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Stefano vous parle (enfin) de MDNA

Bonsoir à toutes et à tous !

Cela fait quelques mois que je devais rédiger cet article, mais pour des raisons multiples, j’ai toujours repoussé cette échéance ; ce n’est pas que je n’avais point envie de vous parler de cet album ou que je le trouvais sans intérêt, mais – comme à chaque nouvelle sortie « madonnienne » – j’ai souhaité prendre mon temps pour l’écouter, le vivre à fond et le décortiquer. C’est ma façon de travailler et je ne le fais pas uniquement pour Madonna ; je dois être imprégné par un disque pour pouvoir en parler. Je ne sais d’ailleurs pas comment font les critiques musicaux pour donner leur avis sur une nouvelle sortie après l’avoir écoutée qu’une seule fois : je crois qu’il est impossible de capter l’ensemble des nuances d’un album après une seule et unique écoute ; par ailleurs, je me demande combien de critiques se sont ravisés, en positif ou en négatif, après avoir réécouté une deuxième fois tel ou tel album.

Car « MDNA » n’est pas un album simple et oblige celui qui l’écoute à s’engager dans un voyage où il rencontrera des chansons dansantes et légères, mais également des titres qui demandent une réflexion plus profonde. Avec « MDNA », Madonna nous livre son ADN (Madonna’s DNA, M-DNA) musical. L’album présente de multiples facettes qui représentent autant d’échantillons de son univers et de sa personnalité ; ce serait donc réducteur de définir ce nouvel opus uniquement comme la dernière tentative en date de la Reine de la Pop de montrer au monde entier que le trône lui appartient toujours, et cela malgré les attaques incessants et les « hommages » de la relève musicale de ces dernières années. Je laisserai à la postérité le soin de déterminer si cette tentative a été couronnée de succès ou si ce fut un échec (et cela même si je tenterai de me pencher sur la question à la fin de cet article) ; je me contenterai de partager en toute simplicité avec vous quelques impressions concernant cet opus, des impressions qui ne sont peut-être pas toujours objectives (oui, il semblerait que je ne sois pas très objectif lorsqu’il s’agit de Madonna) mais qui sont le résultat d’une écoute attentive et d’une longue réflexion.


Blog 2012 - 166

Girl Gone Wild

Personne ne peut le nier, dès les premières notes de « MDNA », Madonna annonce la couleur et balance une chanson qui reprend et propose quelques-unes des thématiques qui lui sont les plus chères : religion, sensualité et sexualité ; certes, Girl Gone Wild ne représente pas une révolution musicale incroyable (certains auront probablement reconnu une certaine ressemblance avec le remix réalisé par Benny Benassi sur Celebration) comme l’avaient été certains tubes du passé, mais il faut avouer que le titre est vachement efficace et qu’il reste dans la tête pour des journées entières ; après tout n’est-ce pas ce que Madonna fait le mieux ? créer des titres qui entrent dans la tête et n’en ressortent plus. Et l’album « MDNA » en contient plusieurs : il y a Gang Bang, titre somptueux composé en partie par Mika dans lequel la chanteuse nous mène « directement en enfer » à coup de pistolets, Dubstep et un ton de plus en plus enragé ; il y a aussi I’m Addicted où la Reine de la Provocation dresse un parallèle intéressant entre l’addiction à la drogue et le sentiment amoureux : je pourrais passer des journées entières à chantonner la partie finale de ce titre : « MDMA, MDMA,… » (par ailleurs, on remarquera le jeu de mots assez controversé entre MDNA et MDMA qui a fait grimper aux rideaux plusieurs personnes lors du dévoilement du titre de l’album en début d’année…). Il y a aussi Give me all your Luvin’, titre surprenant qui fait en quelque sorte figure de OVNI dans cet album, mais qui parvient, lui aussi, à envahir le cerveau et s’y loger pendant des journées entières. Bref, autant de titres efficaces et – surtout – autant de singles potentiels.


Blog 2012 - 167

Turn up the Radio

« MDNA » n’est pas un album que l’on peut écouter tranquillement assis sur son canapé : il nous fait bouger, chanter et danser, sur des chansons parfois très légères comme Turn up the Radio (qui fut – à mon avis – un très mauvais choix pour un troisième single), Birthday Song (oui, j’ai bien dit chansons « très légères »), mais aussi sur titres plus personnels et sérieux sur lesquels je reviendrai ensuite. Au cours de l’album, Madonna sait captiver son public avec des musiques entrainantes, des sons surprenants qui vont de la soupe disco à la David Guetta de Turn up the Radio au sitar de Love Spent, du piano mélancolique de Falling Free à la musique très « Ray of Light » et Bollywood du titre I’m a Sinner. Chaque chanson est une découverte, un voyage dans l’univers de Madonna et on ne se lasse pas : « MDNA » contient des morceaux très hétéroclites pouvant satisfaire les fans les plus exigeants de l’artiste, mais aussi les auditeurs occasionnels qui tomberaient sur cet opus par hasard. Malgré cette variété de sons et d’ambiances, l’album fonctionne aussi très bien en tant qu’ensemble, même si, sur ce point, une remarque s’impose quant aux titres choisis pour figurer sur les versions Standard et Deluxe : certains titres bonus de la version Deluxe auraient dû apparaître dans la version standard, à la place de titres faibles comme Some Girls : je pense notamment à Beautiful Killer ou à I Fucked up. Par contre, Birthday Song est très bien comme bonus car elle est plus une curiosité qu’une chanson assez forte pour un album. Quant à Best Friend, elle est aussi très chouette, mais je trouve qu’elle est bien comme bonus. Mais bon, il paraît que dans l’esprit de Madonna et son entourage la version Deluxe était la véritable version Standard (oui, je sais, ce n’est pas logique…).


Blog 2012 - 168

I fucked up

« MDNA » contient également des chansons autobiographiques ; ces titres se rapportent presque tous à la fin du mariage de Madonna avec Guy Ritchie. Dans I Fucked up, l’artiste admet avoir commis des erreurs vis-à-vis de son ancien compagnon. Best Friend relate l’histoire de ces deux amoureux qui sont désormais plus des amis que des amants. Et puis il y a I Don’t Give a, titre dans lequel l’artiste affirme ne pas se soucier de ce que les gens disent ou pensent par rapport à l’échec de son mariage, mais aussi par rapport à ses choix de vie. On s’y attendait : on savait pertinemment que l’artiste aurait évoqué sa rupture dans cet album ; elle reproduit en quelques sortes le schéma de « Like a Prayer » où la fin de son mariage avec Sean Penn l’avait inspirée à écrire et enregistrer Till Death do us Part. A ces trois chansons on peut sans doute ajouter Love Spent, dans laquelle la chanteuse s’adresse à une personne qui se souciait plus de son argent que de sa partenaire, et  Falling Free, petite perle qui clôt la version standard de « MDNA » et qui surprend grâce à des arrangements très simples qui laissent beaucoup de place à la voix de Madonna. Ces deux derniers morceaux ont été composés avec par William Orbit, qui avait déjà été complice de la Reine dans la création du génialissime album « Ray of Light » et dans certains titres de « Music ».


Blog 2012 - 169

I don’t Give a…

Avant de conclure cet article, il faut bien se pencher sur la question du succès de l’album « MDNA » ? Est-il vrai que ce fut un échec commercial retentissant comme l’a laissé entendre une partie de la presse (spécialisée et non) ? Les chiffres sont clairs : « MDNA » a vendu, depuis sa sortie, entre 1.5 et 2 millions d’exemplaires, dont environ 750'000 au cours de la première semaine de commercialisation. On est loin des chiffres mirobolants des années ’80 lorsque Madonna vendait des milliers d’albums par jour, mais elle n’est pas la seule artiste à avoir été touchée par la crise du marché du disque ; aujourd’hui il y a très peu d’albums qui dépassent la barre des 5 millions et des cas comme celui d’Adele (22 millions d’exemplaires de « 21 » écoulés) sont désormais l’exception et non la règle. Donc 2 millions d’albums peut paraître peu, mais ce serait faux de définir ces ventes un échec ; car il est indéniable qu’un résultat de ce genre, dans le marché du disque actuel, est plutôt bon ; et Madonna l’a atteint sans faire de promotion ; elle n’a pas fait de nombreuses apparitions à la télé pour promouvoir le produit, elle n’a pas présenté ses singles à X-Factor ou à la Nouvelle Star ;  elle s’est très peu montrée après la sortie de « MDNA » car elle était occupée à répéter sa tournée. Et donc, même sans une promotion acharnée, la Reine de la Pop a atteint un résultat raisonnablement bon, alors que d’autres artistes qui ont fait du matraquage médiatique et n’ont pas forcément obtenu de meilleurs résultats : les albums de Rihanna et Lana del Rey ont eu du mal à dépasser la barre des deux millions d’exemplaires vendus et cela même si les deux artistes ont été très présentes dans les médias et qu’elles aient sorti plusieurs singles. Donc oui, « MDNA » est loin des standards de Madonna en termes de ventes, mais ce n’est de loin pas l’échec commercial retentissant décrié par certains critiques.

Certes, en tant que fan j’aurais aimé que cet album devienne un des plus marquants de l’année 2012, que Madonna vende deux, trois, quatre fois plus d’exemplaires, mais elle a choisi de se concentrer sur la tournée et après avoir vu le « MDNA World Tour » on ne regrette pas ce choix stratégique. Et puis cela ne signifie pas que l’album « MDNA » ne pourra pas être redécouvert par la suite ; lorsque « Erotica » est sorti en 1992 il a été boudé par une partie des fans et de la critique ; vingt ans après il est considéré comme une des plus belles réussites de la Star. Bref, l’avenir nous le dira. En attendant, je ne peux que souhaiter à « MDNA » le même destin glorieux et à Madonna de continuer à faire ce qu’elle fait pendant de nombreuses années.

Bien à vous

Stefano

Trente ans

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Me voici de retour après une nouvelle série de problèmes informatiques qui m’ont accablé au cours de ces dernières semaines ; je vous écris depuis un nouvel ordinateur portable que – je l’espère – aura une vie plus longue et heureuse de son prédécesseur (ce n’est pas très dur). Et pour revenir en puissance par ici, quoi de mieux qu’un petit texte concernant mes trente ans ?

Car oui : ça y est ! Je suis (enfin ?) trentenaire ; j’ai passé le cap et j’ai – en quelques sortes – basculé du « côté obscur de la force ». Enfin, je ne saurais pas encore vous dire si la trentaine correspond vraiment au début de la fin car, après tout, je n’y suis entré que depuis quelques heures seulement. Certes, j’ai l’impression d’avoir atteint un jalon important dans mon existence, mais s’agit-il vraiment, comme je l’ai craint pendant des années, du moment qui marque le début de la fin ? Ou bien s’agit-il tout simplement d’une étape supplémentaire qu’il faut franchir pour atteindre la maturité ? Pourquoi notre société nous pousse-t-elle à concevoir la trentaine comme le début de la fin ? Il me semble avoir encore tellement de choses à vivre et à expérimenter et j’ai de la peine à percevoir ce moment comme le zénith de mon passage sur terre ; je n’ai pas l’impression d’être arrivé au sommet : j’ai plutôt le sentiment d’être tout juste parvenu à un stade de ma vie où j’ai enfin les moyens de voler de mes propres ailes.

Donc, d’un certain côté, j’ai l’impression d’être arrivé quelque part et je me plais à redécouvrir mon parcours de vie et les étapes qui l’ont marqué ; mais ce point d’arrivée, ne me paraît pas une destination finale acceptable : j’ai encore beaucoup de choses à faire, à découvrir et à expérimenter. J’ai des rêves et des projets. Et je compte bien les réaliser un jour. Pourquoi donc craindre ce passage du cap de la trentaine ? Il y a certainement la peur (irrationnelle ?) de vieillir et de voir sur mon corps les effets du passage du temps. La décadence physique m’effraie. Oui : j’ai peur de vieillir et de voir le corps que j’entraine et je chouchoute dépérir et me lâcher à petits feux. J’ai également peur de tomber malade et de mourir avant d’avoir eu la chance de réaliser mes projets ; au travail je côtoie quotidiennement la mort, la maladie et la décadence et cela me rappelle, inévitablement, que nous ne sommes pas éternels sur terre et que tout pourrait s’arrêter à n’importe quel moment, dans l’espace de quelques instants.

Enfin, je vous rassure tout de suite : je ne passe pas mes journées à songer à ces choses un peu moroses, mais il est indéniable que je travaille à un endroit où j’y suis malgré tout confronté. Après j’essaie tout de même de garder mon attitude positive et je m’oblige à profiter de chaque instant, un peu comme si c’était le dernier, même si j’espère – au fond de moi – de vivre vieux et en pleine santé.

C’est drôle : cet article devait être une sorte de rétrospective des trente premières années de ma vie et je vous parle de l’avenir ; et pourtant, il y aurait tellement de choses à dire sur ma vie jusqu’à présent : je ne prétends pas avoir vécu l’existence la plus intéressante, utile ou passionnante de l’univers, mais j’ai adoré ces premières trente ans sur terre et je me réjouis d’en avoir encore une soixantaine (au moins) avant d’être contraint à débarrasser le plancher par la Faucheuse. Comme je disais plus haut, j’ai l’impression d’avoir atteint un stade important de mon existence, mais j’ai envie de poursuivre mon voyage et de découvrir ce que ma vie me réserve.

Je sais que dans ce périple long et tortueux je serai épaule, accompagné et soutenu par des amis et des parents exceptionnels qui ont toujours été là pour moi dans le passé et que – j’en suis persuadé – seront encore là pour moi au cours des années à venir. Qui sera encore à mes côtés dans dix, vingt ou trente ans ? Aucun moyen de le savoir ! Par contre, ce que je sais et qui me remplit de joie, c’est qu’au cours du chemin qu’on aura la chance de parcourir ensemble je ne me sentirai jamais seul.

Au cours de ces trente premières années j’ai endossé plusieurs casquettes ; tour à tour j’ai été fils, frère, petit-fils, étudiant, Tessinois, Neuchâtelois, diplômé, chômeur, stagiaire, employé, homo refoulé, ami, confident, président d’association, personne engagée, gentil, méchant, généreux, égoïste, et j’en passe ! Toutes ces facettes de ma personnalité font partie de moi : elles me définissent et me rendent celui que je suis, avec mes qualités et mes défauts. Je sais que je ne suis pas toujours la personne la plus facile à vivre, que je peux avoir un sale caractère et que je peux me montrer très intransigeant, mais je fais tout mon possible pour devenir un homme meilleur. Ce n’est pas toujours facile, mais je m’applique et je vais bien finir par obtenir quelques résultats non ?

En attendant, je vais continuer à poster par ici le récit de mes aventures et de mes péripéties. J’ai un peu de retard à rattraper et je vais essayer de m’y mettre assez rapidement, mais ce n’est pas gagné… quoique, je suis assez confiant…

Bien à vous

Votre Stefano