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En mode F.D.V (Fête des Vendanges)

Fin de semaine qui s’annonce chargée d’événements palpitants en perspective… et ça ne pourrait pas être autrement vu que ce week-end il y a la Fête des Vendanges ici à Neuchâtel ; il s’agit du plus grand événement public de l’année neuchâtelois et cela ne touche pas uniquement les amants du vin, mais tout le monde… Et cette année on fêtera le 80e anniversaire de cette fête mythique. Ce sera ma troisième fête des vendanges (après celles de 2004 et de 2005… en 2006 je n’ai pas pu y aller étant donné que je me trouvais à Canterbury).

Ce qui est bien avec la FDV (Fête des Vendanges), c’est qu’il y a des manifestations qui touchent tout le monde : il y a des défilés, l’élection de Miss Fête des Vendanges (qui est faite un moi avant la fête elle-même, pourqu’elle puisse officier) et puis il y a, bien entendu, des stands dans lesquels on peut déguster du vin et discuter avec ses amis… C’est une ambiance très conviviale qui séduit. Le vendredi soir et le samedi soir c’est les moments les plus vivants de la fête : les rues de Neuchâtel sont remplies de monde et il est difficile (voir impossible) de bouger… Je n’aime pas trop la foule et il faut avouer que parfois j’ai de la peine, mais ces moments font aussi partie de la fête…

Je me réjouis déjà de cette fin de semaine… Je vais travailler quelques heures dans un stand, ce qui me laissera pas mal de temps pour visiter le reste de la fête et passer du temps avec mes amis (j’ai d’ailleurs déjà quelques rendez-vous fixés). J’espère pouvoir prendre quelques photos pour pouvoir vous présenter cette fête et essayer de reconstruire les sensations qu’on y éprouve.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Zazie - J'arrive

Le texte que j’ai envie de vous proposer aujourd’hui se marie parfaitement avec l’état d’esprit que je vous ai décrit dans mon article d’hier ; certaines d’entre vous pourraient penser qu’une chanson qui parle de la mort et de la vie après la mort ne peut être que très morbide, mais Zazie, une artiste que j’ai récemment commencé à découvrir et apprécier avec l’aide de mon ami Tom, a réussi à écrire un texte touchant et pas morbide du tout.

Dans j’arrive, cette charmante chanteuse française (qui a récemment écrit des morceaux pour la « célèbre » Tortue), nous raconte comme elle imagine les derniers instants de sa vie ; elle veut avoir le temps pour faire plusieurs choses (rentrer chez elle, repasser sa robe, finir son concert,…). Elle dit aussi qu’elle prend le temps de s’y faire (à l’idée de s’en aller) et de saluer tous ceux qu’elle laisse sur l’autre rive (ce passage me fait d’ailleurs penser à la chanson Traverse ou reste de Nathanaël). Elle n’est pas pressée de partir et elle dit qu’elle ne sait pas si elle peut se lasser de cette vie-là.

J’aime beaucoup ce texte parce que, même s’il parle de la mort, il nous propose une célébration de la vie et la description d’un mode de vie auquel j’essaie, tant bien que mal, d’adhérer. La mort est quelque chose d’inévitable et nous ne pouvons pas faire grand-chose face à elle ; mais nous avons la possibilité et la capacité d’y songer de temps en temps et de décider de quelle façon nous voulons l’affronter. Faire face à la mort c’est comme faire face à l’inconnu et je ne peux pas nier que quelque fois cela me fait peur… mais j’essaie de rester zen (titre d’une autre chanson de Zazie :D) et de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour me préparer à ce moment ultime : j’ai envie d’y arriver serein, sans aucun regret et je suis quasi-persuadé que si j’y arrive, j’affronterai cette dernière étape avec courage et sans peur.

Enfin, un peu comme Zazie, je ne suis pas prêt à me lasser de cette vie-ci et je veux en profiter un maximum avant que l’ombre ne vienne.

Je vous propose donc le texte de j’arrive, une nouvelle perle de la rubrique « words and music » ; si le cœur vous en dit, jetez-y un coup d’œil et partagez avec moi vois impressions.

Zazie-rod--o.jpg

 

J’arrive
(écrite par Zazie)

Le temps de passer chez moi
Verser la mousse dans le bain
Le temps de repasser ma robe
D'aller chercher le pain
Le temps de bercer mon enfant
Le temps qu'elle lâche ma main
Qu'elle lâche ma main

Le temps pour un dernier verre
Parler de tout et de rien
Le temps de finir le concert
Le temps du dernier refrain
Le temps de remettre ma vie entière
Entre vos mains
Entre vos mains

Le temps de m'y faire
Je prends mes affaires
Et puis j'arrive
Le temps qu'il me reste
Pour ceux que je laisse
Là, sur l'autre rive
Et sourire
Tant que je respire
Si j'y arrive
Et j'arrive

Juste le temps passé avec toi
Autant, tant que tu veux
A peine le temps de croire en moi
Pas le temps de croire en Dieu
Et me lasser de cette vie-là
Ca je sais pas si je peux
Je sais pas si je peux

Le temps de m'y faire
Je prends mes affaires
Et puis j'arrive
Le temps de dire adieu
A ceux
De l'autre rive
Et puis sourire
Jusqu'au dernier soupir
Si j'y arrive
Et j'arrive

Le temps du voyage
Je prends mes bagages
Et puis j'arrive
Je prends mon courage
A deux mains
Si ça m'arrive
Je prends juste encore
Le temps de vivre
Et j'arrive
J'arrive

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

La fin d'une époque...

Pendant ces derniers jours il y a un sentiment bizarre et incontrôlable qui domine mon cœur ; je ne parviens pas à m’en débarrasser et Dieu sait comme j’aimerais bien pouvoir concentrer mes efforts sur d’autres problèmes et soucis plus importants… Je sais que ce sentiment ne va pas disparaître et va s’intensifier pendant les prochaines semaines, voir pendant les prochains mois ; je parle du sentiment d’arriver à la fin de quelque chose, d’approcher les derniers ébats d’une époque, l’épilogue d’une phase de ma vie débutée en octobre 2002 avec mon déménagement à Neuchâtel.

Ce n’est pas difficile de comprendre d’où vient ce sentiment et je peux dire qu’il se justifie complètement si l’on tient compte de ce qui se passe dans ma vie et autour de ma vie ; il y a une semaine je suis entré dans celle qui va probablement être ma dernière année à l’université (en tant qu’étudiant)… si tout va comme prévu, dans une année au plus tard j’aurai ma licence et je serai en train de m’interroger sur la suite ; je sais déjà que je vais probablement ajouter un autre semestre aux 12 que j’ai passés ici pour obtenir un master à la place de ma petite licence, mais, même si l’on ajoute ce semestre, au plus tard en février 2009 ma vie d’étudiant touchera à sa fin.

Certains d’entre vous pourraient se dire « finalement il va faire quelque chose de sa vie et gagner un peu d’argent ! », mais à mes yeux il y a bien plus que cela ; pour beaucoup de gens, l’université est tout simplement une école, un choix pour une carrière brillante, mais, pour ce qui me concerne ça ne s’arrête pas là : les années que j’ai passées à l’uni ont été les meilleurs de ma vie et pas uniquement parce que j’ai passé (comme on le pense bien trop souvent) cinq années à rien faire d’autre que lire et passer mes après midis sur MSN. Ces dernières cinq années m’ont beaucoup changé et façonné d’une manière que je n’aurais jamais pu imaginer il y a six ans… Et là tout arrive au bout…

Je sais, cela pourrait sembler ridicule pour certains d’entre vous, mais je vais bientôt devoir faire face à un changement majeur, à quelque chose de nouveau et inattendu qui me fascine et inquiète à la fois ; en fait ce n’est pas le changement qui me fait peur, mais le fait d’abandonner ce que j’ai en ce moment. Et pourtant, il faut bien que cela arrive un jour ; il faut bien que je vole de mes propres ailes.

L’épilogue approche et je crains même que cela ait déjà commencé : pendant la session d’examens qui s’est déroulé durant ces dernières semaines, il y a plusieurs amies et amis qui ont commencé leur parcours universitaire avec moi qui ont fini leurs examens et qui ont soutenu leur mémoire (je tiens d’ailleurs à féliciter Sandrine et Christina pour leurs résultats… bravo les filles) ; je suis bien entendu content pour eux, mais cela veut aussi dire qu’ils ont fini et qu’ils vont quitter la faculté et que je ne les croiserai plus à la cafétéria ou à la bibliothèque (soyons honnêtes, il y avait plus de chances que je les croise à la cafet’) ; cela peut sembler très débile, mais c’est étrange de les voir partir… Et en février une deuxième partie des gens que je connais et apprécie vont les rejoindre parmi les licenciés et ceux que je ne croiserai plus à la cafétéria… Heureusement qu’il y aura des fidèles qui resteront avec moi jusqu’au bout ;O).

Et comme si cela n’était pas suffisant, d’autres choses que j’ai connues et appréciées depuis mon arrivée à Neuchâtel sont en train de changer radicalement ; l’exemple qui me vient à l’esprit c’est celui de Champréveyres… sans entrer dans les détails ici (car je ne sais pas si j’ai le droit de parler de certains détails) j’assiste en ce moment à des changements radicaux qui vont transformer cette maison qui m’a hébergé pendant quatre ans ; j’ai choisi d’être témoin de ces changements et de m’engager dans ce foyer jusqu’au bout, quoiqu’il arrive et ça va être difficile de le voir changer et évoluer… mais bon, après tout, durant ces dernières années il y a déjà eu pas mal de changements, c’est juste que là ça va être un peu plus radical :O(.

Enfin, je suis persuadé que cet état mélancolique dans lequel je suis plongé depuis quelques temps va s’estomper : je pense qu’en ce moment je me retrouve dans une période qui me pousse à la réflexion et qui me donne envie de faire des bilans et des constats de ce qui s’est passé dans ma vie pendant mes premiers 25 ans… mon anniversaire approche rapidement et je crois que cela contribue à cet humeur « mélancolique » ; j’ai envie de jeter un regard (ou plusieurs regards) sur mon passé… je suis comme ça…

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Le retour des Dieux du Paadre : Eddie Cibrian

Finissons cette première semaine d’université de façon un peu décontractée ; il y a quelques semaines on m’a « reproché » de ne pas avoir présenté ici les photos du calendrier 2008 des Dieux du Stade… Or si je ne l’ai pas fait c’est parce que tout le monde était en train de le faire et je ne voulais pas vous saouler avec des choses que vous auriez pu trouver partout ailleurs… En plus, je dois dire que cette année je suis un tout petit peu déçu par les clichés : il est vrai, les rugbymen sont toujours aussi beaux et musclés, mais je préférais les photos en noir et blanc à celles, en couleur, qui ont fait surface dans les semaines passées.

Quoiqu’il en soit en discutant du calendrier avec Vanessa (à qui je dédie cet article), je me suis rendu compte que ça fait un bon moment que je n’ai plus publié d’articles dans la rubrique « les Dieux du Paadre »… Ce n’est pas que j’ai arrêté d’observer les beautés de la nature, mais seulement que j’ai préféré parler d’autres choses et cette rubrique (pourtant mythique de mon site) a été délaissée. Ce soir je vais donc la « ressusciter » et vous présenter un charmant monsieur que j’ai découvert en faisant du zapping à travers les chaînes de télévision italiennes ; un soir je suis tombé sur une série qui s’appelle Invasion qui passe sur Canale 5 et je suis immédiatement tombé sous le charme de Eddie Cibrian, un jeune acteur américain qui est né le 18 juin 1973.

Comme vous le savez je craque rarement pour les gens plus âgés que moi, mais le charmant Eddie a tout pour plaire : il a une belle gueule, un corps de rêve, il est acteur et il a joué dans deux séries culte de mon enfance (même si à l’époque je ne l’ai pas repéré) : Beverly Hills 90210 et Saved by the Bell… Il a même joué dans la série Sabrina, mais bon, celle-ci elle est moins culte et elle n’appartient pas à mon enfance. Quoiqu’il en soit, Eddie est beau et vous pouvez juger par vous-mêmes.

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Pour commencer, une photo tout à fait  innocente du sexy Eddie.

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Cette photo me donne envie de retourner à la piscine :D… Pauvre Eddie... il a l’air tellement seul qu’il faut bien que quelqu’un se charge de lui tenir un peu de compagnie non ?

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Et pour finir, une petite photo d’Eddie dans mon sauna… et je peux vous garantir qu’il était en tenue d’Adam… :D.

Voilà, je vous souhaite un bon week-end, et à très bientôt pour des nouvelles aventures.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

C'est la rentrée !

De retour à Neuchâtel après près d’une semaine passée au Tessin ; c’est l’heure de la rentrée et l’uni est redevenue vivante… J’aime bien cette ambiance, ces gens qui discutent autour d’un café, qui se plaignent d’un emploi du temps trop chargé ou d’un cours qui a été ennuyant ; j’aime bien tous ces petits moments, ces instants partagés avec des gens que j’apprécie. Aujourd’hui c’est aussi le premier jour de cours et déjà j’ai failli me planter… Je suis venu à l’uni à 10 heures, persuadé que j’avais un cours, mais je me suis rendu compte que je me suis trompé de jour… Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais persuadé qu’on était mardi et pas mercredi… Lorsque j’ai réalisé que je m’étais planté, j’ai compris pourquoi il y avait un autre cours dans la salle où j’étais censé retrouver mon prof d’anglais :D.

Les jours que j’ai passés au Tessin sont, encore une fois, passés trop rapidement ; à la base je devais rentrer dimanche, mais j’étais tellement à la bourre que j’ai dû prolonger mon séjour jusqu’à lundi… Ce qui est bizarre c’est que dernièrement ces séjours dans mes terres natales ne me pèsent plus comme auparavant : il fut un temps où je n’avais pas du tout envie de rentrer et où je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour écourter le séjour… Dernièrement je n’ai plus du tout cette envie et j’essaie toujours de profiter un maximum de ces journées passées avec ma famille.

En plus, je rentre chez moi pour travailler sur mon mémoire de licence… Ah ce fameux mémoire !!! J’ai enfin trouvé la motivation pour commencer à faire des recherches et je me suis vite rendu compte que ce ne sera pas facile de mener à bien cette entreprise « pharaonique »… je n’ai pas trouvé beaucoup de sources et tout semble assez flou ; bon après il revient à l’étudiant (futur scientifique) de bien exploiter ce dont il dispose pour formuler une thèse et des hypothèses intéressantes. C’est un challenge qui m’attire et je suis prêt à y mettre toutes les énergies dont je dispose si cela est nécessaire pour le mener à bien.

Ces derniers jours j’ai aussi réalisé qu’il y a une année j’étais au début de mon aventure à Canterbury… C’est incroyable de penser qu’une année s’est déjà écoulée depuis ce moment ! Il y a une année aujourd’hui, c’était mardi et c’était aussi mon deuxième jour sur le campus ; Ana et moi commencions à nous acclimater et à visiter la « région ». Incroyable mais vrai, je repense avec nostalgie à ces moments de délire…

Enfin, je me rends compte que cet article n’est pas le plus palpitant que j’aie écrit, mais c’était juste pour vous donner quelques nouvelles de moi après quelques jours d’absence. Je reviendrai bientôt avec des articles bien plus « intéressants ».

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Profil : le visiteur de défunts

Ce soir j’ai envie de vous parler d’un usage assez spécial des Tessinois : la visite aux défunts ! Je ne pense pas que ce soit une spécificité de mes terres natales, mais ici cet usage a pris une signification particulière et certaines personnes ne pourraient pas survivre sans cela… Il y en a dans toutes les familles et la mienne n’est pas immunisée de ce phénomène de société.

Voici comment reconnaître le typique « visiteur des gens décédés » : chaque matin, pendant son petit déjeuner ou sa pause de dix heures, le personnage en question (qui a souvent déjà passé la cinquantaine) parcourt les avis mortuaires dans le journal en espérant presque d’y apercevoir le nom d’une personne qu’elles connaissent… Ce n’est pas nécessaire que le défunt fasse partie de sa famille ou du cercle des amis proches ; il suffit que ces spécialistes des visites aux défunts aient eu la chance de les croiser une fois de leur vivant pour avoir l’honneur d’être visités par eux à la morgue ou bien à la chambre funéraire.

Si la chasse au défunt a été fructueuse, le « visiteur » prévient son cercle d’amis visiteurs et tout le monde se met d’accord pour aller rendre visite au décédé ; hélas, ce qui est parfois amusant c’est que ces visiteurs n’ont jamais rendu visite à cette personne lorsqu’elle était vivante et ils le font lorsque probablement elle s’en fout si quelqu’un est venu la voir ou pas. Eh bien, cet usage prévoit aussi que les « visiteurs » rencontrent la famille et distillent des mots gentils sur la vie exemplaire de la personne décédée : cela relève bien entendu d’une bonne dose d’entraînement (certains « visiteurs » sont quasiment des professionnels et font ça à longueur de journée) et aussi savoir être un tout petit peu faux cul ou hypocrite.

Si je vous parle de cela c’est parce qu’aujourd’hui j’étais chez ma grand-mère en train de boire un café et elle a reçu un appel : c’était sa belle sœur qui lui demandait si elle avait envie d’aller rendre une dernière visite à une dame qui est décédée ce matin. Or il faut savoir que ma grand-mère doit s’occuper de mon grand-père 24 heures sur 24 et lorsqu’elle a reçu cet appel était justement en train de souffler vu que papy était à l’hôpital en train de faire sa dialyse. Mamie utilise ses moments pour se reposer et se ressourcer : elle aura bientôt 77 ans et ce n’est pas toujours évident pour elle de s’occuper de papy et donc lorsqu’il est à l’hosto elle se repose… Et cette belle-sœur (ma mère « l’adore ») voulait que mamie aille avec elle voir une dame qu’elle avait peut-être vu une fois dans sa vie.

Cette belle-sœur (tante Carmen) correspond pas mal au stéréotype du « visiteur » : elle et son mari sont toujours au courant de tous les décès de la région (le fait qu’ils aient un restaurant les aide pas mal à récolter toute les informations nécessaires) et sont une véritable mine d’informations. Quoiqu’il en soit cet après-midi tante Carmen nous a bien fait rire avec sa visite… de plus qu’on la connaît assez bien et elle va bien avec le personnage de « visiteur » : elle est toujours fatigué et en train de se plaindre qu’elle est fatiguée, qu’elle a trop de boulot qu’elle ne va pas bien… Elle vient rendre visite à ma grand-mère juste pour s’installer dans un fauteuil et s’endormir… Enfin ce n’est pas une personne très vive… Son mari par contre c’est un excité du bocal… vous savez c’est ce genre de personne qui connaît tout le monde et qui arrive toujours à t’expliquer de qui il parle… exemple :

Tu n’sais pas qui c’est cette Dame ? Je suis sûr que tu la connais : mais oui c’est cette dame est la fille de ce Monsieur qui a épousé Madame X, la veuve de Monsieur Y qui avait aussi deux filles, qui ne sont donc pas les sœurs de la dame en question. Tu sais une de ces deux filles a épousé Monsieur W, ils ont eu trois enfants et l’aîné travaille pour la société électrique tandis que les deux autres sont morts dans un accident. Dans la voiture il y avait aussi la sœur à Madame X, celle qui avait épousé le banquier de Lugano, oui… tu te souviens, le banquier auquel on attribuait une relation avec la sœur de Monsieur Y.

Enfin, je ne sais pas si vous y avez compris quelque chose, mais tante Carmen, son mari, mes grands parents et mon père peuvent discuter ainsi pendant des heures… Ils touchent à une bonne partie de l’arbre généalogique de la région de Bellinzona.

Bon, je crois avoir fait le tour de la question des « visiteurs ». A première vue cet article pourrait sembler macabre ou morbide, mais j’ai essayé de le rédiger de manière amusante.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Posez votre question au Paadre : le temps de répondre...

Voilà, comme je vous avais promis, je vous propose les réponses aux quinze questions qui m’ont été posées ; je suis ravi du succès que ce contest a eu et encore plus ravi d’avoir eu des questions portant sur une palette de sujets assez variée ; pour un soucis de mise en forme je n’ai pas répondu aux questions dans l’ordre dans lequel elles avaient été posées, mais j’ai essayé de les regrouper par thème. J’espère que vous apprécierez mes réponses et j’attends vos réactions.

Votre Paadre dévoué

Paaadre, parlez-nous de vos croyances ; Quel regard portes-tu sur la religion en général et la spiritualité ? Crois-tu en une vie après la vie terrestre ? Crois-tu en Dieu ou à une force supérieure ? (question posée par l’ATF).

Confessions Time ! Que dire de mes croyances ? Je suis né dans un canton catholique, j’ai franchi toutes les étapes qu’un bon catholique se doit de franchir (baptême, première communion, confirmation), mais je ne suis plus très sûr que le catholicisme me convienne ; je trouve que la religion n’est fondamentalement pas quelque chose de mauvais : l’être humain a besoin de quelque chose qui lui permette de « comprendre » ou affronter ce qui l’attend après sa mort et la religion essaie souvent de donner des pistes. Malheureusement au jour d’aujourd’hui lorsqu’on pense à la religion, on pense plutôt aux guerres, à l’intolérance, et aux interdits du Pape Benoît XVI. Je n’arrive plus à m’identifier dans une religion car tout le monde fait de la politique aujourd’hui : le Pape est encore maître du monde politique de l’Italie, l’Islam contrôle des pays entiers aussi. Je ne veux pas adhérer à une religion qui fait de la politique ; la religion doit s’occuper de l’âme de ses adeptes.

Pour ce qui concerne mes croyances personnelles, il est vrai que j’ai grandi comme un catholique, mais j’ai de plus en plus de mal avec les dogmes et les interdits du Vatican. Personnellement, je crois qu’il y a un être supérieur, mais j’ai du mal à croire qu’il s’agisse d’un Dieu qui est prêt à nous punir à cause de notre orientation sexuelle : comment peut un Dieu tout puissant haïr une de ses créatures ? Comment peut un Dieu tout puissant ne pas pouvoir pardonner les erreurs de « ses enfants » ? Les catholiques disent notre « Dieu père » : un père est censé pardonner les enfants qui s’égarent et non les punir pour l’éternité. En somme, je préfère croire qu’il y a quelque chose en dessus de nous, au-delà de notre compréhension et je préfère ne pas lui attribuer d’étiquettes.

Est-ce que je crois en une vie après la mort ? Eh bien, je pense qu’encore une fois c’est quelque chose que j’aimerais bien, mais, encore une fois, on est devant quelque chose que l’homme a mis en place au fil des siècles pour stigmatiser la mort ; je pense qu’il est naturellement très difficile pour l’être humain de se dire que tout se termine le jour de sa mort et qu’il est plus facile de se dire qu’il y a quelque chose après. Hélas, personne n’est jamais revenu du Royaume des morts pour confirmer qu’il y a effectivement quelque chose. Pour ma part, j’aime bien y croire, mais, en même temps, je me demande si au moment de ma mort je ne serai tout simplement pas assez las de la vie pour en recommencer une autre.

Es-tu déjà tombé amoureux d'une fille? Et si oui, laquelle? (question posée par Bobsky).

Ma chère Bobsky, ta question m’a beaucoup intrigué et j’ai longtemps réfléchi avant d’y répondre : il faut dire que durant mon adolescence, lorsque je me posais pas mal de questions par rapport à ma sexualité, il m’est arrivé d’éprouver des sentiments très forts pour des filles, des sentiments tellement intenses que je n’ai pas hésité à croire que j’étais amoureux de ces filles. En 2003 j’ai rencontré un garçon et j’ai commencé à ressentir des sentiments très forts pour lui ; je ne comprenais pas qu’est-ce qui m’arrivait et je ne savais pas comment définir ces sentiments. Avec le temps j’ai compris que c’était de l’amour et je me suis donc rendu compte que les sentiments que j’avais ressenti pour certaines filles n’étaient pas des sentiments d’amoureux. Donc pour répondre de façon succincte à ta question, je pourrais dire que non, je ne suis jamais tombé amoureux d’une fille, même si pendant un moment j’ai cru que c’était le cas. Cela n’enlève bien entendu rien à l’affection que j’éprouve ou que j’ai éprouvé pour les filles en question ;O).

Quel est l'endroit le plus insolite où tu rêverais de faire l'amour ? (question posée par l’ATF).

C’est bien mon cher ATF que vous dites « faire l’amour » et pas « baiser » car cela me permet de formuler ma réponse de manière plus complète ; il faut avouer qu’en ce moment je suis tellement en manque de tendresse et de câlins que même mon lit me semblerait un endroit « insolite » (mais je ne vais pas ennuyer, encore une fois, tout le monde avec mes mésaventures sentimentales). Cependant, si je devais indiquer un vrai lieu insolite, je dirais que j’aimerais faire l’amour dans l’ascenseur vitré de la tour de l’OFS à Neuchâtel.

Serais-tu dégoûté de pénétrer une fille ? Si non, quelle fille choisirais tu pour l'expérience ? (question posée par Nonène).

Je ne pense pas que je serais dégoûté par l’idée de pénétrer une fille ; c’est vrai, je suis homosexuel, mais cela ne veut pas dire que j’ai une vision arrêtée des choses ; j’aime les hommes et, bien entendu, cela ne me pose aucun problème d’avoir des rapports sexuels avec eux. Je sais que pour beaucoup de gays c’est hors de question de coucher avec une fille, mais pour ce qui me concerne je ne suis pas de cet avis : en ce moment je me plais bien avec des mecs et je n’ai aucune envie de tenter avec une fille, mais je me dis qu’un jour cela pourrait arriver ! Il ne faut jamais fermer toutes les portes car on peut toujours changer d’avis ou avoir envie d’essayer quelque chose de nouveau (voir de différent) : même parmi les hétéros il me semble qu’il y en a toujours plus qui ont déjà fait des choses (ou aimeraient essayer) avec une personne du même sexe, donc pourquoi les gays ne devraient pas ressentir cette même envie de tester ? En plus de cela, le mot « dégoûter » ne me convient pas : je ne suis jamais dégoûté par quelque chose avant même de l’avoir essayée… Pour la deuxième partie de ta question, je peux seulement te dire que je ne coucherai pas avec une fille que je connais et que j’apprécie ; je préférerais trouver une inconnue car je ne voudrais pas risquer de gâcher les rapports noués avec une amie en lui disant, par exemple, que ce qu’on vient de faire ne m’a pas plu… Enfin, j’espère que tu as compris ce que je voulais dire…

Est-ce que tu pourrais te faire un « bear » ? (question posée par Mimo).

Remarque : pour ceux qui ne seraient pas des connaisseurs du jargon homosexuel, un « bear » ou « ours » en français est un homme bien en chair, bien baraque avec pas mal de des poils. Mon cher Mimo, que dire de cette question… eh bien, je ne sais pas trop quoi répondre ; je sais que beaucoup d’homos craquent sur un stéréotype de mec, mais je dois avouer que cela n’est pas mon cas ! Je craque sur la personnalité, l’intelligence et le savoir vivre du mec en question ; il est vrai que s’il est beau, cela l’aide beaucoup à le rendre craquant à mes yeux. Comme tout le monde j’ai mon point de vue subjectif sur la beauté et je dois admettre que les « bears » n’y entrent pas ; un homme beau, pour moi, c’est quelqu’un qui prend soin de lui, de son image et de sa santé, et, je suis désolé, mais les « bears » ne donnent pas trop cette image d’eux-mêmes. Donc, je pense qu’à priori je ne me « ferais » pas un « bear ». Cela dit je ne suis pas contre l’établissement d’une solide amitié avec un « ours », c’est juste que, du point de vue sexuel et « amoureux » ce n’est pas ce que je recherche.

As-tu déjà eu une panne sexuelle? Que ce soit dès le départ ou en plein milieu de l'acte? Et comment as-tu réagis? (question posée par Euan).

Très bonne question mon cher… Comme beaucoup de monde je n’ai pas été l’amant le plus performant du monde, mais je n’ai jamais eu une véritable « panne sexuelle ». Disons que parfois il a été difficile de rester excité lorsque mes sens ont réalisé que mon partenaire sexuel n’était pas au top de sa forme… Il faut aussi dire que dans ce domaine je n’ai pas eu beaucoup de chance et que j’ai eu au moins trois partenaires qui ont été victimes d’une petite panne : le premier c’était pitoyable… il était tellement ivre qu’il n’a vraiment rien pu faire ; le deuxième (avec qui j’avais déjà fait des choses « merveilleuses » auparavant) avait aussi bu et j’ai dû tout faire (le matin d’après il était à nouveau en forme et on a pu refaire nos cochonneries dans les règles de l’art) et le troisième il n’a pas vraiment eu de panne : je l’ai trop épuisé et on a dû s’arrêter. Enfin, pour ce qui me concerne, je n’ai jamais été tellement bourré d’avoir des problèmes érectiles ; il m’est juste arrivé de « débander » lorsque je me suis trouvé devant un partenaire décevant.

Pour changer de sujet : si tu ne devais emporter qu'une chose sur une île déserte, laquelle serait-ce ? (question posée par la CardinalE).

J’ai beaucoup réfléchi à votre question ma chère CardinalE et je crois avoir trouvé une réponse assez satisfaisante : je crois que j’emporterais un album photo avec des photos de tous ceux (et tout ce) qui ont compté dans ma vie. Etant donné que je serai tout seul sur cette île je saurai me débrouiller pour survivre (chercher à manger, un logement, etc.) mais je ne suis pas prêt à abandonner et à renoncer à mes souvenirs.

Bonjour mon cher Paadre ; voilà je me lance avec une 1ère question : si tu devais choisir une chanson (et qu'une seule) de Madonna laquelle serait-elle et pourquoi ? Je pense que t'auras beaucoup de peine a faire ton choix ! (question posée par le CardinaL de l’Ouest).

Mon cher CardinaL du Littoral Ouest, il est vrai qu’il y a beaucoup de chansons de Madonna que j’affectionne ; il y en a certaines qui me rappellent des moments précis de ma vie et des autres qui me font penser à des personnes ou à des émotions. Cependant, si je devais choisir une seule chanson de Madonna je choisirais sans hésiter Get Together, le morceau de la divine auquel je suis le plus lié et qui me rappelle le plus de choses. Elle me rappelle plusieurs personnes auxquelles je tiens beaucoup, elle me rappelle un moment important de ma vie (la fin d’une époque et le début d’une nouvelle époque), elle me rappelle une magnifique semaine passée à Amsterdam en attendant un magnifique concert de Madonna… Enfin, Get Together sera toujours une chanson importante à mes yeux.

Au milieu de ce festival de questions, j'ai envie d'en poser une troisième, et dernière vu le délai : quelle est la chose la plus vitale qu'une amitié puisse t'apporter? Et quelle le geste ou une parole que tu ne pourrais jamais excuser de la part d'un ami? (question posée par l’ATF).

L’amitié est quelque chose de merveilleux : chaque ami est un trésor, une richesse à laquelle je ne pourrais pas renoncer. Mes amis m’apportent beaucoup : j’aime bien le fait de partager des choses avec mes amis, j’aime bien avoir quelqu’un qui écoute lorsque je dois faire mes jérémiades et être là pour écouter les leurs, j’apprécie de savoir qu’il y aura quelqu’un prêt à me dire si je m’écarte du droit chemin et je suis en train de faire une bêtise. Les amis, pour moi, c’est ça : un partage constant de paroles, d’émotions et de gestes ; pour te répondre, je pense que c’est ceci qui est le plus vital pour moi. J’ai besoin de partager mes émotions, d’être conscient que je fais partie de ce monde, que je suis part de quelque chose.

L’amitié n’est pas toujours quelque chose de facile et des fois ça clashe : en 2003 je pensais avoir une belle relation d’amitié avec une fille au Tessin, mais je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de partage… Elle me racontait sa vie, me faisait partager toutes ces choses, mais elle n’était pas prête à m’écouter : chacun de nos rencontres tournait autour d’elle et de ses mensonges (ah oui, parce que la fille en question était aussi mythomane et tout ce qui m’a raconté sur sa vie magnifique était inventé) ; je ne supporte pas qu’il n’y ait pas de partage, qu’il n’y ait pas d’écoute, mais lorsqu’un de mes amis abuse de ma confiance, eh bien, là il est allé trop loin et je préfère mettre un terme à notre amitié. Je trouve aberrant qu’un ami puisse user et abuser de la confiance qu’on repose sur lui.

Moi aussi je t'en pose une autre : on a tous fait un jour ou l'autre la point sur notre courte vie. Je suis sûre que tu l'as fait aussi. En admettant que l'on puisse revenir en arrière, referais-tu le même parcours, prendrais-tu les mêmes décisions ou changerais-tu quelque chose ? (question posée par la CardinalE).

Il est toujours très intéressant pour moi de faire le point sur ma vie et je n’ai pas peur de le faire ; j’aime bien réfléchir à mon passé et remettre en question des décisions que j’ai prises en cours de route. Connaître le passé et avoir des idées claires de ce qu’on était et ce qu’on veut devenir est à mes yeux très important ; faire le point est aussi vital pour vérifier que l’on ne s’est pas écartés du chemin qu’on souhaite suivre.

Ma vie n’a pas toujours été aussi belle et magnifique qu’aujourd’hui ; j’ai eu beaucoup de peine à être heureux de ma vie lorsque j’étais à l’école secondaire et je peux vous assurer qu’elle ne ressemble pas du tout à celle que j’ai aujourd’hui : je pense que vous auriez du mal à reconnaître ce cher Paadre. J’ai beaucoup souffert, je me posais des questions sur ma sexualité et j’étais la risée de ma classe (et peut-être de toute l’école) ; cependant, je crois qu’à choisir, je ne voudrais pas une autre adolescence que celle que j’ai eue ! Tout d’abord parce que ces moments difficiles ont fait de moi ce que je suis devenu. Si je n’avais pas été la risée de mon école, je doute qu’aujourd’hui j’aurais le même caractère et la même attitude envers les gens qui m’entourent ; si j’avais fait partie des gars les plus populaires de l’école je n’aurais pas dû apprendre à me battre pour obtenir ce que je voulais.

Pendant des longues années je me suis battu pour démontrer ma valeur à mes camarades de classe, à mes professeurs et au final j’ai gagné le respect de pas mal de monde (les profs on tous cas m’adoraient) ; j’ai appris à me battre pour ce que je voulais, à avoir confiance en moi et à croire en mes capacités. C’est ainsi que j’ai pu grandir… Peu à peu j’ai fait face à tous mes démons… chaque jour je ressemblais de plus en plus à la personne que je souhaitais devenir.  Cela n’a pas toujours été facile, mais, comme j’ai dit, je ne serais pas devenu le Paadre si je n’avais pas dû faire face à tout cela.

Donc pour résumer, je peux dire qu’il n’y a pas grand-chose que je changerais de mon passé : si je devais revenir en arrière je referais à peu près le même parcours que j’ai déjà fait. Peut-être j’aurais aimé faire mon coming-out un peu plus tôt dans ma vie et de profiter un peu plus pleinement de mon adolescence, mais il s’agit de deux choses qui ont fini par arriver. Un coming-out au Tessin il fallait le faire et je n’en avais pas la force nécessaire. Tout ce qui nous arrive, arrive pour une raison ou pour une concurrence de causes dans un moment bien précis de notre vie et, vraisemblablement, le bon moment pour moi de faire mon coming-out c’était à l’aube des 22 ans.

Encore une ptite question pour notre bien aimé Paadre. Un ptit clin d'oeil à la chanson si connue de Patrick (Paaaaaaaaaaaaaaaaaaatrick) Bruel « Place des grands-hommes », vous savez « Rendez-vous dans 10ans, même jour, même heure... » : Où, Comment  et Avec qui te vois-tu dans 10ans? (question posée par Vanessa).

Avec cette question t’as touché un sujet qui allait peut-être très bientôt faire l’objet d’un article par ici ; voici comme j’aime m’imaginer dans dix ans : tout d’abord j’aurai fini mes cours, j’aurai eu mes licences, mon master et j’aurai trouvé un travail épanouissant sur Neuchâtel ; inutile de dire que je ne serai pas rentré au Tessin : c’est vrai que je visite encore assez fréquemment ma famille là-bas, mais ma véritable vie est à Neuchâtel. Entre temps j’aurai même eu le courage de faire mon coming out ; mes parents auront accepté cela.

Dans dix ans j’aurai aussi débuté une carrière d’écrivain ; pour déconner je vais envoyer un romain que j’ai écrit à un éditeur ; il va l’aimer et le publier. Cela fera un petit revenu accessoire et supplémentaire ; après un premier roman je vais bien entendu en écrire d’autres et dans dix ans j’en serais à mon troisième. J’ai toujours rêvé d’avoir un peu de succès en tant qu’artiste, et l’écriture est ce qui me réussit le plus ;O).

Dans dix ans ma vie sera donc plus accomplie qu’aujourd’hui : un bon boulot, des relations stables avec ma famille, un peu de succès en tant qu’écrivain et puis, laissez-moi rêver jusqu’au bout, j’aurai enfin rencontré l’homme de mes rêves ! Dans dix ans ce fera cinq ou six ans que je sors avec l’homme de ma vie et on commencera à songer au pacs. J’ignore toujours où nous nous rencontrerons (sinon je pense que je vais camper là-bas pour le rencontrer plus tôt que prévu), mais je sais qu’il y a un homme pour moi quelque part qui attend. En tout cas je ne me vois pas seul ;O). Voilà, je pense avoir répondu convenablement. Hélas je ne peux pas être plus précis car ma boule de cristal est toujours aussi floue…

Les temps changent, nos chemins se croisent puis se quittent, pour mener à une bifurcation où l'on doit choisir la gauche ou la droite. Mon chemin me fait quitter Neuchâtel. Que ferais tu, si tout le monde quitte Neuchâtel et te laissait seul ici? Est-ce que tu nous suivrais ?  Est-ce que tu retournerais au Tessin? (question posée par Mimo).

Que ferais-je si tout le monde que j’aime quittait Neuchâtel ? Eh bien, supposons que cela arrive (c’est quand même difficile que toutes les personnes que j’aime bien partent), je ne crois pas que je les suivrais… et je ne crois pas non plus que je rentrerais au Tessin. En ce moment ma vie est à Neuchâtel, je m’y plais bien, je fais des études que j’estime satisfaisants et j’espère trouver un bon boulot dans la région. Pour ce qui me concerne je ne suis pas près de quitter cette ville qui m’a adopté, même si des amis vont chercher leur bonheur ailleurs.

Le fait que ces personnes quittent Neuchâtel ne veut pas dire que notre relation va se terminer ; je pense que si un de mes meilleurs amis partait dans une autre ville, ou dans un autre pays, cela ne changerait rien à notre rapport ; certes, il serait plus difficile de nous voir ; certains rapports et certaines amitiés s’estompent après quelques temps, mais d’autres durent pendant toute notre vie. Lorsque j’ai quitté le Tessin, j’ai perdu presque tous mes amis de là-bas, mais à l’époque je n’avais pas de véritables amis ; je pense que ceci n’arriverait pas si je devais partir de Neuchâtel… Il suffit de voir : je suis parti une année en Angleterre, et malgré mes craintes, rien n’a changé.

Je vais pour ma part aborder un sujet tout autre que certains trouveront peut-être ...mmmhhh... "inintéressant": Quel est ton avis sur la position de la Suisse vis-à-vis de l'Allemagne du IIIe Reich ainsi que des Alliés durant la Seconde Guerre Mondiale, et trouves-tu justifiable la sévérité avec laquelle elle a été traité par les vainqueurs aux lendemains de la Guerre? Nous aurons au moins touché un sujet digne d'intérêt et par la même j'espère les souvenirs des cours d'Histoire Suisse de Monsieur Henry du mercredi à midi (question posée par Vanessa).

Ma chère Vanessa, je suis plus que ravi de répondre à cette question, car elle me permet de faire usage d’un tas de connaissances qu’il n’est pas possible de placer dans n’importe quel discours. Comme tu l’as dit, la Suisse a été traité avec pas mal de sévérité par les vainqueurs de la guerre ; on lui reprochait d’avoir été trop proche de l’Allemagne d’Hitler et de l’avoir aidée (en hébergeant, par exemple, ses fonds pécuniaires). Ce qui est dérangeant dans cette position des Alliés c’es le fait qu’ils ont en partie raison : la Suisse a accueilli l’argent allemand ! Mais, en même temps, ces chers Alliés semblent avoir oublié qu’on les a aussi aidés ; on tend à oublier que la Suisse, même si c’est un pays neutre, elle a dû « collaborer » avec les deux camps pour ne pas se faire envahir. On pourrait nous rétorquer que la Suisse aurait dû faire comme les autres pays et prendre les armes pour se défendre et c’est là que je me plais de faire remarquer que la Suisse est un tout petit pays qui n’aurait pas fait le poids face à une éventuelle invasion de la part de l’Allemagne ou des Alliés ; elle a donc fait ce qu’elle pouvait pour se préserver et protéger sa population.

Donc, pour résumer, je ne trouve pas justifiable la sévérité avec laquelle on a traité la Suisse, car elle n’est pas basée sur des points objectifs. La Suisse a fait ce qu’elle pouvait pour se protéger face à l’Allemagne et aux Alliés… La manière peut être douteux, mais l’effet n’est pas négligeable : la Suisse a réussi à protéger sa population.

Salut ! Moi aussi j'ai une question: Pourrais-tu passer 1h30 (durée d'un séminaire d'histoire...) à côté de PDC ? Et si oui, de quoi lui parlerais-tu ? (question posée par Sainteté).

Chère Sainteté, je ne pense pas avoir les nerfs assez solides pour tenter une telle aventure : il faut déjà dire que le fait d’être assis à côté de lui n’est que la partie la plus facile de l’entreprise : après il faut trouver un sujet de conversation et surtout s’accrocher pour suivre les charmantes théories de PDC. Si on est assez bons on pourrait y parvenir, mais je crains qu’il ne soit pas très possible de discuter avec lui… IL va parler et l’autre va écouter tout le long… Je me contente donc de me régaler de sa voix magnifique lors des séminaires et lorsqu’il nous offre une de ses questions farfelues et incompréhensibles.

Es-tu déjà allé en suède ? (question posée par Yvan).

Je suis content d’apprendre que tu pars en Suède voir ta chérie et, d’un certain côté je t’envie ; je n’ai jamais été en Scandinavie et j’aimerais trop visiter tous ces pays. Enfin, j’essaie de me persuader qu’après avoir obtenu ma licence j’aurai la possibilité de faire un semestre sabbatique et donc faire un petit tour de l’Europe… Il y a tant d’endroits que j’aimerais visiter.

De retour (à nouveau) au Tessin

Me voilà de retour au Tessin pendant quelques jours… Ces derniers temps je ne cesse de faire des aller-retour, mais c’est assez normal : tout d’abord il fallait prendre du temps pour voir la famille après mon long séjour en Angleterre ; ensuite j’ai décidé de faire mon mémoire sur Prada et donc il faut que je vienne sur le terrain chercher des information ; et puis, last but not least, il faut dire que je suis pas mal préoccupé pour l’état de santé de mon grand-père et je veux passer le plus de temps possible avec lui.

Depuis deux ans son état de santé me préoccupe et préoccupe toute la famille : il faut dire que mon grand-père n’a jamais vraiment pris soin de lui et que, tout à coup, cette attitude « insouciante » a donné des résultats catastrophiques et tout à coup il a été rattrapé par une série de problèmes plus ou moins graves. Donc depuis deux ans il rentre et sort de l’hôpital et il y va au moins trois fois par semaine pour faire sa dialyse… Et là il nous a récemment fait une petite attaque cardiaque qui nous a donc bien foutu les boules à tous ; je l’ai revu ce soir en arrivant et je l’ai trouvé beaucoup plus faible que pendant mes dernières visites tessinoises.

J’ai beaucoup de mal à supporter cette vue et ça me remplit de tristesse de voir mon papy comme ça… De plus que je me souviens de comme il était avant… C’était quelqu’un de costaud, de très fort ; là il n’a presque plus la force de se tenir sur ses jambes. A chaque fois que je pars pour rentrer à Neuchâtel je crains que c’est la dernière fois que le vois en vie et cette pensée me fait sentir coupable… Je me sens coupable de fuir tout cela pour ne pas avoir cette vision sous les yeux tous les jours ; je me sens coupable de rentrer à Neuchâtel et vivre ma petite vie de manière insouciante, m’amuser, déconner ; je me sens coupable car j’ai l’impression de fuir et de ne pas me conduire de la bonne façon. Enfin, de l’autre côté je me dis que je ne peux pas faire autrement : ma vie et mes études sont à Neuchâtel.

Là on verra bien s’il va s’améliorer un tout petit peu, mais à chaque fois qu’il s’améliore, il y a toujours quelque chose de nouveau qui le guette et qui s’abat sur lui ; cela semble ne jamais avoir de fin.

Pour ce soir je vais m’arrêter ici, j’avais juste envie de me défouler un tout petit peu ; je pense que demain soir je serai en mesure de publier les réponses à vos questions, donc stay tuned ;O).

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Moment de réflexion...

En attendant la fin du Contest (vous pouvez toujours poser vos questions ICI) et donc le temps de me pencher sérieusement sur les questions que mes lecteurs m’auront posé, je me relaxe et je prends mon temps pour réfléchir à la suite ; après cinq ans passé à l’université (quatre à Neuchâtel et un à Canterbury) je vois maintenant la fin de cette longue « expérience académique » approcher à grands pas et je me rends compte que je suis totalement impréparé pour ce qui m’attends après ces longues années d’étude.

Le monde du travail est quelque part là bas, à l’horizon, mais il approche et je crains ne pas avoir les instruments nécessaires pour affronter ce grand changement dans ma vie ; une chose est bien claire pour moi : au plus tard dans trois semestres, je serai loin de l’université et à ce moment-là il faudra trouver une manière de gagner ma vie… Je suis assez las de devoir tout le temps dépendre des autres et d’un côté je me réjouis d’avoir un revenu fixe et une carrière qui me permette de m’épanouir ; de l’autre côté je marche un peu vers l’inconnu : il est vrai que j’ai visité le monde (enfin, n’exagérons pas non plus, je me suis un peu promené en Europe), mais là, l’avenir est noir et je vais entrer dans quelque chose qui ne ressemble à rien de ce que j’ai déjà vécu.

Bon, j’ai déjà un peu travaillé pendant mes étés, mais ce n’était pas pour vivre ou survivre, mais une façon de mettre des sous de côté ; en plus je n’ai jamais eu l’opportunité de travailler dans mon domaine d’études… Enfin, j’aurais bien aimé faire un stage dans un archive ou dans un musée, mais la seule fois où j’avais trouvé quelque chose, eh bien, je partais en Angleterre deux mois après… Ce qui me fait le plus peur, je dois quand même l’avouer, c’est de trouver un boulot dans mon domaine et me rendre compte qu’en effet je m’en fous complètement de l’histoire ! J’aurais horreur de passer le reste de ma vie à faire quelque chose que je n’aime pas ; Qu’est-ce que je vais faire dans ce cas-là ? Recommencer à étudier ? Entreprendre une autre formation ?

C’est drôle car en écrivant cet article je me sens comme un adolescent qui vient de finir son école secondaire : c’est normalement à cette âge qu’il faudrait se poser des questions, mais dans mon cas j’ai été assez habile de les repousser le plus possible ; c’est presque pour ne pas réfléchir à mon avenir professionnel que je me suis inscrit à l’école de commerce ; je m’étais dit qu’en quatre ans j’allais avoir le temps de réfléchir longuement à ce que je voulais faire dans la vie… Ce ne fut, hélas, pas le cas ! J’ai donc poursuivi mes études et je suis arrivé à l’uni : j’ai choisi histoire et anglais en suivant mes préférences, sans me soucier des débouchés… Là j’arrive gentiment au bout et je commence à me poser la question : qu’est-ce que je vais faire avec ma licence ?

J’ai souvent dit qu’en effet je faisais une licence en attendant que l’on me découvre et que je devienne acteur à Hollywood (ou chanteur), mais bon, là le temps de la rigolade arrive gentiment au bout et il faut commencer à se poser des questions claires et précises ! Trois semestres (deux pour la licence + un éventuellement pour avoir un master)… et en plus trois semestres bien remplis… j’aurai beaucoup de travail (deux sessions d’examens plus un travail de mémoire) et donc je ne sais pas si j’aurai vraiment le temps de réfléchir et le temps de voir le temps passer.

Enfin, je trouve que c’est déjà assez bien de réussir à réaliser qu’il faudrait que je me bouge… Maintenant il faudrait arrêter de réaliser et passer à l’acte ;O).

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Re-Invention Tour - 3 ans déjà...

Dans mon article de hier je revenais au quatre septembre d’il y a une année et j’ai essayé d’évoquer les sensations et les émotions que j’ai ressenti pendant le concert de Madonna. Il se trouve (des fois le hasard fait bien les choses) que le cinq septembre d’il y a trois ans je m’apprêtais à voir un autre concert de Madonna : cette fois-là je n’étais pas à Amsterdam mais à Paris et ce n’était pas une étape du Confessions Tour mais la dernière date parisienne du Re-Invention Tour que j’allais voir accompagné par mon ami Guillaume.

Le Re-Invention Tour représentait le retour de Madonna sur scène après trois ans d’absence (je vous parlerai, un jour, du Drowned World Tour de 2001 que j’ai eu la possibilité de voir à Milan), un retour flamboyant avec un spectacle qui n’a pas laissé le public et l’opinion publique indifférents. Parti de Los Angeles le 24 mai, cette tournée s’est achevée à Lisbonne le 13 septembre, après plus de 50 dates et plusieurs pays visités (bon, comme d’habitude les Etats-Unis ont été privilégiés, mais la Divine a aussi offert des spectacles magnifiques au Royaume-Uni, en Irlande, en France, aux Pays-bas et au Portugal).

Beaucoup de fans croyaient que Madonna n’aurait pas pu faire une tournée plus spectaculaire que le Re-Invention Tour, mais ils ont été détrompés lorsqu’elle a lancé le Confessions Tour en 2006 ! Personnellement je préfère le Re-Invention car j’ai le sentiment qu’elle a revisité plus de vieux tubes… Je ne serai jamais assez reconnaissant à Madonna d’avoir repris Frozen, ou bien Lament ou encore Express Yourself, Papa don’t Preach et Crazy for you. Ce qui est dommage c’est qu’il n’y a pas de DVD avec l’intégrale du spectacle ; il est vrai que quelques extraits (Vogue, Nobody Knows me, Lament, Like a Prayer, Mother and Father) figurent dans le documentaire I’m Going to Tell you a Secret, mais bon, ce n’est pas comme avoir l’intégrale…

Il est vrai que le DVD était prévu (Live à Lisbonne), mais pour quelques raisons étranges, nous ne l’avons pas eu ! Donc on doit se contenter des vidéos filmées par des amateurs (il y en a dès qui sont très bien) ; quant à l’audio, même combat : un « CD Live » a été inclus au DVD de I’m Going to Tell you a Secret, mais celui-ci ne compte que 13 morceaux sur les 24 du spectacle. En plus de cela ils ont mis The Beast Within et Hollywood (deux interludes) ainsi que Vogue et Nobody Knows me qui étaient playbackées… Un peu comme pour le CD du Confessions Tour, je me demande pourquoi ils n’ont pas publié le tout… De plus que cette fois il n’y a pas de DVD pour ripper l’audio intégral…

Pour l’audio aussi il faut donc se contenter des prises de son faites par les fans… Des fois c’est pas terrible, mais, si je devais conseiller un bon bootleg pour avoir l’intégrale du Re-Invention Tour, je vous conseillerais le show de Worchester du 27 juin (et il faut se fier à mon conseil car j’ai au moins une trentaine de spectacles différents et je les ai tous écoutés… j’ai même celui du 5 septembre à Paris, mais la qualité est horrible…).

Enfin, ce RIT (Re-Invention Tour) est une source de discussion constante parmi les fans : « est-ce que le DVD sortira un jour ? », « est-ce qu’elle chantait American Life live ou bien c’était préenregistré ? », « est-ce que le Re-Invention Tour est mieux que le Confessions Tour ? »… ce ne sont que trois parmi les questions les plus récurrentes sur les forums de Madonna. Pour ce qui me concerne je m’en fous de savoir si American Life c’était Live ou playbackée, mais j’aimerais bien que le DVD sorte un jour car c’est le spectacle de Madonna que je préfère et j’aimerais bien pouvoir le voir et revoir à ma guise et en haute qualité. Enfin, je sais que plusieurs parmi vous s’en foutent de ces foutaises de fan, mais je ne pouvais pas passer ce troisième anniversaire sous silence ; cette expérience parisienne a été grandiose (c’était aussi ma première fois à Paris) !

Et pour ceux qui aiment Madonna et le RIT, je vous propose ici des goodies vraiment spéciaux : tout d’abord, une liste de liens vers une série de vidéos des chansons du concert ; il y a des fans qui ont pris toutes les vidéos et tous les audios disponibles et ont composé ces vidéos… Le résultat est quand même assez exceptionnel :

 

Partie 1 : The Beast Within / Vogue / Nobody Knows me / Frozen

Partie 2 : American Life / Express Yourself / Burning up / Material Girl / Hollywood

Partie 3 : Hanky Panky / Deeper and Deeper / Die Another Day / Lament / Bedtime Story

Partie 4 : Nothing Fails / Don’t Tell me / Like a Prayer / Mother & Father / Imagine

Partie 5 : Susan McLeod – Into the Groove / Papa Don’t Preach / Crazy for you / Music / Holiday (bientôt)

 

Et puis, pour ceux qui n’en auraient pas assez, voici une selection des photos que Guillaume et moi avons prises lors du spectacle, ce lointain 5 septembre 2004.

 

03---The-beast-Within.jpg
The Beast Within – Des photos de Steven Klein passent sur les écrans…
On attend Madonna.

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Strike a Pose : Madonna fait son apparition !

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Strike (another) Pose !

10---Nobody-Knows-me.jpg
Nobody Knows me (j’adore cette photo!).

11---Nobody-Knows-me.jpg
Nobody Knows me (Partie 2 – j’adore cette photo aussi !).

14---Frozen.jpg
Frozen.

18---American-Life.jpg
American Life : le premier passage sur le catwalk… Madonna à deux metres d’où je suis.

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Express Yourself : Madonna, Sideah Garrett et Donna DeLory.

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Material Girl – Madonna joue de la guitare et incite le public à chanter avec elle.

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Die Another Day (Part 1).

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Die Another Day (Part 2).

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Lament, ou "Madonna joue à la provoc’"… Un des meilleurs moments du spectacle.

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Nothing Fails : la Reine chante à cinq mètres d’où je suis.

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Like a Prayer - avec Sideah.

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Imagine – Madonna reprend la magnifique chanson de John Lennon.

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Petite pause après Papa don’t Preach.

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Madonna dédie Crazy for you à tous ses fans (qui ont été à ses côtés pendant plus de vingt ans).

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Holiday : deuxième passage sur le catwalk.

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Re-Invent yourself.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

PS : n’oubliez pas de poser votre question au Paadre ICI !