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Julian Perretta aux Traverses musicales, Genève, 18.02.2011

Bonsoir à toutes et à tous !

Nous voici encore une fois à la fin du week-end ; contrairement aux dernières fins de semaine, ce soir je vais vous épargner mes méditations du dimanche et vous proposer quelque chose de plus concret. En fait, je souhaite vous présenter un petit texte sur ma soirée de vendredi à Genève ; ce n’est pas souvent que votre humble serviteur se déplace jusqu’au cœur de la ville de Calvin pour une soirée, mais l’occasion était plus qu’importante et je ne pouvais pas ne pas répondre présent.

En effet, je n’aurais pas pu – pour rien au monde – rater le tout premier concert suisse de Julian Perretta, un jeune homme de 21 ans qui est une des révélations musicales de ces derniers mois… bon, dans mon cercle d’amis il est loin de faire l’unanimité et on doute encore de son talent : entre celui qui n’aime pas ses cheveux, celui qui n’aime pas le son de sa musique et celle qui ne peut pas le voir en peinture, je me dis que ce cher Julian a du boulot à faire… mais moi j’aime et je suis ravi d’avoir eu la chance de le voir en live. Son album a été la meilleure découverte musicale de cette année ; je pensais que ce serait la meilleure jusqu’à la sortie de l’album de Lady Gaga, mais là – avec le single médiocre que la folledingue vient de nous sortir – je me dis que ce ne sera pas avec elle que j’aurai le deuxième électrochoc de l’année. Enfin, ne parlons pas de Mademoiselle Gaga ce soir : le vrai protagoniste c’est notre Julian et son album qui nous intéresse : Stitch me up est le premier CD – depuis un bon moment – où j’ai aimé la quasi-totalité des chansons à la première écoute : elles sont fraîches, bien écrites, bien produites et ça donne une bouffée d’air frais à un marché musical dominé par des sons et des artistes qui se ressemblent et qui se copient l’un l’autre.


Julian.jpg

Il était donc tout à fait naturel que – lorsque j’ai découvert que le charmant Julian se produirait au Festival des Traverses musicales à Genève – j’ai décidé d’aller le voir ; j’étais prêt à y aller tout seul comme un grand, mais un très cher ami a manifesté son envie de voir Mister Perretta en concert et c’est ainsi que Sam et moi nous nous sommes retrouvés en route pour Genève.

La soirée a été à la hauteur des attentes : tout d’abord, j’avais vraiment envie de passer une soirée avec Sam ; nous ne nous sommes pas beaucoup vus au cours des derniers mois et les soirées avec lui me manquaient ; ce petit road trip en direction de la Ville de Calvin nous a permis de discuter et de raviver des anciens délires ; et puis le festival a été très sympathique : outre à Julian Perretta il y avait deux autres groupes : KOLO, un groupe genevois au son très intéressant, et les Naive New Beaters, un groupe français au son plus qu’intéressant… je dirais même assez extraordinaire (à l’image du pull très Eighties et du chapeau à fourrure que le leader de la band portait). Mais le meilleur moment a été celui que nous avons passé entre ces deux groupes : ça vaut vraiment la peine de voir Julian sur scène : il chante bien, il a une belle voix, il a ce charmant accent British qui en fait craquer plus qu’un, il est très sympathique (surtout lorsqu’il essaie de parler français avec un vocabulaire un peu chancelant)… et puis – soyons honnêtes – il est quand-même beau gosse ! (demandez à Sam, il vous le confirmera ; ah c’est beau de retrouver quelqu’un qui partage mes goûts :D).

Enfin, je ne vais pas m’étaler sur des pages et des pages… la soirée a été géniale, Julian a été génial et le temps passé avec Sam a été génial. Nous avons même eu un petit bonus, en rentrant à Neuchâtel : au programme un passage (fort heureusement assez rapide) au Dox avec Bastian. Voilà, avant de vous quitter, je vous laisse à quelques photos et à une vidéo que j’ai prise au cours du concert ; il s’agit de Julian qui chante Ride my Star, troisième titre de Stitch me up (et futur single ?).

La vidéo :



Les photos :


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Sam : une compagnie agréable pour une soirée agréable.


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KOLO.


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Julian au tout début du concert.


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En plus il est grand (ce qui n’est pas pour déplaire à Sam).


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Il chante bien.


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Il est drôle.


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Il a un accent très craquant.


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J’ai déjà dit qu’il est drôle ?


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Et qu’il chante bien ?


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Et qu’il est sexy ? Non, ça je ne l’ai pas dit… Je m’en souviendrais ;O).

Bien à vous

Votre Stefano

Leave me Alone (I'm Lonely)

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir j’allais vous proposer la suite de mes aventures aux archives ; cependant, il faut parfois faire preuve de souplesse et savoir changer ses plans si un événement imprévu se produit. Ce matin j’étais dans le train, je me rendais à Fribourg et j’écoutais – comme très souvent – de la musique : je suis tombé sur une chanson de P!nk qui a toujours la capacité de me donner la pêche et je peux vous dire que la magie a opéré une fois de plus. Il s’agit de Leave me alone (I’m Lonely), un de mes morceaux préférés en absolu de cette artiste qui était jadis la Madonna de Florian (là elle ne l’est plus à cause du Funhouse Tour, mais je suis confiant que notre Floppy va finir par renouer avec elle un jour ou l’autre).

Ce qui est bien avec ce morceau c’est qu’il est entrainant, dansant et que son texte me parle : c’est l’histoire de cette jeune fille qui a besoin de son espace pour mieux profiter de la relation avec son copain. Et là, c’est dans le mille ! C’est tout à fait moi et c’est donc pour cela que je propose cette chanson après les deux derniers articles consacrés à ma vie sentimentale. J’aurais pu faire une longue dissertation sur le sujet, mais je trouve que notre amie P!nk a une approche beaucoup plus humoristique et drôle ; et elle n’a pas tout tort : certes, Adam et Eve n’avaient pas trop de distractions, mais – si on assume qu’ils ont vraiment existé – je me dis que parfois chacun des deux était dans son coin d’Eden et que l’autre lui sortait des yeux.

Ce besoin d’espace décrit par Madame P. je le ressens aussi ; mais en même temps, je ressens la solitude. C’est tout le paradoxe de mon être, de cette chair humaine qui enveloppe mon âme. Je vous propose donc d’écouter ce morceau en version Live en cliquant sur l’image de la pochette du single, tout en suivant ses paroles (que vous trouverez plus bas) ; pour une fois, je ne me suis pas amusé à traduire le texte car je trouve que je n’aurais pas pu rendre son efficacité en français… rien que le titre pose problème car il n’est pas aussi facile de rendre en français cette différence essentielle entre « alone » (le fait d’être tout seul) et « lonely » (qui dénote plus une sensation et un sentiment de solitude). Toutefois, si vous voulez voir une traduction en français, vous la trouvez ICI :


Pink

 

Leave me alone (I’m lonely)
(écrite par P!nk et B. Walker)

 

Go away
Give me a chance to miss you
Say goodbye
It'll make me want to kiss you
I love you so
Much more when you're not here
Watchin all the bad shows
Drinking all of my beer

I don't believe Adam and Eve
Spent every goddamn day together
If you give me some room there will be room enough for two

Refrain :
Tonight
Leave me alone I'm lonely
Alone I'm lonely
I'm tired
Leave me alone I'm lonely
Alone I'm lonely tonight

I don't wanna wake up with another
But I don't wanna always wake up with you either
No you can't hop into my shower
All I ask for is one ***kin' hour
You taste so sweet
But I can't eat the same thing every day
Cuttin’ off the phone
Leave me the fuck alone
Tomorrow I'll be beggin' you to come home

(Refrain)

Go away
Come back
Go away
Come back
Why can't I just have it both ways
Go away
Come back
Go away
Come back
I wish you knew the difference
Go away
Come back

Go away
Give me a chance to miss you
Say goodbye
It'll make me want to kiss you
Go away
Give me a chance to miss you
Say goodbye
It'll make me want to kiss you
Go away
Give me a chance to miss you
Say goodbye
It'll make me want to kiss you

(Refrain)

Bien à vous

Votre Stefano

J'ai crié des profondeurs

Bonsoir à toutes et à tous !

Lorsque je vous ai parlé de l’horloge de Charles Baudelaire, je vous disais que j’aimerais combler mes lacunes en littérature française ; eh bien, c’est chose faite… enfin, j’ai commencé à lire des grands classiques des auteurs francophones les plus immortels. Et – pour ne pas être trop dépaysé – j’ai commencé par l’opera omnia du seul auteur que je connaissais : c’est ainsi que – quelques jours après mon article sur l’horloge – je me suis acheté Les fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Il faut que j’admette que j’avais peur de me lancer dans la lecture des poèmes du Roi du spleen : je pensais me trouver devant des textes hermétiques et incompréhensibles, mais finalement il n’en est rien. Certes, ils ne sont pas aussi faciles qu’une liste de courses, mais ils se laissent lire et il n’a pas fallu longtemps avant que l’univers baudelairien commence à opérer son charme sur votre humble serviteur. Homme tourmenté et sensible, ce cher Charles aborde certains thèmes de prédilection : la solitude, le temps qui passe, la vieillesse (le temps qui passe ?), la beauté et – bien évidemment – l’amour, souvent malheureux et tourmenté. Certains d’entre vous pourraient me dire : « mais finalement Charles Baudelaire était une sorte de Mylène Farmer du XIXe siècle… ». Ce n’est pas faux, de plus que – comme on a déjà vu – la Rousse flamboyante s’est inspirée à l’univers du poète des « fleurs » pour son propre univers.


Eclipse

Ce soir, je souhaite vous proposer un poème que je lisais dans le train pendant mon trajet de retour à Neuchâtel : il s’agit du texte de profundis clamavi (j’ai crié des profondeurs), un poème qui m’a frappé car il illustre assez bien mon article d’hier sur ma vie sentimentale. Après le « Frozen heart », voici le « soleil de glace », un astre « sans chaleur » qui, avec sa « froide cruauté », n’arrive pas à me sortir « du fond du gouffre obscur » qui a englouti mon petit cœur. Certes, je n’ai pas un « unique » que j’aime (ou peut-être oui ? Mystère…), mais ce texte m’a beaucoup frappé car je m’y suis retrouvé et je n’ai pas pu résister… j’ai dû le publier, même si à la base je voulais vous proposer un autre poème (ça viendra).

 

XXX - De profundis clamavi
par Charles Baudelaire

J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.
C'est un univers morne à l'horizon plombé,
Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;

Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
C'est un pays plus nu que la terre polaire
- Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !

Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
La froide cruauté de ce soleil de glace
Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;

Je jalouse le sort des plus vils animaux
Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide,
Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !

15 décembre 2005 : fête de Noël à Champréveyres

Bonsoir à toutes et à tous !

Nous voici à la fin d’un autre week-end, et pour bien terminer cette semaine et attaquer la prochaine avec du pep et de la bonne humeur, j’ai décidé d’ouvrir à nouveau mes archives photographiques et de vous proposer un petit texte sur un souper qui a eu lieu au Foyer de Champréveyres le 15 décembre 2005, peu avant les festivités de Noël.

Le but de la soirée était de proposer des petites retrouvailles pour tous les habitants de la Maison avant que tout le monde parte chez lui pour passer les fêtes de fin d’année avec les familles respectives. Au menu : fondue au fromage « maison » préparée avec amour par certains habitants du Foyer. J’ai même contribué avec la force de mes petits bras : j’ai brassé, brassé et brassé rien que pour le plaisir de nos convives.

Mais sinon la soirée a été fort sympathique. C’était agréable de passer du bon temps avec ses colocataires ; de plus que nous avons bien mangé :D (non, je ne me lance pas des fleurs… mais pas du tout alors :D).

Enfin, je ne vais pas trop vous retenir avec mes textes et je vous propose quelques photos de cette soirée.


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Emoi à la cuisine : on prépare la fondue ! (j’adore la fondue : je pourrais en manger tous les jours).

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Mélanie, Lysiane et Guillaume.


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Nicole et le petit Matéo, le fils à Marcio.


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Photo de groupe : Sébastien, un Suisse-allemand très mignon dont je ne me souviens plus le nom, Yvan, Gabriel et Laurence.


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Lysiane, Sandra et Julien.


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Votre serviteur en compagnie d’Egbert, Delphine et Matt (et aussi la fourchette à fondue).


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Lysiane (alias « Maadre ») et votre humble serviteur.


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Marcio et Marisa fraîchement mariés.


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Et – pour finir – on retrouve le charmant Maurizio, Tessinois de son état, avec qui j’ai passé des moments exceptionnels pendant sa permanence à Champréveyres.

Bien à vous

Votre Stefano

Envies

Bonsoir à toutes et à tous !

De retour à Berne pour l’apéro de départ d’un ancien collègue je me suis retrouvé plongé dans cet univers qui a été le mien pendant près de six mois. L’administration fédérale, avec ses relations interpersonnelles, sa hiérarchie et ses innombrables bureaux. Et c’est d’ailleurs en retournant dans la capitale fédérale que mon envie de poursuivre ma carrière professionnelle dans l’administration s’est confirmée. C’est de ça que j’ai envie ! L’expérience aux archives devient de plus en plus intéressante, mais je pense qu’elle va s’arrêter au bout des six mois de stage.

Par contre, je vais tout faire pour retrouver un travail à Berne : je vais essayer de faire jouer mes relations, d’interroger mes anciens collègues, les responsables et essayer de me creuser un petit nid douillet à la Bundesgasse ou bien à Ausserholligen. D’ailleurs, j’ai peut-être déjà une piste… mais je ne vais pas vous en dire davantage car tout est encore plus que flou ; c’est une possibilité très alléchante et assez concrète qui a été évoquée ce soir, mais il y a encore plein d’inconnues.

Enfin, cet article ne veut rien dire, mais j’avais envie de partager avec vous cette pensée et envie du moment. Pour avoir du lourd et du costaud il faudra revenir un autre jour… désolé ;O).

Bien à vous

Votre Stefano

Les petits bonheurs

Bonsoir à toutes et à tous !

Parfois le bonheur ne tient qu’à peu de choses. Une pause de midi prise en plein soleil ; une bonne nouvelle lue sur Internet ; ou encore les retrouvailles avec un vieil ami que – à cause des aléas de la vie – on n’avait pas vu depuis un bon bout de temps. Alors quand plusieurs petites « choses » de cette sorte se produisent le même jour on se sent comme un enfant dans un magasin de bonbons ; on se sent béni.

Ma pause de midi dans un parc avec deux collègues m’a permis de profiter du soleil, de recharger les piles et de changer d’air pendant trois petits quarts d’heure. Du coup, l’après-midi au travail s’est très bien déroulé ; je n’ai pas vu les heures passer et j’ai été très productif.

Pour ce qui est de la bonne nouvelle venant de la toile, disons que Madonna (ou plutôt Warner) a décidé de faire un beau cadeau à ses fans : trois de ses tournées seront bientôt éditées (ou ré-éditées) en DVD et Blu Ray. Plus de nouvelles vont suivre dans les semaines qui suivent, mais l’annonce a créé l’émoi dans la communauté madonnienne et met un peu de piquant dans l’actualité (assez plate en ce moment) de la star.

Mais ce sont les retrouvailles avec Sam qui ont rendu cette journée vraiment spéciale. J’étais ravi de le retrouver et de me rendre compte que, malgré cette période d’éloignement involontaire, rien n’a changé entre nous. Nous avons soupé au Bleu en compagnie de Julienne (Romain aurait aussi dû être de la partie, mais il avait quelque chose de prévu) ; nous avons beaucoup discuté, ri, et ragoté. Nous avions tellement de choses à nous raconter que nous n’avons fait que gratter la surface et il faudra moult autres séances pour rattraper le temps perdu.

Je n’ai pas envie de terminer cet article avec une banalité du genre « le bonheur est à la portée de tous » ; je dis déjà souvent des banalités et donc cette fois je vais m’abstenir et vous quitter avant que cette envie maladive de trouver des conclusions « cool » à mes articles me pousse à tomber dans l’idiot et le lieu commun.

Bien à vous

Votre Stefano

18 décembre 2005 : Soirée à Champréveyres

Bonsoir à toutes et à tous !

Après le petit texte introspectif que je vous ai présenté hier soir, j’ai envie de vous proposer un article un peu plus riant et frivole, histoire que vous ne commenciez pas à vous poser des questions sérieuses sur moi et sur mon état de santé mentale.

Ce soir je vais donc vous soumettre un nouvel article de la série « avant les instants », un petit texte qui relate d’une soirée très sympathique qui a eu lieu à Champréveyres. Aaahh, Champréveyre ! C’est tellement loin tout ça ! Et pourtant les bons souvenirs sont toujours présents, tels des élixirs dans des moments où ça ne va pas très fort.

Mais revenons à cette soirée : je ne sais plus pourquoi j’ai organisée, mais il y a une chose dont je suis sûr : nous avons passé un très bon moment. Nous avons commencé par un souper très sympathique (non, nous n’avons pas mangé à la cantine du foyer… pas de sauce brune pour mes invités) et la soirée s’est poursuivie jusqu’au bout de la nuit (ou presque) au bar de la Maison où les délires ont fusé, aidés (certainement) par l’alcool qui coulait à flots.

Enfin, que dire de plus ? La soirée fut une réel succès, malgré une fin un peu mouvementée pour Romain, son minibus et le balcon de la bibliothèque de Champréveyres ; pour préserver le droit à la vie privée dudit Monsieur Balcony, je ne vais pas m’étendre sur cette histoire ; sachez seulement que ce pauvre Romain a été sous le choc pendant un bon moment et que – depuis – il n’a plus pu reconstruire un rapport civilisé avec ce cher Balcon.

Mais trêve de foutaises ! Je vais peut-être m’arrêter là et vous laisser à quelques clichés de la soirée.


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Alain B. (je vous rassure : les bouteilles qui se trouvent sur le bar derrière lui n’étaient pas toutes à nous).


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Olivier et Alain R.


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Mais alors Alain… qu’est-ce qui se passe ?


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Voilà, voilà… tout le monde s’acharne sur Romain… une fois de plus.


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Olivier, Stéphane et Alain.


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Et on terminera sur ce cliché craquant de Romain et moi.

 

Bien à vous

Votre Stefano

" réserve stratégique " : tout un programme !

Bonsoir à toutes et à tous !

En cette période de crise économique et d’insécurité personne n’est à l’abri : même pas l’armée suisse. Alors, soi-disant pour se moderniser (lire : faire des économies), elle a entrepris des réformes qui ont mené à la création de Armée XXI ; moins d’effectifs, des nouvelles tenues (finies les insignes métalliques, maintenant on a des scratch magnifiques comme les autres armées), des nouvelles possibilités de service (service long, accès facilité au service civil, cours de répétition jusqu’à 34 ans au lieu que 42, et j’en passe). Tout ceci est bien beau : une armée de milice coûte cher et – en temps de crise – savoir que la notre fait des efforts pour économiser et pour se réformer, eh bien ça en jette.

Ça en jette nettement moins lorsque c’est votre humble serviteur qui est touché de près : aujourd’hui j’ai reçu ma nouvelle incorporation et j’ai failli tomber à la renverse. Explication. Il faut savoir que j’ai fait mon école de recrue en été 2002 ; normalement, j’aurais dû commencer les cours de répétition en 2003, mais – à cause de mes études – j’ai été obligé d’en repousser quelques-uns (trois pour les études et un parce que j’étais en Angleterre) ; j’ai donc fait mon tout premier CR en automne 2007. Mon deuxième était en été 2008, le troisième en automne 2009 et le dernier c’était au printemps passé. Or, il faut savoir qu’entre la fin de mon école de recrue et mon premier CR on m’avait déjà changé d’incorporation : en effet, le glorieux bataillon 101 (intégralement composé par des Tessinois) a été dissout ; je suis donc échoué au Bataillon mobile logistique 22 où j’ai fait mes quatre cours de répétition ; seulement que, pour des raisons d’économie, ils ont décidé de supprimer le bataillon 22 (trop petit). En principe ils devaient faire une fusion avec le Bat mob log 21, mais il semblerait qu’ils aient changé d’avis…

Car la lettre que j’ai reçu est formelle : ma nouvelle incorporation est « réserve stratégique » (les guillemets sont déjà présents dans le texte original). Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Selon cette lettre, les militaires qui appartiennent à la « réserve stratégique » de l’armée peuvent être employés et convoqués pour prêter les services les plus variés dans le cadre d’emploi auprès d’autres acteurs – comme par exemple le World Economic Forum (WEF) – ou bien dans les Bases Logistiques de l’Armée (BLA). Chouette ! Mais ce n’est pas tout : qui est-ce qu’on choisit pour faire partie de ce groupe ? Selon l’Article 3 de l’OOA (ordonnance sur l’organisation de l’armée), la réserve stratégique est composée par les militaires qui ne sont pas incorporés dans une autre formation, c’est-à-dire 1) les militaires qui n’ont pas encore fait tous leurs jours, mais qui ne peuvent pas être incorporés dans l’armée « active » et 2) les militaires qui ont fini leurs jours mais qui – pour des raisons d’effectifs – ne peuvent pas être incorporés dans la réserve.

Si on lit ce qui est caché entre les lignes ça donne à peu près ça : cher Monsieur Stefano A., votre formation militaire en tant que soldat soutien est désormais obsolète et nous ne savons pas quoi faire de vous, de plus qu’il ne vous reste pas beaucoup de jours ; c’est donc pour cette raison que nous allons vous incorporer – espèce de vieux fossile d’Armée 95 – dans la réserve stratégique où vous pourriez devenir utile comme bouclier contre les Altermondialistes du WEF.

En gros, on me dit que je suis trop vieux et on me parque où l’on peut en attendant que je finisse mes jours ; bon l’Armée pourrait me faire une fleur et me dire « Monsieur A., au lieu que vous parquer n’importe où, nous allons vous faire cadeau des jours qui vous restent » ; hélas, je crains que ce serait une fleur qui me coûterait assez cher, disons qu’elle me coûterait une partie de mon salaire sous forme de taxe militaire à payer jusqu’à que mort s’en suive. Et une chose est claire : je ne vais pas payer ma taxe militaire… c’est d’ailleurs principalement pour ça que je n’ai jamais pensé à me faire réformer ; en tant qu’homosexuel ça n’aurait pas été trop difficile (par contre je n’avais aucune autre excuse valable : pas de pieds plats, une très bonne vue, un dos sain, pas d’allergies graves,…) mais l’idée de payer la taxe militaire m’insupporte. De plus que – en tant qu’homosexuel – je revendique le droit d’aimer et défendre ma patrie comme tout homme helvétique.

Enfin, je fais donc officiellement partie de la « réserve stratégique » ; je vous demande donc, si vous comptez aller manifester au prochain WEF ou autre manifestation du genre, de ne pas balancer vos munition sur les militaires… enfin, surtout si c’est moi ;O).

Bien à vous

Votre Stefano

C. Baudelaire - L'horloge (en duo avec M. Farmer)

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir je souhaite partager avec vous un de mes poèmes préférés, un des seuls que je connais en français ; je n’ai jamais eu l’opportunité d’étudier la littérature française au cours de mes études primaires et secondaires au Tessin ; c’était la littérature italienne et j’en garde des très bons souvenirs. Toutefois, il est vrai j’aimerais bien approfondir mes connaissances en littérature française (ou francophone) en lisant quelques classiques ; j’ai lu un peu de Maupassant, Chessex, Dumas… mais il y a tellement plus à découvrir…

Le poème que je souhaite vous proposer ce soir a été composé par un des plus grands poètes français (et pour dire ceci, il ne faut pas des connaissances très poussés de littérature) : il s’agit de l’horloge de Charles Baudelaire qui – en vingt-quatre lignes – parvient à capturer toute l’angoisse et le sentiment d’inéluctabilité liés au temps qui passe. A chaque instant nous faisons un pas de plus vers la mort et l’oubli. J’ai décidé de parler de cette composition car elle m’est revenue à l’esprit, suite à mes divagations dominicales sur mon avenir. Je me suis rendu compte que – parfois – je devrais passer moins de temps à réfléchir sur ma vie et plus de temps à la vivre. Tiens, cette phrase ferait une bonne résolution pour une des années à venir… à marquer dans mon agenda :D.

Et en plus, ce poème de Baudelaire, tiré des Fleurs du mal, est vraiment magnifique.

La description du temps comme un Dieu sinistre, effrayant et impassible dont le doigt nous menace et nous dit « souviens-toi » (ce « souviens-toi » va revenir maintes fois au cours du poème : un rappel constant du faits que nous ne sommes que des pauvres êtres humains condamnés à redevenir poussière), est à mon avis très réussie. A l’instar du « souviens-toi », le « doigt » du temps nous rappelle que nous ne sommes pas éternels, que notre vie suit un parcours qui a un départ et une destination bien définis ; toutefois c’est à nous de définir les étapes intermédiaires (ça c’est moi qui l’ajoute… le poème ne le dit pas). Chaque moment qui passe nous dévore un morceau du délice de la vie qui passe et coule comme un fleuve en direction de la mer ; on ne peut pas revenir en arrière, ni rattraper les instants passés. Le temps passe vite : le présent devient passé dès qu’on l’a vécu, comme le dit si bien Baudelaire dans la troisième strophe : la Seconde, n’a même pas le temps de chuchoter Souviens-toi qu’elle doit déjà se rendre à l’évidence que maintenant je suis autrefois.

Le temps qui passe… une sale affaire (si j’ose…) ; mais, au moins, la loi universelle du temps qui passe est la même pour tous (cf. le « gosier de métal » de l’horloge « parle toutes les langues ») ; elle vaut pour les riches comme pour les pauvres, pour les gentils comme pour les méchants. Il faut profiter du temps qu’on a : Les minutes, mortels folâtres, sont des gangues (d’après le Robert Micro, une gangue est une matière sans valeur qui entoure un minerai ou une pierre précieuse à l’état naturel) qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or, c'est-à-dire, il faut tout exploiter et profiter un maximum.

Le poème continue avec un avertissement : Souviens-toi que le temps est un joueur avide, qui gagne sans tricher, à tout coup, c’est là loi. C’est vrai : personne ne peut échapper à la mort ; chaque instant nous approche fatalement de cet événement incontournable (le jour décroît, la nuit augmente ; souviens-toi, le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide). Vous trouvez que ce poème devient de plus en plus morbide ? Je vous l’accorde, ce n’est pas très gai tout ça, mais je trouve que Baudelaire a été très habile à relater d’une manière très imagée ce voyage sans retour vers le néant (si vous êtes athées) ou vers le paradis (si vous êtes croyants).

Enfin, je vais peut-être vous laisser aux paroles du poète lui-même qui a su expliquer tout ceci tellement mieux que je l'ai fait. Si vous n’aimez pas lire (même quand il n'y a que 24 tous petits vers), je vous invite à regarder  et écouter cette version de l’horloge que Mylène Farmer et son complice Laurent Boutonnat ont composé et enregistré pour l’album Ainsi soit-je… (a.d. 1988) ; je vous promets qu’avec les paroles de Baudelaire, la musique de Boutonnat et la voix de notre chère Mylène, plus basse que de coutume (du moins pour l’époque), le résultat est saisissant : le clip que je vous propose est tiré du Live filmé au cours de la première tournée de la Rousse flamboyante (a.d. 1989)… elle commence le spectacle avec « sa » version de l’horloge et – personnellement – j’aime beaucoup (petite note : si vous voulez juste entendre la chanson, faites défiler le temps de la vidéo jusqu’à environ 3 min 50).


L’horloge
par Charles Baudelaire



Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi ! Prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! C'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh ! La dernière auberge !),
Où tout te dira " Meurs, vieux lâche! il est trop tard ! "

 

Bien à vous

Votre Stefano