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Christina Aguilera - Beautiful

Aujourd’hui je suis dans le mood “paroles de chansons” et c’est pour cette raison que je vais vous proposer un texte que j’aime beaucoup. J’ai découvert Christina Aguilera avec son deuxième album (« Stripped ») et le morceau que je vous présente ici a été le deuxième extrait ; Beautiful est une chanson qui incite les personnes qui l’écoutent à avoir plus de confiance en eux en leur disant que chacun est beau à sa façon et que la beauté n’est que subjective… Et c’est vrai : il n’y a rien de plus subjectif que la beauté !

J’aime bien cette chanson et j’aimais beaucoup le clip qui avait été tourné lorsqu’elle est sortie comme single. Mais bon, je ne vais pas trop m’étaler et je vais laisser la place aux belles paroles de Mlle Aguilera.

Beautiful
(écrite par Linda Perry)

Beautiful.jpg
Don't look at me
Ne me regarde pas

Every day is so wonderful
Chaque jour est si merveilleux
And suddenly, i saw debris
Puis tout à coup, j’ai vu des debris
Now and then, I get insecure
Parfois, je perds toute ma confiance
From all the pain, I'm so ashamed
J’ai honte de toute la souffrance

I am beautiful no matter what they say
Je suis beau (*ou belle, à toi de voir ;O)) peu importe ce qu’ils disent
Words can't bring me down
Les mots ne peuvent pas me blesser
I am beautiful in every single way
Je suis beau comme je suis
Yes, words can't bring me down
Oui, les mots ne peuvent pas me blesser
So don't you bring me down today
Donc ne me blesse pas aujourd’hui

To all your friends, you're delirious
Pour tous tes amis, tu as perdu la tête
So consumed in all your doom
Consommé comme tu es par tes malheurs
Trying hard to fill the emptiness
Cherchant à tout prix de remplir le vide
The piece is gone left the puzzle undone
La pièce a disparu et a laissé le puzzle incomplèt
That's the way it is
C’est comme ça

You are beautiful no matter what they say
Tu es beau peu importe ce qu’ils disent
Words can't bring you down
Les mots ne peuvent pas te blesser
You are beautiful in every single way
Tu es beau comme tu es
Yes, words can't bring you down
Oui, les mots ne peuvent pas te blesser
Don't you bring me down today...
Ne me blesse pas aujourd’hui…

No matter what we do
Peu importe ce que l’on fait
(no matter what we do)
(peu importe ce que l’on fait)
No matter what they say
Peu importe ce que l’on dit
(no matter what they say)
(peu importe ce que l’on dit)
When the sun is shining through
Lorsque le soleil brillera à nouveau
Then the clouds won't stay
Alors les nuages vont disparaître

And everywhere we go
Et partout où on ira
(everywhere we go)
(partour où on ira)
The sun won't always shine
Le soleil ne va pas toujours briller
(sun won't always shine)
(le soleil ne va pas briller)
But tomorrow will find a way
Mais demain il trouvera un moyen
All the other times
Toutes les autres fois

'cause we are beautiful no matter what they say
Parce que tu es beau peu importe ce qu’ils disent
Yes, words won't bring us down, oh no
Oui, les mots ne peuvent pas nous blesser, oh non
We are beautiful in every single way
Tu es beau comme tu es
Yes, words can't bring us down
Oui, les mots ne peuvent pas nous blesser
Don't you bring me down today
Ne me blesse pas ajourd’hui

Don't you bring me down today
Ne me blesse pas ajourd’hui
Don't you bring me down… today
Ne me blesse pas… aujourd’hui

Votre Paadre dévoué

PS : n’oubliez pas de poser votre question au Paadre ICI

 

Contest : Posez votre question au Paadre !

Je pense que je ne vous dis rien de nouveau si j’affirme qu’un blog n’est rien sans son auteur ; il est vrai que c’est lui qui est derrière les articles que l’on peu lire, c’est lui qui vit et expérimente les émotions et les sensations qu’il essaie de transmettre et c’est lui qui ressent cette envie (folle) de se livrer au monde entier. Un blog sans son auteur ne serait donc qu’une page blanche, vide, sans émotions ni caractère… et pourtant, l’auteur n’est pas tout : pour vivre un blog a besoin d’un public, de gens qui viennent lire ce que l’auteur prend le temps d’écrire ; le blog n’aurait aucune raison d’être s’il n’y avait pas de public !

L’auteur peut bien entendu dire et crier qu’il n’écrit que pour lui-même, mais, en réalité, il y a toujours une veine de narcissisme dans son comportement ; si son souhait était vraiment celui d’écrire pour lui-même, il n’aurait nul besoin d’Internet : il pourrait coucher ses pensées sur une feuille de papier (physique et virtuelle) et les garder dans un tiroir à l’abri du monde. L’auteur d’un blog, veut manifestement aller plus loin : il veut écrire, mais il veut aussi que ce qu’il écrit soit lu par des autres personnes ; il ne veut pas uniquement se livrer à sa page blanche, mais il veut aussi transmettre ses émotions. C’est donc pour cette raison qu’un blog n’existe pas sans ses lecteurs.

Aujourd’hui je prends donc mon temps pour vous remercier, chères lectrices et chers lecteurs, pour vos visites, pour avoir pris le temps de lire mes délires et mes pensées profondes et aussi pour avoir pris le temps de poster des commentaires et de réagir à mes textes. Il n’y a rien de plus satisfaisant pour un auteur de blogs que savoir qu’il est lu et que ses textes font réfléchir ses lecteurs. Pour vous remercier d’avoir suivi mes aventures de façon si ponctuelle et fidèle, j’ai décidé de lancer un petit contest que j’ai appelé : pose ta question au Paadre.

Le but du contest est simple ; vous avez jusqu’au 10 septembre pour me poser des questions sur moi, ma vie privée ou bien ma vie publique. N’hésitez donc pas à me poser toute sorte de question (ce ne serait pas drôle s’il n’y avait pas de questions embarrassantes ou coquines… en plus je suis sûr qu’il y a des choses de moi que vous voulez savoir…) : je m’engage à répondre à chacun de vos interrogatifs (même au plus indiscrets) dans un article qui paraîtra sur cette page le 12 septembre prochain.

Si donc vous voulez participer au contest et poser votre question à votre Paadre, vous n’avez qu’à laisser un commentaire (à cet article) avec votre question ; j’en prendrai note et j’élaborerai une réponse satisfaisante. N’oubliez pas que vous avez jusqu’au 10 septembre ;O). Ce serait vraiment sympa s’il y avait beaucoup de questions de votre part (car s’il n’y en a pas, ce contest n’a aucun sens).

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Retrouvailles à Zurich

Après cette longue pause pendant laquelle je me suis beaucoup occupé de mon « bien-être psychologique », il est grand temps de recommencer à poster quelques articles un peu plus légers et plaisants à lire (avant que je cumule à nouveau deux ou trois mois de retard) ; je commencerai aujourd’hui par un petit article consacré aux retrouvailles avec Aaron et Karolina à Zurich.

Ce qui suivent mes aventures depuis un moment (c’est-à-dire, au moins depuis deux mois) se rappellent probablement d’Aaron, un jeune homme fort sympathique (et au corps de rêve) que j’ai rencontré lors de mon séjour à Canterbury ; Aaron habitait deux maisons plus loin que la mienne et pendant l’année académique il était très souvent chez nous. Il s’agit de quelqu’un que j’ai toujours beaucoup apprécié et, lorsqu’il m’a dit qu’il était de passage en Suisse dans le cadre de son « Tour d’Europe », je lui ai proposé qu’on se voie.

L’idée l’a enchanté dès le premier instant et il m’a rapidement fait savoir qu’il souhaitait aussi revoir Karolina, une fille suisse-allemande qui était aussi en Erasmus à Canterbury ; je ne connaissais pas très bien Karolina, mais à chaque fois que nous nous sommes retrouvés à une soirée le courant est toujours bien passé et nous avons passé des moments agréables en compagnie de cette équipe de fous.

Nous nous sommes donc tous retrouvés à la gare de Zurich (d’ailleurs j’ai été assez futé d’arranger mon retour au Tessin le même jour que ces retrouvailles… de toute façon Zurich est plus ou moins sur ma route pour mes terres natales). J’étais heureux de retrouver Aaron (qui était accompagné d’une amie) et Karolina ; nous avons parlé des bons moments passés à Canterbury, nous avons évoqué des souvenirs agréables et marrants et raconté ce que nous avons fait depuis la fin du trimestre.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu nostalgique en remémorant les bons moments passés en Angleterre et j’ai, en quelque sorte promis à Aaron que je ferai mon possible pour aller voir les gens là-haut avant la fin de l’année… Je ne sais pas encore si cela est réalisable, mais j’aimerais bien retrouver toute cette équipe.

En attendant je m’amuse à regarder les photos et les vidéos que j’ai prises là-bas et à suivre les péripéties de mes amis grâce à cet instrument magnifique qui s’appelle Facebook.

Voici donc deux photos prises à Zurich le 15 août 2007 :

Blog-508-copie-1.jpgAaron et votre Paadre.

Blog-507-copie-1.jpgKarolina et votre Paadre.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Et le soleil suivit l'orage...

On arrive gentiment à la fin du mois et je sors de ma petite crise, pas après pas ; je ne suis pas sûr d’avoir les idées plus claires qu’avant, mais au moins je me suis rendu compte qu’il y avait des choses à tirer au clair dans ma petite vie de tous les jours. Je sais par expérience que ce ne sert à rien de forcer les choses dans le domaine sentimental (ça ne mène à rien) ; en même temps j’ai envie de trouver quelqu’un… Il faut donc que je fasse comment ? Que je me bouge sans trop brusquer les choses ? Est-ce qu’on serait en train de me demander de trouver l’équilibre entre ces deux forces ? Il semblerait que oui.

La clé du succès est quelque part au milieu, dans le juste milieu ; il faut juste la trouver ! Il faut aussi que j’arrête de mettre des obstacles sur mon chemin ; j’ai en effet le sentiment que pendant un moment j’ai été plus que ravi de trouver une excuse pour ne pas songer à ma vie sentimentale : il n’y avait jamais le temps de penser aux amours avec les cours, le boulot, les soirées entre amis, … Là il faut bien que j’accepte la dure réalité : c’était moi qui ne voulais pas trouver le temps ! Cela me semble tellement débile dit comme ça, mais je réalise que j’ai fait une énormité d’efforts juste pour me « voiler la face ».

L’ai j’ai trié, j’ai mis de l’ordre, et je me suis proposé une démarche à suivre… On verra si cela produira les effets voulus.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

PS : vous avez vu, j’arrive encore à écrire des articles très courts :D

Quelques explications sur mes "Confessions"

La série d’articles qui ont paru sur cette page pendant la dernière semaine a causé pas mal d’étonnement autour de moi et je pense qu’il est temps d’expliquer mon choix d’en parler ici plutôt que d’en discuter avec mes amis ; je tiens à m’expliquer car j’ai eu le sentiment que l’on me reproche d’en parler ici et de me voiler la face dans la vraie vie. Or je peux tout de suite dire que ce n’est pas le cas : c’est vrai, ici je parle de la période difficile que je traverse en ce moment et lorsqu’on me rencontre en ville ou a l’université je suis tout souriant et toujours prêt à raconter une connerie ; cela pourrait faire croire justement que je me voile la face ou que je joue la comédie… Cependant ce n’est pas du tout le cas et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Il faut savoir que lorsque j’ai ouvert ce blog, je voulais créer un espace où je pouvais présenter ma vie et m’exprimer librement sur des sujets qui me tiennent à cœur (ce n’est pas une nouveauté, mais j’arrive à mieux exprimer mes émotions par écrit que oralement) ; il est vrai que les premiers mois ces site a été plutôt une boîte à délires dans laquelle je mettais tous mes souvenirs agréables et je parlais de mes soirées délirantes, mais avec le temps j’ai aussi commencé à rédiger des articles plus profonds, plus sérieux et plus engagés ; je sais que ce n’est pas le genre d’articles que l’on aime lire dans un blog et que la plupart de mes lecteurs préfèrent les articles avec peu de texte et un maximum de photos, mais, comme ce site est un peu mon univers, j’ai revu mes priorités et j’ai commencé à utiliser cette page à ma guise sans trop me demander si le public suivrait ou pas.

Ce site est donc devenu une sorte de confessionnal (comme quoi le nom débile « confessions on my balcony » a bien été choisi) où j’ai livré des pensées plus ou moins profondes, des sentiments et des sensations que j’avais sur le cœur. Et, normalement, comme dans une véritable confession catholique, après cet exercice d’écriture et d’ouverture de mon cœur, je me sentais plus léger et libéré ; c’est un peu comme si une fois que je cliquais sur le bouton « publier » il y avait une voix intérieure qui me disait ego te absolvo. Confession et absolution, un mécanisme qui a toujours très bien marché pour moi ; hélas des fois une seule « confession » n’est pas suffisante pour se délivrer et, comme il est arrivé avec la dernière série d’articles, j’ai dû l’étaler sur plusieurs jours, pour avoir le temps de réfléchir et faire le point de la situation.

Je ne suis pas sûr d’être arrivé au bout de cette « crise », mais rien que d’écrire, de mettre mes idées et mes soucis noirs sur blanc ça m’a fait un bien fou ; je pense ne pas être le seul à qui tout cela arrive : on est confus, on met nos idées noir sur blanc et cela nous permet de mettre de l’ordre et de trouver une solution.

Jusqu’à ici j’ai donc essayé d’expliquer le rapport qui existe entre mon site et moi ; maintenant vous pourriez vous dire : « bon d’accord il dit qu’écrire lui fait du bien, mais cela n’a rien à voir avec cette ‘double conduite’ et surtout avec sa décision de ne pas s’adresser à ses amis pour en discuter ». Il est vrai que je n’ai pas encore touché ce sujet mais j’y viens gentiment.

Je disais au début que j’avais le sentiment que l’on me reproche (silencieusement) d’étaler mes sentiments sur mon blog et de ne pas en parler autour de moi ; or, je tiens à m’excuser de ne pas avoir accepté l’aide que mes amis m’offraient si gentiment ; on m’a dit maintes fois qu’on pouvait discuter de ce qui se passait dans ma tête et le problème est justement là : je n’avais pas du tout envie d’en discuter et cela pour deux raisons : tout d’abord je suis le premier à ne pas supporter, lorsque je passe une soirée avec mes amis ou que je bois un verre avec eux, d’avoir des gens qui passent leur soirée à déballer leurs problèmes et à geindre. Il était donc assez peu avisée de ma part d’adopter cette conduite que je n’apprécie guère chez les autres ; après tout on sort et on se voit pour passer un bon moment ensemble et pas pour se morfondre sur mes problèmes et puis, si je sors c’est aussi pour me changer les idées, donc cela ne serait pas possible si je commençais à déprimer à cause de mes histoires.

La deuxième raison que j’invoque pour « justifier » ce silence est le fait que mon blog est publique, mes amis connaissent l’adresse et peuvent venir lire mes articles ; il y a des amples possibilités de réaction à mes billets (commentaires, mails), sans besoin de passer des soirées à en discuter ;O). Mon confessionnal est ouvert pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur ma vie et lire mes pensées les plus profondes ; je peux geindre et faire mes jérémiades, rire et pleurer, vivre et me torturer et surtout me défouler sans risquer de gâcher la soirée de mes amis en faisant ça le samedi en live. Les lecteurs de mes billets sont avertis et savent que le contenu de mes articles des fois il est plus profond et dépressif ; c’est donc à chaque individu de décider s’il ou elle veut continuer dans la lecture ou s’arrêter à la première ligne. Je trouve que ce concept de choix est important : moi je publie ce que je veux sur mon blog et les lecteurs ne sont pas obligés de tout lire ; je peux donc parler librement de mes états d’âme avec la certitude que ceux qui liront mes mots auront choisi librement de le faire et je ne les aurais pas obligés à gâcher leur samedi soir pour me consoler.

Je pense donc avoir fourni deux raisons assez valables pour expliquer ma conduite de ces derniers jours ; je sais, cela pourrait sembler bizarre et on pourrait croire que je ne fais pas confiance aux gens, mais ce n’est pas du tout le cas. Il est vrai que la « crise » dans laquelle je me suis trouvé était assez profonde, mais je pense avoir réussi à la maîtriser et à trouver des pistes pour m’en sortir ; je connais à peu près mes limites et je sais qu’est-ce que je peux maîtriser ou pas et dans le cas présent, je pense que je suis le seul qui pouvait trouver les réponses. Si j’avais parlé de mes craintes et mes soucis concernant ma vie sentimentale, je sens que l’on m’aurait dit ce que je n’avais pas envie d’entendre, c'est-à-dire tous ces « tu vas voir qu’une fois qu’on arrête de chercher on trouve » ou « mais non t’es chou tu vas sûrement trouver » ou encore « il faut pas s’en faire ». Tout cela m’aurait foutu le moral dans les chaussettes. Et je ne vois pas non plus comment aurait-on pu résoudre la question de la « solitude au réveil » : j’ai essayé d’y réfléchir et l’image très marrante de mes amis qui venaient dormir à tour chez moi pour que je ne me réveille pas tout seul m’est venue à l’esprit.

Voilà, je pense avoir tout dit pour m’expliquer. Encore désolé si j’ai donné l’impression de ne pas faire confiance ou de jouer la comédie, mais dans ma tête se passent beaucoup trop de choses et il est difficile de parler de tout.

Bien à vous.

Votre Paadre dévoué

Grégory Lemarchal - De temps en temps

Il ne faut quand même pas oublier que le « je » peut s’adresser à tout le monde. Tout le monde peut s’approprier [d’une] chanson. Elles ne sont pas toutes autobiographiques.

Grégory Lemarchal, Mec’s Mag, septembre 2005

 

En rentrant de mes « vacances » au Tessin j’ai eu envie de réécouter un tout petit peu de Grégory Lemarchal ; j’ai donc programmé mon iPod qui a craché ma liste de lecture consacrée à Grégory. C’est drôle comme j’arrive à me reconnaître dans certains de ses textes ; c’est comme une sorte de thérapie pour moi. Parmi toutes les chansons de Grégory, il y en a deux que j’affectionne beaucoup : la première c’est A corps perdu et depuis plusieurs mois on peut lire ses paroles sur la barre de gauche le deuxième titre c’est De temps en temps, chanson qui aurait dû figurer sur le deuxième album de Greg ; ce morceau aura été le premier (et l’unique) morceau dont Grégory aura écrit les paroles.

Le texte est très autobiographique et cela a, en quelque sorte, contribué au succès et à la réussite de cette chanson ; ce qui me surprend toujours en écoutant Grégory c’est qu’il est toujours optimiste, même dans les moments où le désespoir semble l’emporter, et cela me donne beaucoup de force et beaucoup de courage. Je pense souvent au destin fulgurant de cette jeune étoile qui nous a quittés trop tôt, et je me dis qu’il nous a donné une grande leçon de vie ; il savait que son temps était compté (plus compté que le nôtre), mais il a été capable d’aller au bout de ses rêves et malgré la maladie il a toujours gardé le sourire aux lèvres et croqué la vie à pleins dents.

Je vous propose donc de découvrir avec moi le texte de de temps en temps, car je pense qu’il s’agit d’une chanson qui peut s’appliquer à tout le monde. Enfin, moi je m’y retrouve tout à fait.

 

De temps en temps
(Grégory Lemarchal / Davide Esposito)

De temps en temps
Je craque sous le poids de l’espérance
Je vais parfois à contresens
De temps en temps
J’ai des flèches plantées au cœur
De la peine, de la rancœur

De temps en temps
Je ris de rien
Je fais le con parce que j’aime bien
De temps en temps
J’avance en ayant peur
Je suis le fil de mes erreurs

Et très souvent…

Refrain :
Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule te prends la main
Au crépuscule je te rejoins

Je me relève sous ton regard
Je fais le rêve d’aller plus loin
Je me bouscule te prends la main
Du crépuscule jusqu’au matin

De temps en temps
Je plie sous le poids du sort
Et des souffrances collées au corps
De temps en temps
Je prends des coups dans le dos
Des conneries, des jeux de mots

De temps en temps
Je regrette l’innocence
Qu’on peut avoir dans notre enfance
De temps en temps
Je veux la paix
Pour moi je n’ai plus de respect

Et très souvent…

Refrain

De temps en temps
Je pense à tort
Que pas de larmes, c’est d’être fort
Au fond ce que j’attends
C’est voir le bout de nos efforts
Que l’amour soit là encore

Refrain

Votre Paadre dévoué

De retour, mais fatigué

De retour à Neuchâtel avec la même impression de fatigue et épuisement que j’avais en partant il y a plus d’une semaine ; je me dis que cela n’est pas étonnant, étant donné que je suis rentré au Tessin pour me reposer et que c’est la seule chose que je n’ai pas fait.

Il est vrai que j’ai passé des moments fort agréables avec ma mère, mon père et le reste de ma famille, mais je n’ai pas réussi à passer une seule journée sans rien faire : en gros, pas de dolce far niente pour votre Paadre. Je ne plains pas du tout du fait d’avoir pu voir ma famille un tout petit peu, ni du fait que j’ai reçu une très agréable visite de mon ATF pendant le week-end passé, mais du fait qu’encore une fois je n’ai quasiment pas eu une minute à moi.

J’aurais voulu m’isoler dans mon chalet pendant plusieurs jours, rien que moi et mon ordinateur, mettre de l’ordre dans ma vie et coucher mes pensées noir sur blanc, mais je ne l’ai pas fait ; j’ai préféré commencer à faire quelques recherches pour mon mémoire d’histoire, des recherches que j’ai repoussé pendant plusieurs mois et que j’aurais pu repousser pendant encore quelques semaines… Mais bon, pour une concurrence de causes je me suis retrouvé à avoir envie d’exploiter mon temps de façon constructive et j’ai commencé à parcourir des pistes pour mon mémoire. Je ne sais pas encore où cela va me mener et c’est pour cette raison aussi que je me dis que j’aurais pu rester dans le flou jusqu’à mon prochain voyage dans mes terres natales.

Enfin là je suis de retour à Neuchâtel déçu de ne pas avoir consacré plus de temps à ma santé physique et psychique ; mais je suis comme ça ! Je devais rentrer car je me suis engagé dans deux choses et cela ne me ressemble pas de laisser tomber les gens sans une excuse valable ; en plus, hier soir c’était pour une « bonne action ». Ce qui est aussi bien avec ces « engagements » c’est que le temps passé ailleurs que chez moi, en train de faire quelque chose, me permet de me vider la tête et de ne pas penser à tout ce qui me hante… Par contre, ce qui devient dérangeant, c’est que toutes ces pensées resurgissent lorsque je me retrouve tout seul dans mon appartement (et là je n’ai même pas Internet où la télé pour m’occuper).

Ce qui est encore plus dérangeant, c’est que d’un côté j’aimerais bien m’y renfermer dedans, fermer les persiennes et dormir pendant deux ou trois jours, mais de l’autre, l’idée de m’y réveiller tout seul me fait de la peine. Mon appartement est à la fois un lieu où je me sens très bien, mais je peux aussi m’y sentir très mal.

Finalement je n’ai donc aucune idée de comment je vais mettre en pratique les pistes que j’ai trouvées lors de mon auto-analyse au Tessin ; il faut d’abord que je me repose, que je prenne du temps pour moi, et, ensuite, je vais pouvoir construire… mais d’abord il me faut faire tabula rasa de toute la négativité.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Auto-analyse Pontificale : des pistes à suivre...

Ce séjour au Tessin touche à sa fin et il est temps de remettre ensemble les morceaux du puzzle et de chercher des pistes pour sortir de la situation longuement décrite dans mes articles précédents. Il est clair que le problème principal c’est l’état prolongé de mon célibat qui ne semble jamais toucher à sa fin ; si pendant un moment j’étais presque ravi de ne pas avoir quelqu’un à côté de moi, je suis arrivé dans une phase de mon existence où j’aimerais bien me réveiller dans les bras d’un charmant jeune homme.

Il est vrai que ce genre de situations on ne les commande pas et qu’elles viennent toutes seules ; avec le temps j’ai compris qu’il est tout à fait inutile de forcer la main au destin et que l’on risque de se faire encore plus mal que si on laissait les choses suivre leur cours. Je ne vais donc pas recommencer à courir à gauche et à droite à la recherche de quelqu’un avec qui partager mon lit et ma vie car cela s’est révélé infructueux dans le passé et je pense que ça ne va pas changer dans l’avenir ! Pour courir après tout le monde je devrais oublier mes « standards », de devrais aller contre mes convictions et me contenter du premier mec que je croise dans la rue.

S’il est vrai que je ne vais pas courir après tout le monde, on pourrait dire la même chose de l’attitude inverse : il est vrai que j’ai une série de critères qu’un homme doit remplir pour me plaire, mais je pense que parfois je devrais apprendre à être un peu plus souple ; je dis souvent que je ne cherche pas l’homme parfait, mais en même temps je me rends compte que l’homme qui rassemble tous les critères qui me sont chers est tellement parfait qu’il n’existe probablement pas. Je pense que si je reste attaché à ces critères et je ne fais pas preuve d’un peu de souplesse, hélas, je ne vais jamais trouver l’homme de ma vie.

Personne n’est parfait ! Je ne le suis pas et donc je dois apprendre à ne pas exiger que l’homme en face de moi le soit ; je pense que le chemin à parcourir pour résoudre cette crise intérieure et (peut-être) rencontrer l’homme de ma vie est le suivant : je dois devenir plus souple avec mes critères, établir des priorités, c’est-à-dire établir quels critères sont vraiment importants et quels sont secondaires ; je peux dire que « l’honnêteté » est un critère primordial, mais lorsqu’on parle du critère « plus jeune que moi » ou « châtain avec des yeux clairs », eh bien là il s’agit de critères secondaires… Je ne vais pas être hypocrite et dire que le physique n’a aucune importance pour moi car je mentirais de façon impressionnante ; je n’exige pas que l’homme en face de moi soit Mister Univers, mais il doit quand même prendre soin de lui et avoir un aspect que je trouve plaisant et agréable à regarder. Le physique n’est pas primordial pour moi, mais joue un certain rôle ; je ne vais pas sûrement traiter les autres comme on m’a traité (de chauve ou de gros), mais je pense qu’il est nécessaire qu’il y ait une petite attraction physique entre deux personnes pour que l’histoire fonctionne.

Je sais que je ne suis pas encore au bout de mes problèmes et que j’aurai probablement besoin d’autres séances d’auto-analyse, mais j’estime que pendant ce séjour au Tessin j’ai isolé un problème et maintenant je peux agir pour le résoudre ou essayer de le résoudre ; je doute que je sortirai avec un garçon avant mon anniversaire (même le fait d’avoir un copain pour Nouvel An me semble très peu probable), mais un changement dans mes habitudes et une majeure souplesse feront en sorte que je puisse mettre un peu plus de chances de mon côté.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Auto-analyse Pontificale

Je suis venu au Tessin quelques jours pour mettre de l’ordre dans mes pensées mais, pour l’instant je n’ai pas eu beaucoup de succès à ce boulot. Il me semble qu’il y a plein de pensées et d’émotions éparpillés que je n’arrive pas à mettre en relation avec les autres. C’est comme un grand puzzle qu’il me faut recomposer et j’ai le sentiment que je n’aurai pas les idées plus claires jusqu’à quand je n’aurai pas réussi à remettre chaque pièce à sa place. Une fois on m’a dit que je passe trop de temps à essayer de comprendre les choses et que, par conséquent, je n’arrive pas à agir au bon moment ; je ne pense pas que cela ait une influence réelle sur le bordel qui est dans ma tête en ce moment… le temps que je passe à réfléchir devrait au contraire faire en sorte que ce qui se passe dans ma tête soit rangé ; il ne devrait pas y avoir de confusion dans mes pensées, juste de l’ordre.

Pendant ces derniers jours, j’ai essayé de comprendre d’où vient cette sorte de malaise intérieur et il faut avouer que je ne suis pas sûr d’avoir trouvé la bonne solution (et puis finalement est-ce qu’il y a une bonne solution ?). Un ami m’a conseillé de faire de l’auto-analyse et c’est ce que j’ai essayé de faire ; j’ai commencé par me demander pourquoi je n’allais pas trop fort ces jours : la réponse a été très difficile à dénicher et j’ai dû parcourir tous les domaines de ma vie pour la trouver.

Je me suis demandé si c’était la vie « professionnelle » qui me causait autant de peine, mais j’ai rapidement compris que ce n’est pas le cas ; il est vrai que je rentre dans une période assez stressante pour ce qui concerne l’université, mais j’aime bien ces périodes et en plus je ne cède jamais à ce genre de pression. L’année qui commence dans quelques semaines va être sûrement la plus chargée depuis un moment, mais je fais face à tout cela (examens, mémoire, équivalence) avec une certaine sérénité…

J’ai ensuite analysé ma vie de famille et je me suis rendu compte que le problème ne réside pas là non plus ; il est vrai, il y a toujours un coming out qui m’attend derrière le coin, mais j’ai réussi à repousser tout ceci au-delà de n’importe quelle limite. Ma vie n’est pas centrée sur mon homosexualité ! Je ne suis pas Stefano le Gay ; le fait d’être homo n’est pas la seule chose qui compte dans ma vie : je suis gay, tessinois, fan de Madonna, amant du Martini, … Je ne me définis pas en me basant sur mon orientation sexuelle. Ce serait stupide et réducteur ; en plus je déteste les étiquettes !

Il y a quoi ensuite ? Les amis : je ne pense pas avoir des problèmes particuliers là-dessus ; j’ai le sentiment d’être bien entouré et je n’ai pas à me plaindre. Autour de moi il y a des personnes qui m’apprécient, des gens qui croient en moi et avec lesquelles je partage pas mal de choses. Le week-end passé j’étais ici au Tessin et plusieurs personnes m’ont écrit pour savoir si je sortais en ville, donc il est difficile de se sentir seuls avec des amis comme ça.

La santé ? Peut-être que cet état cache un problème de santé qui ne va pas tarder à se manifester ? Je ne pense pas ! Physiquement je me sens bien (très bien même) et à part quelques kilos de trop que j’aimerais bien perdre, je n’ai point de remarques à faire sur ma forme physique. Peut-être que je pourrais explorer le côté « aspect physique » car il est vrai que je rêve (de temps en temps) d’avoir une apparence différente ; quand je parlais des quatre âmes dans un de mes articles précédents, j’ai aussi parlé de Vintage et j’ai essayé d’expliquer son envie de revenir en arrière. Eh bien, il m’arrive de partager cette envie et de regretter de ne pas avoir fait du sport pour avoir un physique plus agréable à regarder ; je regrette aussi de ne plus avoir beaucoup de cheveux et d’avoir perdu quelque chose à laquelle je consacrais énormément de soins ; il est facile de faire des blagues très basses sur la rareté de mes cheveux ou sur l’absence d’abdominaux sculptés, mais derrière tout cela j’ai parfois l’impression, en ce monde trop souvent plus intéressé par l’extérieur que par l’intérieur, d’avoir une sorte de tare, un désavantage qui fait tout son poids sur mon bonheur.

En pensant à mon aspect physique et à son importance dans ma vie et dans le monde d’aujourd’hui, j’ai entrevu le chemin qui m’a conduit au cœur du problème ; finalement le physique n’a aucune importance pour les amis, la famille ou la vie professionnelle, mais il assume une importance plus que capitale dans le domaine sentimental de notre vie ! Et c’est là que j’ai trouvé la source de mon mal-être : je me sens seul ; j’ai envie de me réveiller avec quelqu’un à côté de moi, mais le candidat idéal pour partager mes nuits et mon lit ne semble pas vouloir se manifester. Chaque matin je me réveille tout seul dans un grand lit qui pourrait facilement héberger une autre personne ; chaque matin je prends mon petit déjeuner dans une cuisine énorme, en silence car il n’y a personne avec qui parler ; je mange souvent tout seul à midi (et le soir aussi) ; je sors en ville et je rentre tout seul ! Je fais le ménage et je vise à la perfection rien que pour moi vu que personne n’est là pour me faire à manger, ou me serrer dans ses bras lorsque je rentre, ou encore m’embrasser le matin lorsque je me réveille.

Comment ça se fait que tout le monde dit « ah mais il est super gentil Stefano », « on adore Stefano », « Stefano est un homme à marier » et puis je me retrouve tout seul dans cet appartement presque trop grand pour moi ? Je dois forcement avoir un défaut trop important qui refroidit les hommes ! Je ne suis en tout cas pas quelqu’un d’aussi parfait que l’on croit ; j’aimerais bien que l’on me dise, rien qu’une fois, pourquoi je ne trouve personne étant donné que je suis « si chou » et « si adorable ».

J’espère juste que mon célibat ne soit pas uniquement dicté par l’aspect physique car cela pourrait me tuer ; je sais de ne pas être le plus beau des hommes, ni le plus laid, mais je souhaiterais que l’on ne s’arrête pas à ça et que l’on creuse un peu plus en profondeur. On me dit « Stefano il ne faut pas chercher » et je ne cherche pas, j’ai arrêté de chercher après que l’on m’a brisé le cœur en mai 2006 ; après on me dit « des fois il faut chercher et provoquer les événements » : il faudrait se décider ! Je cherche ou j’attends ? J’attends ou je cherche ? Là ça fait plus de deux ans que je suis célibataire, je suis prêt à m’engager, mais je dois faire quoi ?

Enfin, je ne vois pas pourquoi je devrais me plaindre… Après tout il n’y a qu’une seule « partie » de ma vie qui foire… Je suis sûr qu’avec un petit effort je pourrais rayer ces problèmes de ma vie ; il faut juste faire le deuil de ma vie sentimentale et me dire que je ne rencontrerai jamais personne pour moi ! Finalement ce ne serait pas plus facile ? Je souffrirais une seule et unique fois et je suis sûr qu’à partir d’un certain âge cette souffrance disparaîtra. Mais alors quel sens aura ma vie si je vais la vivre rien que pour moi sans la partager avec quelqu’un ? L’autre jour, en écoutant « Lucas », une chanson de Dalida dans laquelle elle raconte son regret de ne pas avoir eu d’enfants, je me suis dit qu’un jour je pourrais bien finir comme elle, à désirer un homme ou des enfants que je ne pourrai plus avoir.

Je ne suis pas seul, mais je me sens seul ; ce n’est pas que je n’apprécie pas mes amis et ma famille, mais il me manque quelqu’un, quelqu’un qui n’est pas là et qui peut-être ne sera jamais là. On me dit de garder l’espoir et j’aimerais bien suivre ce conseil, mais je commence à avoir des doutes… Enfin on verra bien ce qui me réserve l’avenir.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Ombre et lumière

Après ces derniers temps qui m’ont épuisé soit physiquement qu’émotionnellement, j’ai pris le parti de passer quelques jours au Tessin où je compte me reposer et me ressourcer. En plus de cela je vais essayer de suivre les conseils d’une personne que j’ai rencontré récemment et que j’apprécie déjà beaucoup (d’ailleurs si tu passes par ici je te fais un grand coucou) ; je vais donc essayer de faire un tout petit peu d’auto-analyse et essayer, par le biais de cette méthode, de mettre un peu d’ordre dans mes pensées et dans ma vie.

Comme vous avez pu le constater en lisant mon dernier article, je me sens un peu perdu et des fois je ressens une envie bouleversante de mettre de l’ordre dans ma vie : j’aimerais aussi supprimer Impressive, Paadre et Vintage, mais je sais que je ne peux pas le faire et qu’il est très bien de les garder… Mais alors, il faut apprendre à les contrôler, et cela n’est pas une mince affaire.

En plus de cela, ces derniers jours je ne fais que penser à l’avenir et à l’issue de ma vie : quand je parle d’issue, je pense surtout à la dernière « issue » de ma vie, la mort physique de ce petit corps ; je me pose beaucoup de questions là-dessus : je ne sais pas pourquoi je le fais… je ne sais plus si je suis effrayé par l’idée de mourir ou pas. Depuis quelques temps j’essaie de créer une compilation avec des chansons qui parlent de moi, une compilation qui regroupe plusieurs grands et petits artistes qui ont chanté des textes dans lesquels je me retrouve. De façon assez étonnante, dans la sélection que j’ai faite, il n’y a guère de chansons d’amour, mais par contre beaucoup de chansons qui parlent de l’au-delà, de la mort et de l’héritage qu’on laisse sur terre.

Il y a par exemple « mourir sur scène » de Dalida ou bien « nous souviendrons nous » de Mylène ou encore « These are the Days of our Lives » de Queen (en gros des chansons très joyeuses). Je crois bien que la mort me fascine, et même si je ne suis pas quelqu’un qui pourrait se suicider, je pense que si le destin décidait que je devais partir demain, eh bien je n’aurais pas beaucoup de regrets : oui c’est clair que je regretterais de ne pas pouvoir passer un peu plus de temps sur cette terre avec mes amis, je regretterais de ne pas pouvoir finir mon roman ni mon cursus universitaire et je regretterais probablement le fait de ne pas avoir vécu une véritable histoire d’amour avec quelqu’un prêt à me donner en retour ce que je lui donnais. Finalement, je me rends compte que ça fait quand même pas mal de regrets et qu’il vaut mieux que le destin ne veuille pas que je parte maintenant.

Enfin, voilà, je me morfonds un peu dans le côté obscur et je sais que je prends des risques en faisant ça ; les personnes au courant pour ce petit coup de blues se sont empressées à me faire savoir qu’elles étaient là pour moi ; cela me fait chaud au cœur et je les remercie de tout mon cœur, mais ce n’est pas la première fois que j’entreprends cette « descente en enfer » et je sais que je dois le faire à moi tout seul. Même si c’est douloureux et toujours pas plaisant, j’ai de temps en temps besoin de faire ce genre de choses.

Voilà, je pense avoir dit assez de choses pour ce soir

Bien à vous

Votre Paadre dévoué