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Back to the Club... back on the Dance Floor

 

Bonjour à toutes et à tous !

Me voilà de retour après un week-end riche en émotions et marqué par le retour du Paadre et de deux de ses CardinauX au mythique et unique Paradox. Enfin, maintenant il n’est plus tout à fait correct de l’appeler Paradox... le local dans lequel mon Clergé et moi passions une bonne partie de nos soirées s’appelle désormais « Dox » tandis que le « Para » occupe les magnifiques caves voutées qui, pendant plusieurs années, ont hébergé le Williams, une boîte neuchâteloise connue par sa clientèle un peu douteuse.

La nouvelle du rachat du Williams de la part du patron du Paradox avait fait jaser cette petite ville de Neuchâtel qui se réjouissait de voir de quelle façon ce lieu de rendez-vous de vieux pervers pouvait être transformé, à l’instar du Paradox, en un lieu branché fournissant une alternative au mythique Highlander et au Casino de la Rotonde. Tout le monde s’attendait à un lieu branché et il faut dire que ce cher Para n’a pas déçu les attentes du public ; en tout cas il n’a pas déçu mes attentes.

Mais je m’égare ! Si je vous parle du Para et du Dox c’est parce que je n’y avait pas encore mis les pieds : en fait, la dernière soirée que j’ai faite en boîte remonte justement à la fermeture de l’ancien Paradox ; qui suit mes aventures sait très bien qu’entre temps je ne me suis point cloîtré dans mon petit appartement, mais que les aléas de la vie (et des soirées) ont fait en sorte que je n’aie pas l’occasion de me rendre plus tôt au Para et au Dox. Finalement cette occasion s’est présentée samedi soir lorsqu’avec Julienne d’abord et Romain ensuite nous avons passé une soirée comme celles qu’on avait l’habitude de passer il y a plusieurs mois.

Nous nous sommes d’abord retrouvés (Julienne et moi) à la Place Pury et après quelques minutes passées à attendre l’ATTF (qui par la suite nous écrira pour nous annoncer qu’une migraine le clouait au lit), nous sommes allés nous installer sur la terrasse de l’Univers où nous avons siroté un petit breuvage (et « siroté » n’est pas un mot utilisé à la légère) et discuté pendant un bon moment. Ensuite mon estomac commençait à crier famine ce qui nous a amené au Mac Donald’s pour un petit en-cas (pas très sain je l’avoue) avant de nous conduire, sous une forte pluie d’abord au King et puis à l’étage où nous nous sommes offerts une capirina.

Après un démarrage assez lent et tranquille, la soirée commençait à s’animer ; l’étage se remplissait peu à peu de gens et avec Julienne nous avons décidé de faire un petit tour et de boire un verre ailleurs ; après un petit détour par la Poste pour chercher du pécule, nous nous sommes retrouvés au Byblos avec Ken et Mike deux connaissances que je n’avais pas vues depuis des lustres. Quelques minutes après Romain nous a rejoints avec Cyrielle et a réussi à persuader Julienne et moi de l’accompagner au Para.

Il faut dire qu’à la base j’étais déjà plutôt motivé, mais je n’avais pas très envie de payer les 15 francs d’entrée… C’est vrai que l’entrée donne droit à une consommation gratuite, mais j’ai toujours des forts aprioris sur les soirées payantes : je n’aime pas y aller car j’ai toujours peur de ne pas m’amuser et d’avoir jeté les sous de l’entrée par la fenêtre. Finalement ce n’est pas ce qui est arrivé ce soir. J’ai été très content d’avoir cédé aux tentatives de persuasion de Romain car il me fallait une soirée de ce genre : j’avais besoin de retrouver le Para, ses gens, sa piste de dance, … J’avais besoin de me plonger à nouveau dans cette ambiance unique, de plonger dans le passé.

Je me rends compte que c’est drôle d’avoir eu, tout soudainement, cette envie ; une des raisons pour laquelle j’ai tant attendu avant d’aller au Para est justement liée à un sentiment de fatigue et de lassitude qui m’avait habité lors des dernières soirées au Paradox ; je n’arrivais plus à m’amuser, à supporter les gens qui poussaient de tous les côtés, la fumée, la chaleur, les bagarreurs,… J’étais las, au bout et il me fallait un temps mort pour ne pas saturer. Pendant tous ces mois ce cher Paradox ne m’a pas du tout manqué, mais cette soirée de samedi je l’ai appréciée du début à la fin ; je pense qu’entre temps ce sentiment de saturation ait tout simplement disparu laissant la place (à nouveau) au plaisir de passer une bonne soirée.

En tous cas, je tiens à préciser, et je m’arrêterai sur ceci, que ce n’est pas uniquement grâce à l’endroit qu’on fréquente, à la musique qu’on écoute ou à ce qu’on boit que l’on passe une bonne soirée ; on passe tout d’abord une bonne soirée parce qu’on a du plaisir à passer du temps avec des gens qu’on apprécie et je tiens donc à remercier Julienne, Romain et Cyrielle pour ces moments tout à fait sympathiques.

Bien à vous

Votre Stefano

Le calendrier : 25 juillet - Marie

Bonsoir à toutes et à tous !

Ce soir, la rubrique « le calendrier de l’amitié » fait un retour fracassant à la une de ce blog avec un article consacré, une fois de plus, à une personne qui occupe une place spéciale / importante dans mon petit cœur. Après Sandrine, qui a été la protagoniste du dernier article de cette section il y a un petit mois en arrière, c’est le tour à Marie (alias Manti) d’occuper cette place d’honneur (plus que méritée) à la une de ce site.

Marie et moi nous sommes rencontrés à Champréveyres, le mythique foyer pour étudiants qui a été ma maison (et mon refuge) jusqu’à avant mon départ en Angleterre, et ce fut Ana (aussi connue sous les noms de Tits, Tetta, Bananabob,…) qui a été à l’origine de notre rapprochement ; en fait, c’est un peu grâce à elle, qui a su faire le lien entre nous deux (du fait qu’elle partageait deux branches d’étude avec moi et une avec Marie), que nous avons fait connaissance. Dès le départ j’ai été frappé par l’humour à Marie : ses piques elles sont parfois sèches et directes, mais aussi efficaces ; en tous cas elles ne me laissent pas indifférent.

Mais ce petit trait de caractère de Marie ne suffirait pas à expliquer pourquoi je l’adore autant et je suis heureux qu’elle fasse partie de ma vie ; en fait, il y a beaucoup plus : tout d’abord, dès que nos chemins se sont croisés à Champréveyres (en 2002... c’est quand-même loin lorsqu’on y pense), nos chemins, nos vies et nos destins se sont liés, j’espère à jamais, et nous avons eu l’occasion de vivre pas mal d’aventures mythiques, des aventures complètement déjantées, comme, par exemple notre après-midi chez Ikea. Comment oublier qu’en un après midi nous nous sommes faits amender par deux « pouffiasses » et que, malgré un panneau qui faisait à peu près deux mètres de large, j’ai quand même réussi à ouvrir une porte sécurisée ?

Ou encore, comment oublier toutes ces soirées et ces heures passées dans cet appartement à la maison du bonheur aux Brandards que Marie partageait avec Ana et Célia ? Ces murs ont hébergé des soirées hautes en couleur comme la elegant party, la soirée poisson d’avril ou encore la soirée maillot de bain ; d’ailleurs je me souviendrai toute ma vie de la honte que j’ai eue à cause de cette « fille du chat » qui a un peu gâché la soirée lors de la pendaison de crémaillère.

Plus récemment, Marie et moi avons passé des longues heures cloués à la table de l’anglais… elle en train de parfaire son mémoire (et le mot « parfaire » ne pourrait pas être mieux choisi vu qu’elle a eu six) et moi en train de galérer (mot qui a aussi été choisi à cause de ses implications symboliques) ma licence d’anglais. Puis, tout à coup, elle n’était plus là ! Sa soutenance était passée, elle avait réussi ses examens et elle pouvait donc évoluer dans une nouvelle phase de sa vie ; il faut avouer que parfois (souvent même) elle me manque par ici ; elle me manque au même titre que Julienne, ma surveillante, au même titre que Tits qui, comme moi était facile à dérouter du droit chemin et des autres qui ont fini leur uni. Enfin, je suis quand-même content qu’elle ait fini ses études et qu’elle soit rentrée dans la vie active… c’est juste dommage que je ne puisse pas la voir aussi souvent que pendant cette période en début d’année où nous passions vraiment pas mal de temps ensemble.

Mais d’un autre côté, cette chère Marie nous a habitués à sa « non-présence » ; en fait, elle partait chaque année en Afrique (pendant les vacances d’été) et donc je ne la voyais pas pendant des longues périodes. D’ailleurs, c’est lors d’un de ces séjours en Afrique qu’elle m’a fait un « sale » coup : elle avait l’habitude d’écrire plus ou moins régulièrement des mails pour donner des nouvelles et dans un de ces mails elle nous à écrit (aux autres et à moi) qu’elle allait rester là bas plus longtemps et demandait à Ana et Célia de chercher un nouveau colocataire. Or, votre Stefano, comme un vrai bobet, a cru à ce qu’il a lu et est directement allé proposer sa « candidature » aux deux filles. Finalement c’est Ana qui l’a fait redescendre de ses nuages en lui disant que ce n’était qu’une blague… Depuis j’ai toujours essayé de me venger mais à chaque fois Marie a compris ma ruse et donc je n’ai pas encore obtenu réparation ;O)

Je pourrais vous raconter des dizaines et des dizaines d’anecdotes, mais cet article risquerait de devenir trop long et je finirais par vous raconter des délires que vous n’allez pas forcément comprendre vu qu’ils ne font rire que nous deux (et peut-être Ana et Célia). Finalement je peux dire que quand je pense à Marie et aux bons moments que j’ai passées avec elle et toute l’équipe, je me dis que c’est une chance que cette chère Ana ait été là pour faire de liaison entre nous ; je me demande si notre amitié se serait développée de la même manière si T. n’était pas là ; je pense qu'il y a des fortes chances, malgré le fait que cette chère Ana doit bel et bien constituer le 30% des sujets de conversation de Marie et moi, que je tombe quand-même sur le charmant humour de Mademoiselle Manti. Et puis c’est vraiment une personne que j’ai eu plaisir à connaître car, mise à part notre attitude commune à faire jaillir des délires de nulle part, j’aime beaucoup parler avec elle et passer du temps, sur une terrasse ou sur un canapé, en train de boire un verre de n’importe quel alcool (pourvu que ce soit de l’alcool).

Je te souhaite donc, ma chère Manti, un joyeux anniversaire et j’espère qu’on va se voir tout bientôt pour une petite sauterie amicale.

Avant de vous quitter, je vous propose quatre petits clichés de Marie et moi, pris tout au long de ces dernières années et qui illustrent quelques moments de cette longue amitié.

Pour commencer, voici la première photo de Marie et moi. Elle a été prise en mars 2003 à Champréveyres à l’occasion d’une soirée dont je ne peux pas, malheureusement, vous dire le thème car j’ai oublié… je crois en tout cas qu’il s’agissait d’un anniversaire.

Ensuite, une photo de Marie au début de l’année 2004 chez Christina à Bienne. Cette photo montre Marie en train d’essayer de « faire pitié » au photographe, un délire qui date mais qui revient, plus ou moins régulièrement au cours de nos soirées.

Ce troisième cliché a été pris vers la fin du mois d’octobre 2005 lors de la « elegant party ». J’adore ce cliché et je trouve que Marie est très belle.

Et pour terminer, voici une photo assez récente, prise lors de la soirée que j’ai organisée chez moi pour fêter la fin des examens (et les mémoires d’Ana et Marie). A remarquer que cette photo donnait mieux lorsque je l'ai editée sur mon ordi...

Bien à vous

Votre Stefano

Dimanche soir à la gare...

Bonsoir à toutes et à tous !

Aujourd’hui j’ai envie de partager avec vous quelques-uns des clichés que j’ai eu occasion de prendre dimanche soir à la gare lorsque je suis allé dire au revoir à Davy et Dylan qui repartaient pour leur quatrième semaine d’école de recrue. Il s’agit de quelques clichés tout à fait sympathiques que vous, mes chères lecteurs, pouvez acheter au prix modique de cinq francs la photo. Ceci permettrait à votre Stefano d’arrondir sa fin du mois et de commencer à financer sa « semaine » de « vacances » à Paris. :D.

En tout cas je peux vous dire que ça faisait plutôt bizarre de voir Davy et Dylan partir pour leur semaine d’armée ; d’un côté je me disais qu’il y a à peine quelques semaines j’étais dans la même condition qu’eux ; et de l’autre côté je me suis souvenu de ma propre école de recrue et de toutes les fois qu’en arrivant à la gare de Bellinzona je retrouvais mes camarades tessinois de la section. Finalement ce ne sont pas forcément des mauvais souvenirs… Je tien aussi à relever que dimanche soir, sur ce quai de gare je faisais un peu tâche ; en fait, il y avait tous ces jeunes militaires (sexy ?), leurs copines et leurs copains... et puis il y avait Stefano, au plein milieu de cette foule ; Stefano qui essayait de se fondre dans le groupe des « copines / copains » sans vraiment en être un.

Enfin, laissons ces considérations de côté et passons à la présentation des photos :

Pour commencer voici une photo de notre cher Davy en tenue de sortie : finalement je l’aurai vu avec cette tenue qui est maintenant cousue sur mesure contrairement à mon époque où les gens à l’arsenal essayaient de prendre les mensurations mais se trompaient régulièrement.

En tout cas on peut dire que la tenue de sortie lui va bien ; en tout cas elle lui va mieux à lui qu’à moi (ce qui n’est pas difficile vu que déjà à la base elle n’avait pas été taillée sur mesure et que depuis mon école de recrue j’ai perdu plus de dix kilos).

Ensuite, voici une photo de Dylan et sa tenue de sortie.

Et puis une photo de Davy et Sam(antha) :D. J’adore ce cliché ! Ils font presque vieux couple là-dessus.

Et une photo assez spéciale de Dylan et moi. Je sais, elle n’est pas à feu, la lumière est mauvaise et, avant que je la recadre, elle n’était pas centrée, mais elle me plait et donc je la publie :D.

Une autre photo rien à voir mais que j’aime bien. En fait, le but c’était de prendre une photo avec Davy, mais Sam a pressé le bouton un peu trop tôt et aucun des deux n’était prêt.

Voilà, une fois qu’on était prêts pour être pris en photo ça donnait un résultat acceptable… Quoiqu’on pourrait souligner un petit problème d’éclairage.

Et pour finir cette petite série de photos, voici un petit cliché de nos deux militaires pris juste avant que le train arrive.

Bien à vous

Votre Stefano

Perdu en Suisse centrale pendant mon CR

Bonjour à toutes et à tous,

Dans mon article sur le cours de répétition j’ai mentionné qu’aucun militaire n’a le droit de prendre des photos durant ses heures de travail : cela s’applique à l’intérieur des casernes, dans les arsenaux et autres places de travail, mais aussi à lors d’exercices à l’extérieur. C’est vrai que cette règle pourrait sembler stricte et / ou « débile », mais je comprends tout à fait les motivations qui sont derrière (qu’est-ce qui se passerait, par exemple, si une vidéo trop « bavarde » entrait en possession d’une groupe terroriste ?).

C’est ainsi que durant ce dernier cours de répétition j’ai évité de prendre des photos pendant les heures de travail ; c’est vrai, j’ai pris une ou deux photos à l’intérieur de l’arsenal, mais elles resteront dans mes archives privées. Dans cet article je vais vous proposer quelques clichés qui ont été pris pendant les trois semaines de CR, mais il s’agit de photo prises après les heures de travail et, dans la plupart des cas, de photos qui n’ont strictement rien à voir avec l’armée. Pour tout dire, au début je n’avais même pas songé à les publier (vu que je les ai prises avec mon téléphone portable), mais finalement il y en a quelques-unes qui sont chouettes et ça me fait plaisir de les partager avec vous.

En espérant donc que vous allez aimer ces clichés, je vous souhaite un bon voyage dans quelques endroits sympathiques de la Suisse centrale.


Je commencerai cette série avec une photo de la vue qu’on avait lorsqu’on sortait de l’arsenal où j’ai travaillé pendant les dix jours de mission logistique. C’est vrai, c’est une vue tout à fait « ordinaire », mais ça faisait du bien de se retrouver en plein milieu de la nature après avoir passé plusieurs heures à l’intérieur d’un arsenal dépourvu de fenêtres…


Cette année, le cours de répétition est tombé pile dans la période pendant laquelle une bonne partie des agriculteurs du Canton de Schwyz se consacrent à la cueillette des cerises… Il y en avait partout et elles étaient magnifiques ! Il n’était d’ailleurs pas rare de voir de stands au bord de la route où l’on pouvait acheter cette gourmandise qui m’est aujourd’hui quasiment interdite vu qu’en grandissant je suis devenu allergique à une bonne partie des fruits…


Durant les dix jours que mes trois camarades et moi avons passés dans le Canton de Schwyz, il nous arrivait souvent, une fois la journée de travail terminée, d’aller prendre l’apéro sur une terrasse du chef lieu. Nous sommes même devenus en quelques sortes des habitués d’un petit bar sympathique qui se trouve sur la place principale, à l’ombre de l’Hôtel de ville. Or, pendant que mes collègues sirotaient leurs bières et lisaient leurs journaux, je passais mon temps à admirer le bâtiment qui est sur cette photo et je m’égarais dans mes souvenirs d’histoire suisse car les scènes et les symboles peints sur les murs de la mairie de Schwyz (qui ne sont pas aussi vieux qu’on pourrait le croire) évoquent quelques moments cruciaux de l’histoire de notre petit pays… En gros c’était un régal pour l’historien que je suis.


Un autre bâtiment donnant sur la place principale de Schwyz.


Le mardi de la deuxième semaine, mes trois camarades ont décidé d’aller faire un petit tour à Alpamare, parc aquatique connu dans toute la Suisse qui n’était pas très loin d’où nous logions. Or, comme je n’avais pas envie de claquer une fortune pour entrer dans ledit parc, j’ai décidé de rester au cantonnement et d’aller me promener. C’est ainsi qu’après une marche d’une bonne quarantaine de minutes je suis arrivé au sommet d’un col qui était surmonté par cette petite croix. Inutile de dire que mon esprit a très rapidement fait le lien entre cette croix et la fameuse croix blanche du Motto della Croce au dessus de Artore et de mon chalet.


Depuis ce petit col on avait une vue magnifique sur les alentours… Finalement on peut dire que Schwyz ne se trouve pas au cœur des Alpes mais sur les bords du massif, où les montagnes ne sont plus très hautes et laissent déjà pas mal de place aux collines… Cela dit, même si le relief n’est pas aussi tourmenté que celui des Alpes centrales, il faut préciser que le sommet de ce « petit » col doit en tout cas se trouver au-dessus des 1000 mètres.


Depuis le col on avait aussi une vue époustouflante sur Einsiedeln, une petite ville du Canton de Schwyz connue par son abbaye (et aussi, mais cela uniquement dans la région, pour sa bière).


Et voilà donc un petit cliché de l’abbaye, pris le soir du lundi de la troisième semaine (l’avant dernier soir). Malheureusement la qualité de la photo n’est pas très bonne, mais il est vraiment impressionnant et ce qu’on voit sur ce cliché ce n’est qu’une partie de tout le complexe qui est vraiment immense. J’aurais aimé avoir un peu de temps pour visiter l’intérieur de l’Eglise, mais bon il était déjà tard et j’aurais eu de la peine à convaincre mes camarades…


Une « petite » statue de la « Madonna » entièrement revêtue d’or. Très beau monument.


Et pour finir, une photo de quelque chose qui n’est ni un paysage, ni un monument, ni une gourmandise interdite : me voici au début de la deuxième semaine de cours de répétition… la photo n’est pas très particulière, mais je l’aime bien.

Bien à vous

Votre Stefano

De retour à la bibliothèque...

Bonjour à toutes et à tous,

Me voilà de retour par ici pour livrer quelques petites pensées qui ont meublé mon petit esprit pendant ce mardi. Les journées d’hier et d’aujourd’hui ont été marquées par mon retour à la bibliothèque après trois semaines passées à l’armée. Or, on pourrait croire que ce retour dans ce lieu de travail à moi si « cher » corresponde à un retour à la normalité, mais, en réalité ce n’est pas du tout le cas, car je n’ai pas retrouvé la même biblio que j’avais quittée ce 20 juin qui me paraît déjà si lointain.

Oui c’est vrai, les livres et les tables sont toujours là, les squatteurs aussi, mais il manque quelque chose… non… pas quelque chose… quelqu’un qui, depuis le jour où j’ai commencé à venir travailler ici, a rarement déserté les lieux : elle était ici tous les jours : qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente ou qu’il fasse grand beau, elle bravait toutes les intempéries pour venir travailler à cette table qu’elle aura occupé pendant six longues années.

En parlant de cette constance et des toutes ces heures passées à cette table « de l’anglais » elle m’a dit qu’elle voudrait faire graver une plaque métallique à visser à la table pour montrer à les futures générations d’étudiants l’endroit où elle a travaillé avec ferveur et constance. Elle l’a dit en rigolant, mais je suis de l’avis qu’il faudrait le faire pour de bon car la bibliothèque sans Julienne n’est plus la même chose !

Je suis revenu hier en fin de matinée après trois semaines d’absence et ça m’a fait tout bizarre de voir sa place habituelle, la même depuis des années, désertée ; je savais qu’il fallait s’y attendre, mais je n’étais pas tout à fait prêt à le vivre. C’était étrange, mais j’étais tellement absorbé par d’autres choses que cette absence ne m’a pas frappé dans toute son ampleur… c’est seulement cet après midi, une fois les heures de travail terminées, que la réalité m’a rattrapé : j’étais en train de descendre à la cafétéria pour ma pause de 16 heures et c’est là que je me suis rendu compte qu’il manquait quelque chose : il me manquait Julienne !

Je pense que pendant les prochaines semaines ça va être difficile d’arriver à l’uni le matin, de monter à la bibliothèque et de ne pas y trouver Julienne en train de travailler (depuis un bon moment déjà). Ça va être difficile de ne pas l’avoir à côté de moi prête à me dire qu’il faudrait arrêter de surfer et commencer à travailler ; elle ne sera pas la pour me booster dans celle qui s’annonce comme la phase la plus critique de mon mémoire (la rédaction). A midi ce ne sera plus la même chose : il n’y aura plus Julienne qui, vers midi moins le quart me dira « Bon je vais m’acheter quelque chose à la Coop », phrase heureuse qui annonçait l’arrivée de la pause déjeuner… Il n’y aura plus de mots fléchés à quatre mains avec le café (et un muffin pour moi).

Beaucoup de choses sont destinées à changer et ont déjà commencé à changer… Heureusement que Julienne a promis qu’elle viendra me voir de temps en temps pour prendre un café et, qui sait, faire les mots fléchés. En attendant il me reste les souvenirs des bons moments que nous avons passé dans cet endroit qui n’a pas vraiment été conçu pour l’épanouissement et le divertissement de ses usagers.

Une époque touche à sa fin… J’arrive à un carrefour important de ma vie et je vois que des personnes que j’aime l’ont déjà traversé et ont pris leur chemin, alors que moi je suis encore cloué de ce côté. J’ai aussi envie de prendre mon chemin et, pour cela, il faut que je finisse mon mémoire ! Donc, Stefano, motivation ! Suis les enseignements de Julienne !

Bien à vous

Votre Stefano

De retour de l'armée

Bonjour à toutes et à tous !

Me voilà de retour après trois semaines passées à servir cette petite patrie que j’aime tant. Mon deuxième cours de répétition est derrière moi et ce ne sera pas avant le 2 novembre 2009 que l’armée suisse aura à nouveau besoin de moi, ce qui me laisse pas mal de temps à consacrer à ce que j’aime et à ceux qui occupent une place importante dans mon cœur.

Ces trois semaines se sont écoulées de manière assez rapide, mais il y avait des moments où j’avais le sentiment que le temps ne passait pas : c’était durant ces moments-là que j’avais le plus nostalgie de ma famille, de mes amis et de la possibilité d’écrire quelques lignes sur mon blog. Le fait de ne pas pouvoir publier des articles quand l’envie me prenait m’était insupportable !

Maintenant je suis enfin de retour à la vie civile et je suis ravi de retrouver tout ce que j’avais laissé à mon départ ; comme j’ai dit plus haut, ce cours de répétition est derrière moi, mais pour parvenir à le refouler définitivement au fond de mon esprit, il faut que j’en parle pour une dernière fois dans cet article de manière à extérioriser les choses que j’ai vécues et les pensées qui ont occupé mon esprit pendant ces dix-neuf jours. C’est un voyage que j’entreprends avec plaisir, car, finalement, je ne garde presqu’aucun mauvais souvenir de ce cours 2008 ; tout s’est plus ou moins bien passé dans ce charmant bataillon logistique.

Pour des raisons légales, je ne peux pas vous donner trop d’informations concernant mes missions et les endroits où ces missions ont eu lieu : je peux juste vous dire que mon bataillon a été réuni à Moudon (dans le Canton de Vaud) et que la mission logistique à laquelle j’ai été affecté se passait près de Schwyz (chef-lieu du canton homonyme), au cœur de la Suisse centrale. Le grand plus de cette mission a été la possibilité de découvrir la région de Schwyz, un petit coin de Suisse qui est encore pas mal rural et qui ne peut que faire le bonheur de l’historien que je suis (étant donné que cette région grouille de sites historiques de la plus haute importance).

Ainsi j’ai eu le plaisir de redécouvrir la ville de Schwyz et de découvrir Brunnen, Zoug, Einsiedeln, Arth, Goldau et même si mes camarades n’ont pas été très motivés pour faire des visites « historiques », j’ai pu m’imprégner de cet aura particulière en prenant du bon temps sur des terrasses après des « longues » journées de boulot.

Cette année je suis tombé sur des camarades de mission très sympathiques : nous étions trois Tessinois et un Romand et je peux vous promettre que nous avons bien ri pendant cette petite dizaine de jours passée en Suisse centrale. Comme j’ai déjà dit, nous avons pris du bon temps sur les terrasses et, en plus de cela, nous nous sommes offerts des très bons repas dans des très bons restaurants aux frais de l’armée (petite précision : comme nous étions loin de toute caserne ou établissement militaire, nous avions le droit de prendre des repas où nous voulions et l’armée allait nous rembourser une certaine somme par jour. Inutile de dire que nous dépensions toujours plus que ce « budget » consenti par l’armée).

En plus d’être en pension, mes trois camarades et moi étions logés dans un stand de tir super moderne qui avait des douches individuelles, une salle télé avec des centaines de chaine et plein de petits conforts auxquels je n’avais pas encore eu droit au cours de ma carrière militaire. Ce stand était sur une montagne, isolé de tout et de tous et c’était vraiment le pied. Hélas, il y a quand même un petit revers de la médaille : car oui, c’est cool d’avoir le droit de manger où on veut, de loger dans un stand de tir qui ressemble à un cinq étoiles et d’avoir des camarades qui sont cool, mais, au bout de la deuxième semaine de cours de répétition je commençais à saturer car je n’arrivais pas à avoir une seconde à moi ; je mangeais avec mes camarades… je bossais avec mes camarades… je prenais l’apéro avec mes camarades… je dormais avec mes camarades…

Qui me connait sait que j’ai besoin de mon espace et on peut dire qu’à l’armée il est difficile de trouver des moments à passer avec soi-même et ses propres pensées. Arrivé au bout de la deuxième semaine j’avais vraiment besoin de faire quelque chose pour moi et de ne pas être tout le temps avec les trois autres.

Finalement j’ai réussi à trouver un peu de temps pour moi et j’ai réussi à recharger un tout petit peu mes batteries avant d’affronter ma dernière semaine

Donc voilà entre une mission logistique, une petite instruction et une théorie du commandant, le vendredi de la troisième semaine est arrivé à une vitesse insoupçonnée. Après trois semaines de travail il était déjà temps de rentrer et de reprendre ma vie civile où je l’avais laissée le 22 juin. S’il fallait dresser un bilan de ces dix-neuf jours, ce serait un bilan assez positif, marqué juste par cette petite crise dont j’ai parlé plus haut et par cette série de blagues et propos machistes et homophobes qui sont si typiques de l’armée.

Beaucoup de personnes me demandent pourquoi j’ai décidé de faire l’armée alors que j’aurais une excuse « valable » pour ne pas la faire. C’est vrai : il me suffirait d’aller chez mon commandant et de lui dire que je suis gay et que mon homosexualité me poserait des problèmes vis-à-vis du rapport avec mes camarades pour me faire renvoyer, mais ce n’est pas comme ça que je veux affronter cette situation… Bon, déjà il faudrait expliquer à ce cher commandant comment se fait-il que mon homosexualité ne m’ait posé aucun problème jusqu’à là (petit rappel : je ne m’assumais pas encore lors du recrutement) et même si ce ne serait pas compliqué de trouver une bonne excuse, il y a plusieurs raisons qui me poussent à faire mon armée comme « tout » le monde :

Tout d’abord, se faire expulser ou licencier de l’armée n’est pas sans conséquences financières : c’est vrai, on ne sert plus la patrie avec ses bras et son corps, mais on la sert en versant d’office une copieuse partie de son salaire à l’état. En plus de cela il y a le service civil ou la protection civile (bien plus utiles que le militaire) mais ces deux options demandent quand même un effort (en nombre de jours) plus considérable que celui que notre armée nous demande.

Deuxièmement, c’est une question d’amour propre : ce n’est pas parce que je suis gay que je suis moins apte à servir le pays que j’aime ! Beaucoup des stéréotypes homophobes se basent sur une « infériorité » du gay vis-à-vis de l’hétéro : or je suis de l’avis qu’un gay qui fait l’armée et qui fait exactement les mêmes choses que ses camarades hétéros se bat de manière active contre ce genre de stéréotypes. Je comprends qu’on ne fasse pas l’armée parce qu’on a un problème physique ou psychique ou encore idéologique (pourvu que ce dernier soit vraiment un problème idéologique et pas une excuse), mais j’ai de la peine à concevoir qu’on ne veuille pas faire l’armée parce qu’on est gay… cela équivaudrait à dire que les homosexuels ont un problème physique ou psychique de base. Ce n’est pas le cas : nous sommes des hommes à part entière et donc nous avons le droit, si nous voulons de servir notre pays.

Je sais, la situation est beaucoup plus compliquée que cela : je sais que tout ne se résout pas uniquement à une question de « vouloir » ou « pas vouloir » car il faut aussi du courage, lorsqu’on est gay, pour décider d’affronter ce monde qui est encore aujourd’hui très homophobe et machiste. Mais c’est bien en « s’affichant » et on faisant ce que les « vrais hommes » font que les gays pourront activement combattre ces stéréotypes.

Bien à vous

Votre Stefano