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Danemark 2012 : Jour 9 - Kalundborg

Bonsoir à toutes et à tous !

C’est déjà mon dernier jour à Copenhague et sur l’île de Seeland ; demain matin je quitterai la capitale pour me rendre sur l’île de Møn, ensuite ce sera Aarhus, Aalborg et Odense. Mais avant de dire au revoir à cette région qui m’est si chère, je vais encore prendre le temps de partager avec vous quelques impressions concernant cette dernière journée seelandaise ; elle a commencé comme tant d’autres avec un petit déjeuner copieux à l’hôtel ; ensuite, je me suis rendu à la gare où j’ai pris le train en direction de Kalundborg, une charmante ville de cinquante-mille habitants située dans le nord-ouest de la Seeland.

Après un trajet initialement très mouvementé grâce à deux classes d’écoliers (des enfants PLUS des adolescents : vous aurez compris ma douleur), je me suis retrouvé dans un endroit surprenant, sous un magnifique soleil de septembre ; vous savez, je n’attendais pas grand-chose de cette visite : le guide que j’utilise décrit Kalundborg comme un port, un lieu de passage pour tous ceux qui veulent se rendre à Aarhus par la mer ; certes, ledit guide parle de la magnifique église bâtie par le frère du célèbre Absalon, mais il conseille aussi aux voyageurs de visiter Kalundborg si l’on se trouve dans la région ou si l’on a du temps avant de prendre son ferry…

… et pourtant, cette ville mérite le détour, et cela pour plusieurs raisons : tout d’abord, l’église est un véritable bijou de l’architecture religieuse, avec ses cinq tours et sa décoration très sobre (franchement, je pense que c’est la plus belle église que j’ai visité depuis le début de ce périple 2012). Ensuite, la ville elle-même est très chouette : le centre est jovial, animé et agréable ; en plus de cela, il y a aussi la promenade au bord de l’océan qui est à couper le souffle : je me suis longuement promené au bord de la mer, sous un soleil magnifique et j’ai laissé vaguer mes pensées (dommage pour le vent qui souffle en permanence : par ailleurs, il y a des arbres au bord de la mer qui sont tous courbés à cause du vent incessant). Kalundborg a donc été une surprise plus qu’agréable et un endroit qi mérite d’être plus connu.

Après avoir visité cette ville portuaire du nord-ouest de la Seeland, j’ai pris le bus en direction de Slagelse, puis le train en direction de Copenhague et je me suis arrêté à Sorø, une ville qui se trouve entre Slagelse et Ringsted et dont mon guide ne tarissait pas d’éloges. Personnellement, j’ai toujours été un peu sceptique vis-à-vis de Sorø et j’avais décidé de m’y arrêter si vraiment il me restait du temps ; finalement, ce fut une des plus grosses erreurs de tout ce voyage (ce qui prouve aussi que les guides touristiques ne doivent pas être pris au pied de la lettre) : en effet, je suis arrivé dans un endroit qui ravit la palme de ville la moins « tourist-friendly » du Danemark à Ringsted : à la sortie de la gare, pas un seul panneau pour indiquer la direction à prendre pour aller au centre-ville ; pas un plan de situation ; pas de toilettes à la gare ; il n’y avait même pas de « Seven Eleven », l’équivalent de notre « Aperto » que l’on trouve dans les gares en Suisse. J’ai eu l’impression d’atterrir dans un no man’s Land, un quartier dortoir (certes plutôt huppé) d’une grande ville. Après avoir tournoyé pendant près d’une demi-heure et avoir essayé de retrouver la route pour le centre-ville (en plus, je n’ai pas rencontré une seule âme charitable à qui demander des renseignements), je suis retourné à la gare et j’ai repris le premier train en direction de la Capitale, contrarié par cette mauvaise expérience, fâché d’avoir perdu mon temps et fatigué à cause de la crève que je cuvais depuis la veille.

Après cette mauvaise expérience, je suis donc rentré à l’hôtel où j’ai pris le temps de me reposer un peu, de prendre une longue douche chaude et de me préparer pour ma dernière soirée à Copenhague ; ensuite, je suis sorti, je me suis baladé dans les rues du centre et je me suis posé sur une terrasse au bord d’un canal (et en face du Christiansborg) pour siroter un verre de vin blanc ; puis je me suis encore promené un moment et j’ai cherché un restaurant pour mon souper : le choix est tombé sur le petit café dans lequel Florian, Mano et moi avons bu notre dernier verre ensemble avant leur départ et ce fut une bonne décision car leur cuisine est très bonne ; après ce bon souper, je me suis encore promené un petit moment, puis je suis rentré à l’hôtel fatigué de ma journée et triste de devoir quitter Copenhague ; mais bon… de nouvelles aventures m’attendent.

Bien à vous

Votre Stefano

Danemark 2012 : Jours 6, 7 & 8 - Flo et Mano à Copenhague

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce n’est pas parce que Florian et Manoel sont venus passer quelques jours à Copenhague que nous avons consacré tout notre temps au shopping et aux soirées bien arrosées ; certes, ces activités ludiques ont bel et bien été pratiquées au cours du moment que mes amis ont passé dans la capitale danoise, mais cela ne m’a pas empêché de leur faire découvrir quelques endroits de cette ville magnifique… je dirais même que – pour le peu de temps que Flo et Mano ont passé ici – nous avons vu pas mal de choses.

Vendredi, ils sont arrivés à l’aéroport de Kastrup vers 14 heures ; je suis allé les chercher et après une petite halte dans leur hôtel pour poser leurs bagages et prendre possession de leur chambre, nous sommes partis en direction du centre-ville pour un petit tour découverte pendant lequel nous avons relié (à pied s’il vous plait) l’Hôtel de ville, le Diamant noir, le château de Christiansborg, la statue d’Absalon, la rue pietonne, Nyhavn, le théâtre (avec vue sur l’Opéra) et le château d’Amalienborg. Après ce tour éprouvant, nous nous sommes posés sur une terrasse de Nyhavn pour boire une bière (j’aurais préféré du cidre, mais hélas il n’y en avait plus en stock…), papoter un petit peu et discuter de la suite de la soirée ; ensuite, petite balade dans les ruelles du centre, avec un arrêt dans un magasin vintage (où Flo a à tout prix voulu essayer des salopettes), apéritif dans un charmant petit bar, souper au Peder Oxe (tu ne peux pas appeler un restaurant Peder Oxe, n’est-ce pas Christophe ?) et fin de soirée tranquille avec un ou deux bières au Masken.

Le samedi, le « tour de force touristique » a continué de plus belle : après un pit-stop chez H&M où Flo et Mano ont acheté des bonnets pour faire face à l’air frais du Danemark, nous avons visité la Rundetarn ; ensuite, nous nous sommes promenés au Kongenshave, au jardin botanique et nous avons terminé la journée au Nationalmuseet, où nous avons également été forcés de faire une pause pour manger un petit cookie, histoire de ne pas nous écrouler contre une vitrine sous alarme ou un beau retable en bois du Moyen Age. Ces visites ont bien rempli notre journée et ce n’est que vers seize heures que Flo et Mano ont véritablement pu commencer à faire le tour des magasins du centre-ville où ils n’ont pas vraiment fait de folies. Après la fermeture des commerces, nous avons bu un petit verre sur une terrasse (en toute vitesse car il faisait assez froid), nous avons mangé au Muster, un petit restaurant sympathique du centre, où un des serveurs a eu le mérite de plaire à tous les trois (ce qui n’arrive pratiquement jamais car nous avons des goûts totalement différents en matière de mecs).

La journée de samedi s’est terminée très tard au Masken où nous avons bu plusieurs verres et où je n’ai pas pu m’empêcher de jouer (et de perdre) de nombreuses fois au célèbre jeu à boire du Masken, ce qui m’a permis de me faire de nombreux « amis » au cours de la soirée (certains d’entre eux se sont montrés étonnés face à mon envie de visiter Aarhus et Aalborg et j’ai eu l’impression qu’ils me prenaient pour un fou furieux)… L’ambiance au Masken était, comme d’habitude, très sympathique et nous n’avons pas vu le temps passer ; de coup nous sommes rentrés (Flo et Mano d’abord, et moi ensuite car j’étais un peu « occupé ») après quatre heures du matin et du coup le réveil du dimanche matin a été plus dur que prévu. Malgré cela, nous avons fini par nous retrouver et aller boire un dernier verre dans un café de Copenhague avant de prendre le train en direction de Kastrup où l’avion de mes amis décollait vers 14 heures.

C’était vraiment génial d’avoir Flo et Mano ici avec moi pendant un week-end ; j’ai été plus qu’heureux et ravi de leur montrer les endroits qui m’ont fait tomber amoureux de cette ville et de leur transmettre tout ce que j’ai pu apprendre au cours de ces trois dernières années. Les délires ont fusé et il y en a eus un ou deux qui nous ont poursuivi tout le long : je pense, par exemple, au landau de Mylène Farmer dans le clip de Plus grandir, au son des cloches de l’intro du « MDNA Tour », ainsi que d’autres trips qu’il serait trop difficile d’expliquer. J’espère qu’à l’avenir on fera d’autres week-ends de découverte comme celui-ci

En plus, il faut avouer que ça m’a fait du bien de faire une petite pause dans ma découverte du Danemark, même si elle n’aura été que de très courte durée car il a repris de plus belle après que j’aie dit au revoir à mes amis à l’aéroport ; en effet, j’ai pris le train, j’ai traversé l’Øresund par le magnifique pont qui relie le Danemark et la Suède et je me suis baladé en Scanie, dans la magnifique petite ville de Lund. J’ai beaucoup apprécié cette promenade à Lund et je me réjouis de pouvoir y retourner avec un guide, afin de pouvoir mieux comprendre ce que mes yeux peuvent admirer dans les rues (il y a des fortes chances que mes prochaines vacances me mènent en Suède, donc je pense que Lund sera une halte obligée). Après cette promenade, j’ai repris le train en direction d’Helsinborg où j’ai pris le ferry pour Helsingør : la traversée ne dure qu’un petit quart d’heure et permet de se rendre compte de la proximité de ces deux villes jumelles. De retour sur sol danois, je me suis promené un moment dans les rues d’Helsingør avant de me remettre en route pour Copenhague. Ce fut un après-midi vraiment chouette : il faisait beau, chaud et ce tour de l’Øresund m’a permis de soigner les derniers effets de la gueule de bois que j’avais au réveil.

Bien à vous

Votre Stefano

Danemark 2012 : Jours 5 & 6 - Seeland du Sud

Bonsoir à toutes et à tous !

Après une journée consacrée à Louisiana et au Musée Karen Blixen, je me suis lancé à la découverte du sud de la Seeland. C’est une région de l’île que je n’avais pas eu l’occasion de visiter lors de mes précédents périples danois et il faut avouer que j’étais assez impatient de la découvrir et de visiter quelques hauts-lieux, notamment l’église Saint-Benoît de Ringsted, où sont enterrés certains rois de Danemark, le musée en plein air de Trelleborg, ainsi que la charmante ville de Køge.

Cette découverte de la partie méridionale de la Seeland a eu lieu au cours du cinquième (et d’une partie du sixième) jour au Danemark ; vous êtes peut-être en train de vous dire que j’ai consacré bien peu de temps à ces beaux endroits, mais je peux vous promettre qu’il n’en fallait pas davantage : en effet, il s’agit à chaque fois d’endroits où il n’y a que peu de choses à voir ; par exemple, Ringsted a beau avoir été une ancienne capitale du Danemark, mais il n’y a rien à voir mis à part son église où repose sans être dérangé le grand roi Valdemar. Le reste de la ville ne présente aucun intérêt : je m’y suis promené et c’était comme se promener dans une ville-dortoir ; même le parc (Dieu sait pourtant qu’au Danemark les parcs sont toujours splendides) paraissait à l’abandon…

Du coup, après ma visite éclair à Ringsted, j’ai repris le train en direction de Slagelse (qu’on prononce Slaelse) pour me rendre à Trelleborg, un site où les archéologues ont retrouvé les restes d’une forteresse Viking du Xe siècle ; c’est donc autour de quelques restes datant d’il y a plus de mille ans qu’on a bâti un parc qui comprend un musée (qui explique la vie quotidienne des Vikings, mais aussi la construction de la forteresse), un parc thématique qui – en été – est animé par toute sorte d’activité visant à plonger le visiteur dans l’ère de ces guerriers valeureux, ainsi qu’une belle reproduction grandeur nature d’un des bâtiments qui composait la forteresse (elle est vraiment bien faite cette reproduction). Il faut savoir que Trelleborg faisait partie des attractions que j’avais envisagé de voir lors de mon séjour, mais je l’avais biffée à la dernière minute car j’avais estimé qu’il valait mieux se concentrer sur Ringsted… mais puisque cette dernière n’a pas tenu ses promesses, je me suis dit qu’il fallait donner à Trelleborg une nouvelle chance.

Et il faut dire que ce parc de Trelleborg a tout pour plaire et je pense qu’en plein été on peu vraiment passer un bon moment ; par contre, à la mi-septembre, il n’y pas un chat (on devait être trois visiteurs dans ce parc énorme) et donc il n’y a pas d’animations, ce qui est dommage étant donné qu’il faut faire un bon bout de chemin pour s’y rendre (en train jusqu’à Slagelse, puis en bus jusqu’au parc ; or, il y a un bus par heure, ce qui n’est guère pratique). Du coup, je ne suis pas resté très longtemps à Trelleborg (je pense une petite heure et demie, ce qui fait tout de même plus de temps que celui que j’ai passé à Ringsted) et cela malgré le fait que j’ai beaucoup apprécié cette visite et que je ne regrette pas d’avoir fait le déplacement : ce que je regrette un peu c’est de ne pas avoir eu droit aux animations.

Donc voilà, au cours de la journée de jeudi, je n’ai fait que deux petites visites d’à peine plus qu’une heure ; et lorsque je me suis rendu à Køge vendredi matin, ça n’a pas été mieux. Et encore, dans le cas de cette charmante ville, c’est justement son ambiance qui a finalement sauvé les meubles, car j’y étais allé principalement pour voir l’église que mon guide définissait comme « valant le détour » et ce ne fut pas glorieux ; je ne sais pas pourquoi, mais les responsables de ce beau bâtiment ont décidé de faire des économies d’électricité et de n’allumer que quelques petites lumières ; par conséquent, une grande partie de l’église était plongée dans la semi-obscurité, ce qui rendait la visite (et également la prise de photos) assez désagréable. Heureusement que la ville est un petit bijou et vaut – à elle toute seule – le détour, avec ses vieilles maison typiquement danoises et une ambiance qui m’a paru chaleureuse ; j’ai eu l’impression que Køge est une ville pleine de vie, ouverte et surprenante, tout le contraire de Ringsted qui est peut-être le lieu qui m’a le moins plu jusqu’à présent.

Voilà ce que je voulais vous dire au sujet de ma découverte du Seeland du sud. Ces prochains jours mon périple va s’arrêter un petit peu car Florian et Mano viendront passer leur week-end ici à Copenhague. Des grands délires s’annoncent.

Bien à vous

Votre Stefano

Danemark 2012 : Jour 4 - Louisiana

Bonsoir à toutes et à tous !

Pour ce premier jour sur l’île de Seeland, j’ai décidé de me consacrer à la visite de deux musées qui me font de l’œil depuis ma première visite au Danemark, il y a deux ans de cela : je parle du Karen Blixen Museet à Rungsted et de Louisiana, le magnifique musée d’art moderne qui se trouve à Humlebæk (à dix minutes de train d’Helsingør). C’est donc après un petit déjeuner copieux et généreux que je me suis rendu à la gare pour entreprendre mon périple muséal au nord de la Seeland ; première étape : Rungsted, une ville que l’on traverserait sans états d’âme si elle n’avait pas donné au monde une des plus grandes écrivaines du vingtième siècle ; je parle, bien entendu, de Karen Blixen (1885-1962), qui s’est faite connaître grâce à des romans comme La ferme africaine, Sept histoires gothiques ou Le dîner de Babette.

En plus d’avoir été une auteure à la plume affûtée et passionnante, Karen Blixen a été une femme à la destinée hors du commun dont la vie a été partagée entre son Danemark natal (elle est née et morte dans la maison de Rungsted qui abrite le musée) et l’Afrique où elle a vécu de longues années en essayant de faire tourner une ferme spécialisée dans la production de café (qui fera hélas faillite, ce qui obligera Karen Blixen à la vendre pour une bouchée de pain et à rentrer, totalement ruinée, au Danemark).

Les informations que je viens d’évoquer au sujet de cette femme d’exception, ne sont que quelques-unes qui sont donnée au public dans le musée Karen Blixen de Rungsted ; il y en a d’autres, mais ce serait trop barbant de toutes les reprendre ici. Comme je disais plus haut, le musée se trouve dans la maison où Blixen a vécu pendant une grande partie de sa vie ; c’est l’autrice elle-même qu’en créant une fondation visant à garantir la sauvegarde de sa maison a mis les bases à la fondation d’un musée en son honneur (créé quelques années après sa mort). Personnellement, je trouve que ce n’est pas le meilleur musée que j’ai vu au Danemark ; il y a beaucoup de panneaux à lire, très peu d’objets et lorsqu’on a la chance de pouvoir pénétrer dans quelques-unes des pièces de la maison (conservées dans le même état où elle se trouvaient le jour de la mort de Karen Blixen), on n’a pas le droit de prendre de photos, même sans flash… C’est un peu dommage car il n’y a pas grand-chose à voir en-dehors de ces pièces, sauf – bien évidemment – la nature qui entoure la maison qui est vraiment magnifique.

C’est donc avec un goût amer en bouche que j’ai quitté Rungsted (après une visite qui aura duré à peine plus d’une heure) pour me rendre deux villages plus loin au musée d’art moderne de Louisiana. Cela faisait deux ans que je souhaitais visiter ce haut lieu de l’art moderne, mais il y avait toujours autre chose à voir et Louisiana a toujours été écarté en faveur de différents châteaux et monastères. Et finalement c’est dommage d’avoir attendu aussi longtemps pour découvrir cet endroit hors du commun ; car ce n’est pas un musée conventionnel que l’on visite à Louisiana : c’est un œuvre d’art architectural (moderne) abritant des œuvres d’art moderne et contemporain, principalement des peintures, mais également beaucoup de sculptures (par ailleurs, une partie de ces dernières décorent l’immense jardin qui s’étend jusqu’à la mer). Le bâtiment est constitué par un long couloir qui épouse parfaitement la morphologie du territoire et qui joue habilement avec les lumières et les ambiances ; la salle consacrée au sculpteur suisse Alberto Giacometti est un exemple de cette recherche : il s’agit d’une grande pièce en forme de cube avec une baie vitrée qui occupe toute une paroi et qui donne sur un petit lac bordé de saules pleureurs et d’autres plantes.

Bref, le décor est tellement beau que l’on pourrait être distrait des véritables œuvres d’art, c’est-à-dire celles qui sont exposées ; il faut aussi avouer que l’art contemporain n’est pas toujours facile à comprendre : il n’y a pas de repères clairs et souvent même la lecture de la fiche d’information ne facilite pas les choses. Puis des fois on a l’impression que les artistes contemporains se moquent de nous : comment ne pas croire qu’on se fout de notre gueule lorsqu’on nous présente un grand tableau peint en blanc cassé avec quelques crêtes où la peinture est plus épaisse et que la légende dudit tableau indique que son titre est « Untitled » ? Franchement, je me le demande.

Enfin, Louisiana propose aussi des expositions temporaires ; en ce moment il y en a une en préparation sur les autoportraits (qui ouvre demain) et une autre – très intéressante – sur l’architecture nordique ; j’ai beaucoup aimé cette exposition dans laquelle plusieurs architectes ont essayé d’expliquer et de démontrer le concept que la perception de l’architecture dans les pays nordiques est spécifique à cette région et qu’elle est influencée par la lumière très particulière dans laquelle le Nord baigne, ainsi que par les matériaux qui se trouvent sur place. L’exposition met aussi l’accent sur l’importance d’une architecture « locale » dans un monde globalisé ; elle fait également l’apologie d’une construction plus réfléchie, économique et écologique et cela par le biais de nombreux exemples, à savoir des bâtiments publics qui ont déjà été construits un peu partout en Scandinavie, mais également d’autres projets en phase de réalisation.

Je suis ravi d’avoir enfin pu avoir l’occasion de visiter ce musée de Louisiana (et même celui consacré à Karen Blixen, même si je ne suis pas entièrement satisfait) ; ce fut une journée riche en émotions. Vivement la suite de ces aventures.

Bien à vous

Votre Stefano

Danemark 2012 : Jour 3 - Jelling (et Holstebro)

Bonsoir à toutes et à tous !

Cette troisième journée de mon périple danois aurait dû être plutôt tranquille et sans histoire ; le programme de la journée était simple : petite virée à Jelling pour visiter quelques vestiges de l’époque viking, ensuite retour à Kolding pour récupérer mes bagages et départ pour Copenhague avec le train de 16h29. Hélas le destin en a voulu autrement…

Et pourtant, tout avait bien commencé : parti de bonne heure de Kolding, j’ai retrouvé les jolis vestiges de Jelling vers 10h15 ; par ailleurs, j’ai même eu le temps de faire une petite halte dans la charmante petite ville de Vejle, nœud assez important du réseau ferroviaire danois, une halte qui m’a persuadé que cette charmante localité mériterait que l’on s’y attarde davantage car le peu que j’ai pu voir pendant que j’attendais ma correspondance m’a fait entrevoir pas dépourvue d’intérêt. Bref, à méditer pour mes prochaines vacances !

Je suis donc arrivé à Jelling vers 10h15 et je comptais y repartir vers 14h40 ; cependant, je me suis vite rendu compte qu’en dépit de l’importance et de la beauté des vestiges qui se trouvent dans cette localité assez reculée, il n’y aurait pas de quoi occuper quatre heures de temps, de plus que le musée (gratuit) censé présenter le site et ses trésors n’ouvrait qu’à midi… Du coup, j’ai bien pris mon temps d’observer les stèles couvertes de runes, de visiter la petite église bâtie sur les restes de trois églises plus anciennes et de monter sur les deux tumulus funéraires de Gorm l’ancien et Harald à la Dent bleue, mais hélas j’avais déjà terminé ma tournée à 11 heures. Qu’allais-je bien pouvoir faire pendant une heure de temps dans un village fantôme ? Et puis est-ce que ça valait la peine d’attendre pour visiter un musée avec essentiellement des panneaux et des copies (les trésors originaux sont conservés au Nationalmuseet de Copenhague) ? A la suite de ces réflexions, j’ai donc pris la décision de prendre le train, profiter de mon Interrail, et voir où il voulait bien me mener.

Et ce fut une bonne chose, car j’ai eu la possibilité de découvrir la charmante ville d’Holstebro, dans le Jutland de l’ouest, à une heure et demie de Vejle. Il s’agit d’une ville très moderne qui, certes, ne présente pas un grand intérêt historique, mais qui m’a paru, au cours de ma brève visite d’une heure, très accueillante et très ouverte ; encore une fois, je pense qu’il vaudrait la peine d’y retourner et d’y passer davantage de temps. Voici donc qu’en une demi-journée j’ai déjà déniché deux haltes potentielles pour d’éventuelles prochaines vacances au Danemark. Enfin, c’est peut-être un peu mince comme itinéraire, car Vejle et Holstebro méritent bel et bien qu’on s’y arrête, mais pas plus qu’une demi-journée, donc il faudrait trouver de quoi étoffer ce voyage potentiel…  

Mais revenons à nos moutons : vers 13h30 j’ai repris le train en direction de Vejle et de Kolding (par ailleurs, c’était le même train que j’aurais dû prendre à 14h40 à Jelling) ; encore une fois, tout a bien commencé : j’ai eu l’occasion de faire ma B.A. de la journée en portant secours à un jeune Viking très charmant qui s’était visiblement tordu la cheville en essayant (et là j’extrapole) d’attraper son train. Le pauvre : il avait une cheville tellement enflée et il semblait souffrir le martyre ; du coup, je n’ai pas pu ne pas voler à son secours et lui proposer ma bouteille d’eau bien froide pour rafraichir sa cheville endolorie. Il m’a regardé avec des étoiles dans les yeux et moi… eh bien moi je ne me sentais plus… Et j’aurais bien aimé faire davantage pour l’aider…

Ce moment fort agréable ne m’a pas fait remarquer que le train accumulait du retard, un retard qui se creusait au fur et à mesure que le temps passait et qui m’a fait louper la correspondance à Vejle ; j’ai donc dû prendre le train d’après, ce qui m’a fait louper mon train de 16h29 pour Copenhague et qui m’a obligé à prendre celui de 16h45… Enfin, rien de bien dramatique : je suis arrivé dans la capitale une petite demi heure plus tard que prévu, mais qu’importe ? Je suis en vacances non ?

Bon, il faut bien dire qu’à mon arrivée à Copenhague, j’ai frôlé la catastrophe : lorsque je me suis pointé à la réception de l’hôtel que j’avais réservé, on m’a annoncé que ma réservation avait été annulée car la carte de crédit employée n’était pas valable ; j’ai cru m’effondrer et je ne croyais pas mes oreilles : sept nuits à Copenhague et pas de chambre : c’était inconcevable ! Pire : j’avais réservé tous les hôtels de ce voyage avec la même carte : et si les réservations avaient aussi été annulées ? J’étais au bord de la crise cardiaque ; un appel rapide chez Booking.com, m’a vite rassuré quant aux quatre autres chambres réservées dans le reste du Danemark ; par contre, celle de Copenhague avait bel et bien été annulée (je découvrirai par la suite en discutant avec Flo que l’hôtel en question a essayé de débiter le montant de la facture sur la carte et que ce montant n’était pas disponible, d’où l’annulation) ; l’opératrice de Booking a été formelle : on m’a prévenu par mail que cette réservation allait être annulée ; or je n’ai pas reçu ce mail ou bien il est directement passé dans le courriel indésirable… Dieu sait qu’est-ce qui s’est passé ; en tout cas je n’ai pas reçu l’information…

La crise cardiaque évitée de justesse, il fallait donc trouver une solution pour Copenhague : heureusement que la réceptionniste de l’Absalon Hôtel a eu pitié de moi et a pu me trouver une chambre à l’Andersen, l’hôtel juste en face (qui fait partie de la même chaine que le sien) ; certes, elle est un peu plus chère, mais mes nuits dans la capitale auraient pu être beaucoup plus onéreuses si j’avais essayé de trouver autre chose par mes propres moyens. Et puis, honnêtement, c’est une chambre individuelle toute neuve, avec sa salle de bain, sa connexion wi-fi, un lit confortable, un petit déjeuner copieux inclus, une fenêtre donnant sur une cour interne et tout cela pour une petite centaine de francs ; que demande le peuple ?

Finalement, tout est bien ce qui finit bien. Je suis ravi d’être arrivé à Copenhague et je sens que ce sera génial de retrouver les endroits de cette ville qui sont si chers à mon cœur.

Bien à vous

Votre Stefano

Danemark 2012 : Jour 2 - Ribe

Bonsoir à toutes et à tous !

Je me trouve toujours dans le Jutland du Sud. La journée d’aujourd’hui a été consacrée à la découverte de la charmante ville de Ribe, dans le sud-ouest du Jutland ; Ribe est une ville d’environ dix-huit mille habitants qui se trouve dans les sud-ouest du Jutland, à peu près à la même distance que Kolding de la frontière allemande ; par ailleurs, Ribe, à l’instar de Kolding, marquait autrefois la frontière entre les territoires danois et le duché du Schleswig.

Les archéologues ont découvert qu’à l’endroit où surgit la ville actuelle de Ribe il y avait un établissement viking très important, un centre de marché qui attirait des gens de toute l’Europe du Nord (et même de plus loin) ; par la suite, l’établissement viking a cédé la place à une ville chrétienne qui a été tour à tour siège d’un évêché, ville marchande florissante et dernière « demeure » de la Reine Dagmar, personnage très important dans la culture danoise dont il est difficile de démêler l’histoire véritable du mythe. Bref, Ribe est une petite ville tout à fait étonnante qui vaut le détour, ne serait-ce que pour se promener dans le vieux centre-ville qui conserve de nombreuses constructions de la fin du Moyen Age et de la Renaissance : c’est comme se promener au Frilandmuseet (ou au Ballenberg), mais cette fois il y a des vraies personnes qui habitent ces maisons et pas des fantômes d’époques révolues.

Vous l’aurez compris : la visite de Ribe m’a charmé. J’ai adoré me promener dans ses rues pavées (même si lesdits pavés faisaient souffrir le martyre à mon pied gauche, blessé jeudi soir par un entraînement un peu trop poussé en salle de sport), admirer ses vieilles bâtisses et visiter sa cathédrale en pleine rénovation ; enfin, ce n’était pas la cathédrale qui était en rénovation mais la place qui l’entoure : il paraît que lorsque cet édifice sacré a été édifié (il y a de nombreux siècles), il se trouvait sur une espèce de colline qui dominait le reste de la ville ; avec le temps et les reconstructions successives des bâtiments entourant la cathédrale, celle-ci a fini par se retrouver à un niveau plus bas par rapport aux maisons qui l’entourent ; du coup, la ville de Ribe est en train d’effectuer des travaux pour améliorer cette place et faire en sorte que l’édifice sacré ne paraisse pas encastré dans une cuvette.

En plus de la cathédrale et des belles rues pavées de Ribe, j’ai également visité un ancien monastère dont il ne subsiste plus grand-chose (enfin, l’église est toujours là, le cloître aussi, mais ils sont tous dépouillés et ne présentent pas un grand intérêt), ainsi que les ruines de la Riberhus, le château fort de Ribe où, selon la légende, la reine Dagmar serait décédée (fait qu’il n’est pas possible d’attester avec certitude) ; j’ai aussi visité le Ribes Vikinger, un petit musée assez sympathique ou sont exposés des artefacts vikings (et médiévaux) retrouvés dans la région de Ribe. Le musée a le mérite d’être assez original et de bien expliquer l’histoire de la place de commerce qui existait avant Ribe.

Mon immersion dans le monde des Vikings aurait aussi du me mener à Ribes Vikingecenter, à quelques kilomètres de la ville : hélas j’ai dû renoncer à cette partie du programme car il n’était pas possible de s’y rendre en transports publics et je ne voulais pas prendre le risque de marcher quatre kilomètres au milieu de nulle part avec mon pied en voie de guérison ; c’est dommage car c’était une visite que j’attendais avec impatience : ce centre, né autour d’un site archéologique viking, propose des reconstitutions de bâtiments ainsi que des activités pour mieux comprendre le quotidien de ces hommes du Nord ; hélas, ce sera pour une autre fois… de plus que j’aurai encore plusieurs chances de me frotter au monde viking au cours de ce voyage.

Sinon, je reste sur ma première impression au sujet de Kolding ; une nouvelle promenade et un souper dans un restaurant désert ont confirmé ce que j’ai pu vous dire hier : cette ville est une ville fantôme ! Et c’est vraiment dommage car elle a un cachet d’enfer ! Enfin, celle-ci est déjà ma dernière nuit dans le sud du Jutland : demain je vais visiter la petite ville de Jelling et puis je partirai en direction de Copenhague où la suite de mes aventures m’attend.

Bien à vous

Votre Stefano

Danemark 2012 : Jour 1 - Kolding

Bonsoir à toutes et à tous !

Je vous écris en direct de Kolding, la première étape de mon nouveau périple danois, un voyage de trois semaines qui me conduira à la découverte des quatre coins du pays, d’Aalborg à Møn, d’Odense à Aarhus. Kolding est donc le premier arrêt dans ce voyage initiatique et il faut admettre que je ne savais pas trop où j’atterrissais. Finalement, je me retrouve dans une ville plutôt chouette, même si un peu trop calme à mon goût.

Kolding est une ville d’environ soixante-mille habitants située dans le sud du Jutland (la partie continentale du Danemark), à quelques dizaines de kilomètres de la frontière entre l’Allemagne et le Danemark ; autrefois, cette ville constituait la frontière entre le royaume des Danois et le Duché germanique du Schleswig ; aujourd’hui Kolding est plutôt connue pour être le carrefour entre deux axes (auto)routiers et ferroviaires de première importance au Danemark : l’axe Nord-Sud (Aalborg, Aarhus, Kolding) et l’axe Est-Ouest (Kolding, Odense, Copenhague). En dépit de ce rôle central, la ville de Kolding ressemble plus à une bourgade qu’à une vraie ville : l’habitat est éparpillé et les maisons autour du centre sont toutes entourées de beaux jardins, l’idéal pour élever ses enfants et faire des grillades.

Kolding présente donc un cadre de rêve pour ceux qui veulent faire des vacances dans un endroit calme et paisible ; mais pour ceux qui ont envoie que ça bouge un peu, eh bien il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas l’idéal ; en me promenant dans le centre-ville cet après-midi, j’avais l’impression d’être en centre-ville de Neuchâtel en plein hiver : il n’y avait pas un chat et il n’y avait pas beaucoup de bistrots ouverts ; pire encore, lorsque je suis sorti ce soir pour aller souper, je n’ai pas pu trouver un restaurant ouvert : enfin, si, il y en avait un ou deux, mais ils fermaient à 21 heures ! Certes, aujourd’hui on est dimanche et donc ce n’est pas très indicatif de la « vitalité » du centre-ville, mais j’ai tendance à croire que pendant la semaine ce n’est guère mieux car les restaurants qui ferment à 21 heures le dimanche, pendant la semaine ils ne restent ouverts que jusqu’à 21 :30…

Enfin, d’un certain côté ça m’arrange que Kolding soit une ville assez tranquille car cela m’a permis de récupérer du long voyage en train ; il m’aura fallu plus de dix-sept heures pour arriver dans cette charmante ville (le train avait près d’une heure de retard à l’arrivée) et j’ai été soulagé de ne pas avoir trop de choses à voir.

Cela ne veut pas dire que j’ai passé ma journée à ne rien faire : en fait, en plus d’une promenade dans le centre-ville, j’ai visité la Koldinghus, une charmante forteresse dont les parties les plus anciennes datent du XVe siècle ; cette belle place forte a vécu une histoire plutôt tourmentée, avec des époques de grande splendeur et des périodes de décadence (suivant la place que Kolding occupait dans les cœurs des différents Rois du Danemark) et a connu un moment tragique au XIXe siècle lorsqu’elle a brûlé (tiens, ça recommence… il me semble qu’il n’y a pas un seul château au Danemark qui n’ait pas été endommagé par le feu). A la suite de cet incendie, le château a été abandonné et c’est seulement plusieurs années plus tard qu’on a cru bon le restaurer (une restauration qui est par ailleurs étonnante puisque les architectes chargés des travaux n’ont pas voulu faire du faux vieux, mais essayer d’allier le vieux et le moderne dans un mélange souvent étonnant).

Au final, je pense que cette visite de la Koldinghus valait bien ce petit détour par Kolding et je ne regrette pas d’avoir décidé de commencer mon long voyage ici. Demain j’irai à Ribe, autre ville historique du Jutland du sud où j’essaierai de retrouver les traces des Vikings.

Bien à vous

Votre Stefano

I'm not Dead

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Je suis sûr que vous avez tous remarqué que ce site n'est pas mis à jour depuis quelques temps. Je suis même persuadé que certains d'entre vous se sont demandés si votre humble serviteur a jeté l'éponge et a décidé d'arrêter la narration de ses péripéties et que ces personnes ont déjà échafaudé des théories plus ou moins plausibles visant à expliquer cet arrêt soudain... 


Je tiens donc à rassurer tout le monde et vous assurer que cette longue absence n'est pas totalement volontaire... En effet, s'il est vrai que mon mois de juillet a été très rempli et que je n'ai guère eu le temps (ou l'envie) d'écrire, cela ne s'applique pas au mois d'août où mon absence était due à un problème d'ordre technologique : mon ordinateur portable a eu un petit problème de redémarrage et la réparation prend plus de temps que prévu. 


Du coup, même si j'avais plein de choses à raconter et de photos à partager, je n'ai pas pu le faire ; même en ce moment je ne peux pas vous proposer tout ce que je voudrais partager car je vous écris depuis mon smartphone et ce n'est pas idéal pour partager des photos... Même écrire un texte plus long que deux ou trois phrases me semble très compliqué sur ce petit clavier tactile. 


Enfin, j'avais vraiment envie de vous dire que je suis toujours par là et que je n'ai pas encore décidé d'arrêter de partager mes "Impressive Instants" avec vous :).


Bien à vous


Votre Stefano