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9 octobre 2010 : Journée du Coming-out

Bonsoir à toutes et à tous !

Me voici de retour après quelques semaines d’absence ; je n’ai pas été très présent ces derniers temps et j’en suis navré. Ces derniers temps ont été très chargés : j’ai fini mon stage à Berne dans la joie et la bonne humeur, j’ai passé des moments très sympathiques avec mes collègues de travail et – ensuite – je suis parti voir ma famille au Tessin pendant une dizaine de jours. A mon retour j’ai eu une fin de semaine très chargée, entre une soirée au Locle chez Loïc et la fête pour les 30 ans du Prince des Tas de Fumier.

Donc voilà, entre une chose et l’autre, j’ai un peu délaissé le récit de mes aventures et péripéties et il est grand temps de reprendre où j’avais commencé : je vous avais quitté sur l’édition 2010 de la Fête des Vendanges et ce soir je vais enchainer avec la journée du Coming-out ou – pour être plus précis – avec l’animation que l’association Happy Gays a organisé pour la journée du Coming-out le 9 octobre 2010.

Chaque année, le 11 octobre, on consacre une journée au Coming-out, ce moment particulier où chaque gay et lesbienne s’affiche aux yeux du monde ; le Coming-out est une étape cruciale de la vie d’un homosexuel et il peut avoir des conséquences dramatiques dans un environnement qui n’accepte pas l’homosexualité ; le rejet de la part de certaines couches de la société est encore très fort et cela à cause d’une série de préjugés qui sont durs à mourir.

Avec les Happy Gays, nous avons souhaité organiser une petite animation visant à sensibiliser la population neuchâteloise au problème très épineux du Coming-out. C’est donc pour cette raison que nous avons décidé de réinterpréter l’expression « sortir du placard » à notre manière. Nous avons repris un vieux placard démodé et nous l’avons décoré avec des textes sur le Coming-out et les difficultés que ceux qui veulent sortir du placard rencontrent. Nous nous sommes installés à la Place Pury avec notre placard et nous avons invité les passants à l’ouvrir ; cette invitation a été accueillie par une partie des passants, alors que d’autres doivent nous avoir pris pour des timbrés…

Finalement nous avons été très contents de notre animation ; il y a même eu la radio locale qui est venue m’interviewer (en tant que Président des HG). En plus de cela, nous étions une bonne équipe ; plusieurs membres sont passés nous faire un petit coucou et il y a même les témoins de Jéhovah – qui tenaient leur stand en face du notre – qui sont venus nous interpeller et qui ont essayé de nous expliquer qu’être gay n’est pas normal… Enfin, je trouve que cette animation a eu son utilité ; nous avons été visibles, nous avons bien ri et nous sommes parvenus à sensibiliser quelques habitants de Neuchâtel.

Avant de vous quitter, je vous laisse à quelques photos prises lors de la journée du Coming-out :


Blog 2591

Notre Placard mythique !


Blog 2592

Mais que fait Florian ?


Blog 2593

Loïc, le placard et la Plante morte…


Blog 2594

Romain : responsable peinture, impression des textes et transport du placard.

Bien à vous

Votre Stefano

Fin septembre 2010 : Fête des Vendanges

Bonsoir à toutes et à tous !

Après la petite digression faite sur mon voyage à Copenhague, je reviens par ici pour partager une nouvelle portion de ma petite vie, enfin, dans ce cas il s’agit de la portion de vie de plusieurs dizaines de milliers de personnes, car je vais vous parler de l’édition 2010 de la Fête des Vendanges, une cuvée assez étrange, qui ne m’a pas réservé que des bonnes surprises.

Enfin, je ne sais pas si je me fais trop vieux pour cette fête incontournable, mais j’ai eu un peu de mal à prendre mon pied et à m’épanouir et la fin de soirée de vendredi n’a pas aidé : je me suis fait insulter par quelqu’un que j’appréciais (moyennement ?) et ses accusations n’étaient peut-être pas tout à fait infondées ; j’étais dans un sale état, j’ai fait ce qu’on pourrait définir comme une connerie et le type ne m’a pas raté ; il m’a fait part de sa façon de penser et je n’ai pas forcément apprécié. Ce qui m’a contrarié c’est essentiellement le fait qu’il ne me connaît pas du tout et il se permet de me juger… 

Avec le recul je trouve toute cette histoire assez ridicule, mais il est vrai qu’à ce moment bien précis ces allégations m’ont gâché la soirée. En même temps, les mots accusateurs de ce jeune homme m’ont fait réfléchir, et je me suis rendu compte que je suis (peut-être un peu) trop vieux pour me mettre dans des états comme celui dans lequel j’étais vendredi soir ; à quoi ça sert de boire autant ? Ce n’est pas en buvant plus qu’on s’amuse plus, bien au contraire : vendredi soir j’ai trop bu et je n’ai rien vu venir ; je n’ai rien vu venir car je n’étais pas maître de moi-même et de mes émotions. Du coup j’ai décidé de faire un peu plus attention et samedi je n’ai quasiment rien bu (bon, je suis aussi arrivé assez tard à la fête); le fait d’être sobre m’a permis de voir et mieux apprécier ce qui se passait autour de moi et je me suis trouvé renforcé dans l’idée que la secousse de vendredi soir devait arriver.

Le dimanche s’est aussi bien passé ; enfin, j’ai failli ne pas sortir de chez moi, mais je me suis fait violence et j’ai bien fait car j’ai passé un bon moment avec mes amis. Tout compte fait, les journées (et soirées) de samedi et dimanche ont un peu sauvé une Fête des Vendanges qui avait assez mal commencé pour moi ; à un certain moment j’étais à deux doigts de me jurer que celle-ci aurait été la dernière FdV de ma vie et j’avais même échafaudé un « plan » pour éviter de succomber à la tentation l’année prochaine.

Est-ce que le temps des Fêtes des Vendanges est révolu pour moi ? A une époque je ne croyais pas pouvoir me passer du carnaval de Bellinzona ou de la Fête de Artore, mais j’ai appris à faire avec : la Fête des Vendanges est une bonne occasion de voir ses amis, mais certainement pas la seule ; c’est vrai que j’ai toujours trouvé sympa, mais c’est essentiellement car j’ai l’impression d’être un OVNI si l’on habite Neuchâtel et que l’on ne va pas à la FdV… à présent je me rends compte que ce genre d’attitude ne me ressemble pas, ou plus : certes, il y a eu l’époque où je faisais ce que l’on attendait de moi pour être « trendy » et branché… mais je pensais avoir dépassé ce stade ; je pensais être devenu celui qui assume ses décisions coûte que coûte et lors de cette dernière Fête des Vendanges j’ai eu l’impression de faire des bonds en arrière : en 2003/2004 pour avoir fait recours à l’alcool pour cacher un certain malaise, mais également en 1996/97 où je n’étais qu’un petit mouton sans courage.

Enfin, je ne vais pas vous ennuyer davantage avec mes élucubrations ; je vous laisse à quelques photos que j’ai prises lors de ce week-end de « folie » :

 

Blog 2583

 

Monsieur Jean au stand (mythique) du GSN.

 


Blog 2584

Floppy et Manoel.

 


Blog 2585

Loïc, Jade et Christian.

 


Blog 2586

Photo de groupe.

 


Blog 2587

Loïc et votre serviteur (très cerné…).

 


Blog 2588

Bertrand et Manoel.

 


Blog 2589

Cliché volé de l’incontournable bataille de confettis.

 


Blog 2590

Sam, Bastian et Loïc (non pas le même qu’avant).

Bien à vous

Votre Stefano

Køpenhavn 2010

Bonsoir à toutes et à tous !

Je prends enfin quelques minutes pour vous parler de mes dix jours mythiques à Copenhague ou, comme ils disent là-haut, Køpenhavn. Au début de la semaine j’ai mis en ligne un album photo avec une petite sélection des presque 2000 images que Christophe et moi avons pris au cours du séjour (vous pouvez les visionner en cliquant ICI ou en choisissant l’album 2010.09.06-14 – Copenhague) ; ce soir je vous propose un petit texte suivi qui retrace les moments-clé de ces vacances danoises.

Ceux qui ont eu la possibilité de suivre mes péripéties sur l’incontournable social network « Face-de-Bique », savent déjà que cette ville m’a totalement conquis, d’une manière que je n’aurais jamais cru possible. Je ne me suis pas seulement épris de la ville, mais aussi de ses habitants (et pour cause !), de son ambiance « bon enfant » et de tous les aspects agréables de la vie copenhaguoise et danoise. D’ailleurs, c’est la première fois que je me suis dit que je pourrais vivre ma vie ailleurs qu’en Suisse. Et ce n’est pas, comme certaines personnes pourraient être amenées à croire, uniquement à cause des milliers de charmants Danois qui habitent Copenhague ; non, je pense que cet élément ne suffirait pas à me faire quitter mon pays natal adoré pour une période plus ou moins longue ; je pense que c’est d’abord – et surtout – à cause de ce sentiment de sécurité que je n’avais jamais ressenti auparavant à l’étranger, même pas durant mon année à Canterbury. Certes, j’ai adoré l’Angleterre, j’ai aimé Paris et Barcelone, mais pas au point d’y vivre pendant plus que quelques jours.

En plus de cela, j’étais accompagné par un personnage mythique et unique dans son genre qui a déjà fait couler des milliers de litres d’encre sur ce site et qui – je l’espère – il en fera encore couler des millions de fûts : je parle bien entendu de Christophe, le mythique Abbé des Tas de Fumier (récemment élevé au rang de Prince), avec qui j’ai passé neuf jours exceptionnels et inoubliables ! Je croyais que nous avions atteint des Sommets insurmontables à Amsterdam et que nous ne pourrions pas faire mieux (ou pire) ; hélas je me trompais : Copenhague nous a offert bien de surprises, de fous rires et de ce matériel spécial dont se composent les délires les plus fous.

C’est ainsi, sans une raison réelle, que je me suis retrouvé en train de rire aux éclats en pleine rue piétonne, ou en sortant d’un restaurant au nom mythique (« mais comment peut-on appeler un restaurant Peder Oxe ? ça ne veut rien dire ce nom », dixit Christophe) où quelqu’un venait de se retrouver avec les quatre fers en l’air, aspergé de tomates cerises, à cause d’une chaise surchargée de vestes et de sacs. C’est d’ailleurs au cours de ces instants de folie que Lord Stefano Gaga et la mythique Joconde ont fait un retour plus que remarqué parmi nous. Plus sérieusement, c’était très agréable de passer autant de quality time avec quelqu’un que j’apprécie infiniment et qui partage ma passion pour l’histoire, les vielles cartes, les châteaux, les musées et les églises… bon, il aime (un peu trop) les salons baroques, mais – finalement – personne n’est parfait et – de mon côté – je ne me suis pas gêné de lui « imposer » des séances interminables de « vieilles pierres ».

Au cours de notre séjour à Copenhague, nous avons donc visité un bon nombre d’églises (des Kirke), plusieurs châteaux (des Borgen ou des Slots) ainsi que quelques musées (Museet). Parmi les plus belles églises, je citerai la Frelers Kirke avec son clocher à spirale et son escalier externe qui font une des particularités de la capitale danoise, la Christians Kirke qui ressemble plus à un théâtre qu’à un lieu de culte et la Roundetarn, un complexe voulu par le Roi Christian IV qui réunissait une église, une bibliothèque et un observatoire astronomique dans un seul et unique bâtiment, c’est-à-dire les trois éléments principaux de l’enseignement universitaire de l’époque. Parmi les églises qui ne nous ont moins ou pas plu (ou, pour être exacte, qui n’ont pas plu à Christophe), je me limiterai à mentionner la Cathédrale que mon compagnon de voyage a défini comme un « joli hall de gare » et le Marble avec ses fausses airs de Basilique de Saint-Pierre et son intérieur (un peu) trop moderne. Enfin, il n’y avait pas vraiment d’église très ancienne à Copenhague : entre celles qui ont été bombardées pendant les guerres napoléoniennes celles qui ont brûlé et celles qui ont été détruites après la Réforme, il ne reste pas grand-chose d’ancien et c’est pour cela que Christophe n’était pas très satisfait car, comme il l’a si bien dit, il « n’aime pas le faux vieux ! ».

Parmi les Borgen, nous en avons visités trois qui étaient magnifiques : le Rosenborg, le malheureux Christiansborg (qui – lui aussi – a été victime du feu : deux fois en moins de cent ans à cause de poêles mal nettoyés) et l’Amalienborg, résidence royale encore utilisée aujourd’hui par la monarchie danoise. Ces trois châteaux avaient tous des belles choses à nous offrir : je signalerai juste l’exposition du Rosenborg qui – en consacrant chaque salle du château à un monarque différent – met en scène l’évolution du (parfois mauvais) goût et des modes au niveau de l’aménagement des pièces, du mobilier et des décorations. L’écart entre la première pièce (de la période de Christian IV) et la dernière (de la fin du XIXe siècle) est saisissant. Au Christiansborg nous avons juste visité les restes des palais précédents : le palais d’Absalon, qui date des années 1100 et de la fondation de la ville, ainsi que le Château de Copenhague qui a été rasé pour laisser la place au Christiansborg. Les restes de ceux deux anciens châteaux se trouvent sous le palais actuel et sa cour.

Pendant ces dix jours de vacances, nous nous sommes même aventurés dans le nord de l’île où l’on croyait pouvoir visiter un des plus anciens couvent du Danemark ; mon guide (dont je tairai le titre pour ne pas lui faire de la publicité imméritée) en tissait tellement les louanges que, lorsque nous avons quitté la capitale en direction du village d’Esrum (à une vingtaine de kilomètres de Copenhague) nous avons cru que nous allions voir l’équivalent danois du monastère de Saint-Gall. Hélas ce que le guide omettait de mentionner c’est qu’il ne reste quasiment plus rien du couvent sur place car après la Réforme luthérienne et la dissolution de l’ordre des cisterciens (XVIe siècle), on s’est servi de tout le matériel de construction réutilisable pour bâtir les remparts des châteaux Frederiksborg et de Kronborg. A Esrum, seul un bâtiment s’est sauvé « grâce au » Roi Christian IV (oui, c’est toujours lui qu’il faut remercier) qui a souhaité en faire une petite résidence de chasse pour s’abriter lorsqu’il chassait dans la région.

Christophe, qui avait pris la décision de privilégier la visite de ce monastère médiéval plutôt que visiter un énième château, était vénère et j’ai vu son visage se décomposer lorsqu’il a vu ce qui restait du couvent d’Esrum. Il avait vraiment envie de visiter Frederiksborg et il s’est mordu le doigts d’avoir privilégié deux mannequins habillés en moine et quelques photocopies de qualité douteuse au « Versailles danois ». Finalement notre humeur s’est beaucoup amélioré lorsqu’on nous promenant dans la campagne avoisinante nous avons été surpris par un orage comme on n’en avait pas encore vus au pays des Vikings. Nous nous sommes donc retrouvés en pleine campagne danoise, totalement mouillés et morts de rire. Et puis, nous ne sommes pas rentrés à Copenhague (et en Suisse) les mains vides car autour d’Esrum on produit des aliments naturels et traditionnels de la région : ainsi Christophe est parti avec du sel aux herbes pour son chouchou, tandis que j’ai quitté Esrum avec une bouteille de bière artisanale et un pot de miel que je me réjouis de goûter au plus vite.

Notre journée dans le Nord de l’île ne s’est d’ailleurs pas limitée à Esrum ; pour essayer de profiter un maximum de notre carte journalières, nous nous sommes rendus à Helsingor (ou – comme disent les francophones – Elensur) où la journée s’est poursuivie avec une visite (très courte) d’Helsingor et du Château de Kronborg ; encore une fois, j’ai bien vu que le Prince aurait préféré dépenser les 50 couronnes payées à Esrum pour l’immense forteresse qui – dans son heure de gloire – encaissait le péage du transit entre le Danemark et la Suède que, d’ailleurs, on entrevoit à quelques kilomètres de la côte danoise. Depuis l’extérieur Kronborg est majestueux et je me réjouis de pouvoir visiter son intérieur lors de ma prochaine escapade au pays des Vikings.

Finalement nous avons visité plein de choses : en tout cas, l’essentiel de ce qu’il fallait voir a Copenhague même a été vu. Maintenant, il est vrai que j’aimerais bien revoir une deuxième fois certains monuments et profiter de visiter d’autres choses que nous avions écarté car elles correspondaient moins à nos centres d’intérêts : il doit valoir la peine de voir une fois la Glyptothèque de Carlsberg, même si ce géant de la bière fait de misère aux pauvres suisses, ou bien la galerie d’art contemporain de Louisiana, ou encore la collection nationale de céramiques... enfin, non, oublions cette dernière… on a vu assez de porcelaines lors de ce premier voyage :D.

Parmi les délires les plus incroyables de ce voyage, je mentionnerais celui qui s’est développé autour de deux membres de la royauté danoise : Frederik V et Christian VII, deux monarques hauts en couleur du XVIII : le premier était alcoolique tandis que le deuxième était probablement schizophrène ; autant dire que ces deux personnages nous ont bien fait rire et nous ont accompagné tout le long de notre périple danois… c’est d’ailleurs à Helsingør (au nord de l’île), en rentrant de notre courte visite au château de Kronborg, que nous avons aperçu le seul et unique monogramme de Christian VII de toutes nos vacances. Point de statue de lui dans les places copenhagoises, point de monuments à sa gloire, et pour cause : à cause de sa maladie, il n’était pas trop apte à régner et c’était son fils Frederik (le futur Frederik VI) qui prenait toutes les décisions. Il reste davantage de traces de Frederik V : nous avons vu son immense statue sur la place d’Amalienborg ; je ne sais plus combien de tonnes elle pèse, mais je me rappelle que le foie du roi a lâché avant qu’il puisse la voir terminée et installée.

Enfin, Christophe et moi avons été intrigués par Frederik V et son fils Christian VII et nous avons tout de même été contents de visiter des monuments où il reste encore quelques traces de leurs règnes. Après tout un des quatre pavillons qui composent l’Amalienborg (une des résidences royales encore utilisées par la Reine Margrethe II) est connu sous le nom de « Château de Christian VII » et c’est là qu’on organise bon nombre de réceptions officielles pour les hautes personnalités du gratin Danois et international.

Copenhague est une ville qui offre des scénarios totalement différents : on passe du très protocolaire palais de Christian VII, où il faut mettre des chaussons de protection, à la ville « hippy » de Christiania dans le Christianshavn, aux routes piétonnes fourmillantes d’indigènes et de touristes à l’affût de cadeau kitch et cartes postales avec la petite sirène qui – en attendan – prend du bon temps à l’exposition universelle de Shanghai… eh oui, les Suisses envoient une tyrolienne qui ne marche pas, alors que les Danois envoient un des symboles les plus connus de leur capitale à des milliers de kilomètres. Ah cette petite «  Schlampe » : elle nous a aussi offert quelques délires, notamment grâce à une statue qui se trouve dans le parc du Rosenborg et que nous avons baptisé « La Petite sirène s’est barrée » : on y voit un caillou (qui rappelle en tout celui sur lequel se repose la plus célèbre statue de Copenhagues) avec une peau de poisson abandonnée et, en bas du socle, trois pierres avec des empreintes de pas qui s’éloignent du bloc en direction d’une liberté à laquelle cette pauvre sirène doit aspirer depuis qu’elle est assaillie chaque jour par des hordes de touristes.

Copenhague est donc une ville qui a beaucoup de choses à offrir et je crois que tout le monde y trouve son compte : on peut visiter des monuments intéressants, se relaxer à Nyhavn autour d’une bière au prix (scandaleusement) majoré par la vocation touristique du « nouveau port », se lancer à la découverte de la vie nocturne survoltée de la capitale des Vikings, ou encore faire du shopping dans un des innombrables magasins de la rue piétonne, dont je cite les incontournables H&M, Zara, New Yorker, Jack & Jones (eh oui, on a fait tout ce chemin pour voir ça) mais aussi le grand magasin Illium, l’équivalent copenhagois des Galéries Lafayette parisiennes, où il y avait un taux très élevé de beaux mecs au mètre carré ; j’ai presque failli m’endetter pour cinquante ans pour pouvoir rester un peu plus longtemps et faire des achats dans ces boutiques de grandes marques ; mais la crainte de la pauvreté a été plus forte que tout instinct primaire et pseudo-sexuel :D.

Enfin, je vais m’arrêter là car je pourrais écrire un roman sur cette expérience hors du commun ; ce que je sais, c’est que je vais retourner à Copenhague dès que je pourrai… peut-être déjà au début de l’année 2011. J’espère que vous avez apprécié ce récit et que je vous ai donné envie de vous rendre dans la capitale danoise.

Bien à vous

Votre Stefano