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Vie sentimentale (énième épisode)


Bonjour à toutes et à tous,


A quelques heures de mon anniversaire j’ai ressenti le besoin et l’envie de me pencher – une fois de plus – sur ma vie sentimentale ; je ne sais pas pourquoi j’ai tout à coup ressenti cette envie, mais depuis quelques jours je réfléchis beaucoup à ma vie amoureuse et je pense que ça me fera de bien d’essayer de mettre noir sur blanc les points essentiels autour desquels tournent mes cogitations.


Il faut tout d’abord dire que rien n’a vraiment changé depuis le dernier article consacré à ma vie sentimentale ; enfin, rien n’a changé pour moi, mais il n’en va pas de même pour plusieurs personnes qui me sont chères : il y a eu des ruptures, des rapprochements, des amourettes, etc. et toutes ces histoires, que je le veuille ou non, ont eu une certaine influence sur moi ; d’où – justement – ce besoin renouvelé de me poser des questions et d’essayer d’y répondre.


Ces derniers jours je me suis donc penché sur les aléas de la vie amoureuse et j’ai essayé de comprendre pourquoi je suis encore célibataire alors que ce serait assez facile de trouver quelqu’un ; il s’agit d’une question très compliquée à laquelle je n’ai pas vraiment su répondre. Je me rends compte que je n’ai pas produit et continue de ne pas produire les efforts nécessaires pour sortir de ma situation ; c’est-à-dire que je ne me facilite pas les choses ; et c’est justement là qui réside un des problèmes principaux de l’état de choses dans lequel je me trouve : s’il y a quelqu’un chose qui œuvre à la perpétuation de mon célibat, c’est bel et bien moi ! C’est moi qui mets des obstacles entre moi-même et mon « bonheur » présumé…


Cela pourrait sembler bizarre et farfelu et il faut donc que je m’explique : lorsqu’on veut sortir avec quelqu’un, être en couple et partager des choses avec une autre personne, il faut entreprendre des démarches claires et « obligatoires » qui nous font passer du stade de « célibataire » à celui de « non-célibataire » ; or mon problème principal réside justement dans le fait que je n’arrive pas à faire ces démarches : je suis mon principal ennemi : d’un côté j’aimerais bien tout mettre en œuvre pour que Davy ait raison et que je me trouve un copain d’ici le 31 décembre 2008, mais d’un autre côté, une autre facette de ma personnalité détruit les efforts opérés… c’est un peu comme Pénélope, la femme de Ulysse qui tissait sa toile le jour et la défaisait la nuit pour gagner du temps…


Je ne sais pas si je fais ceci pour gagner du temps, car finalement je ne saurais pas dire pourquoi j’aurais besoin d’en gagner, ce que je sais c’est qu’inconsciemment je mets un terme net à toute tentative de me caser, souvent avant même que ce tentative commence à donner des résultats.


Il faut donc essayer de comprendre pourquoi j’arrête tout : encore une fois la réponse n’est pas facile à trouver… Je pourrais dire que je ne veux pas aller trop loin dans les démarches car j’ai peur de souffrir ; il y a probablement un élément de ceci : je me souviens encore très bien du mauvais état dans lequel je me trouvais après avoir été rejeté par un garçon avec qui j’aurais aimé sortir : je me sentais mal, très mal et j’ai fini, peu à peu, par essayer d’éviter ce genre de souffrance : je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai plus fait « le premier pas » avec un garçon… je me demande même si j’en serais encore capable…


Il s’agit donc d’une façon que j’ai trouvée pour me protéger de la douleur et de la souffrance. Mais ce n’est pas tout : je pense que ça va encore plus loin : c’est vrai que j’ai peur de souffrir à cause d’un rejet de la part d’un garçon que j’aime bien, mais j’ai aussi peur qu’il ne me rejette pas, qu’on sorte ensemble et que ça se passe mal… il faut avouer que mes histoires n’ont jamais été très longues et n’ont pas été couronnées par des succès retentissants. J’ai donc une peur viscérale de souffrir qui me bloque et qui me pousse à préférer le célibat.


Cette explication pourrait sembler assez satisfaisante… et pourtant je ne pense pas que la peur soit la seule raison de ce célibat prolongé… il y a plus : je pense qu’en fait je ne fais pas beaucoup d’efforts pour me caser pour une question de commodité ! En fait, le célibat est une manière commode et « facile » pour éviter de souffrir, mais pas uniquement : le célibat me permet de conduire la vie que j’ai envie de conduire… je n’ai pas d’homme possessif à la maison qui m’accable avec ses questions et avec sa jalousie, je n’ai des comptes à rendre à personne (juste à moi-même) si un soir je rentre à 1h du matin au lieu qu’à 23h. Je suis libre, je n’ai pas besoin de faire des compromis et c’est très commode ! Il s’agit probablement d’une manière très égoïste de voir la vie, mais des fois je me dis qu’elle est déjà bien courte, qu’on m’a « volé » mon adolescence et que je ne me laisserai pas « voler » ma jeunesse par des personnes qui n’en vaillent pas la peine…


Le célibat semble donc être mon arme, ma stratégie pour garder le contrôle sur mes émotions et sur ma petite vie… hélas je ne sais pas jusqu’à quand ça va durer ! Car il est bel et bien vrai qu’en ce moment j’arrive à tenir et à supporter cette situation, mais il y aura un moment, dans un, deux, trois ou quatre mois où je ne tiendrai plus, où l’idée de souffrir suite à une rupture ou à un refus ne me fera plus autant peur, où, tout simplement, ce ne sera plus très commode d’être célibataire… Il y aura donc un moment où un changement dans ma perception du célibat va changer… et ce sera à ce moment là qu’il sera important de rencontrer la bonne personne.


Car oui, c’est un facteur que je n’ai pas encore mentionné mais qui est d’importance capitale dans une vie de couple : que serait une vie à deux sans l’autre moitié ? (c’est une très bonne question à laquelle je vous laisserai la liberté de répondre par vous-mêmes) Pour ce qui me concerne, je sais que maintenant ce qui rend aussi le célibat commode c’est le fait que je n’ai personne en vue : ce n’est pas comme à une époque il y a quelques années où chaque garçon homo (voire même hétéro) qui croisait mon chemin avait toutes les chances pour devenir ma moitié ; en ce moment il faut vraiment que je flashe sur cette personne, qu’il y ait cette attirance physique (et psychologique) qui fasse en sorte que je ne pense qu’à lui pendant toute la journée. Au moment même où je rencontrerai cet homme, je serai prêt à faire une croix sur mon célibat et à me lancer dans l’arène de la vie de couple, car à ce moment là ce cher célibat qui me préserve et qui est parfois si commode, ne sera plus ce qui est mieux pour moi.


En gros donc, pour faire en sorte que la situation actuelle se débloque, il faut que je rencontre quelqu’un qui me donne envie d’abandonner mon célibat : celle-ci est ma nouvelle stratégie… je dis « nouvelle » car jusqu’à présent j’agissais de façon différente : j’attendais que l’envie d’être en couple revienne avant justement de me lancer à la recherche du « mec idéal ». On verra bien qu’est-ce qui va se passer ensuite, mais je sens que ça ne va pas être facile… sur la carte mon « plan » est clair et précis, mais le domaine amoureux est bien un de ces champs où les plans et les schémas bien définis n’ont souvent aucune utilité car tout est beaucoup trop aléatoire.


Je pense donc que même si je me dicte une ligne de conduite, il pourrait arriver quelque chose qui va faire en sorte que j’abandonne ce chemin prédéfini pour en entreprendre un qui va m’amener dans des contrées inconnues et pas forcément hospitalières. Enfin, je parle et je parle… et je parle, mais – comme j’ai dit plus haut – pour le moment je n’ai vraiment personne en vue : ça fait même un bon moment que je n’ai pas rencontré un jeune homme qui ne m’a pas laissé indifférent… c’est vrai, je croise tous les jours des beaux garçons, mais aucun d’entre eux a été à l’origine de ce déclic que j’estime essentiel pour que les choses bougent dans ma vie sentimentale.


Il faut aussi dire qu’il serait bien utile, pour une fois, de rencontrer un garçon qui soit sur la même longueur d’onde que moi… je pense avoir assez donné avec les hétéros… et pourtant, à chaque fois que je flashe sur quelqu’un, c’est toujours un hétéro : comme si je n’en avais pas assez bavé avec un certain hétéro que j’ai mis cinq ans à oublier… En tout cas ce ne seront ni Billiard Boy, ni Post-it Boy, ni les autres hétéros que je trouve mignons à me faire replonger dans le désespoir et la détresse causés par un « amour impossible ». Cette fois il faudra bien plus qu’un joli visage et des jolies fesses pour percer mon écorche.


Enfin, je suis sûr que l’homme de ma vie est là, quelque part, sur mon chemin… c’est vrai que des fois je me dis qu’il ne doit pas y avoir d’homme pour moi et qu’il vaudrait mieux que je me contente de ceux qui m’arrivent sous la main, même s’ils ne sont pas ce que je recherche… mais je n’arrive pas à imaginer qu’au cours de ma vie je n’aurai pas droit à une vraie histoire d’amour avec un mec qui me fera perdre la tête et tout… Malgré tout ce que j’ai enduré et tout ce que j’ai vécu je ne suis pas encore prêt à laisser tomber mes rêves et mes envies.


Bien à vous


Votre Stefano

Le calendrier : 6 octobre - Célia

Bonjour à toutes et à tous !


Me voilà de retour, après un week-end plutôt tranquille, prêt à vous proposer un nouvel article qui va s’ajouter à la longue série de textes que j’ai consacrés aux personnes qui comptent le plus dans ma vie. Vous l’aurez compris, ce soir je vais vous proposer un article du « calendrier de l’amitié » et il sera consacré à Célia, ma petite frangine, qui fête aujourd’hui son anniversaire.


J’ai fait la connaissance de Célia lors des mythiques cours de journalisme que je me suis forcé à suivre j’ai suivi au cours de ma première année à l’université de Neuchâtel. Durant cette année je me suis rendu compte que le journalisme, et encore plus le journalisme enseigné dans ma chère université n’était pas ce qui m’intéressait le plus dans la vie et je n’attendais qu’une chose : arriver à ma demi licence et me consacrer à l’histoire et l’anglais. Finalement, même si j’ai suivi ces cours sans passion et motivation, j’en gardé un ou deux souvenirs agréables : comment pourrais-je oublier ces instants pesants jouissifs au cours de Histoire et économie de la presse et des médias (comment oublier Tito Tettamanti o le groupe Edipresse ?) ou les crachats du prof du cours d’introduction à l’économie politique ? Eh bien, ce sont des moments mythiques dont j’essaie, de temps en temps (mais pas trop souvent), de remémorer pour ne pas avoir eu l’impression d’avoir perdu mon temps.


En tout cas, et là j’en reviens à ce qui compte ici, ces cours auront quand-même eu le mérite de me permettre de rencontrer des personnes intéressantes et sympathiques dont, comme je disais plus haut, la mythique Célia, ma frangine cosmique avec qui on j’ai bien rigolé aux cours de la « tortue » et du « plomb ».


Donc, la rencontre officielle avec Célia s’est faite pendant ces heures « mythiques » de cours de journalisme, mais cela n’aurait probablement pas suffi à rendre notre relation aussi spéciale qu’elle l’est aujourd’hui : il fallait bien plus et ce plus est arrivé lorsqu’au début de la deuxième année Célia a pris un appartement avec Ana et Marie. Je pense qu’au départ ces trois jeunes femmes étaient loin d’imaginer la portée que leur colocation dans le mythique « appartement du bonheur » aux Brandards aurait eu sur leurs vies et sur celles des gens qui les entouraient à l’époque : leur appartement n’était pas uniquement une maison ; c’était bien plus : un lieu de rencontre, de fête, de fous-rires et tout et tout. Les Brandards ont été, sont et resteront un des symboles d’une partie importante de ma vie. C’est donc véritablement lorsque Célia a emménagé avec Ana et Marie que nous nous sommes beaucoup rapprochés et que j’ai appris à connaître cette fille exceptionnelle.


Ce que j’aime bien chez Célia c’est son sens de l’humour unique, sens qui tend parfois au sarcasme qui ressemble parfois au mien… enfin, je ne pense pas être aussi sarcastique qu’elle, mais je sais me défendre et sortir mes griffes s’il le faut. Une autre chose qui nous rapproche avec Célia c’est notre manière d’exprimer nos sentiments les plus profonds et les plus cachés en écrivant. Je pense qu’un peu comme moi, parfois, elle a plus de facilité à transmettre ses émotions par la plume (ou le clavier) que par le son de sa propre voix. Et d’ailleurs j’aime toujours faire un tour sur son blog car je trouve qu’elle a une façon de raconter les choses qui rend ces choses tout de suite plus intéressantes et drôles.


Des fois en Célia je vois moi-même au féminin : enfin, là je m’exprime peut-être un peu mal : je ne veux pas dire qu’elle est la fille que je voudrais être ou des choses du style (je vous rassure tout de suite : je ne souhaite pas changer de sexe et donc je n’ai aucun modèle féminin auquel je voudrais ressembler) mais juste qu’en elle je retrouve des réactions et des conduites que je peux aussi retrouver chez moi. C’est probablement pour ça que je la considère comme ma frangine, ou ma jumelle cosmique ;O).


Enfin, lorsque je pense à Célia, il y a beaucoup de moments agréables qui me reviennent à l’esprit : comment oublier notre séjour à Londres ? Ce fut un grand moment de notre année 2005, un grand moment passé dans une ville aussi incroyable que Londres, avec ses rues, ses musées et son quartier Gay :D. Ensuite, je ne peux certainement oublier les soirées passées avec elle, Marie et Ana à la maison du bonheur, les soirées à thème (une mention spéciale pour la soirée « poisson d’avril » qui était extrêmement mythique), les soirées passés à Lausanne, à Yens ou bien la longue visite de Schilliger à Gland. D’ailleurs, en parlant de Lausanne, c’est grâce à Célia que j’ai découvert l’univers parallèle que constitue le MAD, c’est grâce à elle que j’ai appris que Quentin mixait là-bas il y a quelques mois en arrière… Il ne nous reste plus qu’aller à une Jungle ensemble, n’est-ce pas frangine ?


Enfin, pour en terminer avec cet article, je suis ravi que Célia fasse partie de ma vie. Il s’agit de quelqu’un que j’adore et j’apprécie beaucoup et ça me fera toujours plaisir de bouger sur Lausanne pour la retrouver. Je terminerai donc, de manière peu originale, en te souhaitant, ma chère frangine, un très joyeux anniversaire, et en te donnant rendez-vous pour demain soir.


Voilà pour finir en beauté quelques clichés:


 



Pour commencer, voici le cliché le plus ancien qui existe de Célia et moi : il a été pris lors de ma fête d’anniversaire en octobre 2003. Nous n’avons probablement pas notre meilleure expression faciale dessus, mais je trouve qu’on s’en sort encore honorablement ;O).


 



Ce deuxième cliché a été pris en janvier 2004, lors de la pendaison de crémaillère de l’appartement d’Ana, Marie et Célia… la crémaillère de la mythique maison du bonheur qui avait été un peu gâchée par la moins-mythique fille du chat ! On aurait peut-être dû utiliser ce beau couteau sur elle…


 



Cette photo a été prise à Londres lors de notre séjour en mars 2005 : c’était le premier jour et nous nous préparions à voir plein de belles choses…


 



Et pour finir, voici un petit cliché de Célia et moi pris lors de sa fête d’anniversaire de l’année passée : il s’agit d’un cliché jusqu’à aujourd’hui inédit car il n’avait pas été sélectionné pour paraître dans l’article que j’avais consacré à cette soirée exceptionnelle (qui s’était un peu mal terminée pour moi vu que je me suis endormi dans le train et me suis réveillé à Bienne au lieu qu’à Neuch.).



Bien à vous


Votre Stefano

Paris 2008 pt.1

Bonjour à toutes et à tous !


Le temps est enfin venu pour moi de partager avec vous quelques clichés de mon séjour parisien. Je vous préviens tout de suite, avant même de commencer le récit et de présenter la première image, qu’il n’y aura pas de photos prises au concert de Madonna et cela pour deux raisons : tout d’abord parce que le Sticky and Sweet Tour fera l’objet d’un de mes prochains articles et puis parce que à Paris, pendant le concert, je n’ai pris aucune photo. Donc, en espérant que vous ne serez pas trop déçus, je vais me lancer dans ce récit qui risque d’être long mais entrecoupé d’une bonne sélection de photos qui devrait pallier la longueur du texte ;O).


Je pensais que la partie la plus dure de mon week-end parisien serait de se lever le jeudi matin pour prendre le train à neuf heures… Finalement le lever n’a pas été aussi rude que je le croyais et il n’a de loin pas été le pire moment de ces cinq jours pendant lesquels je n’avais qu’un seul but avoué : prendre des vacances et faire une pause dans ma vie avant d’entamer la rédaction du mémoire.


Je suis donc arrivé à Paris le jeudi en début d’après midi (vers 13h) et la première chose que je voulais faire c’était d’acheter une carte pour plusieurs jours pour les transports publics. Et là, j’ai eu le premier, d’une longue liste d’accidents ou imprévus qui ont parsemé mon week-end d’instants pas très agréables à vivre : j’arrive donc vers le petit guichet et je demande à la caissière une carte hebdomadaire et c’est là que de façon très sèche et antipathique elle me répond « on ne vend pas ça le jeudi ! ». D’accord, pas de problèmes ma chère, mais alors vous pourriez me suggérer un autre forfait ou un autre tarif qui serait avantageux pour un jeune homme tel que moi qui va passer plusieurs jours à Paris ? Et là elle me répond : « je ne comprends pas ce que vous voulez ! ». Pourtant c’est clair : je veux un titre de transport pour pouvoir voyager dans Paris sans me choper des amendes… Finalement je pars du guichet avec un carnet de 10 billets pour le métro… ce n’était pas la solution idéale, mais c’était la seule qu’elle ait su me proposer, cette charmante dame…


Donc après ce petit inconvénient j’ai pris mon petit métro et je me suis rendu à mon hôtel où après quelques minutes d’attente on m’a donné ma chambre qui était, soit-il dit en passant, très chouette (avec grand lit, salle de bain récemment rénovée, télévision et climatisation). J’ai vite déballé mes affaires puis je me suis tout de suite rendu au Louvre pour acheter le billet pour le lendemain. Arrivé au guichet j’achète mon billet et je demande si par hasard ils vendaient aussi le billet pour Versailles. Réponse affirmative de la part de charmante Dame numéro deux (la numéro un étant celle du métro) qui me dit que le forfait « all-access » coûte 13.50 au lieu que 25 vu que c’est le week-end européen du patrimoine (retenez cette info car elle est importante). Tout content je suis parti et je suis allé me promener vers Saint Paul et le Marais et c’est justement là que j’ai pris cette première photo.


 

 



Je me suis ensuite assis sur la terrasse d’un bar, j’ai fait un petit en-cas et je suis rentré à l’hôtel pour me reposer avant de retrouver Lucie pour un souper dans le centre de Paris. Finalement nous avons mangé dans un restaurant japonais à Saint-Paul et puis nous nous sommes un peu promenés vers l’Hôtel de ville, Notre Dame et Chatelet. J’ai été ravi de passer ma soirée avec Lucie et j’étais loin de me douter que j’allais aussi passer celle du lendemain et du samedi avec elle et ses amies.


Le vendredi je me suis réveillé de bonne heure (si, si je vous promets, c’était de bonne heure si on considère que j’étais en vacances) et après un petit déjeuner abondant et délicieux, je me suis préparé et je me suis rendu au Louvre où je comptais passer ma journée à visiter des salles remplies de trésors et de chefs d’œuvre.



En arrivant j’ai revu la magnifique pyramide inversée que beaucoup de monde n’aime pas mais que personnellement je trouve chouette ; c’est vrai le fait d’accoster du moderne et de l’ancien (comme ils ont fait au Louvre avec leur système de pyramides et d’entrées) se révèle souvent très moche et de mauvais goût, mais j’aime bien ce qu’ils ont su faire pour le Louvre. En plus ça fait tellement Da Vinci Code :D


 

 



La première chose que j’ai visité au Louvre c’est la partie où on explique l’histoire du Louvre, les multiples changements et rénovations qui ont transformé le château médiéval en ce qu’on peut observer aujourd’hui. Depuis qu’ils ont fait la pyramide et qu’ils ont dû creuser pour tout mettre en place, les archéologues ont fait des fouilles et ils ont trouvé des murs du château médiéval qu’aujourd’hui on peu visiter. Je n’irai pas jusqu’à dire que ce fut la partie qui m’a le plus plu de toute la visite, mais j’ai vraiment adoré. Les murs qu’ils ont retrouvés sont tellement bien conservés. Et donnent l’idée de la grandeur du complexe original. La prochaine photo montre une reconstruction du Louvre médiéval.


 

 



Après l’histoire du Louvre je me suis concentré sur la partie consacrée à l’Egypte ancien. Il y avait beaucoup de choses à voir et la possibilité de faire une « visite thématique ». J’aurais tout voulu prendre en photo et tout montrer ici, mais je me suis limité à deux pièces qui m’ont particulièrement plu : la première c’est ce morceau de bas-relief qui montre Ramsès II un des grands Pharaons du Nouvel Empire.


 

 



La deuxième pièce est un masque en or qui a été retrouvé dans une tombe. Il s’agit probablement d’un de ces masques qu’on mettait sur la momie. Je l’ai trouvée exceptionnelle et je me suis dit qu’elle montre, une fois de plus, le degré de raffinement que les Egyptiens avaient atteint bien avant le début de l’ère chrétienne.


 

 



Encore ébloui par toutes les belles choses que j’ai vues dans le secteur Egyptien, j’ai poursuivi ma visite dans la partie consacrée à la Grèce ancienne et je dois admettre que je n’ai pas beaucoup aimé les premières salles dans lesquelles il n’y avait que des vases. Ensuite je me suis retrouvé dans une salle remplie de sculptures de bronze donc ces trois petites sculptures représentant des lutteurs : elles sont vraiment toutes petites ces trois petites statues, mais tellement belles. Dans la même salle il y avait aussi un magnifique buste de jeune homme, je l’ai pris en photo mais je ne la posterai pas ici car elle n’a pas donné très bien (la statue était sous une vitre et il y a trop de reflets).


 

 



La salle avec les sculptures en bronze se trouve au premier étage et avant de descendre au rez-de-chaussée et continuer la visite, je suis passé voir la célèbre salle d’Apollon dans laquelle se trouvent exposées les couronnes du Roi et de la Reine de France… Je ne sais pas si ce sont les originales ou juste des copies, mais elles n’étaient pas très impressionnantes… et cette salle grouillait de monde !


 

 



Je n’ai donc pas fait très long dans la salle d’Apollon et je me suis empressé vers la suite de la visite ; juste en dehors de la salle susmentionnée, il y a cette statue représentant la Victoire ailée qui est vraiment magnifique… dommage que la tête ait disparu car cette statue est une vraie œuvre d’art et ça aurait été cool de l’avoir en entier.


 

 



Ma visite du Louvre s’est ensuite poursuivie au rez-de-chaussée où on peut retrouver plusieurs salles consacrées aux anciennes sculptures grecques et romaines. Il est très difficile de rester indifférent face à certaines sculptures : lorsqu’on pense qu’elles ont été faites il y a plusieurs millénaires et que leurs techniques n’étaient pas aussi « avancées » que les nôtres, on ne peut qu’imaginer le travail fou qui fallait aux sculpteurs pour effectuer des travaux pareils. Regardez, par exemple, cette statue d’homme : les détails sont tellement soignés et tellement réels que je suis resté bouche bée face à ce jeune Dieu (sauf erreur Apollon).


 

 



Et les statues Romaines n’ont rien à envier aux chefs d’œuvre hellénistiques : les « trois grâces » sculptées dans ce marbre blanc sont tout simplement magnifiques.


 

 



Il y a ensuite des statues italiennes de la période précédente la Renaissance. C’est vrai que nous sommes habitués aux chefs d’œuvre de Michel Ange, de Donatello, etc., mais il existe des sculptures du Moyen Age qui sont aussi belles que celles de la Renaissance : je suis, par exemple, tombé sous le charme de ces statues qui représentent Saint Pierre et Saint Paul.


 

 



Des chefs d’œuvre de la Renaissance exposés au Louvre je n’en retiendrai qu’un seul : celui qui représente Eros (l’amour) en train de réanimer Psyche avec un baiser. Je trouve cette sculpture tellement romantique et chargée de signification…


 

 



Après une petite pause, ma visite s’est poursuivie dans la section consacrée au Proche Orient ; et encore une fois j’ai été abasourdi par ce que j’ai vu ; j’ai presque pris plus de photos dans ce secteur que dans le reste du Louvre ; bien entendu je ne vous présenterai que quelques clichés, et je commencerai par cet immense portail, magnifique œuvre d’art, qui nous vient de Mésopotamie (si je ne me trompe pas).


 

 



Il y a ensuite des superbes briques colorées qui devaient revêtir les murs du palais royal ou d’un temple. Ces briques, sont décorés avec des images et des scènes (je suppose liturgiques). J’ai adoré ces couleurs pastel pas trop pétants.


 

 



Et pour terminer le récit de mon voyage à travers les âges, voici une dernière pièce qui m’a plu dans la section « Proche Orient » : il s’agit d’un bas-relief sur lequel on peut voir le Baal à la Foudre, une divinité des peuples qui habitaient la région (je ne saurais, par contre, plus dire si c’était les assyriens, les babyloniens ou autres…).


 

 



Ma journée au Louvre a donc été enrichissante et intéressante ; je me réjouis d’y retourner au plus vite pour visiter ce qu’il me reste à visiter e notamment les galléries où sont exposés les tableaux des écoles italiennes (où il y a la mythique Joconde) et des autres écoles européennes. Ce cliché de la Grande Gallérie est donc un petit rappel de ce qui me reste à visiter lors de ma prochaine visite.


 

 



J’étais donc sur le point de partir, enfin je me trouvais au café Richelieu, lorsque j’ai découvert qu’il y a une partie des galléries de peinture qui est consacrée aux tableaux suisses : intrigué, j’ai décidé d’aller faire un tour pour voir les chefs d’œuvre légués à la postérité par mes compatriotes et je ne cacherai point ma déception : au milieux de plusieurs milliers de tableaux français, italiens, allemands, etc., les TROIS tableaux Suisses sont vraiment… vraiment… c’était tellement scandaleux que je ne trouve même pas les mots. Enfin, voilà un de ces trois tableaux censés représenter l’école suisse de peinture… C’est maigre…


 

 



Fin de la première partie - suite dans le prochain article...

Paris 2008 pt.2


Après ma visite au Louvre je suis rentré à l’hôtel pour me changer et me reposer, ensuite j’ai repris la route en direction du cinéma Bastille où j’avais prévu d’aller voir « Obscénité et vertu » le film réalisé par Madonna.



Or ce ne fut pas facile d’arriver au cinéma : comme j’étais en avance et que j’avais une heure à tuer, j’ai décidé d’y aller à pied depuis mon hôtel car selon le plan, ça ne devait pas être trop loin : et en effet ce n’était pas loin, mais il fallait juste prendre la bonne route, ce que j’ai fait, mais au lieu que me retrouver au numéro 5 du Faubourg Saint-Antoine, je me suis retrouvé au numéro 305… donc il m’a fallu déscendre toute la route jusqu’au numéro 5 en 15 minutes. En gros le Faubourg Saint Antoine c’est la rue qui relie la Place de la Bastille à la Place de la Nation : mon Hôtel était vers la Place de la République et le chemin plus direct aurait été République-Bastille-Faubourg Saint-Antoine. Or au lieu qu’aller vers la Bastille je suis allé vers la Place de la Nation… ce qui m’a fait un bon détour.


Finalement je suis arrivé au cinéma à l’heure, juste avant que le film commence. A ceux qui me demandent si le film est bien je répondrai que (même si je ne peux nullement faire preuve d’objectivité lorsqu’il s’agit de Madonna), « Obscénité et vertu » est surprenant et réussi : Madonna se débrouille bien derrière la caméra et même si elle ne sera jamais la plus grande réalisatrice d’Hollywood, je vous conseille d’aller voir le film et de vous faire votre propre avis.


Après ma petite séance cinéma j’ai retrouvé Lucie et une amie à elle vers l’Opéra de la Bastille ; j’étais un peu en avance et j’en ai profité de prendre quelques clichés de Paris by night : j’aime bien celui-ci :


 



Lucie et son amie sont ensuite arrivées et nous nous sommes installés dans un petit bar qui avait l’air sympa à une centaine de mètres de la Place de la Bastille : je dis bien, qu’il « avait l’air sympa » car par la suite nous avons eu droit à un serveur qui n’avait pas très l’air d’aimer son boulot… on aurait dit qu’on le faisait chier… surtout quand nous avons dû payer et qu’il n’avait pas de monnaie… c’était du style « vous ne pouvez pas vous arranger entre vous et me payer ensemble ? »… Enfin ce n’était pas sympa, mais c’était par contre très sympa de passer ma soirée avec Lucie et Agathe. D’ailleurs nous avons été les premiers à souhaiter bon anniversaire à Lucie.


 



Donc voilà, une deuxième journée à Paris qui s’est bien terminée avec un grand dodo restaurateur qui m’a fait le plus grand bien en vue de la journée de samedi qui s’annonçait encore très riche en émotions.


Et en effet ce fut le cas. Le matin, après une « grasse matinée très relative » et un petit déjeuner une fois de plus abondant, je me suis rendu (à pied vu qu’il n’était pas très loin de mon hôtel) au cimitière Père Lachaise ; je sais, ce n’est pas la plus gaie des visites que l’on peut faire à Paris, mais j’avais envie de voir à quoi ce fameux Père Lachaise ressemblait et je n’ai pas été déçu. Bon, ce n’était par contre pas une partie de plaisir : il faut avouer que se promener au milieu des cercueils et des tombeaux, même pendant une journée ensoleillée, ne laisse pas indifférent : j’ai beaucoup réfléchi et je me suis laissé transporter par la mélancolie de l’endroit. Je ne regrette donc pas d’avoir fait cette visite, même si j’ai failli m’énerver contre tous ces gens qui prenaient des photos des tombeaux, ou assis sur les tombeaux : je ne suis pas spécialement croyant, mais j’avais vraiment le sentiment qu’on profanait cet endroit de repos… enfin, c’est un sentiment très difficile à expliquer.


Après ma promenade au Père Lachaise j’avais envie de changer d’air et je me suis rendu à Montmartre. Ça faisait plusieurs fois que je venais à Paris et j’avais envie de visiter l’Eglise du Sacré Cœur et là, comme j’avais pas mal de temps samedi après midi, j’ai sauté sur l’occasion. Bon il faut admettre que j’ai été un peu déçu par la visite : il est vrai que depuis l’extérieur cet édifice sacré a l’air impressionnant, mais j’ai beaucoup moins aimé l’intérieur… trop simple, trop moderne, trop… touristique.



J’ai même failli monter sur la coupole centrale, mais il fallait payer cinq Euros et je n’avais pas trop envie de dépenser de l’argent pour ça. Ce n’est pas comme si c’était la première fois que je voyais Paris depuis le haut d’une tour : j’ai déjà fait deux fois ça en 2004 (Tour Montparnasse et Tour Eiffel). J’ai donc pris la décision de me promener un petit moment dans Montmartre et de me trouver un endroit pour manger. J’ai trouvé ce café sur une place et c’était très sympathique, même si, une fois de plus, un peu trop touristique.


Après avoir mangé je suis allé prendre mon métro et je me suis rendu au Louvre où je voulais acheter mon pass pour Versailles. Or le billet était toujours à 13.50, mais depuis jeudi il y avait eu quelques changements : apparemment le billet me donnerait le droit de visiter le château et les parties qui normalement sont payantes, mais il resterait encore des secteurs où il faudra payer séparément. J’ai demandé plus d’informations, mais les employés au guichet n’ont pas été capables de les fournir. A ce moment là j’ai commencé à flairer l’embrouille et je ne me suis pas trompé ; mais en sortant du Carrousel du Louvre je n’ai pas trop prêté attention à ce détail… il fallait que je rentre à l’hôtel et que je me prépare pour aller retrouver Julien à la gare de Lyon. L’heure du concert approchait à des grands pas…


Je suis donc rentré, j’ai fait dix minutes dans ma chambre pour me préparer et je suis reparti. Je suis arrivé à la gare un peu en avance ce qui m’a laissé le temps de souffler (vu que j’avais « couru » comme un malade) et de me préparer à la rencontre avec Julien, un jeune homme que je connais depuis des années sur le net mais que je n’avais jamais rencontré en vrai. Julien est donc arrivé avec son TGV peu avant 19 heures ; son copain était avec lui (mais il n’est pas venu au concert avec nous) ce qui m’a donné l’occasion de le voir (depuis le temps que j’entends parler de lui ;O)). Donc que dire de cette rencontre ? Eh bien Julien est vraiment quelqu’un de très sympathique et je trouve que le courant s’est immédiatement bien passé entre nous ; je trouve qu’il ressemblait beaucoup au personnage que je m’étais construit dans ma tête à partir des récits publiés sur son blog.


En plus il a été capable de me supporter dans un moment de stress non négligeable… car oui, c’est bien de se retrouver à 19 heures à la gare de Lyon et de prendre son temps pour manger, mais finalement on a eu que peut de temps pour aller au Stade de France et il y a eu des moments où j’ai cru qu’on y arriverait pas… Et, bien entendu, mon stress et mon inquiétude se sont un peu déversés sur Julien qui restait – lui – plutôt zen. Enfin nous sommes arrivés au stade un petit quart d’heure avant le début du spectacle, ce qui m’a laissé le temps d’acheter le Tour Book (que je n’avais pas acheté à Zurich de peur de l’abîmer) et un t-shirt. Ensuite nous nous sommes installés à nos places et, pendant deux heures, nous avons profité d’une Madonna qui était en forme et qui nous a régalés avec un spectacle sans failles.


Je reviendrai sur le concert dans un prochain article : après le spectacle nous sommes partis pour prendre le métro et rentrer vers le centre-ville. J’ai quitté Julien à Saint-Lazare en regrettant de ne pas avoir eu plus de temps à passer avec lui… J’espère qu’on pourra se revoir tout bientôt car c’est vraiment quelqu’un que j’apprécie. Enfin, s’il est assez courageux pour lire ce texte jusqu’à ce point, je tiens à remercier Julien d’avoir décidé de venir au concert de la VB (vieille bique) avec moi.


J’ai ensuite repris la route vers le centre-ville et j’ai rejoint Lucie qui était en train de fêter son anniversaire avec ses copains dans la zone de Belleville. Je l’ai rejointe au Café chéri(e) où j’ai aussi retrouvé Agathe ainsi que d’autres copains et copines de l’école. J’ai notamment eu la possibilité de faire la connaissance de Anne-Cassandre qui est restée avec nous jusqu’en fin de soirée, c’est-à-dire vers trois heures du matin.


Dimanche devait être le deuxième « grand jour » de ces cinq jours parisiens et s’est révélé être différent par rapport à ce que j’avais imaginé. Comme j’ai dit plus haut j’avais prévu d’aller à Versailles : le plan était simple dans ma tête : je voulais y aller un dimanche pour me reposer, me relaxer et profiter des grandes eaux musicales (un spectacle qui n’a lieu que les week-ends). Eh bien, il m’a suffi d’arriver aux portes du château pour me rendre compte que le « week-end relaxant » je pouvais me l’enfiler à un certain endroit…


 



En fait, comme c’était la journée européenne des monuments, il y avait beaucoup de monde : encore plus que d’habitude (enfin, je ne sais pas, mais je suppose). Il suffit de regarder le cliché suivant pour se rendre compte des conditions dans lesquelles j’ai pu visiter le château.


 



Et encore, la gallérie des glaces est immense et il y a beaucoup de place ; mais lorsqu’il s’agit de visiter les autres chambres où il y a juste un couloir de passage pour éviter que les gens touchent au mobilier ou à la décoration, eh bien dans ces autres pièces c’était l’enfer : il y avait des meutes de touristes derrières, des meutes devant, des guides qui parlaient en toutes les langues possibles et imaginables, des gens qui poussaient, qui prenaient cinquante-mille photos, et tout, et tout.


En plus de cela, j’ai été écœuré de voir que dans toutes les salles du château ils avaient mis des sculptures modernes qui n’avaient vraiment rien à voir avec le décor. Vous en voyez le bout d’une sculpture hideuse qui se trouve au bout de la gallérie des glaces, un « ballon » un aluminium bleu. Ces sculptures vont rester à Versailles jusqu’en décembre… avis aux amateurs et à ceux qui veulent visiter le château sans ces horreurs…


A part ça, il est vrai que le château est impressionnant : je me suis promis de le visiter à nouveau lors de mon prochain passage à Paris (si possible pas un dimanche et pas pendant la journée européenne des monuments). Voici par exemple une vue de la chapelle, vu par l’entrée réservée aux souverains. La richesse des décorations est tout simplement incroyable.


 



Et que dire de la chambre de la Reine ? J’ai toujours adoré Marie-Antoinette (au point de me demander s’il fallait vraiment l’assassiner) et il faut dire que celui qui visite Versailles et le Petit Trianon et aime cette reine mythique trouve chaussure à son pied… Beaucoup d’endroits portent l’empreinte de Marie-Antoinette.


 



La chambre de la Dauphine (Marie-Antoinette).


 



Il y a ensuite la Gallérie des batailles où on peut voir des immenses tableaux de toutes batailles combattues par la France. Une précision s’impose : ce sont toutes les batailles combattues par la France et que la France a gagnées… on ne parle point des défaites napoléoniennes ou encore d’autres défaites retentissantes. Parmi tous les tableaux qui ornent cette gallérie j’en ai choisi un qui me parle beaucoup en tant que Suisse : celui de la bataille de Marignan de 1515, la bataille qui a mis fin à « l’expansionnisme helvétique » et qui a mené à la création du concept de neutralité. En plus, c’est après Marignan que le Tessin est véritablement devenu helvétique pour toujours.


 



Après la visite du château, je voulais continuer avec une visite du jardin et du parc et c’est à ce moment-là que l’embrouille que j’avais flairée s’est manifestée ; voilà les faits : une fois sorti du château, je me rendais avec un pas sûr et décidé vers l’entrée du jardin et c’est là qu’un membre de la sécurité m’a stoppé et m’a demandé mon billet ; je lui ai donc montré mon précieux sésame et il m’a dit que le titre dont j’était en possession n’était pas valable pour le jardin, mais seulement pour le château, les Trianons et le domaine de la Reine. Je lui ai donc demandé des explications et il m’a dit que comme c’était la journée des monuments et tout et tout et qu’il y avait les grandes eaux musicales, il fallait payer 8 Euros (6 pour les étudiants) pour accéder au jardin.


 



Je lui ai ensuite expliqué ma situation et le fait que j’étais prêt à payer les 25 Euros pour avoir le pass intégral qui « n’existait pas » mais je n’ai pas réussi à l’apitoyer et j’ai dû prendre une décision rapide : faire la queue et accéder aux jardins ou bien aller au petit Trianon et au domaine de la Reine et ensuite revenir au jardin… J’ai fini par choisir cette dernière option, mais j’étais vénère ! J’en voulais aux vendeurs des billets, j’en voulais à qui avait eu l’idée brillante d’organiser une journée des monuments et j’ai failli me gâcher la journée. Mais finalement la visite du Petit Trianon et du domaine de la Reine a été tellement intéressante, relaxante et passionnante que j’ai petit à petit oublié cette histoire.


 



J’oserais presque dire que le petit Trianon et son domaine ont été la meilleure partie de la visite.


 



Dans le domaine de la Reine il y a le Temple de l’amour (avec une statue d’Eros) entouré d’un magnifique jardin anglais… Dimanche c’était le moment idéal pour faire cette visite : il faisait chaud, mais pas trop, il y avait du soleil et les arbres commençaient à mettre leur manteau automnal… C’était un régal pour les yeux et les sens.


 



Que dire ensuite du petit Hameau de la Reine ? Un petit coin de paradis perdu au plein milieu du parc de Versailles. C’est ici que Marie-Antoinette se retirait pour jouer à la petite paysanne. Ce petit village reconstruit est vraiment chouette… J’ai pris des dizaines de photos, mais ici je vous propose juste une petite vue d’ensemble.


 



Il y a ensuite le Belvédère, la grotte, le pont, l’oranger et le théâtre de la Reine… Ici un cliché du Belvédère. Elle devait quand-même avoir une vie incroyable cette chère Marie-Antoinette, mais, en même temps, on comprend comment était-il possible qu’elle ne connaisse rien à la situation lamentable dans laquelle versait son peuple : une fois isolée dans son domaine elle était isolée du monde entier.


 



Par la suite, j’ai fait un tour vers le Grand Trianon et j’ai même, pendant quelques minutes, considéré l’idée de visiter l’intérieur : finalement, la file de gens en train d’attendre d’entrer dans ce petit château m’a fait changer d’avis. Je me suis donc encore promené un moment dans son jardin, puis j’ai rejoint le grand canal du parc et je suis retourné vers le château. J’avoue : j’ai même essayé d’aller voir si le jardin était enfin ouvert à tout le monde mais ce n’était pas le cas : il fallait encore payer, mais seulement 6 Euros. Je m’étais promis d’aller voir sans m’énerver, mais ça n’a pas été possible… j’ai failli tuer un des surveillants, mais après j’ai décidé que ça ne valait pas la peine et j’ai repris la route en direction du château.


 



A 17h30 mon train quittait la gare de Versailles et à 19h20 je retrouvais mon ami Guillaume devant l’Opéra de la Bastille. Ça faisait depuis mon passage à Paris en décembre 2006 que je ne l’avais pas revu et ça me faisait très plaisir de le retrouver… à part qu’il ma fait marcher près de deux heures avant d’arriver au restaurant dans lequel il voulait manger… apparemment son sens de l’orientation n’est plus celui qu’il était et au lieu que nous retrouver près de Bercy, nous nous sommes retrouvés vers Nation (cette place a hanté tout mon séjour parisien). Après notre long périple, qui était en tout cas allégé par une conversation plaisante, nous sommes arrivés à Bercy, où nous avons d’abord mangé (dans un restaurant où nous avions déjà déjeune en 2004) et ensuite nous sommes allés voir le film « Be Happy » dans un grand cinéma (34 salles sauf erreur) un peu plus loin.


Le film était sympathique, mais il a commencé en retard et fini en retard, ce qui fait que je n’ai pas pu rentrer en métro… j’ai pu aller juste jusqu’à Nation et après il m’a fallu marcher (comme je n’avais plus d’argent sur moi). Cette petite promenade nocturne m’a bien réveillé et après une vingtaine de minutes de marche rapide je me suis retrouvé à l’hôtel pour ma dernière nuit parisienne pendant laquelle j’ai dormi comme un bébé.


Le lendemain matin le réveil n’a pas été trop rude ; après un dernier petit déjeuner à l’Hôtel Verlain, je suis remonté dans ma chambre où j’ai préparé mes affaires et je me suis préparé moi-même. Je suis ensuite allé retrouver Lucie dans son appartement, je l’ai accompagné à son école et j’ai revu certaines personnes qui étaient à son anniversaire samedi soir. Vers 14h15 ils avaient leur cours : j’ai donc dit au revoir à Lucie, j’ai pris mon métro et je suis retourné dans le marais où j’ai déjeuné (dans le même restaurant que le premier jour) et j’ai écrit mes cartes postales. Après cela j’ai dû courir pour aller chercher de timbres et pour poster mes cartes avant de me rendre à la gare de Lyon pour prendre mon TGV qui est parti à 16h57 et est arrivé à Neuchâtel à 21h05.


Que dire donc de ce séjour à Paris ? C’est vrai que ce n’était pas les vacances reposantes auxquelles je m’attendais au début, mais dès que mon planning a commencé à se préciser j’ai tout de suite compris qu’en fait je n’allais pas pouvoir me reposer… mais finalement je suis très heureux de mon long week-end à Paris et je remercie toutes les personnes qui ont fait en sorte que ces cinq jours soient inoubliables. Voilà, je pense que sur ces bonnes paroles je vais vous laisser car, il y a deux ou trois lignes j’ai passé le cap des 5000 mots.



Bien à vous


Votre Stefano