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Bye Bye Champréveyres

J’ai décidé de consacrer mon dernier article du mois de juillet à un endroit que j’affectionne beaucoup. Comme vous le savez, depuis le premier juillet j’habite dans un nouvel appartement et j’ai donc définitivement quitté la Maison de Champréveyres ; or, avant de vous parler de ce nouvel appart’, je veux consacrer un article à Champréveyres qui a été pendant près de cinq ans ma maison. C’est le premier endroit que j’ai pu appeler « chez moi » après la maison de mes parents au Tessin, un endroit où j’ai grandi et évolué d’une manière que je n’aurais jamais pu imaginer lorsque j’ai mis les pieds dans ma chère 215 en octobre 2002.

L’année académique 2002-2003 est probablement celle qui m’a laissé le moins de souvenirs ; il faut dire que je n’avais pas encore d’appareil photo numérique et que je ne prenais pas des milliers de photos par année (comme je l’ai fait à partir de janvier 2004). Je ne veux pas dire que cette année n’a pas été importante car finalement c’est pendant cette première année académique que j’ai commencé à prendre mes marques et mes repères à Neuchâtel ; en plus j’ai rencontré des personnes avec lesquelles j’ai construit un rapport qui ne cesse de s’intensifier et évoluer (je pense par exemple à Ana, Marie et Sandrine). Mais à part cela, ce n’était pas une année aux grands délires comme la suivante.

Car c’est effectivement l’année 2003-2004 qui détient le record des moments délirants à Champréveyres ; je pense souvent à cette année comme à ma préférée car il y avait une équipe magnifique dans la maison et c’est pendant cette deuxième année que le groupe Delphine, Séverine, MC, Nathanaël et compagnie s’est constitué. Je pense que l’Expo pour les 40 ans a eu une influence primordiale dans la constitution de ce groupe car nous avons dû travailler côte à côté pendant plusieurs semaines. L’année 2003-2004 c’est aussi celle où j’ai commencé à me poser des questions sur mon orientation sexuelle, des questions qui se sont multipliées lorsque j’ai rencontré mon HCP (ndr : Homme de Confiance Pontifical) vers la fin de l’année 2003.

Toutes ses questions sur ma sexualité ont explosé pendant l’année 2004-2005 ; arrivé au bout j’ai bien été obligé d’admettre que j’étais homo et « amoureux ». En fin d’année 2004 j’étais un peu perdu et cela a commencé à s’arranger au début de l’année 2005 lorsque j’ai commencé à faire des incursions dans le milieu homosexuel neuchâtelois. C’est à cette époque que j’ai rencontré les deux Alain et Léonardo. Plus tard en 2005 mon chemin croisera celui de mon ATF, de Samuel et de Romain. 2005 a donc été l’année du Coming out ; j’ai dû apprendre à vivre avec mon homosexualité et à l’intégrer dans mon ancienne vie, ce qui ne fut pas difficile, mais pendant un temps j’avais l’impression de mener deux vies parallèles. C’est à ma fête de départ en juillet 2005 que j’ai enfin eu l’impression d’avoir une seule et unique vie, en voyant mes amis homo et hétéro ensemble.

Mais tout cela n’a pas été suffisant pour me donner la stabilité à laquelle j’ambitionnais ; en fait, l’année académique 2005-2006 n’a pas été simple ; si on regarde, l’année précédente avait été beaucoup plus facile, même s’il y avait eu le « problème » du coming out ; je n’arrivais pas à trouver ma stabilité et je sentais que seul un copain m’aurait enfin permis de me sentir bien ; cette quête désespérée a fait des dégâts énormes et j’ai décidé (pour mon propre bien) de l’abandonner en mai 2006 après un énième râteau. A partir de ce moment-là j’ai trouvé la stabilité qui me manquait… Je n’ai pas eu de copain depuis mais je ne cherche plus. J’essaie de prendre la vie comme elle vient et de profiter un maximum.

C’est ainsi que je me suis décidé à postuler pour un échange Erasmus en Angleterre. A la fin de l’année 2005-2006 tout était presque prêt et je m’apprêtais à quitter Champréveyres et la Suisse pour une année. A l’époque je pensais encore revenir dans cette maison à mon retour d’Angleterre, mais quelques mois de colocation au numéro 4 de Marley Court m’ont décidé à chercher autre chose pour le retour. Pendant l’année 2006-2007 j’ai encore logé à Champréveyres lors de mes vacances scolaires, mais l’ambiance n’était plus au rendez-vous et l’ancienne équipe n’habitait plus les lieux… une raison de plus pour mettre les voiles. Et voilà donc que mon séjour à Champréveyres en tant qu’étudiant s’est terminé à la fin du mois de juin… Je suis enfin prêt à vivre tout seul, dans mon propre appartement, avec mes propres règles.

Au début de cet article je disais qu’en cinq ans j’ai changé et j’ai évolué ; je ne suis pas le seul : la maison aussi a dû changer pour s’adapter aux nouvelles conditions dans laquelle elle se retrouvait et faire face aux problèmes qui se posaient sur son chemin. Mon implication dans cette maison est allée beaucoup plus loin que je le croyais ; je n’aurais jamais imaginé qu’un jour j’aurais été membre du Conseil de Fondation, que j’aurais travaillé au bureau avec Marcio et MC et que j’aurais postulé pour le poste d’homme à tout faire qui restera vacant à partir du 1er août. Si tout se passe comme je l’espère, j’aurai encore un pied à Champréveyres pour un bon moment… Qui sait si un jour j’arriverai à la quitter pour de bon cette maison…

Pour finir, je vous propose ICI un album photo avec quelques-uns des 2400 clichés que j’ai pris pendant les cinq années passés à Champréveyres. Vous trouvez ce lien aussi sur la barre de droite sous la rubrique « X-static Process ».

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Sea, Sex & Sun à Vaumarcus

Note : cet article aurait dû être publié vendredi passé, mais pour des raisons techniques je n’ai pas pu le faire.

Le retour à Neuchâtel après mes vacances Tessinoises correspondait à la reprise de toutes les fonctions officielles que j’ai été obligé de déléguer à mes CardinauX pendant mon séjour en Angleterre; parmi ces fonctions officielles il y en a, bien entendu, plusieurs qui ne me déplaisent point et que je remplis avec enthousiasme et un plaisir non dissimulé. C’est par exemple le cas pour les participations « quasi-obligatoires » de votre serviteur à toute sorte de soirée ; c’est ainsi que le soir du 30 juin je me suis rendu, avec une partie de mon clergé à la soirée Sea, Sex & Sun qui a eu lieu à l’Underground7 de Vaumarcus.

Depuis la soirée de Nouvel An, Olivier et Alain ont beaucoup travaillé pour organiser une nouvelle soirée qui soit à la hauteur des événements passées (la soirée rouge, la soirée Halloween) et je dois dire qu’encore une fois ce fut une réussite considérable… bon il y avait un peu moins de monde que d’habitude, mais l’ambiance était au rendez vous et j’ai eu le plaisir de revoir des amis que je n’avais pas vu depuis un moment ; j’ai même eu le plaisir de faire la connaissance de quelques nouvelles personnes très sympathique comme Matthias et son copain Sébastien.

C’est donc avec plaisir que je vous propose ici quelques clichés (d’ailleurs je tiens à remercier Chris et Sam d’avoir pris des photos, moi je n’ai pas eu le reflexe) de la soirée Sea, Sex & Sun à l’Underground7.


Pour entamer la série, il est raisonnable de commencer avec ce beau cliché de mon CardinaL du Littoral Ouest en train de siroter un cocktail conçu spécialement pour la soirée (qui était, soit-il dit en passant, très bon et très beau à voir dans ces noix de coco).


Un petit cliché de nos deux organisateurs : Olivier et Alain qui nous surprennent à chaque fois avec une déco et une ambiance différentes. C’est du bon boulot ce que vous faites pour vos invités ;O).


Et, à côté des deux organisateurs, il ne faut surtout pas oublier les deux barmans mythiques de l’Underground / : Xavier et Chris qui ne nous laissent jamais trop longtemps avec nos verres vides…


Chris
. et Stefan : c’était sympa de les retrouver après si longtemps ; je pense que c’était même la première fois depuis mon retour définitif en Suisse.


J’étais aussi très heureux de retrouver Vincent  et Alan ; avec ce dernier nous avons beaucoup discuté sur MSN pendant mon séjour, mais ça devait faire gentiment plusieurs mois que l’on ne s’était plus vus.


Parmi les gens que j’ai rencontré ce soir-là, il y a Sébastien et Matthias ; ce jeune couple est vraiment très sympathique et les délires ont été au rendez vous dès le départ. En gros on peut dire que j’ai fait chier Sébastien en lui disant que la bière c’était une boisson pour hétéros (bon il faut me comprendre, avant d’arriver à la soirée j’avais déjà bu une bouteille de blanc).


Visage plutôt connu par les visiteurs les plus fidèles, Michael a assuré la partie « musicale » de la soirée.


Les délires étaient, bien entendu, au rendez vous : voici une photo très drôle d’Alan et Damien. Cela se passe de tout commentaire :D.


Et cette photo aussi ! En gros, votre Paadre a tout de suite essayé de mettre un peu d’ambiance et de donner des cours particuliers de sa danse favorite (celle qu’il fait souvent avec son CardinaL du Haut du Canton sur le Dancefloor du Paradox). Quoiqu’il en soit, il a rapidement conquis son public [lol comme il se la pète ce Paadre des fois].


Là par contre, c’est le Paadre qui apprend à ses jeunes amis tous les secrets et les histoires louches de la mythique barre de l’Underground 7. Il y en a de choses à dire sur cette barre… Cela pourrait même faire l’objet d’un article à publier quand je n’aurai rien de plus intéressant à raconter :D.


Et pour finir, une photo qui se passe, encore une fois, de tout commentaire. Je ne sais pas pourquoi, mais tout à coup, je me suis retrouvé avec une cravache (la SCP) dans la main et je me suis senti obligé de l’utiliser :D. En tout cas, cette chère cravache aura occasionné plusieurs moments de délire parmi les conviés :D.

Pour aujourd’hui c’est tout.

Votre Paadre dévoué

"Vacances" Tessinoises

Après cette petite pause « musicale », il est grand temps de reprendre le récit de ma petite vie de jeune homme tout à fait commun, mais à la fois, tout à fait exceptionnel ; j’ai récemment eu le plaisir de vous parler des Portes Ouvertes de la Maison de Champréveyres, une manifestation qui nous (à mes amis et à moi) a pris pas mal de temps et d’énergie mais qui fut, à mon avis, un vif succès. Le temps est venu, pour le Paadre, de reprendre sa route vers le Tessin où il a retrouvé sa famille.

Comme vous savez (et si vous ne le savez pas tant pis), le Paadre avait quitté le Tessin et sa famille après avoir passé quelques jours des vacances de Pâques avec eux ; il les avait quittés pour retourner sur Neuchâtel, avant de rentrer en Angleterre pour les derniers examens et les dernières semaines de cet échange Erasmus dont il a été question dans plusieurs articles de ce site.

Or votre serviteur retournait au Tessin après deux mois d’absence et il a tout de suite senti qu’il n’aurait pas pu faire autrement ; il semblerait que ma famille s’est un peu sentie délaissée par ma décision de m’arrêter, comme d’habitude, d’abord à Neuchâtel et de retourner à Bellinzona seulement après quelques (plusieurs) jours passés auprès de mes amis. Il faut dire qu’ils n’ont pas tout tort en disant que je ne leur consacre pas assez de temps, mais ce que ma famille a parfois du mal à comprendre c’est que maintenant ma maison c’est Neuchâtel et plus Bellinzona ; je suis quasiment sûr qu’à la fin de mes études je ne reviendrai pas (comme le souhaite ma grand-mère) au Tessin pour chercher un travail, mais je resterai par ici, dans ce Littoral qui m’a tant donné.

Encore une fois je veux que ce soit clair : je ne fais pas cela parce que je n’aime pas mes parents ou ma famille ; je les aime immensément et il n’y a rien à dire là-dessus, mais je trouve qu’à un certain moment il faut prendre son chemin et se détacher des ailes protectrices de la « famiglia ». Je pense que ma mère a compris le fond de ma pensée et elle l’accepte ; mon père et mon frère aussi d’ailleurs… c’est plutôt auprès de ma grand-mère que le problème se pose : elle a toujours été habituée à avoir toute la famille à côté de chez elle, et elle ne comprend pas que moi je puisse mener ma vie à des centaines de kilomètres de chez elle. Enfin, je pense qu’elle devra s’y faire car je ne retournerai au Tessin que pour voir ma famille et passer des moments avec eux.

Mais là je m’égare : je disais que votre Paadre est retourné au Tessin qu’il a revu sa famille et qu’il a passé des excellents moments avec eux ; malgré qu’il était rentré voir ses parents pour faire un peu de vacances, cela ne s’est point produit, étant donné qu’il a décidé de se réfugier dans son chalet à la montagne et qu’il s’est mis à faire des « petits » travaux de ponçage et peinture… En fait, ce n’était même pas des petits travaux car votre Paadre, qui des fois ne réalise pas l’ampleur des couilles dans lesquelles il plonge, était loin d’imaginer que le ponçage et la peinture d’une paroi du chalet lui aurait pris une semaine entière. Finalement le résultat est magnifique et votre serviteur ne regrette pas ses efforts, mais il est vrai qu’il en a bavé.

A part cela je n’ai pas fait grand-chose d’intéressant : j’ai réfléchi à mon futur appartement (j’allais avoir les clés le 29 juin) et j’ai réglé deux ou trois soucis qui se sont posés sur mon chemin. Par contre, et cela il faut quand même le dire, un samedi soir, après avoir décidé de sortir en ville, en sortant d’un de mes bars préférés, j’ai été victime de propos et apostrophassions homophobes. J’ai fait semblant de ne pas les entendre et il faut avouer que j’ai regretté de ne pas avoir réagi ; en rentrant à la maison je me suis rendu compte que j’aurais eu envie d’aller vers eux (même s’ils étaient cinq ou six) et leur demander si ma sexualité leur posait un problème. Bon je risquais de me faire taper dessus, mais il y avait un Securitas à l’entrée du bar et il y avait des chances qu’il les empêche de trop m’amocher.

Cet événement du samedi soir n’est qu’un exemple de ce que j’ai dû endurer pendant vingt ans au Tessin. Après on se demande pourquoi je veux rester sur Neuchâtel… Si seulement je pouvais raconter ça à ma famille, peut-être qu’on me ficherait la paix avec la sempiternelle question « quand tu nous reviens ? ». Je ne suis pas prêt à retourner dans un endroit où je ne suis pas toléré et je fais l’objet de propos qui atteignent ce que je suis.

C’est donc avec un certain soulagement et une certaine hâte d’avoir les clés de mon appartement que le 26 juin j’ai repris la route vers Neuchâtel, et alors qu’une époque tirait à sa fin et une autre s’ouvrait devant moi, je ne pouvais pas m’empêcher de m’interroger sur mon avenir et sur le bien fondé de ma décision de prendre un appartement. Ai-je bien fait ? Seulement le temps pourra répondre à cette question ; pour le moment je ne regrette pas mon choix.

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Moment France Gall

Après l’article consacré à l’album de Nathanaël, j’ai envie, avant de passer à autre chose et reprendre la suite des événements, de m’arrêter dans le domaine de la musique (que j’aime) et vous parler d’une artiste que j’apprécie dont les chansons me touchent énormément. Et cette fois il ne s’agit ni de Madonna, ni de Mylène, ni de Grégory Lemarchal, mais d’un véritable monument de la chanson française : France Gall.



J’ai eu le plaisir d’approcher cette immense chanteuse pendant les longues heures passées dans le bureau d’Anne-Lise à préparer l’exposition pour les 40 ans de Champréveyres en 2004 à travers une anthologie très mal faite car elle ne contenait pas des tubes tels que Il jouait du piano débout ou La déclaration d’amour. J’ai en tout cas apprécié les chansons sur ce double album et depuis j’ai essayé de connaître davantage sur cette femme. J’ai alors appris qu’elle a été victime d’un destin assez tragique qui lui a fait endurer, en moins de cinq ans, la perte de son génie de mari et de sa fille Pauline (morte à 19 ans à cause de la mucoviscidose). Depuis 1997 France s’est éloignée de la scène, mais ses chansons restent un patrimoine inestimable.

En 2005 j’ai acheté le coffret 3CD appelé Evidemment et j’ai enfin eu un aperçu plus fidèle d’une carrière qui se déroulait sur trois décennies entre 1973 et 1996. C’était un best of de la période Warner de France qui présentait les meilleures chansons que Michel Berger avait écrit pour elle (et pour lui) ; un long parcours entamé par La déclaration d’amour (chanson que j’ai adoré de la première écoute) et clos par les « ré-visitations » de ses tubes (et de quelques tubes de Michel) apparues dans l’album France (de 1996) en passant par des inédits ou des raretés.

Mais comme je suis toujours un novice de la musique française et que je découvre à fur et à mesure, j’ignorais que notre France était une icône déjà avant 1973 grâce à une « première carrière » commencée en 1963 et ponctuée par des hymnes tels que Sacré Charlemagne, Poupée de cire, poupée de son et la mythique Les sucettes, une collaboration inoubliable (et choquante à l’époque) avec Serge Gainsbourg. Lorsque j’ai découvert cette partie de sa carrière j’ai voulu chercher un best of et je suis tombé sur l’excellent Poupée de cire, poupée de son qui retrace les années 1963-1968 avec une collection de 23 chansons (dommage qu’aucune chanson de la période 1969-1973 ait été incluse dans cette sorte de best of).

Ma connaissance de la carrière de France était donc à peu près complète, mais il y avait un objet que je voulais à tout prix et que j’ai fini par avoir : l’édition « limitée » et numérotée d’Evidemment : l’intégrale de la discographie de France Gall à partir de 1974 (ses années chez Warner) ! 13 CD + 1 DVD (d’un concert à Bercy) qui comprennent ses huit albums studio, huit live, des b-sides pour la première fois sur CD et des morceaux inédits tels La seule chose qui compte et Une femme tu sais. Dommage que l’intégrale ne soit pas une intégrale de sa carrière, mais bon, il est vrai qu’il y a des chansons intéressantes dans les débuts de sa carrière, mais rien ne vaut sa collaboration musicale (ainsi que dans la vie de tous les jours) avec Michel Berger.

J’ai donc eu mon coffret numéroté le 10 juin 2007 et depuis je l’ai pas mal écouté. J’adore le style de France et grâce à elle j’ai eu envie de connaître davantage la musique de Berger et d’écouter les chansons qu’il a écrites pour lui… et j’ai aussi beaucoup aimé. Je discutais avec Natha de la carrière de France Gall et il me disait qu’il trouvait que c’était dommage qu’elle ait arrêté après la mort de son mari, mais d’un côté je la comprends. Elle a été sur la vague du succès pendant plus de trente ans, elle a dû faire face à des épreuves rudes et je comprends qu’elle n’ait plus trop envie de sortir des albums maintenant que celui qui la comprenait le plus n’est plus parmi nous.

Je trouve aussi que des fois il faut savoir s’arrêter avant de s’acharner à faire quelque chose, surtout si on sent qu’on ne pourra pas la faire aussi bien qu’avant. Après tout, France a arrêté de sortir des disques, mais nous avons une série de chansons immortelles qui ne vieillissent pas. Voici quelques coups de cœur :

La déclaration d’amour, La chanson d’une Terrienne, Si, maman, si, Musique, Il jouait du piano débout, Diego, libre dans sa tête, Tout pour la musique, Débranche, Cézanne peint, Ella, elle l’a, Papillon de nuit, Babacar, Laissez passer les rêves, Jamais partir, ainsi que les reprises exceptionnelles de La groupie du pianiste, Message personnel, La minute de silence, Lumière du jour, et sa participation extraordinaire à Starmania où elle a brillé avec Besoin d’amour, Monopolis et Quand on n’a plus rien à perdre.

Pour terminer, car je ne veux pas à chaque fois vous faire subir un article de plusieurs pages, je ne peux que vous conseiller de prendre un peu de temps pour écouter cette femme ;O).

Bien à vous

Votre Paadre dévoué

Nathanaël - Mots pour maux

Dans mon article consacré aux Portes Ouvertes de Champréveyres j’ai évoqué en passant le concert de Nathanaël et l’achat de son CD. Aujourd’hui je veux retourner sur ledit CD et vous en parler de façon un peu plus approfondie, et cela pour plusieurs raisons ; je connais Natha depuis plusieurs années (pour être exact, depuis avril 2004 lorsqu’il est arrivé à Champréveyres pour faire son service civil). Pendant ces années j’ai appris à connaître et apprécier ce jeune homme soit comme personne qu’en tant qu’artiste. Il lui aura fallu du temps pour arriver à publier son premier album, mais cette attente n’aura pas été infructueuse car il en a profité pour s’améliorer et pour élargir ses connaissances dans le domaine du son.



C’est donc en mai 2007, un petit mois avant les Portes Ouvertes, que Mots pour maux, le premier CD de Natha, a vu le jour : onze morceaux pour presque cinquante minutes de musique aux textes très personnels et recherchés (tout ce que j’aime dans une bonne chanson) qui m’ont enchanté dès la première écoute. Nathanaël aborde des thèmes qui lui et me tiennent à cœur, tels que l’exploitation des enfants ou l’importance de suivre ses rêves, ou encore la relation entre la vie et la mort. Il faut aussi préciser que le jeune homme a écrit l’intégralité des textes et de la musique (sauf les paroles et la musique de Sans la nommer, morceau phare de Georges Moustaki).

Je veux maintenant, pour vous donner envie d’acheter ce CD, dire un ou deux mots pour chacun des onze titres :

[01] Dérive aux nuages : Mots pour maux s’ouvre avec un morceau instrumental composé par Stanislas Romanowsky (qui s’est d’ailleurs occupé des arrangements de tous les morceaux de l’opus) ; c’est une idée (celle de débuter avec un morceau instrumental) qui me plait beaucoup et qui permet à celui qui écoute le CD de se mettre gentiment dans l’ambiance. Dans Dérive aux nuages on a l’impression que le piano et le violoncelle se cherchent et se poursuivent comme deux nuages lâchés au gré du vent dans le ciel.

[02] Le silence de l’amour : deuxième titre de l’album, et premier coup de cœur pour votre Paadre ; j’aime bien le changement assez brutal de rythme dans le refrain. En ce qui concerne le message, il s’agit d’une chanson qui nous rappelle que l’amour n’est pas fait que de mots, mais aussi de caresses, regards, saveurs et désir. Est-il possible d’aimer sans parler ? Si l’on croit à Natha, il semblerait que oui.

[03] Au-delà de l’ombre : je dois avouer que j’ai dû écouter cette chanson plusieurs fois avant de comprendre ce que Nathanaël voulait dire, et je ne suis pas sûr que la conclusion à laquelle je suis arrivé est la bonne… Je dois aussi avouer que cette chanson me fait penser à Avant que l’ombre de Mylène Farmer ; non elles ne se ressemblent pas, mais les deux évoquent « l’ombre » et tandis que le morceau de Madame Farmer se penche sur ce qui se passera « avant que l’ombre s’abatte à ses pieds », Natha s’interroge sur ce qui nous attend au-delà de l’ombre. Cette « ombre » devient donc une image de la mort (au moins, moi je la vois comme ça). Qu’est-ce qu’il y a après la mort ? Est-il vrai qu’une vie meilleure que celle qu’on vit sur cette terre nous attend ?

[04] Chasseur d’étoiles : Ma chanson préférée, et cela depuis que je l’ai entendu, longtemps avant la sortie de l’album. Chasseur d’étoiles parle d’un homme qui a tout quitté à l’âge de huit ans « privé de télé pour un carreau brisé chez Vieux-Con d’à côté » et qui a trouvé sa raison de vie dans la chasse aux étoiles. Ce que j’aime bien dans cette chanson, à part les paroles, c’est le fait qu’elle incite celui qui l’écoute à suivre ses propres rêves et à faire ce qu’on a envie de faire ; après tout qui sont les autres pour nous dire que ce que nous faisons est inutile ? Chasseur d’étoiles aurait fait un très bon premier single.

[05] Petite fille : Encore une fois une chanson que je connais depuis un bon moment et que j’ai apprécié dès la première écoute ; il s’agit d’un morceau dans lequel Nathanaël s’adresse à une petite fille avec qui il avait l’habitude de parler, une petite fille sur le point d’abandonner son innocence et ses rêves. Le chanteur incite la petite fille à ne pas abandonner l’espoir et à continuer à croire en ses rêves malgré le fait que la vie n’est pas toujours facile.

[06] Les murs du silence : Il faut avouer qu’au début j’ai eu un peu de peine avec cette chanson car je la trouvais extrêmement longue. En plus de cela, Les murs du silence n’est pas vraiment chantée, mais plutôt parlée, comme s’il s’agissait d’un poème que Nathanaël était en train de réciter accompagné d’un piano. Finalement je commence à l’apprécier de plus en plus grâce à un texte qui me touche beaucoup : la chanson parle de l’importance de ne pas oublier les souvenirs, les émotions et les sensations de notre enfance et de notre jeunesse ; les chanteur les retrouve, les trie, fait de l’ordre, les protège et les donne aux autres.

[07] Traverse ou reste : Comme Au-delà de l’ombre, Traverse ou reste se penche sur la relation entre la vie et la mort ; si dans la première Nathanaël s’interrogeait sur ce qui nous attend après la mort, dans Traverse ou reste il a un approche plus « joyeux » et nous fait savoir qu’il se penchera sur les questions existentielles sur la vie et la mort une fois qu’il « sera prêt à faire ses bagages sur son dernier souffle » et que pour le moment il préfère profiter de la vie. Il avisera « quand arrivera le moment de la grande traversée ».

[08] Sans la nommer : Changement radical par rapport à la chanson précédente ; Sans la nommer est un hymne que Monsieur Moustaki avait écrit pour célébrer la « révolution permanente » ; je ne suis pas un type révolutionnaire, mais il est parfois bien de garder à l’esprit que des fois il faut se battre pour faire valoir nos droits et notre liberté. J’aime bien ce dernier morceau ; malheureusement je ne connais pas la version de Georges Moustaki et je ne puis donc me lancer dans une comparaison des deux interprétations, mais celle de Nathanaël vaut, à mon avis, le détour.

[09] Urgence : Sans la nommer introduit parfaitement cette Urgence, une chanson dans laquelle le chanteur se penche sur le problème de l’exploitation des enfants ; « urgence, partout ! » il dit en nous rappelant que beaucoup d’enfants dans le monde sont privés de leur enfance, transformés en machines de guerre, ou exploités par des entreprises. Ce que je trouve dommage c’est qu’encore une fois le texte est plutôt récité que chanté. Je pense que cette chanson aurait été beaucoup plus puissante si elle avait une sonorité un peu plus rock.

[10] Un jour banal : dernier morceau chanté du CD ; Nathanaël choisit un reggae breton pour raconter la « journée d’un homme qu’on retrouve dans ses paroles » et qui soudain se rend compte de toute la misère du monde. J’ai entendu ce morceau en concert et c’est très bien pour faire chanter tout le monde à la fin du spectacle…

[11] Voyage au vent : Mots pour maux se termine comme il était commencé : avec un morceau instrumental qui annonce la fin du voyage dans le monde de Nathanaël. Encore une fois le morceau a été composé par Stanislas Romanowsky et, encore une fois, piano et violoncelle se suivent, se cherchent et s’accompagnent dans ce voyage.

Voilà tout ce que je pouvais bien vous dire concernant cet album ; en lisant l’explication morceau par morceau, vous vous êtes probablement rendus compte qu’il ne s’agit pas d’un CD que l’on peut écouter avec une oreille ; pour bien apprécier Mots pour maux il faut se poser et prendre le temps de réfléchir aux paroles, aux textes et se laisser bercer par la musique. C’est un voyage que je vous encourage à faire car il ne peut qu’être enrichissant. Si cela vous intéresse, vous pouvez commander l’album (pour 30 francs seulement) sur le site de l’association Scène Destination (une association qui s’occupe d’accompagner les artistes dans leur parcours musical) : voici l’adresse : http://www.scene-destination.ch.

Pour aujourd’hui c’est tout

Bon vent, prenez soin de vous

Votre Paadre dévoué

Portes Ouvertes à Champréveyres

De retour en Suisse, après la dernière partie de mon séjour à Canterbury, je n’ai pas vraiment eu le temps de me reposer et de récupérer après les dernières émotions anglaises ; en fait, les premiers dix jours du mois de juin ont été consacrés à la préparation des Portes Ouvertes de la Maison de Champréveyres. Comme vous le savez, cette maison (dans laquelle j’ai habité pendant les premières quatre années passées à Neuchâtel) ainsi que toutes les personnes que j’ai rencontrées là-bas, occupent une place très importante dans mon cœur et je ne pouvais pas m’empêcher d’offrir mes services pour la mise en place de cette manifestation.

C’est ainsi, qu’à peine revenu de Canterbury j’ai passé les premiers jours scotché à l’ordinateur d’MC en train de trier des photos pour la déco ; et quand ce n’était pas des photos, c’était des découpages (de photos) ou bien des collages (toujours de photos). Finalement, nous qui croyons être à la bourre et ne pas avoir le temps de tout mettre en place pour l’ouverture, on a bien maîtrisé notre truc et tout était prêt pour accueillir les gens lors de l’ouverture « officielle » le vendredi 8 juin à 18 heures. Malheureusement le public n’a pas été au rendez-vous et à part quelques visiteurs de temps en temps, la plupart des gens qui sont venus pendant le week-end n’étaient que des habitants des la maison, des anciens habitants ou encore des amis des habitants… Les mauvaises langues pourraient parler d’échec considérable, mais j’invite à la prudence et à considérer plusieurs facteurs : tout d’abord l’échec est relatif, car tout était en place comme prévu et on était prêts à accueillir les hordes espérées et pas apparues ; ensuite il faut dire qu’on a un peu mal choisi notre week-end : c’était le premier week-end de beau (enfin pas tout le temps) depuis un moment, c’était le début du mois de juin et il y avait une offre d’activités considérable et je peux comprendre que les gens aient plutôt choisi d’aller à la plage ou ailleurs.

Pour finir je ne considère pas ces Portes Ouvertes comme un échec parce que finalement le but c’était pour nous de nous amuser et de passer un bon moment tous ensemble… Et c’est ce que l’on a fait… regardez ces photos et jugez par vous-mêmes ;O).



Lors de la préparation des Portes Ouvertes, j’ai du combler certaines lacunes « photographiques » (comme prendre des clichés des habitants qui ont rejoint le bateau dans la dernière année) ; ici je suis avec deux filles Tessinoises extrêmement géniales : Lara et Daniela… Inutile de dire que nos discussions durant les soupers étaient très délirantes… Vive le Tessin :D.


Sur cette photo, Lara et Daniela sont accompagnées par Issa et Alessandra, une jeune femme qui nous vient d’Italie et qui est aussi fort sympathique.


Un petit moment de détresse pour Delphine et Nicole… Vendredi soir il a commencé à pleuvoir… Quelque petite goutte d’eau a atteint le sol et a risque de tout foutre en l’air… Mais c’était sans compter sur la ténacité de Delphine et Nicole qui, avec leur écharpe sur la tête ne se sont pas laissées intimider par cette vilaine pluie.


Une photo que je dédie à mon ATF (Abbé des tas de fumier)… Ne me demandez pas pourquoi, ce serait trop long à expliquer… J’espère que vous apprécierez ma douce attention mon cher Abbé :D.


Et à propos d’ATF, le voici avec mon CardinaL du Haut du Canton dans la tenue « officielle »… Disons qu’ils ont un peu été « obligés » d’acheter le t-shirt… Mais bon, finalement ça leur va très bien. L’orange met en valeur les… les… enfin, je ne sais pas quoi il met en valeur.


Par contre là, on voit tout de suite que nos t-shirts bleus mettent en valeur les yeux de Natha (et un peu les miens aussi). Ce dernier nous a fait rêver avec un très beau concert le samedi soir… J’ai même acheté le CD et j’ai eu le plaisir d’avoir une dédicace de l’artiste dessus… Le jour où il sera connu à niveau international, ce CD vaudra pas mal de thunes :D.


Moment de délire
entre Delphine, Sam et Natha lorsque ce dernier a essayé de ligoter les deux autres avec du ruban adhésif. C’était bien entendu parti pour un nouveau quart d’heure de fous-rires :D.


Voici une photo qui n’est pas du tout négligeable vu qu’elle rassemble cinq des neufs civilistes qui ont œuvré à Champréveyres ainsi que Marcio et votre Paadre dévoué. De gauche à droite : Marcio, Joris, Natha, votre Paadre, Baris, Christophe et Guillaume. Dommage qu’il manquait mon p’tit Tobias 
L. J’avais une autre photo avec le même groupe, mais pour des raisons trop longues à expliquer, je me suis vu obligé de la censurer… Pour d’autres explications, adressez-vous à mon ATF ;O)


Moment de délire pendant que Georges, l’ancien administrateur de la Maison, s’amusait à prendre des photos des gens avec des couvre-chefs parfois bien étranges… J’aime bien cette perruque violette :D


Et pour finir, une photo-délire, avec un petit chapeau qui rendrait folle d’envie le Reine Elisabeth… Ne suis-je canon avec ça ? :D

Voilà, à tout bientôt

Votre Paadre dévoué

Le temps du bilan...

Le temps est venu (du moins c’est l’impression que j’ai) d’écrire le mot « fin » à la série d’articles consacrés à mon séjour à Canterbury, une série qui m’a permis de partager avec vous qui me lisez, les moments les plus importants de ces huit mois que j’ai passé en terre anglaise. Il faut admettre que ce blog a été un instrument fort pratique pour donner des nouvelles de moi aux amis que j’avais laissés en Suisse et qu’il a bien exercé le rôle pour lequel il avait été crée il y a un peu plus d’une année ; et pourtant, même si le séjour à Canterbury est désormais fini, je n’ai aucune envie de fermer les portes de cette page que j’affectionne et qui reste un endroit où j’arrive à exprimer, sans frein, le fond de ma pensée.

N’ayez donc aucune crainte : cet article veut être une sorte de bilan de mon échange Erasmus, mais ce ne sera pas mon chant du cygne ; il y aura encore plusieurs articles qui vont paraître sur ces pages (certains sont déjà en gestation dans ma tête) et même si j’ignore encore quel sera (ou seront) le(s) nouveau(x) but(s) de Confessions on my Balcony, eh bien, il n’y a rien de mieux pour vous de continuer à me lire pour savoir où je vais.

Mais passons aux choses sérieuses et au sujet de cet article ; il aura fallu plus de huit mois de préparation pour organiser mon séjour à Canterbury et vous n’avez pas idée du nombre de fois que j’ai failli tout plaquer lorsqu’une nouvelle complication de dressait sur mon chemin. Et pourtant j’ai tenu bon et le 16 septembre 2006, après un voyage plutôt pénible, me voilà sur le campus de l’université de Kent à Canterbury. Rien m’avait préparé au vide que j’ai ressenti lorsque j’ai franchi la porte d’embarquement à l’aéroport de Genève ; pendant huit mois j’allais quitter mon monde à moi, mes amis, nos délires et je me lançais dans une aventure dont j’avais entendu des échos fantastiques mais qui me faisait quand même un petit peu peur.

J’avais peur, peur qu’à mon retour en Suisse tout aurait changé, que j’aurais perdu la place que j’avais dans le cœur des personnes que j’aime et apprécie, peur de ne pas réussir et d’aller à l’encontre d’un échec lamentable. Finalement tout cela ne s’est pas produit : le retour en Suisse pour les vacances de Noël au mois de décembre m’a rassuré quant à ma place dans le cœur des gens ; rien n’avait changé entre nous et je ne pouvais pas être plus ravi. En plus, je pense même que certains liens se sont renforcés et qui sont beaucoup plus solides qu’ils l’étaient avant mon départ. Ce blog, Internet et la technologie ont bien entendu joué un rôle primordial dans ce processus et  je leur suis très reconnaissant.

Quant à l’échec envisagé et craint pendant quelques jours après mon arrivée ne s’est pas produit et ce séjour à Canterbury aura été un grand succès personnel ; je ne parle pas seulement des examens que j’ai réussi sans trop de problèmes, mais aussi de l’amélioration de mon expression (écrite et orale) en anglais qui s’est beaucoup renforcée et puis des appréciations diverses faites par mes enseignants durant les cours ou dans les corrections à mes essais. Donc, un vif succès personnel qui ne touche pas seulement l’aspect académique de l’échange, mais aussi tout ce qui tourne autour de cela.

Il est vrai que les huit mois de colocation avec des jeunes anglais n’ont pas toujours été le pied et qu’il y a des fois où j’aurais voulu faire un massacre, mais tout cela fait partie des règles du jeu ; j’ai choisi de passer une année académique dans une autre culture, une culture qui, comme la mienne, a ses règles et ses particularités et il est donc difficile de tout comprendre ou accepter du premier coup. Des fois j’ai été un peu dur, même sur ces pages, concernant la propreté et les mœurs de mes quatre colocataires et leurs amis, et j’ai fait semblant d’oublier qu’après tout ils étaient jeunes et qu’il s’agissait de leur première expérience (sauf pour Kirsty) loin du cocoon familial. C’est vrai que des fois c’était bien embêtant d’avoir une cuisine sale, mais on ne peut pas prétendre d’en avoir une propre lorsqu’il y a des usagers qui n’ont jamais été habitués à faire leur vaisselle après leur repas.

Enfin, maintenant que tout cela est loin derrière, je remémore presque avec plaisir tous ces moments d’énervement qui finalement n’étaient qu’une minuscule partie de mon séjour.

A côté de cela il y a toutes les rencontres que j’ai pu faire, les moments que j’ai pu passer avec des personnes que j’ai appris à apprécier, les soirées au Studio41 ou au Woody’s, les soirées de l’association LGBT. Il s’agit de choses qui ont marqué mon esprit et qui vont rester gravés dans ma mémoire… Comme il arrive souvent, les mauvais souvenirs s’estompent (surtout s’ils sont occasionnés par des broutilles), mais les bons souvenirs restent.

Si on me demandait « est-ce que tu referais cette expérience ? » je pense que je répondrai sans hésitation « oui » car elle m’a permis de faire un autre pas sur le chemin qui me mène vers une meilleure version de moi-même ; j’ai pu, encore une fois, tester mes limites, essayer de maîtriser mes défauts et me voir rassuré en ce qui concerne mes « qualités ». Une année qui n’a pas du tout été perdue, même si cela m’a un peu obligé à laisser ceux que je chéris le plus et à dévier un petit peu du parcours que je m’étais fixé ; est-ils donc le moment d’écrire le mot « fin » à cette série d’articles ? Je pense que oui, mais cette porte qui s’est fermée n’en a déjà ouvertes d’autres.

Je le dis donc pour la dernière fois (avant de chercher une nouvelle formule) : Take Care

Votre Paadre dévoué

the Best of Canterbury Tales

Bonjour à tous,

Dans mon article de vendredi je vous ai proposé quelques clichés et quelques commentaires de la dernière soirée à laquelle j’ai participé lors de mon séjour à Canterbury. Quelques jours plus tard j’ai en effet pris mon Eurostar et j’ai quitté l’Angleterre après neuf mois d’échange Erasmus. L’aventure tant attendue et redoutée était donc arrivée à sa fin et je rentrais en Suisse avec des bons souvenirs et, peut-être quelques regrets. Aujourd’hui nous sommes le 16 juillet : plus d’un mois et demi s’est écoulé depuis mon retour à Neuchâtel et j’ai eu le temps de jeter un regard sur cette aventure anglaise ; mais avant de tenter une sorte de bilan de cette expérience, je veux, encore une fois revenir sur ce séjour et vous proposer une sélection de 28 clichés (dont quatre complètement inédits) de manière à retracer mon parcours et revenir sur quelques événements saillants.

La plupart des photos utilisées dans cet article ici ont déjà été publiées par ici (à part le quatre inédits)… il faut donc voir cet article-ci comme une sorte de best of, à savourer sans modération. Bon, assez avec mes délires… Passons aux photos.



On commence d’emblée avec un inédit : j’ai mis les mains sur cette photo (et ses sœurs) il y a peu de temps ; il s’agit d’une série de clichés que Sam, mon CardinaL du Haut du Canton, avait pris le jour de mon départ en Angleterre, ce 16 septembre 2006. Nous étions, avec Sam, Julienne, Romain, Ana, ses parents et Célia, à l’aéroport de Genève et on attendait l’embarquement… La tension était palpable… quelques minutes après Ana et moi aurions traversé la porte d’embarquement en route vers l’inconnu. Il semblerait que l’image de votre Paadre avec son sac bleu sur le dos (ce sac que Sam appelle « le sac de touriste suisse-allemand ») soit désormais gravée dans la mémoire de mes CardinauX de manière indélébile.


Après un voyage qui ne fut pas exempté d’imprévus et de contretemps, nous sommes arrivés (Ana et moi donc) sur le campus de l’Université de Kent à Canterbury. Mais ce ne fut pas pour autant que l’on était arrivés au bout de nos peines car à cause d’un problème informatique il y a eu un tout petit problème avec ma chambre… Après une course assez forcenée et après avoir dit clairement que je ne dormirais pas à l’hôtel, la « conciergerie » a enfin pu me donner une autre chambre, au numéro 4 de Marley Court.


En arrivant dans mon futur appartement j’ai fait la connaissance de mes quatre colocataires : deux garçons, Adam et Scott, et deux filles, Kirsty et Jenny (qui sera assez rapidement surnommée Britney par votre Paadre et par Ana). Il ne passera pas beaucoup de temps avant que je rencontre Aaron, Claire et Astrid qui vont devenir (surtout Aaron) des presque-colocataires.


La première semaine (la Fresher’s week) a été, pour les étudiants Erasmus, une sorte de marathon … en fait nous avons été invités à participer à un certain nombre d’événements organisés à notre intention qui avaient le but de nous présenter l’université, mais aussi la ville de Canterbury, sa cathédrale et même le château de Leeds. En tout cas, à la fin de cette longue semaine, on a eu l’impression, en se couchant le dimanche soir, de se coucher moins bêtes qu’avant.


Il fallait aussi s’habituer à la vie dans un campus : celui de l’Université de Kent n’est pas énorme, mais est quand même assez grand et pendant les premiers jours il était parfois difficile de s’y retrouver. Mais peu à peu on apprend à découvrir cette petite ville pour les étudiants et à en apprécier la beauté (car oui, ce campus est un véritable joyau, tel qu’il est, perdu au milieu de la nature… ça faisait Presque Harry Potter).


L’acclimatation au nouveau train de vie anglais, auquel il faut, bien entendu, s’habituer lorsqu’on y passe plus que quelques semaines, s’est fait aussi grâce à une longue série de soirées qui ont laissé des souvenirs indélébiles ; sur la photo, un moment mythique du premier souper (et même l’unique pour ce qui me concerne) chez Sören (le grand chef) et Sajid. On avait même discuté de la création d’une nouvelle secte… Salamsky ??


Un autre point important à ne pas négliger : l’exploration des environs ! C’est pour nous coucher moins bêtes qu’avec Ana nous avons décidé de rejoindre Marla à Londres et d’explorer quelques coins de cette ville qui nous étaient inconnus (lors de ma visite en 2005 je n’ai, hélas, pas eu le temps de tout voir). Finalement notre visite s’est beaucoup concentrée sur Harrod’s, mais c’est toujours mieux que rien. De plus que quelques jours après je retournais à Londres pour voir Alain et d’autres amis et que cela m’a permis d’explorer Cadmen Town et de voir le Koko.


Encore un cliché qui vous montre les efforts d’acclimatation que j’ai dû produire pendant le premier mois… Cette photo, qui est d’ailleurs inédite, a été prise lors de la soirée d’anniversaire de Max… Ce soir-là j’ai pu approfondir ma connaissance des membres de l’association LGBT de l’uni de Kent… Malheureusement j’ai même réussi à me faire une renommée de fêtard qui ne m’a pas quitté pendant mon séjour… Enfin tant pis non ? :D


21 octobre 2006 : mon 24e anniversaire
… c’est d’ailleurs la première fois de ma vie que je fête mon anniversaire en dehors des frontières suisses. La journée fut fort sympathique : avec Ana nous nous sommes offerts un repas au café rouge, un après midi shopping (bon ça c’est surtout moi qui se l’est offert). Et puis le soir j’ai accueilli quelques amis au numéro 4 de Marley Court, histoire de boire un verre de Martini et de marquer l’entrée dans ma 25e année. Sur la photo je suis en compagnie d’Ana, Ricky, Kerry (deux colocataires à Ana) et Cary.


C’était aussi la première fois que je fêtais Halloween… Au Tessin on a la « fête des morts », mais la tradition de se promener en costume et de faire des farces à ceux qui ne nous donnent pas des sucreries ne sont pas très implantées. J’ai donc décidé de me lâcher et de jouer le jeu… Et il faut dire que je me suis bien amusé en tant que Swiss Witch (et heureusement que j’ai pu utiliser le même costume pour plusieurs soirées, dont la soirée Wizard of Oz au Woody’s).


Parmi les bons souvenirs de cette année passée en Angleterre, je classe sans hésitation la rencontre avec Simon. Ce gars (qui est aussi né un 21 octobre, ce qui lui vaut le titre de « jumeau cosmique ») est exceptionnel et je l’apprécie beaucoup. Dommage qu’il ait quitté l’uni après le premier trimestre et qu’on n’ait pas eu l’occasion de passer plus de temps ensemble.


Et comme les bonnes choses ne viennent jamais seules, après cette petite pensée pour Simon, je vais évoquer un des événements-clé du mois de novembre : le passage de Lionel à Canterbury… Jamais (ou presque) je n’ai vu Ana dans cet état d’excitation pendant les jours précédant l’arrivée de son homme… Et finalement j’étais aussi content de le revoir ce Jurassien ;o).


Peu avant de rentrer en Suisse pour les vacances de Noël, j’ai passé une soirée très chouette avec des membres de l’association LGBT et j’ai retrouvé cette photo qui me permet de parler de trois filles qui ont une place spéciale dans mon cœur ; il s’agit bien entendu de Jess (la première à droite) alias Madame la Présidente, Helen, la fille en rouge au centre, et Sandrine, notre First Lady adorée (tellement de délires avec cette jeune femme). Sur la photo il y a aussi Marco et Stéphanie, la fille aux cheveux roux.


Mike
est aussi un personnage que je suis ravi d’avoir connu ; il nous arrivait directement du South Carolina (aux States) et c’était mon seul compagnon lors du séminaire d’histoire que j’ai suivi pendant le premier trimestre. Sans lui je pense que le cours aurait été mortel et je ne me serais pas amusé autant à « me foutre de la gueule » des camarades de classe. Mike était géant, surtout quand il se plaignait des prix des marchandises en Angleterre (et il n’avait pas du tout tort de le faire).


Entre une soirée, un cours, un peu de shopping et une session de courses chez Tesco, le premier trimestre est passé à une vitesse insoupçonnée... il s’est écoulé si rapidement que j’ai eu du mal à réaliser qu’on était en décembre et qu’Ana allait bientôt quitter Canterbury. Voici une photo de sa soirée de départ, qui s’est prolongée jusqu’au petit matin avec une exploration fascinante de Wikipedia…


Peu après la soirée d’Ana, et juste avant que je parte pour rentrer en Suisse, mes colocataires, leurs amis et moi-même, avons organisée une petite fête de Noël chez nous. La soirée fut un succès certain et nous nous sommes bien amusés. Voici Adam et Arielle, sa dulcinée.


Le retour à Canterbury au mois de janvier ne fut pas facile pour votre Paadre ; il faut avouer qu’il a traversé une période pendant laquelle il avait le blues et avait envie de rentrer en Suisse. Il y a même eu une petite période de silence sur ces pages, mais finalement le soleil est revenu dans son esprit assombri et avec le beau temps aussi l’envie d’écrire de tout et de rien, tant qu’en février il s’est senti obligé de rédiger un article pour saluer l’arrivée de la neige ; ceci est un événement très rare en Angleterre, tellement rare que la blanche poudreuse ne fait qu’occasionner des problèmes énormes à la circulation et au bon fonctionnement des choses. Heureusement elle n’a pas tenu longtemps car sinon tout cela aurait viré à l’émergence nationale :D


Le mois de février a aussi été caractérisé par la deuxième sortie avec l’association LGBT (la première avait eu lieu pendant le premier trimestre : on était allés à Londres, mais je n’ai malheureusement pas pris de photos lors de cette soirée au Popstarz). Nous sommes allés dans celle qui est considérée comme la capitale LGBT du Royaume-Uni : Brighton. La soirée fut un franc succès et je me suis bien amusé. Je compte d’ailleurs retourner dans cette ville débridée… Sur la photo il  y a Britney, Max, Vicky, Adam, Jess, Finch et Alex.


Quelques semaines après la sortie à Brighton a eu lieu l’événement clou de mon séjour à Canterbury : la visite de mes CardinauX. C’était le premier week-end du mois de mars et le passage en Angleterre de Romain, Julienne et Samuel a fait l’objet d’un très long récit sur cette page. En tout cas on peut dire que ces deux jours et demi resteront dans les annales pour des moments uniques et exceptionnels, tels que le coup du tabouret pour Julienne, la perte de son t-shirt H&M noir pour Romain et la recherche (hélas sans résultat) d’un magasin d’habits gay pour Samuel… Des moments mémorables entre Londres et Canterbury !


Troisième photo inédite sur ce blog
 : il s’agit d’un cliché sur lequel je suis en compagnie de Sam, un copain de Kirsty que j’ai eu le plaisir de connaître un soir qu’il est venu rendre visite à ma colocataire. Inutile de dire que le courant avec ce charmant jeune homme est bien passé dès le premier instant et que j’avais un petit peu le béguin pour ce mec qui affichait une ouverture d’esprit remarquable. La photo en question a été prise au Studio 41 lorsqu’il accompagnait une amie lesbienne qu’il voulait caser… Dommage qu’il ne voulait pas se caser, lui…


Ah le Studio 41… Ce n’était pas juste un lieu de sortie à mes yeux, mais aussi un lieu où je pouvais me détendre et évacuer la tension accumulée. En plus la plupart des membres de l’association LGBT y allaient… Que demander de plus pour passer une bonne soirée ? Sur la photo je suis avec Christina, fille qui nous venait d’Estonie qui avait (pour une fois) à peu près mon âge et qui était la secrétaire de l’association.


Sur cette autre photo, prise aussi au Studio 41, vous pouvez voir Jemma, Alex et Christine, des membres de l’association qui étaient presque aussi souvent que moi au Studio :D.


Autre visage très connu par les visiteurs de mon blog, celui d’Amanda… Amanda c’est des délires sans fin, surtout quand elle a bu un ou deux verres :D. Lorsqu’on s’est vus la dernière fois avant les vacances de Pâques pour la dernière soirée « officielle » de l’association, je lui ai offert un de mes bracelets, bracelet que j’affectionnais et sur lequel elle avait mis l’œil depuis un moment. En tout cas je me réjouis de la revoir.


Cette photo pourrait s’appeler « la vie en colocation n’est pas toujours une partie de plaisir » ; il est vrai que mes colocataires étaient fort sympathiques, mais, comme beaucoup d’autres jeunes anglais, ils n’avaient pas beaucoup de notions concernant l’ordre et la propreté, deux valeurs que j’apprécie et affectionne. Cette divergence, qui pourrait sembler toute petite aux yeux de ceux qui lisent ces lignes et n’ont pas expérimenté la vie communautaire, était des fois quasiment insurmontable et n’a pas manqué d’occasionner des prises de bec entre colocataires.


Après les vacances de Pâques je suis retourné à Canterbury pour passer mes examens finaux du 8 au 18 mai. Après cette dernière date, libéré d’un poids qui pesait quand même assez lourd (celui des exas), j’ai essayé de profiter du beau temps (revenu le jour de mon dernier examen) pour visiter Canterbury et les environs… J’ai donc lancé le Kent Tour 2007. Ici un vue presque aérienne de Canterbury (prise depuis la Westgate).



La deuxième étape de mon tour du Kent s’est faite en vélo
… environ 60 kilomètres en pédalant dans la partie nord-orientale de la contée. Sur la photo on peut me voir sur le toit de la Maison d’Augustus Pugin à Ramsgate, la première d’une série d’étapes sur un parcours qui a touché North Foreland, Margate, Reculver, Herne Bay et Whitstable. Une très bonne journée si l’on oublie le coup de soleil qui a laissé des séquelles visibles encore aujourd’hui.


Et voici le dernier inédit
 : une photo prise par le photographe officiel du Studio 41 lors de ma dernière soirée passée dans cette boîte… Je sais, ce n’est pas le meilleur cliché de moi, mais j’ai au moins la satisfaction de dire que j’ai été (rien qu’une seule fois) sur le site du Studio 41.


Pour finir cette série de clichés, je vous propose une photo que j’ai publiée il y a quelques jours, une photo de la dernière soirée à Canterbury (soirée dont je parlais au tout début de cet article). Me voici avec Serina, Carolina, Megan et Scott dans cette fameuse boîte prénommée « The Works ». Je n’en dirai pas plus vu qu’il vous suffit de lire l’article précédent pour avoir plus de détails.

Voilà, je pense qu’il est temps de vous laisser. Je sais, cet article était un tout petit peu trop long, mais il n’est pas facile de résumer 8 mois en quelques lignes.

Take Care

Votre Paadre dévoué

Soirée @ the Works

Dans mon article d’hier je vous ai proposé d’entreprendre un tour du Kent en ma compagnie ; aujourd’hui je vous propose d’abandonner les beaux paysages (et les belles falaises) et de vous incruster à la dernière soirée (officielle) à laquelle j’ai participé en Angleterre.

Depuis mon arrivée à Canterbury on m’a plusieurs fois parlé d’une boîte prénommée « The Works » qui ouvrait ses portes aux étudiants de l’uni tous les lundis et leur proposait une soirée assez bon marché mais (bien évidemment) bien chargée d’alcool. J’ai toujours eu plusieurs réticences (surtout que ça ne me tentait pas trop de sortir le lundi), mais j’ai enfin cédé la dernière semaine en me disant que c’était le moment d’y aller. Et finalement je n’ai pas regretté cette décision (car en début de soirée il y avait des raisons pour douter du bien fondé de cette décision).

Je me suis rendu à la soirée avec Scott et Jenny (Britney) ainsi qu’Aaron et Claire (petit rappel : Kirsty et Adam avaient déjà quitté les lieux) ; après un petit trajet en taxi (c’était peut-être la deuxième fois en sept mois que je prenais un taxi), nous nous sommes retrouvés devant la boîte et déjà j’avais pu apercevoir des gens que je connaissais.

Une fois entrés, nous avons croisé plusieurs personnes qui, apparemment attendaient sur nous (comme quoi finalement j’étais presque devenu une semi-célébrité). La soirée fut bien joyeuse et j’irais presque jusqu’à dire que Jenny n’était pas aussi mal que je l’avais imaginée… nous nous sommes bien amusés les deux… nous avons dansé, bu, rigolé… enfin nous avons fait tout ce que normalement je fais avec des personnes que je considère comme « amis ».

L’ambiance était au rendez-vous grâce aussi (je suppose) à une présence constante de Monsieur Alcool qui se promenait parmi ces jeunes étudiants et qui dispensait des Vodka RedBull pour 1£… Bon le goût n’était pas terrible vu qu’il s’agissait de Vodka blanche, mais à la quatrième ou à la cinquième, le goût devient quelque chose de secondaire.

La soirée s’est donc super bien passée et il est fort dommage que cela se soit produit pendant la dernière semaine… Je me dis que j’y serais allé plus souvent si j’avais su que c’était comme ça tous les lundis (ce qui, d’ailleurs, aurait fait en sorte que je ne sois pas réveillé par mes colocataires). En tout cas la tristesse était aussi dans l’air ; une partie des gens que j’aimais bien étaient déjà parties et c’était la dernière occasion d’en voir d’autres. Je pense que je n’étais pas le seul qui a éprouvé cela, et c’est peut-être pour cette raison qu’on s’est autant éclatés ;O).

Voilà donc quelques clichés de cette soirée mythique…



Pour commencer une petite photo de mes accompagnateurs ; je pense que vous les connaissez déjà, mais je vais vous rafraîchir la mémoire : de gauche à droite vous avez Claire, Scott, Aaron et Jenny.


Aaron
a insisté pour que je sois sur cette photo… On prend donc le quatuor du cliché d’avant, on enlève Aaron, on ajoute votre Paadre et les jeux sont faits !


En tout cas cet Aaron va sûrement me manquer ; tout d’abord il est rare en Suisse de trouver un beau gosse qui se promène en caleçon dans votre appartement et qui ne se gène pas de se montrer dans cette tenue (et je vous promets que c’est quelque chose de beau à voir). Ensuite il s’agit de quelqu’un de vraiment gentil, sympa et génial avec qui j’ai beaucoup ri et discuté. Et, dulcis in fundo, il a un meilleur ami gay très très charmant qui, hélas, sort déjà avec quelqu’un (mais bon, en plus il habite à Birmingham). J’espère avoir un jour l’occasion de revoir ce cher Aaron.


Mais Scott aussi va me manquer. Il était aussi très drôle et toujours cool (j’aime bien les personnes avec la « cool-attitude »). En plus il est ne le 22 octobre, donc on se ressemblait pas mal. Un vrai noceur ce Scott (juste un tout petit peu pénible lorsqu’il était sou).


Photo de groupe avec incruste de la part de Scott ; me voici en compagnie de quelques étudiants étrangers : à côté de moi il y a Carolina (jeune Suisse-alémanique qui étudie à Lausanne), ensuite il y a Serina, colocataire d’Aaaron qui nous arrive du Japon, et pour finir Megan qui nous arrive des Etats-Unis et qui était colocataire de Claire.


Ici par contre, je vous présente deux étudiants allemands que j’ai eu le plaisir de rencontrer pendant cette année Erasmus : à gauche Peter qui était dans le même séminaire d’histoire que moi. A droite Johannes (ou John) qui était le colocataire d’Aaron et Serina.


Celle qui est sur cette photo avec moi est une tête qui n’est pas neuve par ici car j’ai déjà eu la possibilité de vous présenter Daniel. J’ai eu la chance de faire la connaissance de ce jeune étudiant allemand lors de la première semaine à Canterbury… Après le départ d’Ana en décembre on avait un peu perdu le contact, mais nous avons quand même passé quelques soirées ensemble.


Je pense que désormais Jess se passe de toute présentation ; j’ai déjà parlé d’elle plusieurs fois par ici et c’est quelqu’un qui restera à jamais dans mon cœur. Une fille avec qui j’ai passé des moments délirants et que j’espère de revoir un jour.


Et j’espère aussi que les chemins d’Helen et moi vont encore se croiser à l’avenir car c’est aussi une fille géniale. Impossible de ne pas être à l’aise avec elle et de ne pas se retrouver dans ses histoires de cœur avec une fille « hétéro ».


Et pour finir, voici un petit cliché de Stéphanie,  Lucy et Helen.

Voilà, pour cet article je m’arrête ici… Je ne pense pas pouvoir vous raconter la suite de mes aventures avant lundi (mais qui sait, peut-être qu’un miracle de la technologie pourrait se produire dans mon nouvel appartement) ; quoiqu’il en soit, le prochain article va être une sorte de « best of » de mes huit mois à Canterbury et je vous conseille de ne pas le rater :D.

Take Care

Votre Paadre dévoué

The Kent Tour 2007 - Etape 2 - promenade en vélo

A présent il est temps pour moi de reprendre mon parcours narratif et d’essayer de rattraper le retard que j’ai accumulé dans la rédaction de mes dernières aventures. Et comme je suis quelqu’un qui aime l’ordre et la logique, je vais commencer par où je m’étais arrêté il y a désormais plusieurs semaines. Dans le dernier article « canterburien » publié dans ce site, je vous proposais de m’accompagner dans une visite guidée de la ville de Canterbury, visite qui était censée être le départ du Kent Tour 2007. Ce tour, qui a effectivement eu lieu, a été légèrement différent de celui que j’avais planifié, mais il m’a permis d’explorer la partie nord-orientale d’une des plus belles contées du Royaume-Uni (le Kent justement).

Ici de suite je vous propose une petite carte sur laquelle j’ai indiqué le parcours que j’ai effectue lors de cet épique tour en vélo qui m’aura valu un monstre coup de soleil, un pneu crevé, mais aussi la satisfaction d’avoir entrepris quelque chose dont je ne peux qu’être fier.


Voici donc le parcours : Je suis parti de Canterbury (la grande croix rouge) vers 10 heures du matin en direction de Sturry (1), Minster (2), Ramsgate (3), Broadstairs (4) et North Foreland (5) où je me suis arrêté pour pique-niquer. Après un repas plutôt rapide et frugal je me suis remis en route en direction de Margate (6), Reculver (7), Herne Bay (8) et Whitstable (9), avant de rentrer à Canterbury aux alentours de 17 heures.

Ce fut bien entendu une journée très intense pendant laquelle je dois avoir parcouru entre 50 et 60 kilomètres (voir plus étant donné que vers la fin j’ai failli me perdre), mais que, comme j’ai dit auparavant, je ne regrette pas du tout. Je vous propose donc de revoir les points saillants de cette promenade à l’aide de quelques clichés dûment commentés par votre serviteur.


Le Kent est une contée très verte où l’agriculture joue, et cela depuis des siècles, un rôle important (voir primordial). On dit même assez souvent que le Kent est le grenier du Royaume-Uni… bon je pense que c’était le cas dans le passé, mais aujourd’hui cette région est toujours très rurale et très chouette. La preuve ci-dessus.

En plus d’avoir été une zone agricole primordiale pour le développement de l’Angleterre, le Kent présente aussi un bagage historique considérable ; c’est dans le Kent que les Romains ont mis le pied (pour la première fois) sur les îles Britanniques, et il en fut de même pour les Vikings quelques siècles après. Je sais que ce drakkar est assez kitch, mais il était fort utile (pour moi) pour avoir une occasion d’évoquer le riche passé historique du Kent.

Encore une image du Kent rural, mais ici il y a une petite variation : derrière on peut apercevoir la Mer du Nord, source de subsistance pour les habitants des villages de la côté orientale de la Grande Bretagne.

Ici nous sommes à Ramsgate et celle-ci est la maison d’Augustus Pugin dont peu d’entre vous auront entendu parler ; ce Monsieur était un architecte anglais à qui on doit l’explosion de la nouvelle vague « gothique » au Royaume-Uni, au XIXe siècle. Pugin a révolutionné la façon de concevoir et construire les bâtiments en Angleterre (c’est à lui qu’on doit le style architectural actuel des maisons familiales) et s’est distingué dans la décoration du Parlement et de plusieurs Eglises catholiques (car il était catholique le Monsieur). Sa maison était donc une sorte manifeste du style qu’il a aidé à imposer et il faut dire que la visite vaut le détour. D’ailleurs on peut même la louer pour y passer les vacances… mais bon Ramsgate n’est pas l’endroit le plus charmant du monde.

Votre Paadre sur la petite tour de la maison de Pugin.

Un premier aperçu de Ramsgate ; je pense que cette ville peut-être considérée comme un exemple de village de pêcheurs qui s’est développé grâce à ses activités dans la Mer du Nord. Il faut aussi dire que la ville en soi n’est pas très belle et qu’il n’y a pas grand-chose à visiter, mais on peut toujours se détendre avec une promenade au bord de la mer.

Autre photo de Ramsgate, cette fois depuis le port.

Cette photo se passe de commentaire je crois :D.

Après une petite visite des « beautés » de Ramsgate, il est temps de se remettre en marche en direction de Broadstairs et North Foreland. Voici donc une dernière image, volée, d’une des nombreux escaliers qui descend au bord de la mer.

Le village (ou ville) de Broadstairs est différente par rapport à Ramsgate ; on voit tout de suite que la pêche n’est plus l’activité principale et que depuis des années cet endroit s’est spécialisé dans le tourisme ; au mois de mai il ne fait pas toujours très chaud en Angleterre, mais on pouvait déjà apercevoir des personnes au bord de la mer dans leur cabanes mais aussi sur les terrasses des bistrots du village. Je dois avouer que cette vue m’a fait penser à Locarno en été.

Encore un cliché de Broadstairs et de sa promenade au bord de la mer.

Broadstairs est désormais derrière et on va en direction de North Foreland la pointe plus septentrionale du Kent. A côté il y a même un village qui porte le même nom et qui est habité surtout par des personnes très fortunées (vous auriez dû voir les villas). Sur la photo vous pouvez apercevoir un bout de falaise vers ces grandes maisons.

Toujours plus près du North Foreland, voici une image d’une autre falaise (lol on pourrait presque penser qu’il n’y a pas grand-chose à photographier à part des falaises), celle qui précède le North Foreland.

Quand je vous parlais des villas de North Foreland, je pensais à des maisons immenses comme celle que vous pouvez voir sur cette photo… Celle-ci est un véritable château… Que ceux qui n’aimeraient pas vivre là lèvent la main…

Ces ruines sont au bord d’un terrain de golf à North Foreland ; je pense que dans un passé glorieux il y avait un phare à leur place et je dois dire que ça fait presque mal de voir que maintenant elles ne sont qu’une partie du décor d’un terrain de golf. Enfin qu’est-ce que vous voulez ? C’est triste mais on ne peut pas non plus sauvegarder tous les bâtiments en ruine. D’ailleurs je pensais me trouver sur la pointe plus septentrionale du Kent mais ce n’était pas le cas… Le North Foreland était au bout de la falaise suivante (d’ailleurs on ne pouvait même pas y accéder car il y avait des travaux).

Un petit aperçu de la ville de Margate. Comme Ramsgate elle n’est pas trop belle et je ne m’y suis pas arrêté longtemps… On pourrait presque dire que je n’ai fait que passer en coup de vent.

Entre Margate et Herne Bay, j’ai eu l’agréable surprise de tomber sur ces ruines d’Eglise qui se trouvent dans un endroit qui s’appelle Reculver où il y a juste lesdites ruines, un office du tourisme et un camping (qui ont surgi grâce aux ruines je suppose). En tout cas je peux dire que j’ai passé plus de temps en contemplant ces ruines qu’à Margate :D.

Après Reculver j’ai eu un moment d’égarement et j’ai failli me perdre… Pas facile de trouver la route pour Herne Bay (il n’y avait aucune route qui suivait la côté), mais finalement j’y suis arrivé et j’ai dû faire un pit stop improvisé pour reprendre le souffle et me réhydrater. Encore une fois je suis passé en coup de vent, mais l’endroit avait l’air tout à fait charmant… Un mixte entre un village de pêcheurs et une zone touristique.

Le pit stop terminé, je me suis remis en route en direction de Whitstable ; ici une petite vue de la côte et de la mer.

Et finalement le Paadre, après avoir rongé pas mal de kilomètres, arriva à Whitstable, un village assez charmant avec un centre ville tout à fait caractéristique. Le temps commençait à presser (il fallait que je rentre à Canterbury avant 17h30) et je n’ai malheureusement pas pu visiter à fond. Quoiqu’il en soit j’ai eu le temps de prendre cette belle photo de la côté (et pas de la falaise pour une fois), ensuite j’ai repris la route et après une déviation imprévue et un pneu crevé, je suis enfin arrivé à Canterbury.

Voilà, j’espère que ce récit vous à plu

Take Care

Votre Paadre dévoué