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3615 cas social !

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Parfois j’ai l’impression que ma vie sentimentale ressemble à une suite d’appel au " 3615 cas sociaux " !  La nouvelle aventure qui a enrichi ma longue série d’expériences foireuses et loufoques est tellement exceptionnelle qu’il faut absolument que je la partage avec vous.

Tout a commencé la semaine passée lorsque je m’ennuyais et je me promenais sur un célèbre site de rencontres pour homosexuels de tout âge ; je consultais mon profil d’un regard ennuyé et c’est à ce moment-là que j’ai remarqué que quelqu’un m’avait envoyé un message. Comme de coutume, je suis allé faire un tour sur son profil et j’ai constaté que le jeune homme avait l’air sympathique et qu’il paraissait plus intelligent que la moyenne des usagers de ce site ; je décide donc de répondre à son message et une discussion intéressante s’est déclenchée. Le jeune homme porte le nom d’un des plus grands guerriers et rois de l’histoire, un macédonien qui a conquis une bonne partie du monde alors connu et qui a été le protagoniste d’un film d’Oliver Stone avec Colin Farrel, Jared Leto, Angelina Jolie et Anthony Hopkins.

La discussion s’est poursuivie pendant un mon moment et il a assez rapidement été clair que ce cher Monsieur ne cherchait pas une histoire sérieuse, mais plutôt le moyen de passer des bons moments avec quelqu’un d’intéressant, fiable (et charmant). Et je dois avouer que ce plan ne me déplaisait pas ; je ne sais pas si je suis prêt à m’engager dans quelque chose de sérieux et donc je suis prêt à (juste) passer du bon temps avec quelqu’un. La discussion s’est donc engagée dans ce sens ; tout allait pour le mieux, mais les choses ont commencé à déraper : tout d’abord je me suis rendu compte qu’il ne s’assume pas totalement… il veut qu’on se voie uniquement chez lui (bon, déjà il dit que Neuchâtel est une ville tellement petite qu’il n’y a rien à faire, une attitude hélas typique des habitants des grandes villes de l’Arc lémanique, le centre du monde civilisé) et pour mieux faire passer la pilule il m’a dit que sur le toit de son immeuble il y a une piscine et qu’on pourrait en profiter lorsqu’on serait chez lui.

Rien que ce petit détail a failli me faire partir en courant… j’étais tombé sur un autre homme qui ne s’assume pas ; chouette ! Je n’avais aucune envie de me lancer dans une nouvelle histoire « compliquée et sans lendemain » et un mec qui n’a pas envie de me voir ailleurs que chez lui ne m’inspire pas une confiance énorme. Mais bon, j’étais de bonne humeur et bien disposé et c’est ainsi que j’ai continué à discuter avec lui… et c’est peu de temps après qu’il m’a sorti la perle de la soirée : tout à coup, sans aucun préavis, il m’a il m’a demandé si je voulais bien me faire tester pour le VIH et d’autres MST afin que l’on puisse coucher ensemble sans préservatif.

Autant dire que j’ai dû lire la question plusieurs fois avant de me rendre compte qu’il ne plaisantait pas ! Entendons-nous bien, ce n’est pas la question de faire le test qui me dérange : je suis conscient qu’il est très important d’être fixé sur son état de santé et de se protéger de toute maladie sexuellement transmissible ; ce qui m’étonne c’est qu’un garçon qui me connaît à peine ait envie de coucher avec moi sans précautions… il est prêt à me faire payer 30 ou 80 francs pour faire ce test alors que le déroulement normal serait plutôt : on se voit une fois, on fait nos choses avec les précautions d’usage et après un certain temps on commence à envisager de passer à l’étape suivante… franchement, je n’ai pas envie de payer une somme d’argent (même si tout à fait minime) pour avoir un rapport non protégé avec quelqu’un avec qui – peut-être – ça n’ira pas plus loin d’un one night stand. C’est bête de le dire, mais l’amour sans capote est à mes yeux un symbole de confiance et d’une histoire sérieuse bâtie entre deux êtres.

Cette question est déjà assez barge : ce qui est encore pire (à mes yeux) c’est qu’il exige ça de moi, mais il ne me semble pas chaud pour faire de même : enfin, il affirme ne pas avoir eu de rapports depuis deux ans et demi, qu’il a fait les tests il y a quatre mois et qu’ils étaient négatifs ; du coup je suis obligé de le croire sur parole, alors que lui il ne me fait pas confiance… c’est un peu louche, non ? Franchement ? S’il veut coucher avec moi sans capote, il doit être prêt à faire ces tests en même temps que moi et – comme j’ai dit – j’ai l’impression qu’il ne soit pas tout à fait chaud à faire cette concession.

Et ça ne s’arrête pas là : alors que je lui ai promis de réfléchir un peu à sa requête, il a enfoncé le clou en disant qu’il n’aime pas faire certaines « choses » lorsqu’il couche avec des mecs (ou des filles – car oui, Monsieur a eu des copines)… et à ce moment-là j’ai vu clair dans son jeu et j’ai réalisé que ce type ne se soucie que de son propre plaisir et de ses propres envies ; et là j’ai envie de dire : « pas d’accord ! » ; je ne suis pas prêt à m’écraser à ce point pour passer du « bon temps » avec un mec et du coup, ce plan qui semblait idéal sur la carte (et dans un monde parallèle) s’est transformé en un énième plan foireux. Je vous avouerai en toute franchise que je n’ai même plus aucune envie de réfléchir à sa demande : sans cette dernière sortie malheureuse, j’aurai pu finir par me persuader qu’un test de dépistage pour le VIH et les autres MST n’est jamais inutile, mais là, trop de tares se cumulent et je me dis que je n’ai pas envie d’être le seul à faire des efforts et des concessions.

Donc voilà, une histoire de plus qui fera sans doute partie du livre que j’écrirai un jour sur mes péripéties amoureuses.

Bien à vous

Votre Stefano

3 décembre 2005 - Soirée au Paradox

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ces temps-ci mon actualité est plus que tranquille ; il n’y a pas grand-chose qui se passe dans ma vie, enfin, pas grand-chose de palpitant et digne d’intérêt. Ce soir je vous propose donc – en attendant que les choses recommencent à bouger dans mon petit quotidien – de patienter avec un article consacré à mes années de jeunesse et de folie. Il s’agit d’un petit texte consacré à une soirée que j’ai passée avec des bons amis au Paradox, endroit mythique qui a été le centre de ma vie sociale et mondaine dans la période qui a suivi mon coming-out.

Je ne pourrais pas vous dire comment ma soirée a commencé, mais ces photos prouvent que la soirée s’est terminée au Para où mes amis et moi avons dansé – visiblement – jusqu’au bout de la nuit ; cette soirée a été d’autant plus exceptionnelle car ce fut une des premières que j’ai passées avec Romain, ce jeune homme qui deviendra – seulement quelques mois plus tard – un de mes trois CardinauX ; qui aurait pu imaginer, à ce moment-là, qu’il aurait fini par occuper une place aussi importante dans mon existence ? C’est incroyable de voir comment des amitiés profondes peuvent commencer quand on s’y attend le moins, et même au bout d’une soirée visiblement fort sympathique (et arrosée).

Avec Romain et moi il y avait aussi Alain et la mythique Mélanie Balcony, deux adeptes du Paradox et des soirées « branchées » qu’il proposait à cette époque ; depuis le Paradox s’est transformé en Dox au moment même où le gloquissime « Williams » se transformait en Para suite à l’acquisition de ses locaux par le patron du Paradox et de l’Etage ; un changement que je n’ai pas vraiment vécu car lorsque cette transformation s’est produite, mes soirées au Paradox s’étaient déjà faites plus rares ; cette boite mythique n’était déjà plus le centre de cette vie mondaine tellement importante à cette époque cruciale de mon parcours d’acceptation.

Mais bon, je ne regrette pas ce changement dans ma vie… le Paradox était un passage important, mais je ne pouvais pas non plus y passer mon existence… il fallait vivre ce lot d’expériences et passer à la suivante ; il ne faut pas avoir de regrets vis-à-vis de son passé, et regarder à ce moments avec tendresse et nostalgie. Enfin, là je m’égare un peu trop, donc je vais vous laisser à quelques photos Vintage ;O).


Blog 2799

Romain et moi : deux jeunes hommes de toute beauté.


Blog 2800

La mythique Mélanie Balcony et Alinou.


Blog 2801

Ça y est : Alain s’est emparé de mon appareil photo… :D


Blog 2802

Bon, il fallait bien une photo débile : et pour une fois je vous propose un cliché de moi…


Blog 2803

Les grandes Stars du Paradox : Mélanie, Alain et votre serviteur.

Bien à vous

Votre Stefano

Mylène Farmer - Bleu noir

 

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je souhaite vous proposer une petite chanson qui tourne en boucle dans mon baladeur depuis quelques mois… elle a même fait partie de mon best of 2010… il s’agit de Bleu noir, la chanson qui donne le titre au dernier opus de Mylène Farmer ; écrite par notre Rousse flamboyante et par le talentueux Moby (qui signe la plupart des morceaux du dernier album de cette artiste mystérieuse), Bleu noir et une chanson dans laquelle – en quelques mots – Mylène nous dit que malgré toutes les souffrances et les blessures, la vie vaut tout de même la peine d’être vécue. Un message très positif pour notre Rousse qui – au cours de sa longue carrière – nous a habitué à des textes plus noirs et tourmentés.

Dans Bleu noir nous retrouvons Mylène qui « marche vers les ténèbres » vers un « horizon funeste » ; elle semble perdue, mais la vie qui « l’entoure et la baigne » lui disent que ça vaut la peine de vivre. Il est difficile de se mouvoir dans « ce convoi de larmes » qui compose notre existence. Mylène trouve la force d’aller de l’avant « au fond de [sa] peine », au fond d’elle où son « cœur couleur vermeille » a survécu aux épreuves de la vie.

Le texte de ce morceau est assez facile à comprendre : certains fans ont critiqué les nouvelles chansons de Mylène pour cette « accessibilité » qui ne sied pas trop au personnage ; personnellement, j’aime beaucoup avoir la possibilité d’interpréter ces anciens morceaux, mais je trouve qu’il est encore plus important de retrouver de l’émotion dans ces chansons… et puis je trouve que le vocabulaire reste tout de même très recherché et le charme des morceaux farmeriens reste intacte.

Enfin, je vous laisse en juger par vous-mêmes. Ici de suite vous trouverez le texte de Bleu noir, par contre, si vous cliquez sur l’image, vous pourrez accéder à Youtube et vous pourrez visionner le clip officiel de cette chanson qui a été choisie comme deuxième single extrait de l’album. Je trouve le clip très simple, mais réussi… et certainement beaucoup plus intéressant que celui de Oui mais… non ; non, je n’ai pas encore digéré ce single, mais – ma foi – il a atteint son but (ramener Mylène au sommet des classements)…

 

Bleu_Noir.jpg


Bleu noir
Paroles : Mylène Farmer
Musique : Moby

Je marche vers les ténèbres
Vers l’horizon funeste
Mais la vie qui m’entoure et me baigne
Me dit quand-même ça vaut la peine

Et qui peut se mouvoir
Dans ce convoi de larmes
Je te dédie ma mort
Et je saigne, saigne encore
Mais…

La bataille est belle
Celle de l’amour
Disperse tout
La bataille est celle
Des longs, longs jours
Oh mon amour

L’on peut se retourner
Mais l’horizon ressemble à l’ombre
Quand tu pars
Il ne reste qu’un bleu noir

Je tombe en defaillace
Vienne ma délivrance
Me dit quand-même qu’au fond de ma peine

Survit un cœur couleur vermeil
Qui bat. Mais…

Refrain


Bien à vous

Votre Stefano

la suite...

Bonsoir à toutes et à tous !

Je reviens par ici pour vous donner quelques nouvelles ; enfin, il n’y a pas grand-chose à raconter depuis mon dernier texte… j’ai été malade, alité avec une grippe qui m’a contrait à rester renfermé chez moi pendant plusieurs jours, loin de tout et de tous. Cet arrêt forcé m’a laissé le temps de réfléchir à mes histoires et – surtout – à cette histoire avec K.

Ce n’est pas qu’il y ait grand-chose dont il faut réfléchir… K. ne m’a pas lancé de signaux, ni positifs, ni négatifs, ce qui me confirme dans l’hypothèse qu’il n’a rien à foutre de moi ; du coup j’ai gentiment commencé à faire abstraction de la chose… car je n’ai ni le temps, ni l’envie, de me prendre la tête et de retomber dans une situation similaire à celle que j’ai vécu avec Christian.

J’ai pris, sans le vouloir, des distances avec cette personne ; je me suis fait rare, peut-être dans l’espoir de le voir revenir vers moi ; je pense qu’inconsciemment j’aurais voulu qu’en me voyant plus distant il prenne la décision de revenir vers moi ; ce ne fut pas le cas : j’ai pris cette distance et il n’a pas pris le soin de la combler… et – encore une fois – je me demande si je n’avais pas vu des choses inexistantes en K.

Je reprends donc le dessus vis-à-vis de mes sentiments ; je remets de l’ordre dans ma vie sentimentale ; on pourrait donc dire que je fais tabula rasa, et c’est peut-être le cas : que vais-je faire avec K. ? Un ami m’invite à discuter avec lui de ce qui me tracasse, tandis que les autres m’invitent à fuir le plus loin possible et de me libérer au plus vite de cette histoire. Je ne sais pas encore qu’est-ce que je vais faire… comme je disais plus haut, je commence juste à remettre de l’ordre.

Bien à vous

Votre Stefano

Kylie Minogue : Aphrodite - Les Folies Tour 2011 à Zurich

Bonsoir à toutes et à tous !

Il est temps pour moi de revenir sur le devant de la scène pour vous proposer un nouvel article consacré au concert que Kylie Minogue a donné à l’Hallenstadion de Zurich mercredi passé (le neuf mars donc) dans le cadre de sa tournée Aphrodite : les Folies Tour 2011.

Je suis Kylie depuis le début des années 2000 ; je l’ai découverte grâce à l’album Fever et surtout grâce au tube Can’t Get you out of my Head qui marchait très fort à la radio à cette époque. Ce premier album m’a donné envie de découvrir plus de cette charmante artiste australienne qui n’était pas vraiment à ses débuts et qui collectionnait les tubes depuis le milieu des années ’80 : I Should be so Lucky, The Locomotion, Better the Devil you Know, Where the Wild Roses Grow, Spinning Around et j’en passe… Depuis cette découverte j’ai donc commencé à suivre d’assez près la carrière de Mademoiselle Minogue et il faut avouer que cela fait quelques années que je souhaitais la voir en concert, depuis avant qu’elle tombe malade et qu’elle soit forcée à interrompre le Showgirl Tour. Finalement tout vient à point à ceux qui savent attendre… surtout si on a des amis qui connaissent si bien nos goûts et nos envies ; c’est ainsi que Florian, Loïc et Jean m’ont surpris avec un billet pour Les Folies à mon dernier anniversaire.

Au départ je devais y aller seul avec Floppy ; après mûre réflexion, Loïc a souhaité se joindre à nous et peu de temps après Manoel a aussi exprimé le souhait de nous accompagner et c’est ainsi que mercredi nous nous sommes retrouvés chez moi parés pour une nouvelle aventure à Zurich. Nous nous sommes mis en route et nous sommes arrivés devant l’Hallenstadion vers 16 heures ; et là, première grande surprise : il y avait moins très peu de gens qui attendaient devant les portes ; pour rendre l’idée, lorsqu’on était arrivés devant l’Hallenstadion pour le concert de Gaga il n’était que midi et il y avait déjà une foule assez importante devant les barrières… même à l’heure de l’ouverture des portes il n’y avait pas encore autant de monde qu’à midi le jour Gaga. Autant dire que nous étions aux anges car nous avons vite compris que nous parviendrions à nous trouver des bonnes places ; et ce fut le cas : nous nous sommes trouvés juste derrière la barrière, à moins d’un mètre de la scène ; pendant le concert Loïc a même eu le droit de s’appuyer contre la barrière et j’étais juste derrière lui.

Une fois entrés dans la salle, il a fallu s’armer de patience et attendre le début du spectacle ; aucune première partie n’était annoncée, mais on pouvait voir une table de mix sur scène ce qui annonçait la performance d’un DJ… et ça n’a pas loupé ! Et quel DJ magnifique ! On pensait avoir touché le fond avec Lady Starlight – alias la DJ pochtronne – qui avait « animé » la première partie de Lady Gaga, mais celui-ci était encore pire : tout d’abord il est arrivé sur scène en tirant la gueule, il a mis ses écouteurs, pressé sur un bouton de son ordinateur et lancé la musique… et pendant trente-cinq minutes il n’a fait que regarder l’écran sans daigner le public d’un sourire ou d’un geste. Et puis, franchement, il faut arrêter d’appeler n’importe qui « DJ » : c’était un vulgaire passeur de disques qui – en plus – n’était pas aussi bon que cela : dans un set de quarante minutes il a été capable de caser trois ou quatre chansons de David Guetta, ce qui était assez ridicule… je me dis que si on lui demande d’animer une soirée de trois heures il va passer toute la discographie de ce maudit Guetta. Mais enfin, à l’instar des bonnes choses, même les mauvaises choses ont une fin et le set mix a tout de suite été suivi par le concert.

Et nous voici arrivés au moment du concert. Que dire de ces folies ? Et bien je pense que je ne suis pas encore tout à fait revenu du monde dans lequel elle nous a emmenés. Autant le dire d’entrée : on dit souvent que Madonna est la Reine des gays et que maintenant elle a été remplacée par Lady Gaga, mais je vous dire une chose : la vraie Reine des Gays est Kylie Minogue ! Jamais je n’avais vu autant de théières dans un seul endroit, sauf à la Gay Pride évidemment ! Kylie connaît son public et son spectacle le montre très bien : des décors kitch et qui ont tous pour nous plaire, des projections vidéo avec des jeunes hommes très sexy et très dénudés, des danseurs à tomber à la renverse, bref Kylie est notre Reine :D.

Le spectacle tourne autour du thème de la mythologie grecque : la scène à la forme d’un immense temple grec : entre les colonnes de ce temple il y a des grands écrans qui projettent des vidéos différentes pour chaque morceau. Le show est partagé en plusieurs tableaux différents (sept sauf erreur) qui sont caractérisés par des costumes extravagants mais de loin plus jolis que ceux du Showgirl Homecoming de 2006. En tout il y a vingt-trois chansons (plus deux morceaux chantés avec le public a capella) ; le show commence avec Aphrodite et avec Kylie qui surgit sur scène sur un immense coquillage doré, une apparition qui n’est pas sans rappeler l’œuvre de Botticelli « La naissance de Venus » (Venus = Aphrodite) ; le spectacle se déroule sur deux heures et Kylie propose la quasi intégralité de son dernier opus (la seule chanson qu’elle ne fait pas c’est Too Much) ainsi qu’une série de tubes issus presque exclusivement des albums des années 2000 (Light Years, Fever, X et – bien entendu – Aphrodite) ; seules Better the Devil you Know, What do I have to do, Confide in me et If you don’t Love me sont issues des albums du siècle passé. Personnellement j’ai bien aimé la tracklist : j’aurais bien aimé écouter Light Years, mais – ma foi – il est très difficile de contenter toutes les envies des fans, surtout lorsqu’on a onze opus à son actif : un tri est nécessaire et je trouve que les choix de Kylie sont tout à fait respectables.



 

Donc voilà, un spectacle magnifique mené avec une main de maître par Miss Minogue. En plus de bien chanter, de bien danser et de proposer un spectacle époustouflant, la demoiselle australienne a l’air fort proche de son public : elle a été souriante du début à la fin et elle s’est adressée à nous pendant un moment ; ce qui était fort agréable c’est qu’elle n’en a pas fait des tonnes comme Mademoiselle Gaga : elle a pris du temps pour parler au public, mais UNE seule fois et pas après chaque chanson… et elle ne nous a pas sorti des banalités du genre « vous êtes beaux comme vous êtes ! » ou « je déteste l’argent » (et là je répète ce que j’ai dit à l’époque : « mon cul ! ») et rien que pour cela je l’aime beaucoup notre Kylie.

Pour résumer, que dire de ce concert ? Un seul mot : féerique ! Magique ! Fantastique ! Unique ! (bon ça fait quatre mots, mais on s’en fout). C’est une expérience que j’ai envie de répéter au plus vite et il est certain que je retournerai la voir lorsqu’elle repassera par ici avec cette tournée ou une prochaine. En plus, j’ai passé une journée exceptionnelle avec des amis très chers et – pour cela – je souhaite remercier encore une fois les trois personnes qui ont rendu tout cela possible : Jean, Florian et Loïc. Avant de vous quitter, je vous propose de voir une série de photos que j’ai prises pendant le concert : j’étais tout près de la scène et donc il y en a dès qui sont plutôt bien réussies ; pour les visionner, vous pouvez cliquer ICI ou bien sur l’album 2011.03.09 – Kylie Minogue à Zurich.

Bien à vous

Votre Stefano

Week-end en teintes de gris !

On n’écrit pas
Qu’on ne manque de rien
Qu’on est heureux
Que tout va bien

(Zazie Sur toi)

Autant de sagesse en si peu de mots ! Car c’est un fait indéniable, une évidence : ce n’est que lorsque notre esprit est bouleversé que l’on donne le meilleur de soi-même ; mes meilleurs textes (enfin, ceux que je considère comme tels) naissent systématiquement lorsque mon être est chahuté par des pensées sombres.

Un week-end en teintes de gris donc où les sentiments dominants ont été la déception et la colère ; et pourtant, ceci aurait dû être un week-end tout à fait ordinaire, avec son lot de bons moments et de satisfactions : certes, il y a eu l’Assemblée générale de Happy Gays où j’ai été confirmé dans ma charge de Président ; il y a eu un magnifique souper en compagnie de tant de gens que j’aime bien ; il y a même eu un moment très « nostalgie » lorsque j’ai regardé le cortège du dimanche du Carnaval de Bellinzone, mais cette colère et cette déception n’ont point disparu : elles sont restées là, au bout de mes lèvres, prêtes à sortir et à investir le premier malheureux ayant l’audace de me contrarier.

Et puis finalement, est-ce que le fait d’être réélu Président des HG est un point si positif que cela ? Certes, pour tous ceux qui aiment « l’ivresse » du pouvoir la question ne se pose pas, mais dans mon cas, je vois surtout une nouvelle année d’emmerdes où toute personne ayant une critique à faire sur l’association viendra me voir, crachera son venin et repartira comme si rien n’était (sans pour autant proposer des solutions concrètes – Stefano débrouille-toi), tout en laissant votre serviteur désemparé et se demandant s’il n’avait pas mieux fait de ne pas rempiler pour un deuxième mandat (comme me suggérait une voix très insistante dans mon for intérieur).

Dans tous les cas, il y a des (très fortes) chances que je ne me présente pas pour une troisième présidence : je le dis tout de suite pour que ce soit clair ! Je n’ai pas envie de m’éterniser à la tête de cette association, même si je l’aime beaucoup ; j’ai envie de laisser la porte ouverte à mes différentes envies, comme repartir à l’étranger, et il me faut donc me délier de toute attache « superflue ». Certes, je crains qu’il n’y ait personne pour me remplacer dans une année et qu’il y a le risque que l’association disparaisse lorsque le comité actuel se retirera, mais en même temps, on ne va pas non plus rester à notre poste ad aeternam pour faire plaisir aux autres non ? On doit penser à nos vies et à nos envies (certains membres de l’ancien comité ne se sont pas gênés pour cela). Je pense d’ailleurs que si personne ne voudra pas s’engager à mon (notre) départ, cela montrera très bien l’attachement que les membres ont pour cette association.

Enfin, avant d’en arriver là, je vais encore assurer une année de présidence avec toute la motivation et l’empressement dont je peux faire preuve ; je m’y suis engagé et je vais m’y tenir car je ne suis pas quelqu’un qui respecte ses engagements.

Mais bon, je m’égare.

Ce n’est pas à cause de ma réélection que je suis en colère et que la déception ronge mon esprit : c’est encore une fois ma vie sentimentale qui en fait des siennes (quoi d’autre ?). Je me retrouve dans la même situation horrible dans laquelle j’étais tombé lorsque j’étais amoureux de Christian ; cela fait donc quelques années que je n’avais pas ressenti quelque chose d’aussi puissant, d’aussi intense et – assurément – d’aussi destructeur.

Ce mec, que j’appellerai K. (nom connu de l’auteur) car il constitue une sorte de suite logique et alphabétique du fameux J. dont je vous ai parlé il y a quelques temps, s’est immiscé dans ma vie d’une manière tout à fait étrange et il a réussi à se frayer un chemin vers mon cœur meurtri et blessé par mille désillusions. Je ne l’ai pas vu venir. Ce n’était pas censé arriver.

Et pourtant c’est arrivé.

Et pourtant je pense à lui à longueur de journée. Et pour quoi faire ? Il n’est pas fait pour moi (tous mes amis le disent). Et (surtout) il ne veut pas de moi ; pourquoi voudrait-il de moi alors qu’il peut avoir mieux, qu’il veut avoir mieux ! J’ai l’impression qu’il se moque de moi, et c’est d’ailleurs ça qui me fait le plus enrager ; car je peux tout à fait accepter de ne pas être le type de quelqu’un, de ne pas être le mec de ses rêves, mais alors que cette personne puisse s’amuser à se payer ma tête… ça je ne puis l’accepter ! Et donc oui, je suis en colère ! Soyons honnêtes : ce sentiment virulent constitue une évolution certaine par rapport à mon « histoire » avec Christian : à l’époque je me suis laissé dériver au gré des tempêtes qui bouleversaient mon cœur ; cette fois j’ai l’impression d’être beaucoup plus fort, de garder le cap et de ne pas avoir envie de m’effondrer. Suis-je réellement devenu plus fort ? Ou bien c’est juste que je suis désormais désenchanté et froid ? Je ne sais pas. Par contre, je sais que cette fois je ne suis pas aussi perdu qu’il y a sept ou huit ans en arrière et que je sais qui je suis (et où je vais ?).

Ce que je ne sais pas c’est qu’est-ce que je vais faire : je ne sais pas qu’est-ce qui se passera avec K. ; pour tout vous dire, je ne sais pas de quoi j’ai envie… je sais que je ressens ce truc très fort pour lui, mais je ne sais pas si j’ai envie de sortir avec lui, si je souhaite que l’on reste amis. Je sais que je veux qu’il fasse partie de ma vie, mais comment ? Je ne sais pas comment aborder ce sujet épineux avec lui : je veux qu’il sache ce que je ressens pour lui, mais aussi que je n’attends rien de lui… que devrais-je attendre ? Ce n’est pas une question d’attentes, mais surtout quelque chose qu’il faudra en discuter avec lui et voir ses envies à lui aussi.

Vous l’aurez compris, K. est une de ces histoires compliquées dans lesquelles j’aime bien évoluer ; on dirait que je le fais exprès, que j’ai une sorte de radar qui fonctionne à l’envers et qui – au lieu de me prévenir des obstacles qui se trouvent devant moi – m’invite à foncer dessus. Les exemples qui pourraient étayer cette théorie sont nombreux, mais je vous en ferai grâce car je risquerais de sombrer dans une spirale de complainte et auto-commisération.

Comme je disais plus haut, mes amis me conseillent tous de prendre la fuite. Je me dis qu’il serait plus que sage de les écouter et je pense que si le cœur pouvait être dominé par la raison, ce serait le parti – tout à fait raisonnable – que je souhaiterais prendre. Et pourtant ce n’est pas aussi facile que ça : c’est comme dire à un enfant « ne touche pas à ça ! ». Enfin, je ne voudrais pas paraître trop peu reconnaissant envers celles et ceux qui ne veulent que mon bien car ce n’est pas le cas : vous avez raison de me dire que K. n’est pas assez bien pour moi et que je mérite (tellement) mieux. Je pense que si vous insistez bien ça va finir par rentrer dans ma caboche. Par contre, j’aimerais vraiment que l’on n’essaie plus de me mettre dans une situation comme celle de samedi soir. C’était lourd. C’était gênant. Et ça m’a franchement contrarié.

Je veux bien qu’on essaie de m’aider, mais alors je n’ai pas envie que l’on choisisse pour moi. Certes le jeune homme avec qui vous vouliez me caser était tout à fait charmant et sympathique (je n’ai jamais dit le contraire), mais si je dis « non, je ne suis pas intéressé », il n’y aucun besoin d’insister au point de devenir lourd. Il faut dire que j’ai moyennement apprécié les sous-entendus (peut-être involontaires) du genre « Stefano a un beau canapé-lit. Tu pourrais dormir chez lui » (je sais que vous auriez voulu être à ma place) ou l’encore plus explicite « vous pourriez coucher ensemble (pour digérer la chinoise) ». Et je ne me suis pas gêné de manifester ma contrariété car j’étais déjà assez agacé à cause des déboires avec K.

Mais bon, la je commence à décolérer ; vous pourriez me dire qu’il était temps, toutefois il faut du temps pour prendre du recul. Et puis, le fait d’écrire et de laisser sortir tout cela, enlève tout de même un peu de pressions à la soupape qui – du coup – ne risque plus d’éclater.

To be continued

Bien à vous

Votre Stefano

Mon stage aux Archives : trois mois déjà

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je reviens vers vous pour vous proposer un texte au sujet de mon stage aux archives ; mardi j’ai passé le cap des trois mois : la moitié du stage s’est donc déjà envolée et il ne reste plus que trois petits mois avant que ma vie professionnelle prenne une nouvelle direction.

Il faut avouer que ces dernières semaines ont été plus agréables que les précédentes : tout d’abord, je commence à créer un véritable lien avec certains (ou certaines) de mes collègues ; je mange de plus en plus souvent avec eux (elles) à midi et on passé des moments tout à fait sympathiques. Il faut également avouer que le soleil qui a brillé sur la Suisse il y a quelques semaines en arrière nous a permis de recharger les piles et de dîner dehors dans un parc.

Sinon le travail en lui-même a évolué ; après plusieurs semaines de travail acharné, j’ai terminé il y a une dizaine de jours la description des parchemins du fonds d’Affry… enfin, il en reste encore une dizaine que l’on vient de retrouver, mais le gros a été fait et j’ai pu passer à un autre dossier, un dossier qui ne me porte pas bien loin des d’Affry et de Givisiez car – après les parchemins – je vais m’occuper des papiers d’Affry ; c’est une partie du fonds qui est très vaste et qui couvre plusieurs siècles. Là je suis en pleine lecture d’une série de lettres envoyées et reçues par Louis-Auguste Augustin d’Affry à l’époque où il était ministre plénipotentiaire du Roi de France auprès des Provinces-Unies (les Pays-Bas) à l’époque de la Guerre de Sept ans (1756-1763).

J’aime bien cette nouvelle tâche : je ne connaissais pas du tout l’histoire des Pays-Bas et c’est très intéressant d’apprendre tout cela grâce aux lettres de d’Affry et à toutes les lectures annexes qu’il faut que je fasse pour comprendre ces vieilles cartes. Dans tous les cas, je peux vous dire qu’il y a du boulot. Dans les compactus il restait quatorze boites de documents à décrire ; en dix jours j’en ai faites deux… à vous de faire le calcul pour savoir combien de temps il me faudra pour finir ces quatorze boites :D… de plus qu’au cours des prochaines semaines on pourrait m’attribuer d’autres taches à côté de ces chers d’Affry ; mais ce temps-là n’est pas encore venu.

Donc voilà, je commence à apprécier de plus en plus ce travail et mes collègues. Je commence donc à profiter de plus en plus de cette expérience, et cela après une série de doutes et une mauvaise passe qui était – peut-être – nécessaire. C’est clair qu’au départ j’avais placé la barre un peu haut et que je ne me suis pas laissé le temps de me mettre dans le bain ; le changement entre Berne et Fribourg a été rapide et brutal et je n’étais peut-être pas prêt à l’assumer comme il faut.

Mais j’arrête avec mes divagations et je vous laisse aux photos.


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Un plan de Givisiez qui date du XIXe siècle mais qui est une copie d’un plan original de 1755. Givisiez était le fief de la famille d’Affry ; d’ailleurs, des fois c’est assez drôle de lire dans les parchemins les détails des actes de vente de terrains : on aurait l’impression que la famille est en train de vendre des véritables « latifundi » alors que ce n’était que les petites parcelles d’un village où il y avait plus de tas de fumier que de maisons :D.


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Les parchemins d’Affry avant la description et le reconditionnement…


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… et après mon passage :D. Certes, ça prend plus de place, mais là c’est reconditionné et protégé pour le reste de l’éternité.


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Ce document est assez exceptionnel : il est aussi grand qu’une nappe de table et porte onze sceaux (à la base ils étaient douze) et est écrit en latin : il s’agit d’une reconnaissance de dette de la communauté de Fribourg qu’un certain d’Affry est chargé de rembourser ou faire rembourser.


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Un détail des onze sceaux : celui qui se trouve à droite est celui de d’Affry.


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Un autre détail du document : la lettrine du début du texte (un magnifique « n ») et la phrase « Nos scultetus Consules et communitatis Friburgi » (nous l’écuyer, consul et communauté de Fribourg). Finalement l’écriture de ce document était assez lisible, mais ce n’est pas très pratique de lire des parchemins qui font 60 x 80 cm…


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Et voici un petit aperçu de ce qui m’occupe en ce moment : des beaux papiers de Louis-Auguste Augustin :D.

Bien à vous

Votre Stefano

Week-end de tonnere

Bonsoir à toutes et à tous !

Me voici de retour après quelques jours d’absence ; non, je ne suis pas parti très loin, mais je me suis fait un peu rare au cours du week-end qui vient de s’écouler pour profiter de mes amis et passer des bons moments avec eux.

Tout a commencé vendredi soir avec un souper d’anniversaire surprise (ou pas) pour notre Jim qui – samedi – a atteint l’âge vénérable de celles et ceux qui peuvent boire de l’alcool aux Etats-Unis. Une surprise donc… enfin, pas plus que ça car finalement Jim était au courant de la soirée surprise, Romain était au courant du fait que Jim était au courant, et Davy… eh bien Davy pensait vraiment que c’était une surprise :D. Et parmi toutes ces belles personnes, il y avait votre serviteur dévoué qui agissait tel un narrateur omniscient.

C’était une soirée très exclusive où l’on comptait le nombre des invités sur les doigts d’une main ; une invitation remise en main propre (enfin, par le biais de la voix cristalline de votre serviteur) pour des personnes triées sur le volet et choisies par notre Jim national : Davy, Romain et moi-même. Au menu : apéritif, risotto à la carnaval de Bellinzone et forêt noire, le tout arrosé par des liqueurs savoureux et magnifiques dont le meilleur rouge que j’ai bu depuis des mois, voire des années.

Et puis sinon la soirée a été riche en délires et en révélations : hélas je n’ai pas le droit de partager avec vous les photos que j’ai prises (véto de Romain et de Jim)… il faudra donc me croire sur parole. Mais les souvenirs sont impérissables et je garderai longtemps en mémoire ces moments magnifiques passés avec des amis qui – à mes yeux – valent plus que l’or et n’importe quelle fortune.

Le week-end a continué avec un peu de shopping le samedi matin, une séance de fitness très intensive et une soirée à Lausanne en compagnie de Florian et Manoel (Loïc devait aussi être de la compagnie, mais il a eu un empêchement et il n’a pas pu être des nôtres) : après un début de soirée au Saxo où j’ai chanté une petite chanson pour mes compagnons d’aventure, nous avons bougé au 4310 où nous avons dansé jusqu’au bout de la nuit… ou presque ; car votre serviteur commence à se faire vieux… les soirées en boîte jusqu’à six heures du matin ne sont plus vraiment sa tasse de thé : tout se monde qui te bouscule, qui te défigure,… enfin, c’était sympa de passer du bon temps avec mes amis.

Le dimanche a été consacré à la relaxation et au dernier comité des HG avant l’assemblée générale de samedi prochain ; des décisions ont été prises et on a pris la température pour ce qui va se passer lors de ce rendez-vous capital pour notre association.

Voilà donc un petit récit de ma fin de semaine ; rien de bien palpitant, mais les moments passés avec mes amis ont juste été inoubliables. Merci à tous ;O).

Bien à vous

Votre Stefano