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Boy Gone Wild

 

Quel week-end !

Dans un de ses plus grands tubes, Cher souhaitait turn back time ; eh bien, Julienne et moi l’avons fait : nous avons remonté le temps, l’espace quelques heures. En effet, la soirée de samedi ressemblait étrangement à celles que nous vivions pratiquement chaque week-end d’il y a cinq ou six ans, à quelques exceptions près.

Blog 2012 - 072Et pourtant, tout avait commencé de manière assez normale… enfin, pas aussi normale que cela, puisque nous nous sommes rendus à la Case à Chocs pour assister à un concert de Bastian Baker à l’heure où - d’habitude - les habitués de la Case ne rêveraient jamais d’y mettre le pieds ; en fait, nous nous sommes retrouvés à faire la queue pour entrer dans ce local (dont la renommée n’est plus à faire) vers 20 heures ; par ailleurs, c’était la première fois qu’il m’a fallu attendre aussi longtemps avant de pouvoir entrer… cela montre probablement le succès du jeune Bastian dont le premier album s’est écoulé à près de vingt-mille exemplaires (ce qui est énorme en Suisse, surtout dans la conjoncture actuelle du marché du disque).

Deuxième constat de taille : le public de Bastian reste essentiellement féminin et très (très) jeune, mais samedi il y avait aussi pas mal d’hommes et d’adultes (et donc un public plus à-même de comprendre les textes du jeune Vaudois). Ce deuxième constat en entraîne un troisième : les parents des années 2010 sont beaucoup plus permissifs que ceux de mon époque ; je ne sais pas si cette affirmation est une généralisation gratuite ou bien si elle correspond à la réalité, mais je peux vous dire que je ne crois pas que mes parents m’auraient permis d’aller à un concert, le soir… De plus qu’il a commencé assez tard (peu avant 22 heures). Enfin, je ne jette pas la pierre aux parents : chacun élève ses enfants comme il l’entend, mais après il ne faut pas s’étonner qu’ils tournent aussi mal que certains adolescents que l’on croise dans la rue…

Blog 2012 - 074

Mais revenons à nos moutons. La performance de Bastian sur scène a été très bonne. Il a mis le feux à la Case et c’était un régal de voir cet artiste s’éclater sur scène ; on se rend compte que Bastian a gagné en assurance et qu’il a appris à se tenir devant un vaste public ; au final, il aura charmé un bon demi-millier de spectateurs pendant plus d’une heure et demie en leur proposant une grande partie des titres contenus dans l’album « Tomorrow May not be Better » (dommage qu’il n’ait pas fait Planet Earth), quelques morceaux inédits (dont le désormais célèbre The Road), ainsi que quelques reprises (l’interprétation du tube Ayo Technology est particulièrement digne de note). Le groupe qui accompagnait Bastian a également été très bon ; j’ai beaucoup apprécié le fait que Bastian nous propose un set de chansons accompagnées par plusieurs instruments car cette instrumentation met encore plus en valeur sa musique ; après avoir eu l’opportunité de voir Bastian en solo lors de deux showcase acoustiques à Fribourg et à Berne, j’ai été ravi de le découvrir avec son groupe car celui-ci donne tout de suite une autre ambiance, plus propice pour des concerts dans des « grandes » salles.

Blog 2012 - 073

Après le concert (duquel nous avons failli ne pas sortir vivants à cause des groupies agglutinées autour du stand du merchandising), Julienne et moi avons retrouvé Michele et Jeremy en ville et nous avons bu quelques verres avec eux dans un local très sympathique du centre ; nous avons beaucoup apprécié les cocktails à dix francs ; par contre, nous eu un peu plus de difficultés à apprécier la musique proposée par le DJ, et notamment ces affreuses reprises à la sauce latino-américaine de Stand by me et Je l’aime à mourir… il y a des chansons que l’on ne peut pas massacrer et ces deux perles en font partie ; enfin, le seul point positif de ce choix musical est certainement le charmant jeune homme qui se déhanchait à côté de notre table, qui avait un sex-appeal indéniable et qui attisait les envies et les désirs de plus d’une personne dans la salle. Ce moment en compagnie de Micky et Jere a été très sympa, même si - hélas - un peu trop court à mon goût.

Après que Michele et Jeremy nous ont quittés et sont rentrés à la maison, Julienne et moi sommes allés au King pour boire celui qui aurait dû être notre dernier verre de la soirée… Hélas, la route pour l’enfer est pavée de bonnes intentions et je peux vous dire que ce ne fut, de loin, pas notre dernier verre… En effet, après une petite bière au King, nous avons décidé d’aller au Dox pour danser jusqu’au bout de la nuit. Ah le Dox ! Combien de souvenirs refont surface lorsque je pense à cet endroit mythique qui fut, pendant quelques années, une sorte de deuxième maison pour Julienne, Romain, Sam, Christophe et bien d’autres… Je me rappelle même de l’époque ou la boîte s’appelait encore Paradox, avant que son patron rachète un deuxième local et il le rebaptise Para. Ô combien de temps s’est écoulé depuis l’époque où nous régnions en maîtres absolus sur cet endroit et nous connaissions tout le monde… Je ne sais pas pourquoi nous avons cessé d’y aller chaque week-end : je pense que cela est en rapport avec le fait que nous sommes passés à autre chose et nous avons découvert d’autres manières de nous amuser le samedi soir ; certains pourraient être tentés de dire que notre désertion du Dox est directement liée au fait que nous vieillissons, mais je tiens à faire taire sur les champ ces mauvaises langues, car samedi soir Julienne et moi avons prouvé au monde entier que NOUS ne sommes pas encore trop âgés pour passer une bonne soirée en boîte et montrer aux plus jeunes comment on s’éclate.

On aurait dit qu’on avait fait un bond en arrière d’un lustre, voire un peu plus. Et pourtant, bien de choses ont changé et nous sommes loin de deux jeunes personnes que nous étions en 2007 : nous ne sommes plus étudiants, nous avons entamé des carrières professionnelles qui nous comblent de satisfactions et nous habitons à quelques pas seulement de la boîte (plus besoin de revivre les magnifiques moments passés dans le Noctambus pour rentrer à Champréveyres à quatre heures du matin)... Nous n’avons presque plus rien à voir les Stefano et Julienne d’il y a cinq ans, lorsque nous étions en études et qu’une partie considérable de notre budget partait en fumée (ou en boissons) les vendredis et le samedis soirs… Par ailleurs, c’est assez paradoxal : maintenant que nous pourrions passer une soirée en boîte sans nous soucier du trou que nous pourrions creuser dans nos finances, nous préférons participer à des soirées qui ne demandent pas de gros investissements du point de vue monétaire… ne me méprenez pas : j’adore ce genre de soirées, mais je suis tout de même obligé de reconnaître que parfois la vie nous joue des tours surprenants…

Cette fin de soirée au Dox a été incroyable ; nous ne connaissions plus personne (mis à part le videur de la boîte et Dave, le barman qui fait désormais partie des meubles, deux véritables institutions) et il faut avouer que c’était assez dépaysant de se retrouver au milieu de si peu de visages connus dans un endroit qui a tant signifié pour nous à une époque de notre vie que nous ne sommes pas prêts à oublier. Mais au bout d’un ou deux petits verres (maintenant que je travaille et je gagne ma vie, je n’ai désormais plus besoin de boire un seul verre de la soirée et, par la suite, d’aller le remplir aux toilettes avec de l’eau fraîche du robinet), nous sommes parvenus à nous mettre dans l’ambiance de la soirée et nous avons trouvé l’envie et la motivation nécessaires pour danser jusqu’au bout de la nuit et nous amuser comme nous seuls savions le  faire en 2005-2007.

Donc oui : Julienne et moi avons été capables de remonter le temps l’espace de quelques heures samedi passé ; cette expérience inattendue a été couronnée de succès (j’ai tendance à croire qu’une partie de ce succès est dû au fait même que cette soirée était inattendue) ; je ne peux pas vous garantir que j’aurai envie de la répéter samedi prochain, toutefois, je me suis rendu compte que les soirées en boîte ne font pas encore partie d’un passé révolu et que j’ai encore pas mal d’énergie à donner sur le dancefloor ; la preuve ? Contrairement à mes craintes, le dimanche j’étais assez en forme et j’ai même failli sortir faire un petit jogging au bord du lac qui a été annulé car j’ai été happé par d’autres activités.

Bien à vous

Votre Stefano

 

Madonna de retour en Suisse !

 

Bonsoir à toutes et à tous !

C’est officiel : cet été j’aurai le plaisir de voir Madonna en concert pour la septième fois en onze ans. Ce sera à Zurich, au stade Lexigrund, le 18 août prochain (deux jours seulement après l’anniversaire de la Reine de la Pop herself). Cette fois, je serai accompagné par Florian, Manoel, Loïc, Rébecca, Maïte et Matthias.

Blog 2012 - 071

Je n’arrive pas encore à croire que nous avons été assez habiles pour trouver sept billets pour le Golden Circle (les places débout plus proches de la scène). Ces billets partent toujours comme des petits pains et la vitesse à laquelle sont parties les places des concerts de Berlin (quelques minutes seulement auront suffi pour écouler quinze-mille billets) et de Barcelone, je craignais le pire. Remarquez, il n’aurait pas été très grave d’obtenir « seulement » des places débout ordinaires, mais c’est vrai que le Golden Circle offre une expérience différente car seuls les vrais fans sont prêts à faire des sacrifices pour s’y trouver.

Du coup, j’ai conçu un plan d’attaque qui a demandé la collaboration de Flo, Mano et Loïc : afin d’avoir la certitude d’avoir nos billets (au départ, il nous en fallait cinq, un pour chacun plus un cinquième pour Rébecca), nous avons planifié une attaque sur plusieurs fronts ; c’est ainsi que nous nous sommes rendus à quatre bureaux de poste différents au moment de l’ouverture, à savoir à 7h30 (les billets étaient mis en vente à partir de 8 heures pile) : Florian est allé à la Poste de la Coudre (Neuchâtel), Mano à celle de la Place du Marché (La Chaux-de-Fonds), Loïc à celle qui se trouve près de la cathédrale de Fribourg et moi-même à la Poste principale de Fribourg, un choix qui s’est imposé comme une évidence lorsque j’ai pu constater que les autres points de vente (Manor, Coop City et office du tourisme) ouvraient trop tard… 

Je craignais qu’il y aurait déjà du monde en train de faire la queue (surtout à la Poste principale de Fribourg) mais, étonnamment, nous étions tous les quatre les premiers arrivés à chacun des bureaux postaux choisis. L’attente jusqu’à 8 heures a paru interminable, mais elle a été récompensée (grâce aussi à l’aide précieuse des employés de quatre Postes qui ont été extrêmement gentils et habiles) le moment venu avec sept sésames pour le Golden Circle ; Flo, Loïc et moi-même avons acquis deux billets chacun, tandis que Mano un seul. Nous avions deux billets de trop, mais c’était prévu : nous avions justement décidé de prendre chacun plus d’un billet de manière que si un des quatre n’arrivait pas à en acheter, il y en aurait de toute manière un pour lui grâce aux trois autres acheteurs… Ingénieux n’est-ce pas ?

Les deux billets supplémentaires ont très rapidement trouvé preneur : le premier a été vendu à Matthias qui n’a pas eu autant de chance que nous à la Poste de Lausanne ; même s’il n’y avait que trois personnes devant lui, il n’a pas pu avoir des billets pour le Golden Circle (épuisés quelques minutes seulement après la mise en vente). Le septième et dernier billet a été accordé à Maïte, la meilleure amie à Mano.

Voilà, c’est donc avec cette joyeuse équipe que je me rendrai à ma prochaine rencontre avec la Reine. Je sens que la journée va être exceptionnelle ; en attendant ce Grand moment, je pourrai me régaler grâce à « MDNA », le nouvel album de Madonna dont la sortie est prévue pour le 26 mars prochain.

Bien à vous

Votre Stefano 

 

La fin de ma présidence (retour à l'anonymat)

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Voilà, ça y est, je ne suis plus président de l’association Happy Gays. Après deux ans de bons et loyaux services, j’ai abandonné cette charge, ainsi que le comité de cette société que j’ai vu naître, grandir et évoluer au cours des sept dernières années. Il ne fait l’ombre d’un doute que je la laisse dans des très bonnes mains : tout d’abord celles de Damien, le nouveau président, mais également dans celles de Thomas et de Corinne ; je suis persuadé qu’avec sa motivation et son énergie cette équipe parviendra à donner un nouveau souffle à une association qui était peut-être en train de s’éteindre. Je ne demandais rien de mieux plus pour mon départ : une équipe prête à reprendre au pied levé Happy Gays et continuer le travail et le chemin entrepris par l’association ; et je vous assure que cela n’était pas gagné, surtout que je n’étais pas le seul membre du comité démissionnaire.

Mais quelles sont les raisons qui m’ont poussé à quitter mon poste au bout de deux mandats ? Eh bien, tout d’abord le fait que ma carrière professionnelle commence enfin à s’envoler et que cet envol est en train de se produire en-dehors de Neuchâtel ; même si pour l’instant je n’ai pas encore pris la décision de déménager à Fribourg, il faut que je reste lucide et que prenne en compte cette éventualité car les trajets en transports publics pourraient avoir raison de ma santé mentale et à ce moment-là, un rapprochement entre mon lieu d’habitation et mon lieu de travail s’imposerait. Mais, comme j’ai dit, rien n’est encore sûr ; la seule chose qui est certaine, c’est que j’aimerais déménager au cours de la deuxième partie de l’année, mais - pour l’instant - je songe tout simplement à trouver un appartement plus grand et - si possible - plus proche de la gare de Neuchâtel. Vous comprendrez que cette grande inconnue qui plane sur mon avenir ne me permet pas de m’engager sérieusement pour un troisième mandat présidentiel, car je ne sais pas où je serai dans une année et, en toute franchise, ce serait bizarre que le président de l’association homosexuelle neuchâteloise n’habite même pas dans le canton de Neuchâtel.

Il y a également une deuxième raison à ma démission : le défaut de motivation. Lorsque j’ai été élu en 2010 j’étais motivé à m’engager et à faire bouger les choses ; deux ans plus tard, cette motivation a presque totalement disparu. Ce n’est pas que je ne crois pas en l’importance de l’aide au coming-out, loin de là, j’y crois toujours autant, mais je n’ai plus vraiment envie de me mettre en avant pour soutenir des personnes en détresse. Je crois avoir donné et - contrairement à certains politiciens qui s’accrochent à leur siège - j’ai donc pris le parti de céder ma place et me retirer en bon ordre. Il est bien clair que je ne vais pas claquer la porte au nez d’une personne qui viendrait demander mon aide, mais je serai désormais une oreille attentive déliée de toute institution.

Je ne saurais pas dire pourquoi cette motivation a fané : il est fort possible que cela se soit produit car le coming-out et l’acceptation de soi me semblent désormais des thématiques très éloignées de ma petite personne : cela fait désormais plus de sept ans que je suis « sorti du placard » et que je m’assume en tant qu’homosexuel ; du coup, les problématique liées au coming-out me paraissent quelque chose de très lointain. Voici donc une autre bonne raison de laisser la place à des personnes qui se sentent plus concernées et prêtes à épauler ces homos qui peinent à trouver la force de se faire une place dans notre vaste monde. J’avouerai également que ma motivation a aussi été sapée par le manque de réaction dont a fait preuve la majeure partie de nos membres au cours de cette dernière année ; malgré de nombreuses sollicitations, propositions d’événements et de sorties, de la part du comité les membres de Happy Gays ne se sont pas montrés intéressés ou impliqués. Ce comportement m’a déçu, lassé et a certainement contribué à ma décision de quitter la présidence. Je trouve que c’est dommage que les membres n’aient pas réagi ou interagi davantage avec le comité et je suis enclin à ne pas accepter des excuses comme celle qui a été évoquée lors de l’assemblée générale de l’année passée (à savoir « nous payons les cotisations pour que le comité fasse »).

Enfin, je ne veux pas me lancer dans une polémique stérile. De ces deux années en tant que président, je retiendrai uniquement les bons moments passés avec les amis du comité ainsi qu’avec les membres qui ont participé à nos événements. Ma présidence n’a certainement pas été parfaite ; j’ai commis des erreurs de débutant (c’était la première fois que je dirigeais une association), toutefois je pars avec l’intime conviction d’avoir fait de mon mieux et que je laisse l’association Happy Gays dans de bonnes mains.

Bien à vous

Votre Stefano

 

Nouveau travail (et nouvelle vie ?)

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Me voici à la fin de ma deuxième journée (et de ma première semaine) de travail à l’hôpital cantonal de Fribourg ; bon, en réalité, celle-ci a été ma troisième journée, mais mercredi je n’ai pas du tout travaillé au sein de mon service car j’ai été invité à participer à plusieurs séances de présentation et d’introduction destinées à tous les nouveaux collaborateurs de l’Hôpital fribourgeois qui - comme moi - ont commencé le premier jour de ce mois de février 2012.

Ces premiers jours ont été très intéressants ; j’ai commencé à faire un tour de toutes les tâches qui doivent être effectuées dans le service auquel j’appartiens ; entre hier et aujourd’hui, j’ai appris à trier et identifier les différentes pièces qui composent les dossiers médicaux de l’hôpital. Celle-ci ne s’est pas révélée une tâche facile car il y a beaucoup de pièces et chacune doit être insérée dans le dossier à la bonne place et dans la bonne rubrique. Au bout de deux jours, je pense avoir une bonne connaissances des pièces principales et mes collègues m’ont dit que j’apprends rapidement (ils n’ont pas tari d’éloges, ce qui fait très bien à l’égo de votre serviteur). La semaine prochaine je vais probablement aborder d’autres phases du processus, et notamment le scanning des dossier.

Pour ce qui est des collègues, la première impression est plutôt positive : au bureau il y a une très bonne ambiance et il ne me semble pas qu’il y ait des conflits qui pourraient plomber l’ambiance. Encore une fois, je vous tiendrai au courant de la suite de mes aventures…

Mais je viens de me rendre compte que je ne vous ai pas raconté comment j’ai trouvé ce poste à l’hôpital ; en effet, j’ai repoussé ce moment de nombreuses fois et je crois que le temps est venu ; je vais tout vous dire.  Tout a commencé par hasard et je n’aurais jamais cru pouvoir avoir ce travail car - à la base - l’hôpital était à la recherche d’un documentaliste avec un CFC (pour ceux qui me lisent de l’étranger, il s’agit d’un Certificat Fédéral de Capacité accordé à tous ceux qui ont mené à terme avec succès un apprentissage dans un corps de métier)… mais commençons par le commencement : au cours des derniers mois passés aux Archives de l’Etat de Fribourg, j’ai soumis plusieurs dossiers de candidature, afin d’essayer de ne pas me retrouver au chômage à l’issue de mon stage ; j’ai envoyé des dossiers pour des postes qui m’intéressaient beaucoup (notamment à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel), mais j’ai aussi fait des offres pour des postes pour lesquels je n’avais pas forcément le profil, histoire d’augmenter mon nombre de recherches et d’être moins pénalisé si - par aventure - je ne trouvais rien pour le premier décembre et il fallait que je repasse par la case chômage (ce qui s’est finalement produit).

Parmi ces postulations auxquelles je ne croyais pas beaucoup, il y en avait une pour une poste d’archiviste assistant auprès de l’Hôpital cantonal de Fribourg ; j’y croyais peu car mon profil ne collait pas à celui qui était recherché, et que - normalement - un universitaire qui postule pour un poste réservé à un détenteur de CFC se voit presqu’automatiquement répondre qu’il est surqualifié… enfin tout cela pour dire que le poste proposé par l’Hôpital cantonal me paraissait très intéressant mais que je ne nourrissais pas beaucoup d’espoir de l’obtenir…

… et pourtant, j’aurais dû faire plus de confiance à ma bonne étoile car la chance allait enfin me sourire. J’étais inscrit au chômage depuis quatre ou cinq jours lorsque j’ai reçu un appel d’une collaboratrice de l’hôpital qui m’annonçait que l’on souhaitait me rencontrer pour un entretien pour le poste d’archiviste assistant si ce travail m’intéressait encore. Le rendez-vous a donc été fixé pour le lendemain et c’est ainsi qu’une semaine après avoir quitté les Archives de l’Etat je me suis retrouvé à Fribourg pour un entretien d’embauche avec celle qui allait devenir ma cheffe. Cette première rencontre s’est bien passée : j’ai d’abord répondu à une longue série de questions sur mes qualifications, mes compétences, mes loisirs et mes passions. Ensuite, ma future cheffe m’a présenté le poste (la description dans l’offre publiée n’était pas très précise) et m’a annoncé la suite des opérations : à ce moment-là elle avait encore des entretiens avec d’autres candidats ; à la fin de ces entrevues elle allait garder trois candidats auxquels elle allait proposer une demi-journée d’essai dans le service afin de voir si le poste intéressait vraiment les postulants et - surtout - s’il y avait un bon feeling avec les autres collègues.

La cheffe m’a aussi communiqué qu’elle aurait personnellement appelé les trois candidats retenus le lundi suivant (à savoir, le 12 décembre) ; je peux vous dire que cette journée de lundi a été très longue : l’après –midi j’avais un rendez-vous avec Christophe pour l’aider à déchiffrer des parchemins de la fin du Moyen-Age et il peut confirmer que j’étais assez stressé pendant que j’attendais l’appel venant de Fribourg… et il était environ quatre heures de l’après-midi lorsqu’il est arrivé et il m’a annoncé que je faisais partie du Top 3 ! Nous avons directement fixé un nouveau rendez-vous pour ma demi-journée d’essai qui a eu lieu le jeudi 15 décembre au matin (ce qui m’a permis, soit-il dit au passage, de faire sauter une séance d’information organisée par l’ORP Neuchâtel et destinée à tous les nouveaux inscrits au chômage).

Le jeudi matin je me suis donc présenté à l’Hôpital cantonal de Fribourg et j’ai passé une matinée en full immersion auprès de mes futurs collègues de la Chancellerie de l’hôpital ; j’ai pu voir en quoi consistait leur travail, discuter avec eux (enfin, « elles » car il n’y a que des femmes plus quelques civilistes), poser un tas de questions et manifester mon intérêt pour le poste mis au concours. Cette matinée a été très intéressante et j’ai trouvé qu’il y avait une très bonne ambiance dans les bureaux de la Chancellerie. A midi, je suis donc reparti très satisfait de ma matinée et avec un bon sentiment par rapport à mes chances ; en effet, une discussion avec mes futures collègues m’a fait comprendre qu’elle souhaitaient que leur nouveau collègue soit un homme (ce qui jouait en défaveur d’un de mes concurrents puisque c’était une femme). Dans tous les cas, j’étais persuadé d’avoir tout donné pour faire bonne impression et que je n’avais rien laissé au hasard. Deux jours plus tard j’ai téléphoné à ma cheffe qui attendait mon appel pour savoir si j’étais toujours intéressé au poste à l’issue de la journée d’essai (ce qui était - bien évidemment - le cas). Lors de ce bref entretien téléphonique, elle m’a annoncé que j’aurais une réponse définitive au milieu de la semaine suivante, à savoir mercredi ou jeudi.

Etant donné que le premier appel s’était un tout petit peu fait attendre, je ne m’attendais pas à une réponse avant jeudi dans la journée ; eh bien, j’aurais dû ! Car en effet ma cheffe m’a appelé mercredi à neuf heures pour m’annoncer la bonne nouvelle : j’avais été retenu pour le poste et j’allais commencer à l’hôpital le premier février 2012 (ça aurait été trop compliqué de me faire commencer au premier janvier) ; c’était le 21 décembre et je peux vous dire que cette nouvelle a été le meilleur cadeau de Noël que l’on pouvait me faire : enfin un contrat à durée indéterminée ! Fini la précarité professionnelle et le cercle infernal des stages qui ne permet guère de faire des plans à long terme… Du coup, je peux vous dire que la bonne nouvelle a fait l’objet de moult célébrations, d’abord avec mes amis et ensuite avec ma famille pendant les fêtes de Noël.

Au cours de cet appel avec ma cheffe, nous avons fixé une nouvelle rencontre pour discuter du poste, de mon entrée en fonction, du salaire et -  évidemment - de mon cahier des charges ; cette séance a eu lieu le 5 janvier et m’a permis d’avoir plus d’informations techniques au sujet du poste, de mon statut et de mes droits et devoirs envers l’Hôpital cantonal. J’ai même demandé quelles étaient les raisons qui fait en sorte qu’on me choisisse : ma cheffe m’a répondu que j’avais toujours été son « préféré » et qu’au cours de ma demi-journée d’essai j’ai fait une très bonne impression  à mes collègues, ce qui a joué à mon avantage.

Voilà donc comment j’ai eu mon poste à l’Hôpital cantonal ; pour l’instant, mon cahier des charges n’a pas encore été signé car j’occupe un tout nouveau poste et ma cheffe m’a donc proposé d’attendre un ou deux mois afin de l’ajuster selon les exigences et tout ce qui émergera au cours de ces premières semaines de travail. Par ailleurs, même le contrat d’engagement n’a été signé qu’il y a quelques jours : je l’ai attendu pendant tout le mois de janvier et il m’est parvenu le vendredi 29…

Enfin, je pense que pour aujourd’hui je vais m’arrêter ici ; cela fait un bon moment que je ne vous ai pas proposé un article aussi long et il faut avouer que je n’ai plus trop l’habitude d’écrire autant.

Bien à vous

Votre Stefano