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De la conservation de la mémoire (partie II)

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Dans un article que j’ai publié il y a quelques semaines, je vous parlais de la conservation de la mémoire et du fait que, par rapport à nos aïeux, nous sommes beaucoup plus conscients de l’importance que nos documents pourraient avoir pour les historiens et les chercheurs du futur.

Ce soir, j’ai envie de pousser le bouchon un peu plus loin et analyser une autre question importante : celle du tri des documents. Jamais cette question n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui ; vous pouvez le constater par vous-mêmes : si vous ne faites pas de tri dans les papiers que vous recevez chaque jour, vous vous retrouveriez submergés par des tas de factures, lettres, et toute sorte de documents…

Aujourd’hui, les personnes, les associations, les entreprises et les administrations qui souhaitent déposer aux archives des fonds doivent opérer un premier tri et un premier classement, afin que les employés des archives ne se retrouvent pas débordés par des milliers de papiers en vrac. Ce tri est subjectif : ceux qui souhaitent déposer leurs archives décident qu’est-ce qu’ils vont déposer et ce qu’ils vont détruire. Inutile de dire que ce tri peut entrainer la destruction de documents tout à fait dénués d’intérêt pour leurs propriétaires mais qui pourraient constituer une véritable mine d’informations pour les chercheurs du futur. En plus de ce premier tri, dans les cas des fonds de famille, il y a aussi un choix ciblé, visant à éliminer toute pièce « compromettante » ou trop personnelle…

En plus du tri volontaire, qui caractérise essentiellement les fonds contemporains, il y a aussi un tri « involontaire » qui caractérise davantage les fonds anciens. Autrefois, beaucoup de monde ne savait ni lire, ni écrire, le papier et le parchemin coûtaient très cher et donc on n’en utilisait que pour des documents et des actes censés survivre et constituer des preuves irréfutables. Du coup, le volume des archives administratives et personnelles du passé est beaucoup plus petit (certains diraient presque insignifiant) si on le compare au volume actuel. Ce n’est donc pas étonnant que les personnes dont nous sommes le plus renseignés pour les siècles passés fussent des notaires, des nobles, des riches bourgeois, des religieux ou des militaires de haut rang car ils avaient – d’une façon ou d’une autre – accès à l’écriture et au papier.

Ce qui est plus étonnant c’est que dans une même famille, à une époque plus ou moins définie, il peut y avoir des disparités assez impressionnantes par rapport au volume de documents produits et conservés pour des différents membres de la famille. En guise d’exemple, je reprends ici mes chers d’Affry : si l’on regarde le fonds que je suis en train de réorganiser depuis quelques mois, on s’aperçoit qu’au moins les trois quarts, ou même les quatre cinquièmes, du fonds est composé de documents concernant le mythique Louis-Auguste Augustin ou son fils Louis-Auguste Philippe Frédéric François. Certes, ils ont eu des carrières exceptionnelles qui ont éclipsé celles des autres membres, mais j’ai été très étonné de réaliser que d’autres d’Affry étaient si peu représentés dans le fonds de famille ; le cas qui m’a le plus marqué est celui de Jean-Pierre Nicolas Charels Joseph (1751-1782), vicomte d’Affry, fils cadet de Louis-Auguste Augustin et frère de Louis-Auguste Philippe Frédéric François ; alors que son père et son frère ont laissé des centaines de dossiers et des milliers de documents, on retrouve un seul et unique dossier concernant Jean-Pierre, un dossier que ne contient même pas une trentaine de documents.

Bon, c’est vrai, Jean-Pierre n’a pas eu une carrière aussi exceptionnelle que celle de son père ou de son frère ; alors que son père a occupé le rang de lieutenant-général des armées du Roi de France et de colonel du régiment des Gardes-Suisses (et il a été administrateur des troupes suisses et grisonnes au service du Roi de France à la place du comte d’Artois pendant plusieurs années), Jean-Pierre n’est arrivé qu’au grade de sous-aide major du régiment des Gardes-Suisses, comme nous l’apprend un brevet du 17 avril 1774. Il est vrai qu’il a été chevalier de l’Ordre de Saint-Louis (1781), mais – encore une fois – son père a fait beaucoup mieux puisqu’il a été Grand-Croix de ce même ordre, c’est-à-dire le deuxième plus haut dignitaire de l’Ordre après le Roi de France lui-même (en gros, il n’était pas possible de mieux faire). Je passe sous silence les exploits militaires de Louis-Auguste Philippe Frédéric François d’Affry ; je vous dirai juste que dans une série de lettres qui lui étaient adressées en 1791 on l’appelait « Monsieur le général »… Inutile de dire que ce pauvre Jean-Pierre était bien loin de l’excellence du grand frère qui finira pour devenir landamann (une sorte de président) de la Confédération helvétique en 1803 et en 1809 et qui aura beaucoup œuvré pour mettre en place le régime de la Médiation avant de mourir au sommet de sa gloire en juin 1810.

En lisant les documents, on sent que Louis-Auguste Augustin semble avoir une certaine préférence pour son aîné et qu’il est assez critique envers Jean-Pierre et ses choix : dans la lettre que j’ai reproduite dans le premier article sur la conservation de la mémoire, le comte d’Affry critiquait ouvertement la décision de son cadet de s’établir en Suisse. Il ne cache pas à son aîné qu’il aurait sans doute préféré avoir Jean-Pierre près de lui à Paris pour essayer de lui faire obtenir un poste prestigieux. Il devait être affligé de voir que Jean-Pierre n’avait pas fait la même carrière que son frère ; par contre, les sources ne nous disent pas si Jean-Pierre vivait mal cette situation ; il est fort possible qu’il avait un caractère beaucoup plus réservé que celui de son frère et qu’il n’était aucunement intéressé par la res publica ou la res bellica. C’est frustrant car on a trop peu de documents pour pouvoir parvenir à le cerner.

Enfin, Louis-Auguste Augustin a tout de même réussi à arranger à son fils cadet un très bon mariage avec une Mademoiselle Gigot de Garville, fille de l’administrateur des Domaines royaux. Ce mariage avec Adelaïde-Louise Perrette a été scellé par un superbe contrat de mariage sur parchemin qui nous est parvenu et qui constitue une des pièces plus jolies (du point de vue esthétique) du dossier de Jean-Pierre dans le fonds d’Affry. Le contrat a été conclu à la paroisse de Saint-Roch (Paris) le 4 novembre 1780 et les épousailles ont été célébrées quelques temps plus tard. Le mariage ne durera malheureusement pas longtemps, car Jean-Pierre mourra le 23 octobre 1782, à l’âge de 31 ans. Par contre, le comte d’Affry devra continuer à payer des indemnités à la veuve pendant plusieurs années, comme le montrent plusieurs quittances conservées dans le dossier de Jean-Pierre, allant jusqu’à 1793 (année de la mort de Louis-Auguste Augustin). Est-ce qu’il s’est mordu les doigts d’avoir à tout prix voulu un mariage prestigieux pour son fils ? Les sources ne le disent pas et je me plais à espérer qu’il éprouvait tout de même un brin d’affection pour son fils…

Ce qui est fâcheux, c’est que finalement on connait un tout petit peu la carrière militaire et les détails du mariage de Jean-Pierre, mais on ne connait pas grand-chose de sa personnalité car on a très peu de documents produits par lui-même. Il y a tout de même une exception : une lettre que le vicomte d’Affry a écrite à son frère aîné le 24 septembre 1782, un mois à peine avant son décès. En lisant cette missive, j’ai eu l’impression qu’à trente ans sonnés le cadet cherche (encore et toujours) l’approbation de son aîné et qu’il veut s’assurer de son affection et de celle de son père. Je trouve cette lettre particulièrement touchante et je souhaite la partager avec vous.

Mon cher ami, mon cher frere je vous dois absolument de vivre et c’est pour vous en remercier que je vous ecris. Puisse etre pour notre bonheur commun que vous me l’avez rendue, puissai je toujours sentir aussi vivement et avec autant de reconnaissance le plaisir de vous la devoir.

 

J’existe et sans Langhaus que vous m’avez fait venir depuis 3 semaines, vous n’auriez plus de frère, mais mon existence est celle de l’enfant le plus faible du vieillard le plus accablé de maux et d’années. 3 hommes me soignent et a peine suffisent ils. Mes membres sont nuls pour moi et excepté le matin, mon esprit est dans la meme apathie. Depuis 3 jours je veux vous écrire sans le pouvoir. Aujourd’hui je suis en etat et j’en profite bien empressé de vous dire combien dans l’avenir votre amitié et notre union la plus intime est desirée par moi.

 

Vous ne vous faites pas d’idées de l’influence des petites choses. Une porte entrouverte  de l’eau chaude quand elle doit etre bouillante, un vetement plus ou moins doublé me mettent en un moment d’un fort bon etat, dans un etat allarmant pour ainsi dire. Voilà a quoi j’en suis, […] ne l’est pour moi ce n’est pas pour ses soins continus que je gagne la matinée du lendemain, alors tant que le soleil est sur son haut je me soutiens et quand il baisse je vais encore plus vite que lui. Je gagne mon lit mai au lieu de sommeil c’est de la toux que je trouve.

 

Malgré cela ne croyez pas que je me trouve à plaindre, je me trouve très heureux et les jours de grace [si c’en est] et les plaisirs que j’ai pendant ce tems la font que je vous benis tous les jours vous et Langhaus.

 

Je vous ai fait ce detail pour que vous sachiés au juste mon état, je le vois mieux que personne pour que vous le fassiés a mon pere qui par la verra parfaitement clair sur moi. 

 

Adieu, mon cher ami, je vous embrasse et vous aime de tout mon cœur. Embrassés bien Charles pour moi. Je m’arrete.

 

(Lettre de Jean-Pierre d’Affry à son frère Louis, 24 septembre 1782)

 

 

Quelques jours plus tard (le 29 septembre) Louis-Auguste Philippe Frédéric François lui répond la lettre que voici : 

 

J’ai reçu votre lettre, mon cher ami, je crains que sa longueur ne vous ait fatigué beaucoup, mais j’ai été charmé d’avoir de vos nouvelles par vous meme, et surtout infiniment touché de l’amitié sans bornes que vous me temoignez ; je n’ay jamais eut le moindre doutte sur vos sentimens pour moy, et vous pouvez etre assuré, mon cher ami, quil est impossible d’aimer plus que je ne vous aime ; je me livre a l’esperance, et je crois que nous jouirons ensemble du bonheur de nous revoir […]. Adieu, mon cher ami, mon cher frere, j’ay parfaitement instruit mon pere de votre état. Charles est bien sensible a votre souvenir. Adieu. 

 

(Lettre de Louis-Auguste Philippe Frédéric François d’Affry à son frère, 29 sept. 1782)

 

Ce qui est frappant dans cet échange c’est que Jean-Pierre est mourant et il est évident – au vu de ce qu’il écrit et en voyant la calligraphie du manuscrit – que la rédaction de cette lettre lui a demandé un effort considérable. Par contre, son frère – pourtant en parfaite santé – ne me paraît pas trop affecté par l’état de Jean-Pierre : il lui répond avec une lettre assez courte, remplie de fautes d’orthographe, au ton presqu’ennuyé du grand frère qui n’a pas envie d’être embêté par son cadet… Certes, il essaie de le rassurer quant à son affection, mais il n’est – à mon avis – pas très convaincant.

Enfin, je me suis longuement étalé sur l’histoire de Jean-Pierre car elle m’a beaucoup frappé ; c’est probablement parce qu’il fait pâle figure à côté des deux géants qui étaient son père et son frère aîné ; il n’a pas fait une carrière militaire ou politique remarquables, il a fait un mariage qui n’aura duré que quelques années et il est mort jeune. J’aurais vraiment voulu qu’on puisse en apprendre davantage sur Jean-Pierre et c’est pour qu’il puisse profiter de cinq à dix minutes de gloire (cela dépendra du temps que les gens vont prendre pour lire cet article) que j’ai décidé de le prendre comme exemple pour ce nouvel article sur la conservation de la mémoire, un exemple qui nous montre qu’autrefois le tri entre ce qui serait transmis à la postérité et ce qui tomberait dans l’oubli se faisait de manière inconsciente ; il suffisait de mener une vie tout à fait ordinaire pour que l’on tombe dans l’oubli après notre mort. Je ne sais pas si j’ai envie de tomber dans l’oubli… j’aimerais bien laisser une trace, faire en sorte qu’à l’avenir quelqu’un s’intéresse encore à moi et à ma vie – certainement ordinaire – mais tout à fait extraordinaire.

Merci d’avoir suivi ces élucubrations.

Bien à vous

Votre Stefano

Week-end en Allemagne du sud

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Que se passe-t-il lorsque cinq théières tessinoises sympathiques et bien dans leurs baskets partent à la découverte d’une grande ville d’Allemagne du sud et d’un célèbre parc d’attractions à quelques kilomètres de celle-ci ? Si l’on m’avait posé cette question il y a quelques jours, je n’aurais pas pu y répondre car je n’en avais aucune idée ; à présent, je sais.

Mais first things first (car sinon vous n’allez pas comprendre grand-chose à ce texte) : David – un jeune homme que j’ai connu lors de mon enfance et avec qui j’ai rétabli un contact il y a quelques années – m’a proposé de me joindre à lui et à quelques amis pour une expédition de deux jours en Allemagne ; au programme, une journée à Freiburg im Breisgau (dimanche) et une journée à Europapark (lundi). Et puisque ça fait des années qu’on doit se voir pour boire un verre, je me suis dit que ces deux jours auraient pu être un bon moyen de se revoir et faire un peu de catching-up et j’ai donc accepté son invitation. Du coup, je me suis retrouvé dimanche matin à 11 heures à la gare de Berne sans trop savoir avec qui (en plus de David) j’allais partir. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’appréhendais ou que je craignais pour ma vie, mais il est vrai que je me posais tout de même quelques questions…

Finalement j’ai été plutôt soulagé et rassuré lorsque j’ai vu arriver Filippo, un ami tessinois que je connais depuis quelques années grâce à (ou à cause de) ma fonction de Président (très impliqué) de Happy Gays. J’étais ravi de connaître au moins un autre des participants. Les deux autres, Andrea et Andrea, nous ont rejoints quelques minutes plus tard. Nous étions donc enfin prêts à partir pour Freiburg, une ville que – je l’avoue sans honte – je ne connaissais point ; certes, j’en avais entendu parler, mais c’est tout.

Après quelques heures de route, nous sommes arrivés à destination et nous avons pris possession de nos quartiers à l’hôtel Mercure. Ensuite, nous avons mangé dans un restaurant près de la cathédrale (l’hôtel était à quelques pas seulement du vieux centre-ville) où nous sommes tombés sur un serveur d’origines italiennes… du coup, nous qui voulions faire l’effort de parler la langue de Goethe, nous avons été coupés dans notre élan… d’ailleurs, la chose n’a pas cessé de se reproduire au cours de la journée ; on n’est tombés que sur des serveurs et des vendeurs qui parlaient italien… la poisse.

Enfin, revenons à nos moutons : après un pit-stop stratégique « veste et parapluie » dans nos chambres, nous avons visité la ville de Freiburg qui s’est révélée très chouette. Elle présente plusieurs beaux bâtiments ; certains d’entre eux, dont la magnifique cathédrale, ont d’ailleurs miraculeusement survécu aux bombardements de la ville pendant la deuxième Guerre mondiale. Freiburg est donc indéniablement une très belle ville ; dommage que le froid et la pluie ne nous aient pas permis d’en profiter davantage ; votre serviteur était d’ailleurs très démuni face à ces conditions climatiques qu’il n’avait pas su prévoir. Et – par moments – il a eu très froid....

Au cours de l’après-midi, nous avons aussi retrouvé d’autres amis à David : Simone, sa copine Lilia et leur amie Isabella qui se sont joints à nous pour le reste de la journée et de la soirée. Ils auraient aussi dû nous accompagner à Europapark… hélas le destin a voulu que cela ne se produise pas...

C’est donc à cinq que nous avons passé notre journée de lundi à Europapark. La météo était décidément plus estivale que la veille et ce fut une véritable bénédiction, car nous avons pu profiter de toutes les attractions du parc, même celles qui mouillent : du coup, nous nous sommes beaucoup amusés sur le rafting et sur le bateau portugais. Mais la véritable attraction de la journée a sans doute été le Blue Fire qui – avec son parcours effrayant – a su titiller les chakras de ceux qui ont osé y faire un tour ; Filippo, Andrea et moi avons d’ailleurs refait près d’une heure de queue pour un deuxième frisson. Un autre moment exceptionnel, nous l’avons vécu dans l’attraction qui s’appelle Cassandra où nous avons été intrigués par une jeune Théière-en-devenir (qui en est certainement consciente) et par ses réactions lorsque des choses bizarres se produisaient sous nos sièges... BREF, plein de moments exceptionnels pendant cette journée à Europapark.

Donc, que se passe-t-il lorsque cinq théières tessinoises prennent d’assaut l’Allemagne du sud ? Eh bien, je pense pouvoir affirmer qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel ! J’ai passé des très bons moments avec mes compatriotes et j’ai été ravi de faire la connaissance d’Andrea et Andrea, deux chics types.

Et nous nous sommes repromis de remettre ça en 2012. Pour l’instant je vous laisse à quelques photos que j’ai prises à Freiburg.


Blog 2918

La cathédrale de Freiburg. Remarquez la météo exceptionnelle…


Blog 2919

Freiburg im Breisgau.


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Monument consacré aux militaires décédés.


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On se croirait au Lavaux…


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Un quatuor de choc : Andrea, Filippo, Andrea et David.


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 Le vieux centre-ville.


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Oh zut, nous sommes arrivés trop tôt. Ratzi n’arrive qu’au mois d’août… Il faudra revenir…


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Autre image du centre-ville…


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Même à Freiburg elle règne !


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Ouais…


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La mairie de Freiburg im Brisgau.


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Filippo devant son nouveau modèle.


 

Bien à vous

Votre Stefano

Grillade conviviale chez Julienne

Bonsoir à toutes et à tous !

Me voici de retour après un week-end prolongé bien rempli pour vous parler du pique-nique (ou souper canadien) que Julienne et moi avons organisé samedi soir pour quelques amis. Tout d’abord, une précision s’impose : l’idée originale était d’organiser une grillade au Rocher de l’Ermitage, mais les conditions météorologiques de ces derniers jours nous ont assez rapidement encouragés à concevoir un plan b, de sorte à pouvoir nous retrouver par tous les temps. Et notre reflexe fut plus qu’avisé car il a fait un temps exécrable jusqu’à vendredi soir et même si quelques rayons de soleil nous ont fait la grâce de leur auguste présence au cours de la journée de samedi, le sol était trop humide et froid pour une grillade en forêt.

Nous nous sommes donc retrouvés chez Julienne où chaque invité a apporté des gourmandises sucrées ou salées pour le plaisir des papilles gustatives de tous les convives. Et – bien évidemment – à côté des magnifiques Brownies à Julienne et Ana, du plat de viande froide concocté par l’ATF et Adrien, du gâteau à Bibi et des autres magnificences culinaires, il y avait des breuvages divins qui accompagnaient de manière plus que convenable les mets : je citerai au passage la caïpirinha dont Julienne a le secret et qu’elle a préparé assistée de Manoel, le Samos – qui donne cette touche méditerranéenne à tous les apéritifs – et même cette boisson africaine qui ressemble à une version (si possible) améliorée du Bayleys.

Les convives de la soirée étaient parmi les plus illustres dont on pouvait rêver, des personnes qui ont snobé le Paléo, cette Place to be de perdition et de débauche musicale qui attire chaque année des milliers de Romands et qui n’a jamais eu raison de moi ; encore moins cette année : tout d’abord, la programmation ne m’a pas fait envie (il faudrait qu’il y ait au moins deux artistes que je connaisse dans le programme pour que je songe à vendre un rein pour acheter le billet et à organiser un déplacement à Nyon) ; et puis, cette motivation déjà très faible m’a fait entièrement défaut lorsque j’ai vu les images très boueuses retransmises par nos chaînes nationales au cours de la semaine. Je trouve que Paléo est une sorte de phénomène de mode auquel il faut participer pour se sentir « in » ; or, je refuse de me considérer comme quelqu’un de has been ou out uniquement parce que je ne succombe pas à ce qui -  à mes yeux – n’est ni plus ni moins un phénomène de mode (d’où le surnom de Place to be que Floppy m’a inspiré un jour).

Enfin, je reviens à mes moutons, et au pique-nique convivial de samedi soir ; comme j’étais en train de dire avant ma digression sur le festival de Oh-Nyon (petit hommage), les invités étaient de marque et ce fut un réel plaisir de passer ma soirée en leur compagnie ; il y avait la mythique Bibi, qui nous a offert quelques-uns de ses fous-rires exceptionnels ; Ana, qui a sauvé la mise des amateurs de Vodka en amenant deux berlingots de jus d’orange fraîchement pressé par COOP ; Manoel, qui nous a proposé une recette exceptionnelle inventée exprès pour cette soirée (un franc succès) ; Christophe, qui a bien contribué aux fous-rires de Bibi ; Adrien, qui hélas a dû nous quitter très tôt ; Michele, avec qui j’ai pu médire de J. et d’autres cas ; Jérémy, qui a pu me raconter en live l’histoire de l’infirmer ; et – bien entendu – Julienne, qui a été – une fois de plus – une hôtesse exquise.

Voilà donc une soirée réussie qu’il faudra essayer de remettre au plus vite, cette fois avec quelques rescapés de la Place to be. Des pourparlers sont déjà en cours avec Julienne pour égayer et rendre immortelles les festivités du premier août qui approchent à des grands pas.


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Ana et Bibi.


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Mais que font donc Adrien et Christophe ?


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L’ATF cherche l’inspiration pour déclencher le prochain fou-rire de Bibi…


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Gagahhhh !


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Caïpirinha-Time !


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Visiblement, l’ATF a trouvé l’inspiration…


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Mano et votre serviteur.


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Michele et Jérémy. Pas très rassurés par ces gens bizarres qui les entouraient :D.


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Le Paadre !


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Harry Potter parmi nous ?


Bien à vous

Votre Stefano

Danemark 2011 - les préparatifs

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je vais profiter d’une météo qui n’est franchement pas très agréable et plaisante pour un dix-neuf juillet et d’une petite envie d’évasion qui s’est emparée de moi pour vous donner exclusivités concernant mes prochaines vacances.

Comme j’ai déjà eu occasion de l’annoncer auparavant, au mois de septembre je vais repartir au Danemark pour une semaine qui – je l’espère – sera aussi exceptionnelle que celle que j’ai passée l’année dernière en compagnie de Christophe, entre châteaux, églises, canaux et l’inoubliable monastère d’Esrum.

Je partirai le lundi cinq septembre vers quinze heures de l’aéroport de Bâle-Mulhouse. En 2010 nous étions partis de Zurich, mais Swiss – notre vénérée compagnie aérienne nationale – proposait des meilleurs tarifs aux voyageurs qui décidaient de décoller depuis le charmant petit aéroport de Bâle et donc la question du lieu de départ a été vite réglée pour le pauvre stagiaire désargenté que je suis. Mon retour en Suisse est prévu pour le mardi treize septembre à environ dix-neuf heures, toujours à l’aéroport de Bâle-Mulhouse.

La durée de ma permanence au pays des Danois sera donc, à quelques heures près, la même que l’année passée.

Ce qui change par rapport à 2010 est tout d’abord l’absence de mon partner in crime. Eh oui, cette année votre humble serviteur va partir tout seul, et cela même s’il a déployé tous les moyens dont il disposait (dont la flatterie, le chantage et les sévices corporelles) pour essayer de trouver un accompagnateur ou une accompagnatrice. D’ailleurs, je tiens à préciser qu’il n’est pas encore trop tard pour se joindre à moi car j’ai réservé une chambre double (à utilisation simple) et je peux changer ma réservation jusqu’à la veille de mon arrivée à Copenhague. S’il y a donc des amateurs (ou des courageux ?), je les invite chaleureusement à se manifester… 

Une autre chose qui change par rapport à ma visite de l’année passée c’est le logement. N’ayant pas pu retrouver le même type de chambre qu’en 2010 auprès du charmant Absolon Annex, il m’a fallu devenir créatif et chercher autre chose ; au final, j’ai été charmé et captivé par une proposition de chambre assez inhabituelle à bord d’un bateau réaménagé qui – dans ses jours de gloire – a effectué des missions au Pôle Nord, et auquel on a offert une deuxième jeunesse en le transformant en hôtel. L’expérience s’annonce d’ores et déjà exceptionnelle : je sens qu’après la mythique caravane d’Amsterdam, le bateau de Copenhague fera aussi beaucoup parler de lui.


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L’Arctic Janus.


Le troisième – et dernier (du moins pour l’instant) – changement de taille par rapport à l’année passée est le programme des vacances ; en 2010, Christophe et moi avons surtout profité de la ville de Copenhague et nous nous sommes aventurés en-dehors de ses murs pendant une seule journée. Cette année, j’aimerais explorer davantage les alentours de la ville, la Seeland – l’île sur laquelle se trouve la capitale danoise – et peut-être aussi Malmö et la Scanie, en Suède, juste au-delà de l’Øresund. J’ai déjà repéré quelques endroits que j’aimerais voir, mais je n’ai pas encore fait un programme précis car tout dépendra de la météo ; en effet, s’il ne fait pas beau, je risque de passer beaucoup de temps à Copenhague (je croise les doigts pour que je n’aie pas droit au temps de chiottes qui oppresse la Suisse ces jours-ci).

Voilà donc ce que je pouvais vous dire de mon voyage au Danemark. Vous ne pouvez pas imaginer comme je me réjouis de retrouver le Danemark, sa flore et – bien évidemment – sa faune !

Bien à vous

Votre Stefano

Médiévales de Sainte-Ursanne

 

Bonsoir à toutes et à tous !

 

De retour par ici avec un nouvel article. Ce soir je vais consacrer un petit texte à ma balade à Sainte-Ursanne, un bourg très charmant de l’Ajoie (canton du Jura), pour l’édition 2011 des médiévales, une fête bisannuelle pendant laquelle l’âge moyen de notre vielle Europe est mis à l’honneur l’espace d’un week-end.

 

Et – en tant qu’historien et passionné de tout ce qui a attrait au Moyen-âge – je ne peux que louer cette initiative et les efforts que les organisateurs ont déployé pour charmer et dépayser les visiteurs. Il faut dire que le bourg de Sainte-Ursanne se prête très bien à l’exercice car il a gardé une apparence très moyenâgeuse, avec ses portes d’accès, ses vieilles maisons et la collégiale qui trône au milieu du bourg.

 

Bon, par contre il faut avouer qu’il n’est pas aisé d’arriver à Sainte-Ursanne en transports publics : en partant de Fribourg, j’ai dû changer de train à Berne, à Bienne (où j’ai retrouvé Julienne, qui m’a accompagné – une fois de plus – dans une nouvelle aventure inoubliable) et à Delémont avant d’arriver à la gare de Saint-Ursanne qui n’était pas tout à fait à côté du bourg ; il a encore fallu marcher un bon quart d’heure pour arriver aux portes du village ajoulot. Quoiqu’il en soit, je peux vous assurer que ça valait la peine de faire ce long voyage pour y arriver.

 

Dès le moment où Julienne et moi avons mis les pieds dans Sainte-Ursanne, nous avons été immédiatement plongés dans une ambiance fort sympathique et bien conçue ; certes, pour l’historien que je suis, il n’était pas facile de faire une abstraction complète des anachronismes qui, comme – par exemple – les pommes de terre qui accompagnaient des plats qui auraient facilement pu être médiévaux tels des rôtis de sanglier ou des côtines de bœuf (pour rappel : les patates sont arrivées en Europe après la découverte de l’Amérique en 1492). Enfin, ces anachronismes n’étaient pas très choquants et n’ont certainement pas gâché une ambiance festive dont Julienne et moi avons bien profité pleinement.

 

Puisque les festivités ne commençaient véritablement pas avant samedi, toutes les animations n’étaient pas encore en place lors de notre promenade dans le passé du vendredi soir. Il y avait des échoppes qui n’étaient pas encore installées et tout le monde n’était pas encore déguisé. D’ailleurs, parlons-en des déguisements ! Il y en avait des très bien et réussis, mais aussi des très… euh… mauvais : le thème de cette édition était « la venue des Vikings, Peuple du Nord » et on a donc eu droit à toute la panoplie des heaumes à cornes, des boucliers et des manteaux de fourrure. Hélas, à côté de ces déguisements bien conçus, nous avons aussi pu constater que d’autres personnes n’avaient pas une vision très claire du Moyen-âge ; parmi toutes celles-ci, je ne retiendrai que le bonhomme déguisé en pirate (il venait probablement de voir « Pirates des Caraïbes 4 »), le cheik et la demoiselle avec sa perruque « Marie-Antoinette ». Je sais, je suis pénible et exigent, mais il ne faut pas non plus déconner… après tout, le Moyen-âge dure près de mille ans et je pense qu’il y a de la matière pour faire quelque chose sympa.

 

Enfin, la soirée était exceptionnelle et je me réjouis de remettre cette expérience lors des prochaines Médiévales. Dommage qu’il faudra attendre jusqu’à 2013 mais si cette attente est le prix à payer pour que la fête soit aussi exceptionnelle, je suis prêt à le payer et à attendre patiemment pendant deux ans. En attenant, je vous laisse à quelques images que j’ai prises au cours de la soirée.

 

 

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Sainte-Ursanne.

 

 

Blog 2898

Un des accès de la ville : un pont sur le Doubs.

 

 

Blog 2899

Une autre vue de Sainte-Ursanne

 

 

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Statue de Saint Jean Nepomucène, prêtre et martyr du XIVe siècle.


 

Blog 2901

La soirée était animée par des troubadours et d’autres troupes.


 

Blog 2902

Julienne.


 

Blog 2903

La collégiale de Sainte-Ursanne.


 

Blog 2904

Eh oui ! On a essayé de punir mon mauvais comportement…


 

Blog 2905

… et celui à Julienne aussi.


 

Blog 2906

Mais – au final – nous avons été relâchés pour insuffisance de preuves :D.


 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Des nouvelles fraîches de mon stage

 

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Puisque dans mon dernier article j’ai évoqué en passant mon stage aux Archives d’Etat, ce soir j’en profite pour faire une courte digression à mon programme pour vous mettre au courant des derniers événements palpitants qui ont mouvementé mes journées de travail aux archives.

 

Que dire donc ? Eh bien, mon stage se déroule comme prévu. Je travaille d’arrache-pied sur le fonds d’Affry (comme prévu), je trie ces documents précieux et uniques (comme prévu), je les classe d’une manière plus logique et ordonnée (comme prévu) et j’ai l’impression d’avancer et d’approcher d’un but qui – par contre – est encore fort lointain. Tout se déroule donc, et je suis désolé de me répéter encore une fois, comme prévu.

 

Je tiens à préciser que cette prévisibilité ne me dérange pas. Je suis quelqu’un qui aime bien avoir ses habitudes ; je me sens à l’aise lorsque je peux suivre un programme construit sur des habitudes et des événements récurrents (certaines personnes seraient tentées de dire « répétitifs », mais je n’écouterai point ces mauvaises langues). En outre, tout n’est pas forcément prévisible, même dans un travail comme le mien ; car il suffit – finalement – de très peu pour que mon planning journalier, voire hebdomadaire, soit bouleversé. Il suffit que je tombe sur un dossier plus complexe que prévu pour que je « prenne du retard » sur mon programme. Ou bien, il suffit qu’on m’affecte à la réception lorsque ce n’est pas prévu pour avoir la certitude de cumuler du retard, et cela même si les permanences au secrétariat avec Marie-Claire sont mythiques. Ou encore, il suffit que mon réveil soit en grève et qu’il refuse de coopérer pour que j’arrive au travail avec deux heures de retard…

 

Mais le plus grand imprévu de ces dernières semaines m’a obligé à modifier et adapter (une fois de plus) mon plan de travail sur le fonds d’Affry est la rédaction d’une fiche sur le fonds de Reynold de Cressier. Je vous avais peut-être raconté que mon chef m’avait proposé d’écrire un petit texte ou un petit article avant la fin de mon stage, une opportunité qui m’intéressait beaucoup et qui aurait constitué une véritable cerise sur le gâteau de mon expérience aux Archives. Pour tout vous dire, j’avais même déjà commencé à mettre de côté certains documents du fonds d’Affry qui me paraissaient intéressants, afin de pouvoir les utiliser pour un article.

 

Hélas quelle fut ma surprise lorsque, au cours du staff meeting du lundi matin, mon chef m’a demandé si je souhaitais rédiger une fiche sur le fonds de Reynold de Cressier ! Vous vous rappelez peut-être que celui-ci fut le tout premier fonds sur lequel j’ai travaillé au début de mon stage, en décembre 2010 ; j’avais juste dû reconditionner ce vaste fonds de famille, un travail assez répétitif et ennuyant qui m’a beaucoup appris sur le reconditionnement de documents anciens, mais qui ne m’avait pas permis d’approcher les documents comme je l’aurais souhaité.

 

Et voilà qu’une occasion se représente de travailler sur ce fonds en tant que chercheur après l’avoir fait en tant que « reconditionneur ». Je vous avouerai qu’au début la question de mon chef m’a un peu déstabilisé car j’étais parti sur l’idée d’écrire sur les d’Affry, mais je me suis rapidement ressaisi et je me suis très volontiers engagé à rédiger une fiche sur le fonds de Reynold. Du coup, depuis quelques semaines, en plus que m’occuper de la réorganisation du fonds d’Affry, je passe désormais une petite heure chaque jour sur les papiers des de Reynold afin de trouver le matériel nécessaire pour ma fiche. J’ai déjà quelques idées et je me réjouis de les coucher noir sur blanc. Je vous tiendrai, bien évidemment, au courant.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Vol dans les cieux de la région des Trois-Lacs

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Me voici de retour après quelques jours bien remplis et très agités. J’ai pas mal de choses à partager avec vous et il me faudra quelques articles pour tout vous raconter… Je ne vais donc pas perdre de temps et je vais me lancer avec un petit texte sur le vol d’avion que j’ai fait dans les cieux de la région des Trois-Lacs mardi passé après le travail.

C’est grâce à Charles-Edouard, un de mes estimés collègues, que j’ai eu l’opportunité de me promener dans les airs romands et de voir la région dans laquelle je vis d’une perspective totalement nouvelle et surprenante. Au cours de cette aventure, j’étais accompagné par Marie-Pascale, Annick et – bien entendu – par ledit Charles-Edouard, trois collègues que j’apprécie beaucoup et qui rendent mes journées à Fribourg beaucoup plus agréables. Ce vol était d’ailleurs l’occasion de nous retrouver une dernière fois avant que cette équipe de choc soit amputée d’un de ses membres ; en effet, Marie-Pascale nous a quittés car elle a terminé son contrat aux Archives d’Etat et va bientôt occuper un nouveau poste dans le canton de Berne… C’était donc l’occasion de passer un bon moment avant que nos routes (professionnelles) se séparent.

Nous avons décollé depuis Ecuvillens, un petit aérodrome qui se trouve à quelques kilomètres de Fribourg (près d’Hauterive et Arconciel) et nous avons atterri un quart d’heure plus tard à l’aérodrome de Colombier où nous avons partagé un bon repas à base de filets de perche (une des spécialités culinaires de la région de Neuchâtel). Par la suite, Charles-Edouard, pilote chevronné et expert des cieux de la région, et ses deux passagères ont repris la route pour Ecuvillens, tandis que votre serviteur est rentré à Neuchâtel avec un moyen de transport beaucoup plus « conventionnel » (en bus).

Que dire donc de ce vol ? Eh bien, il faut avouer que j’étais un peu intimidé pendant quelques secondes avant que l’avion quitte le tarmac, mais toutes mes inquiétudes se sont envolées (c’est la cas de le dire) lorsque l’avion a commencé à évoluer dans les airs et le paysage environnant s’est peu à peu dévoilé, un paysage à couper le souffle : de la verdure à perte de vue, des villages qui ressemblaient à des groupuscules insignifiants de maisons de poupées, les trois lacs qui ne formaient plus que des petites flaques sous nos pieds (surtout le lac de Bienne qu’on apercevait au loin). Mon regard s’est rapidement égaré dans toute cette magnificence et je peux vous garantir que dans mon esprit il n’y avait guère plus de place pour des inquiétudes triviales.

J’ai vraiment apprécié ce vol et j’aurais bien aimé qu’il dure plus longtemps ; hélas, il ne faut pas abuser des bonnes choses, surtout lorsqu’elles ne sont pas tout à fait inoffensives pour notre environnement… En revanche, je me suis dit qu’après avoir expérimenté le vol en avion privé (j’avais déjà volé sur les gros bolides des grandes compagnie aériennes, mais ce n’était pas tout à fait la même expérience…), il pourrait être chouette de repousser les limites un peu plus loin et essayer quelque chose de plus extrême : le saut en parachute ! Pour l’instant c’est juste une idée comme ça, mais cela pourrait être un beau cadeau pour mes trente ans (qui approchent à grands pas). Enfin, je n’en suis pas encore là, et donc pour l’instant je vais vous laisser à quelques clichés que j’ai pris au cours de cette aventure dans les cieux des Trois-Lacs.


Blog 2888

Tout semble en règle sur le tableau de bord…


Blog 2889

La campagne fribourgeoise.


Blog 2890

On survole la Broye, partie I.

 

Blog 2891

On survole la Broye, partie II.


Blog 2892

Marie-Pascale et Annick ne me semblent pas très rassurées…


Blog 2893

Le lac de Neuchâtel.


Blog 2894

On approche Colombier…


Blog 2895

Atterrissage à Colombier imminent.


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Photo de groupe : Charles-Edouard, notre brave pilote, votre serviteur et Marie-Pascale.

 

Bien à vous

Votre Stefano

Suite des hostilités

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Cela fait quelques jours que je souhaite publier cet article, toutefois mon agenda très chargée – telle celui d’un ministre plénipotentiaire du Roi de France auprès des Provinces-Unies – ne m’a pas laissé beaucoup de temps à consacrer à l’écriture et au partage de mes aventures et péripéties. Mais à présent, je m’octroie quelques minutes pour me poser devant cette feuille blanche et donner une forme agréable è mes pensées.

Puisque six mois se sont écoulés depuis le début de la bataille sanglante entre mon corps et mon esprit, j’estime qu’il est temps de dresser un (nouveau) bilan et voir si les objectifs que je m’étais fixés en décembre ont été atteints.

Pour commencer, un chiffre important : 70. Tel est le nombre de fois que je me suis rendu à la salle de sport entre le premier janvier et le trente juin, soit environ douze fois par mois ou une fois tous les trois jours en moyenne. Cette fréquence, que certaines personnes pourraient considérer comme une forme d’acharnement ou de sadisme, est déjà, en soi, un résultat très positif car elle montre qu’au cours du premier semestre de cette année ma motivation n’a pas faibli et que je me suis donné les moyens nécessaires pour atteindre mes objectifs.

Ensuite, puisqu’on parle de chiffres, en voici un second qui n’est pas moins essentiel : 78.5. Tel est mon poids actuel. Cela signifie que j’ai perdu environ huit kilos et demi (j’étais à 83, mais je suis monté à 87 lors des premières semaines d’entrainement) et – surtout – que je suis finalement descendu en-dessous du seuil psychologique de 80 kilos qui me hantait depuis si longtemps. Je crois que la dernière fois que je pesais moins de 79 kilos j’étais encore mineur (je vous laisse le soin de calculer depuis combien de temps je me bats avec les kilos en trop et les bourrelets disgracieux).

Maintenant que je suis descendu au-dessous du seuil psychologique, je me rends compte que mon objectif est à portée de main. Comme vous le savez, je souhaite atteindre les 75 kilos. A présent je me dis que cet objectif est réalisable, même si cela prendra encore quelques mois… Pour ce qui est de l’objectif à court terme que je m’étais fixe (à savoir, perdre du poids), je suis donc sur la bonne voie ; au bout de six mois de travail, le changement est saisissant et constamment relevé par les personnes qui ne m’ont pas vu depuis quelques temps. Ces compliments me flattent et me motivent à rester concentré sur mon but. De plus qu’il y encore du travail : certes, j’ai perdu quelques kilos, mais il y a encore des bourrelets et un petit ventre qui doivent être gommés de ma silhouette pour que je puisse considérer que les objectifs sont véritablement atteints.

Je suis certain que certains d’entre vous sont en train de penser que je fais une fixation sur mon poids et que je suis obsédé par des formes qui n’existent pas dans la réalité. Selon William de l’émission « Belle toute nue », cette obsession serait tout à fait normale car 42% des hommes se voient plus gros qu’ils le sont réellement. Il se pourrait donc que je sois plus mince (et canon) que le reflet que je vois chaque jour dans mon miroir et qu’en fait tous ces efforts sont en train de me rendre sublime et irrésistible. J’avoue que je ne me suis pas senti aussi bien dans mon corps : les complexes ne se sont pas complétement envolés, mais presque.

Bien à vous

Votre Stefano

Promos du Locle - Edition 2011

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Cette fin de semaine a été remplie de moments plus ou moins agréables ; l’apéritif de départ de ma collègue Marie-Pascale vendredi après le travail ; une (première) séance cinéma au NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) vendredi soir où j’ai vu l’exceptionnel « Troll Hunter » ; le paiement de mes factures samedi matin (bon, celui-ci a probablement été le moment le moins agréable de cette fin de semaine) ; une visite extraordinaire et pas comme les autres de l’ancien centre-ville de Neuchâtel avec Julienne et Mylène le samedi après-midi ; et puis – bien sûr – l’édition 2011 des Promotions du Locle auxquelles je me suis rendu samedi soir, en compagnie de Florian, Loïc, Mano et Rebecca. Aujourd’hui j’ai passé un moment très agréable et sympathique avec Julienne au bord du lac, d’abord, et au NIFFF, ensuite.

L’édition 2011 des Promos a été ma troisième. En effet, c’est en faisant la connaissance de Flo et Loïc en 2009 que j’ai eu l’occasion de me rendre à cet événement mythique qui métamorphose la ville du Locle l’espace d’un week-end. Même si je ne suis pas immédiatement devenu accro comme Loïc à cette fête, je dois avouer que je m’y suis bien trouvé et que ma première édition restera longtemps dans les annales. L’année passée j’y suis passé en coup de vent et je suis toujours rentré avec le dernier train. Mais cette année, il fallait se lâcher car l’occasion était plus que spéciale : en effet, ces Promos ont été les dernières pour Loïc en tant que Loclois. A partir de l’année prochaine, on pourra y retourner, mais ce ne sera pas aussi facile pour nous de rentrer après une soirée de fête…

Enfin, cette année a été très sympathique : je crois que des trois éditions, elle a été ma préférée. Nous nous sommes bien amusés, et cela sans abuser de notre ami ennemi l’alcool. En plus on a eu droit à un concert fort sympathique : une équipe de plusieurs chanteurs et musiciens ont offert au public de nombreuses reprises d’artistes français et internationaux et cela déguisés chaque fois en l’artiste en question ; nous avons donc eu droit à Gloria Gaynor, Michael Jackson, Mylène Farmer, ABBA, et bien d’autres artistes (mais pas de Vieille Bique ou Lady Gaga…). Deux heures et demies de bonheur, de tubes (essentiellement des années ’70 et ’80).


Blog 2877

Ta pizza est-elle bonne Floppy ?


Blog 2878

« Satan is Gay » ? Beaucoup de choses s’expliquent enfin…


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Manoel et Loïc avec leurs cocktails lumineux.


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La prochaine photo de profil de Mano ;O).


Blog 2881

C’est drôle comme – parfois – les photos jolies sont le résultat d’une mauvaise manipulation de l’appareil… il suffit juste d’un zoom que l’on a oublié d’enlever…


Blog 2882

Jade, Loïc et moi.


Blog 2883

Les Jacksons 5 sont de retour sur scène : on ne peut voir ça qu’au Locle.


Blog 2884

Et même une Cathérine Ringier très en forme, visiblement interrompue lorsqu’elle faisait la vaisselle car elle a oublié d’enlever son gant… :D


Blog 2885

Et il y avait même la mythique Mylène ! « Cette chanson est la votre… chantez-la avec moi » :D.


Blog 2886

Après le concert, votre serviteur s’est fait arnaquer : 19 francs pour 390 grammes de bombons…


Blog 2887

Et, pour finir, une photo de Loïc avec son verre lumineux.

 

Bien à vous

Votre Stefano