellinzona.

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Mon bon vieux Rex.

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Un mûrier dans le jardin à ma mère.

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Les pétunias de la Nonna I.

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Les pétunias de la Nonna II.

Bien à vous

Votre Stefano

27-30 juillet 2012 : week-end à Vienne

Bonsoir à toutes et à tous !

Voici venu le temps de vous parler du magnifique week-end que j’ai passé à Vienne en compagnie de Julienne du 27 au 30 juillet (oui, je sais, il était grand temps d’en parler après trois mois et demi…) ; je vais également pouvoir partager une série de clichés que j’ai pris avec mon nouvel appareil photo, un Samsung hybride que je me suis offert en partie grâce au bon cadeau que mes amis m’ont offert pour mes vingt-neuf ans. J’avais hâte de tester cette petite merveille technologique lors de ce week-end très riche en émotions et en dépit du fait que je n’aie pas pu « mitrailler » à ma guise partout où nous nous sommes rendus (je vous expliquerai la raison un peu plus loin), j’ai été en mesure de prendre six-cents clichés et des poussières en à peine quatre jours…

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A l’aéroport de Zurich, juste avant de prendre l’avion pour Vienne ; un moment d’anthologie : Julienne et moi apercevons le « Sac-Banane », un objet désormais devenu culte.

C’était la première fois que je me rendais dans la capitale autrichienne ; certes, je la connaissais un tout petit peu grâce à mes lectures et à mes centres d’intérêt, mais je n’avais jamais eu l’occasion de m’y rendre et de l’explorer comme il se doit. Mes attentes étaient très grandes : à mes yeux, Vienne n’était pas seulement la ville des Habsbourg, de Mozart, de Sissi, de la Sachertorte et de la valse, mais aussi une ville qui a longtemps rivalisé avec Paris, Londres, Madrid et Rome et qui sait encore leur tenir tête, du moins du point de vue touristique. Bon, j’avouerai sans honte que Julienne et moi avons décidé de nous rendre à Vienne en ce week-end de fin juillet car Madonna faisait une halte au stade Ernest Happel avec son MDNA Tour le dimanche 29 juillet ; j’avais proposé à Julienne de voir ce concert ensemble dans une ville européenne et de nous accorder un petit week-end « découverte » dans la ville choisie ; le choix est tombé sur Vienne (Amsterdam et Copenhague étaient d’autres candidates sérieuses) et ce fut une bonne décision car la ville est très chouette et nous y avons passé quatre jours extraordinaires.

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L’aéroport de Vienne

Nous sommes arrivés à Vienne le vendredi en début d’après-midi ; après avoir trouvé notre hôtel (qui était très calme et tout près de la zone piétonne du centre-ville), nous nous sommes promenés dans le centre et nous nous sommes gentiment imprégnés du mode de vie viennois. En nous promenant près de Stephansdom, la cathédrale de la ville vouée à Saint-Etienne, nous avons été approchés par un homme déguisé en nobliau du XVIIIe siècle qui a réussi à nous vendre des billets pour un concert de musique classique ayant lieu le lendemain soir dans une salle de concert du centre-ville ; même si j’ai l’impression que nous nous sommes faits avoir avec les places (il me semble que nous n’avons pas été installés dans les places que nous avions achetées), le spectacle était très sympathique ; les artistes ont proposé des morceaux mondialement connus de divers auteurs, mais surtout de Mozart et Strauss (deux styles et deux époques totalement différents).

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Dans les rues de Vienne.

Comme je l’avais soupçonné, au spectacle il y avait essentiellement des touristes ; je pense que les visiteurs sont les seuls que ces vendeurs en redingote arrivent encore à happer… il est fort à parier que les vrais Viennois connaissent toutes les astuces pour les éviter (un peu comme nous avec les casse-pieds d’Amnesty International ou le WWF qui essaient de nous tendre des embuscades à la sortie de la poste ou au centre-ville de Neuchâtel). Et puis il faut dire que l’agenda culturel de la Capitale est très riche et qu’il a de quoi satisfaire les clients les plus exigeants ; ce qui est aussi très étonnant, c’est que l’Opéra et les concerts de musique classique sont vraiment à la portée de toutes les bourses et ne coûtent pas la désormais très célèbre « peau des mamelles » comme en Suisse. Un exemple ? En visitant l’Opéra le lundi matin, on a appris que certaines places de spectacle étaient vendues pour trois ou cinq Euro seulement ; bon, il s’agit de places débout qui se trouvent tout en haut de la salle, au-dessus de loges, mais ce sont tout de même des places qui rendent les grandes productions de l’Opéra de Vienne accessibles à des gens ayant des petits budgets (à condition que ces braves gens soient en mesure de rester débout pendant deux heures ou plus).

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L’Opéra impérial.

Donc, le concert auquel Julienne et moi avons assisté samedi était clairement pensé pour les touristes ; et il faut dire qu’à Vienne beaucoup de choses sont pensées pour les touristes ; il y en a partout ! Pendant le week-end où je m’y trouvais avec Julienne, il y avait des milliers de touristes asiatiques partout ! Mais partout (sauf au concert de Madonna car il ne faisait probablement pas partie des circuits traditionnels proposés à nos amis d’Orient) ! Il était donc très difficile de s’arrêter devant une attraction pour prendre une photo car il y avait toujours un groupe (car ils ne voyagent jamais seuls) prêt à pousser et à écraser toute « concurrence » ; et à deux, il est très difficile de faire le poids... Enfin, il aurait déjà fallu avoir la permission de prendre des photos… car à Vienne, dans les attractions principales (et dans tous les cas, dans celles qui m’intéressaient le plus), il était interdit de prendre des photos… même sans flash ; ces malins ont trouvé la parade pour gagner encore plus d’argent : puisqu’il n’est pas possible de prendre des photos, les touristes sont invités à se ruer sur les cartes postales, les catalogues et les livres toujours disponibles en grand nombre dans les boutiques situées à la fin de la visite. Malin hein ? Du coup, je n’ai pas pu capturer les magnifiques intérieurs des châteaux de Schönbrunn et de la Hofburg… Mais bon, les images sont gravées dans ma mémoire (non, je n’ai pas craqué : je n’ai pas acheté ni cartes postales, ni livres, ni autres souvenirs kitch ; Julienne peut vous le témoigner !).

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La Neue Burg

Le samedi nous avons visité le château de Schönbrunn avec son immense parc et la Gloriette, une charmante construction bâtie sur une colline qui fait face au château. En ce samedi de fin juillet il faisait chaud. Très chaud ! Et ni Julienne, ni moi ne supportons pas la chaleur… Bon, il ne faut pas croire qu’il faisait quarante degrés Celsius à l’ombre : il ne devait faire qu’entre trente et trente-cinq, ce qui était plus que suffisant à nous faire transpirer et à nous obliger à ingurgiter des litres et des litres de liquide. La chaleur nous a accordé un peu de répit à partir le samedi soir et le dimanche après-midi lorsque le ciel viennois s’est couvert de nuages et a arrosé la ville avec une pluie très rafraîchissante ; le dimanche, la pluie est tombée pendant le Soundcheck de Madonna (auquel nous n’avons pas assisté) et elle s’est arrêtée tout de suite après ; elle n’a donc pas duré longtemps, mais elle a rafraichi l’air et a constitué un bonus agréable au magnifique concert de Madonna. Par contre, le samedi pendant la journée, la chaleur a été assez handicapante pour nos visites ; je se suis convaincu qu’on aurait été motivés à s’attarder un peu plus longtemps à Schönbrunn s’il avait fait un petit peu plus frais… enfin, nous avons tout de même fait le tour de l’essentiel du parc, toujours en quête d’ombre et fraîcheur tels deux vampires fuyant les rayons meurtriers du soleil.

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Votre serviteur à Schönbrunn.

Après la visite du palais impérial, nous sommes retournés au centre-ville (le célèbre château d’été des Habsbourg se trouve un peu en-dehors) où nous avons mangé sur une terrasse, tout en buvant des granitas aux fruits très rafraîchissantes (et très méritées) ; ensuite, Julienne est rentrée à l’hôtel tandis que moi je me suis promené et j’ai visité le Stephansdom, la principale église de Vienne (et de l’Autriche), une visite très intéressante pendant laquelle j’ai pu enfin me lâcher et mitrailler le beautés de l’édifice sacré avec mon appareil photo ; la découverte de cette immense cathédrale gothique s’est terminée avec la visite d’une de ses deux tours où l’on peut voir la Pummerin, la plus grande cloche d’église (ou tout cour ?) au monde. Le Stephansdom offre un aperçu de la piété viennoise (et autrichienne en général) qui, contrairement à leurs voisins allemands, sont restés fidèles au Pape et n’ont jamais abandonné le catholicisme ; on y trouve un magnifique retable, deux orgues, un pupitre magnifiquement sculpté et un font baptismal des plus élaborés. Il y a même un crypte que l’ont peut visiter avec des guides et moyennant une certaine somme ; par ailleurs, rien n’est gratuit dans le Stephansdom : certes, on peut rentrer à l’intérieur de l’édifice, mais si l’on veut voir de près l’autel et les autres merveilles de cette cathédrale, il faut payer un billet ; il faut en payer un autre pour la crypte et encore un autre pour chacune des deux tours… Vive le business ! En revanche, on peut également acheter un pass pour toute la cathédrale, mais il était assez coûteux.

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L’autel principal du Stephansdom.

Une fois sorti de la cathédrale, je me suis encore promené un petit peu dans la Vienne touristique, puis je suis rentré pour me préparer pour la soirée. Au programme : apéritif sur une terrasse, suivi du concert de musique classique pour lequel on avait acheté les billets la veille. La soirée a été fort sympathique : nous avons pris notre apéritif sur une terrasse qui se trouvait sur le toit d’un immeuble et qui offrait une vue imprenable sur la cathédrale et les toits de Vienne. Ensuite, nous nous sommes rendus à la salle où avait lieu le concert, qui se trouvait dans un beau bâtiment néo-gothique situé à quelques pas de la rue piétonne ; nous sommes arrivés bien avant le début du spectacle, nous avons pris une coupe de champagne et, pendant qu’on la sirotait, nous avons fait connaissance avec un jeune Australien qui s’est offert une année sabbatique pour découvrir l’Europe (sympa le projet !). Comme j’ai déjà dit plus haut, le concert était très sympathique ; cependant, je serais presque tenté de dire que les autres spectateurs présents dans la salle offraient un spectacle bien plus intéressant que celui proposé par les artistes sur scène : il y avait le jeune couple devant nous où la fille essayait de filmer les morceaux qu’elle connaissait… je vous promets que je ne voudrais pas être invité chez eux pour la projection de ce qu’elle a filmé car j’aurais peur de choper le mal de mer ; Il y avait aussi un couple un peu plus âgé qui (évidemment !) était placé juste à côté de nous et qui n’a rien eu de mieux é faire que de se pointer avec vingt minutes de retard… Et que dire de ces malins qui essayaient de piquer les places des autres car celles-ci étaient meilleures que les leurs ? Autant de spécimen de notre espèce qui nous ont poussés à nous demander où allait le monde…

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Le Stephansdom dans toute sa splendeur.

Après le concert, nous nous sommes promenés pendant un moment dans le centre-ville, à la recherche d’une place pour manger (ce qui n’était pas évident, car il était déjà assez tard et la plupart des restaurants étaient sur le point de fermer) ; après être passés devant l’hôtel dans lequel logeait Madonna, nous avons fini par nous installer sur la terrasse d’un Nordsee, le célèbre fast-food connu par ses spécialités de poisson, et il faut admettre que nous n’avons pas été très satisfaits par ce qui se trouvait dans nos assiettes ; le restaurant allait fermer sous peu et il ne restait pas beaucoup de choix… il a donc fallu se contenter ce qui demeurait sur derrière les vitrines. Enfin, nous avons mangé et nous sommes rentrés à l’hôtel, fatigués mais heureux de notre longue journée.

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Un instant du concert de musique classique.

Le dimanche a été marqué par trois moments forts ; tout d’abord, il y a eu la visite à la Hofburg, le palais impérial de Vienne ; cette ancienne résidence des Habsbourg propose à ses visiteurs trois expositions très différentes : il y a une exposition permanente des porcelaines impériales, étalées dans un nombre de salles qui semble (ou m’as semblé) infini. L’exposition est très chouette, mais on se lasse assez rapidement car il n’y a que de la vaisselle, certes très belle, mais un peu monotone pour ceux qui – comme moi – ne nourrissent pas un intérêt particulier pour la porcelaine… en revanche, cette exposition est la seule de la Hofburg où on peut prendre des photos (et comme par hasard c’était celle qui m’intéressait le moins). Il y a ensuite une exposition consacrée à l’impératrice Elisabeth (la mythique Sissi) qui cherche à montrer au visiteur le vrai visage de cette souveraine ; et il faut admettre que la réalité n’est pas aussi rose que le mythe construit autour de Sissi : sa vie n’a de loin pas été aussi éblouissante que celle présentée dans les célèbres long-métrages avec Romy Schneider. La dernière exposition, qui n’en est pas vraiment une, permet au visiteur du château de se promener dans les pièces reconstituées du palais impérial et d’avoir un aperçu des appartements dans lesquels vivaient l’empereur François-Joseph et sa famille. J’ai beaucoup apprécié le musée Sissi et la promenade dans les appartements impériaux, même si la frustration de ne pas pouvoir prendre de photos était toujours présente…

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Dans la cour de la Hofburg.

Le deuxième moment fort du dimanche a été le tour au Prater, le célèbre parc qui se trouve à côté du centre-ville de Vienne ; Julienne et moi nous sommes offerts un tour sur la célèbre Roue du Prater, ainsi que sur d’autres carrousels. Nous avons même fait un tour sur un petit train à vapeur dont le parcours serpentait entre les attractions, les bois de la partie plus « sauvage » du parc et les alentours du stade Ernest Happel dans lequel nous devions nous rendre un peu plus tard dans l’après-midi pour le concert de Madonna.

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Au Prater.

Par ailleurs, parlons-en du concert de Madonna qui a été, vous vous en doutez certainement, le troisième moment fort de la journée ; après avoir passé quelques bonnes heures au Prater, où – avouons-le, nous sommes retombés en enfance l’espace de quelques tours de manège, nous avons pris le métro en direction du stade. Il était environ 18 heures, ce qui était tout à fait convenable car nous avions des places assises. Arrivés devant le stade, je me suis attardé pendant un moment devant le stand du merchandising ; j’ai fini par acheter le programme du concert tandis que j’ai pris la décision d’acheter un t-shirt qui me plaisait lors du concert de Zurich (finalement je ne l’ai pas fait car au moment où je suis passé devant le stand du merchandising j’avais plusieurs bières entre mes mains) ; ensuite, nous avons passé les contrôles de sécurité (l’appareil photo est passé comme une lettre à la poste) et nous avons cherché nos places, que nous avons tout de suite trouvé en dépit des mauvaises indications d’un jeune homme censé aider les gens à s’installer. Le stade n’était pas encore très plein ; il faudrait encore quelques heures avant de bien se remplir de ses trente-mille spectateurs ; pour tuer le temps, Julienne et moi avons observé la faune qui nous entourait : à côté de nous, il y avait une mère et sa fille adolescente qui nous ont obligés à nous lever plusieurs fois lors de leurs nombreux allers-retours aux toilettes et à la buvette. Il y avait ensuite un couple qui s’était probablement disputé avant de venir au concert : ils se faisaient la gueule et pendant le concert le mari a laissé la femme toute seule (elle était vraiment au taquet, alors qu’il avait une tête d’enterrement). Il y avait aussi le jeune homo en devenir qui devait avoir quinze ans et qui avait traîné toute sa famille au concert. Et puis il y avait les parents inconscients qui ont amené leurs deux enfants en bas d’âge au concert de Madonna (certains contenus sont tout de même un peu rudes pour des enfants, je pense notamment aux écrans durant Gang Bang, mais aussi au niveau de la musique qui était assez élevé).

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En attendant le concert de Madonna…

Martin Solveig a assuré la première partie. Après la fin de son set, il a fallu attendre un bon moment avant que Madonna apparaisse sur scène ; le public était visiblement agacé par ce retard injustifié (elle a commencé à 22h07 alors que le billet annonçait le début pour 20 heures) et plusieurs personnes ont hué et sifflé l’artiste. J’avoue que j’ai trouvé l’attente interminable, mais il ne m’aura fallu qu’une chanson pour la pardonner. Par contre, ce n’était pas évident de pardonner le staff du stade de Vienne qui n’a pas éteint toutes les lumières lorsque le spectacle a commencé : en fait, ils ont « oublié » d’éteindre les lumières de la tribune ; c’est ainsi que les spectateurs assis ont eu des neons dans la tronche pendant tout le concert et n’ont pas pu profiter des jeux de lumière proposés par Madonna et son équipe au cours du spectacle. J’ai trouvé cela très gênant et il m’a fallu un certain temps avant de m’y habituer. Je ne parlerai pas ici du concert proprement dit car je le ferai plus en détail lorsque je vous raconterai mon expérience à Zurich (avec photos à l’appui) ; pour l’instant, il vous suffit de savoir que j’ai beaucoup aimé le spectacle (Julienne aussi, même si elle n’a vraiment pas apprécié le retard) et que Madonna était très en forme.

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La Reine (enfin) sur scène !

Après un retour à l’hôtel plus que laborieux (les transports publics étaient pris d’assaut par les quelques trente-mille spectateurs et étaient donc saturés) et une bonne nuit de sommeil, nous étions d’attaque pour affronter notre dernière journée viennoise ; au programme, une visite de l’Opéra, un repas très sympathique sur une terrasse du centre-ville et une petite visite de la maison dans laquelle a vécu Mozart, le plus célèbre des compositeurs autrichiens. Les deux visites ont été fort intéressantes : l’Opéra a été bombardé pendant la deuxième guerre mondiale et a donc dû être reconstruit ; or, les parties rebâties n’affichent pas le luxe et la splendeur des parties originales ; le mariage du classique et du moderne (à la sauce post deuxième guerre mondiale) est parfois improbable, mais l’ensemble est assez harmonieux et le résultat et tout à fait acceptable, compte tenu du budget limité dont on disposait dans l’après-guerre pour redonner un Opéra à Vienne. Dans tous les cas, comme j’ai dit plus haut, l’Opéra est un des principaux lieux de vie de la ville, un endroit où les Viennois aiment se retrouver autour des plus grands chefs d’œuvre lyriques autrichiens et internationaux.

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Une belle salle de l’Opéra impérial.

La maison de Mozart est aussi très intéressante ; bon, il n’y a pas beaucoup d’objets originaux à voir car on n’a pas pensé à conserver la maison du célèbre compositeur dans l’état dans lequel elle se trouvait à sa mort ; du coup, il y a beaucoup de panneaux explicatifs, des copies de partitions et de lettres, ainsi que des objets datant de l’époque de Mozart et qui auraient donc pu faire partie du mobilier de ses appartements. Une des raisons pour lesquelles sa maison n’a pas été conservée en état réside probablement dans le fait qu’à sa mort, ce cher Wolfgang Amadeus était à peu près fauché ; il a été enterré dans une fosse commune, ce qui est assez paradoxal si l’on songe au statut qu’il a acquis dans les décennies qui ont suivi sa mort. Il est donc probable que ses héritiers aient vendu tout ce qui lui appartenait pour rembourser ses dettes et lui payer des funérailles décentes.

Avec la visite de la Maison de Mozart se termine le récit de ce long week-end à Vienne en compagnie de Julienne ; ce furent quatre jours exceptionnels pendant lesquels nous avons pu découvrir quelques facettes de cette ville que je ne connaissais que par le biais de ce que j’avais vu et lu, une ville dans laquelle j’ai envie de retourner prochainement pour continuer mes découvertes. Passer ces quatre jours en compagnie de Julienne a été très agréable (comme d’habitude quoi ;O)), même si notre patience a été mise à rude épreuve plusieurs fois, que ce soit à cause des hordes de touristes asiatiques, la chaleur étouffante  ou les serveurs pas tout à fait polis de certains bars et restaurants.

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Une petite dernière pour la route…

Avant de vous quitter, je vous laisse – comme promis – à une « petite » sélection de photos que j’ai prises avec mon nouveau bébé. Vous les trouverez sur l’album « 2012.07.27-30 – Vienne » ou bien en cliquant ICI.

Bien à vous

Votre Stefano