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Dans le noir...

Il est 9 heures 40 et mon réveil se déchaîne sur ma table de nuit. Je l’éteins une première fois. Il sonne à nouveau cinq minutes après, mais je lui réserve le même traitement qu’avant. Il est 10 heures 10 lorsque je trouve la motivation et la force de me lever. La première chose que je fais, après avoir couvert certaines parcelles de mon corps avec des bouts de tissu, c’est allumer l’ordinateur, vérifier les mails et faire un tout petit tour sur les forums et les sites que je visite d’habitude.

Je vais à la cuisine, je me prépare un café et je reviens dans ma chambre ; il est 10 heures 30 lorsque je lance la conversion en fichier .mp4 (le seul format vidéo reconnu par les iPod) du DVD du Confessions Tour. C’est la deuxième tentative ; hier j’ai essayé mais il y a eu un problème qui a fait tout échouer. J’espère de tout mon cœur qu’aujourd’hui la conversion fonctionne. Le compteur affiche le temps de conversion estimé : 8 heures. Ce n’est pas plu mal, il sera prêt pour l’heure du souper.

A 10 heures 45 je pars en cours ; j’ai un séminaire d’histoire. Tout se passe passablement bien pendant les deux heures suivantes : le sujet est intéressant et le débat assez vif. J’ai même l’occasion de connaître une de mes co-séminaristes.

Vers 12 heures 55 je sors de la salle et je me dirige au Gulbenkian où je suis censé rencontrer les gars de l’association LGBT ; j’espère qu’il y aura plus de gens que mardi à la soirée film (où on était cinq) et je cache avec difficulté ma déception quand je me rends compte que nous ne sommes que trois.

Vers 13 heures 45 je quitte le Gulbenkian et je me dirige à Rutherford pour aller récupérer mon premier essai d’histoire ; je suis nerveux, très nerveux. J’arrive et il faut que j’attende pendant qu’une autre personne, assez paumée, obtienne ce qu’elle cherche. C’est mon tour, je demande mon essai et la secrétaire, après quelques recherches, me le donne ; j’ai eu un 64. Je ne sais pas si être satisfait ou déçu, mais lorsque je lis les commentaires du professeur je sens l’amertume et la rage monter. Ce brave homme a bien vu que j’étais à court d’arguments (oui je l’admet, au moins 500 mots de l’essai étaient censés remplir mon texte pour lui faire dépasser la barre des 2000 mots), mais il ose me dire (ou m’écrire) que mes phrases sont trop longues et complexes ! Comment ose ce petit être, doctorant qui a peut-être deux ou trois ans plus que moi, critiquer ma façon d’écrire ? Je reconnais que ce n’est pas l’essai le plus brillant que j’ai produit dans ma carrière universitaire, mais je déteste que l’on critique mon style d’écriture.

A 14 heures je franchis la porte du numéro 4 de Marley Court ; je suis furieux, contre ce professeur qui adresse des critiques rien à voir, et je médite sur la meilleure façon de réagir ; il est hors de question que dans mon prochain essai je vais changer ma façon d’écrire pour lui faire plaisir… Après tout, cette fois j’ai réussi à avoir un 64 sans avoir suffisamment d’arguments et il ne devrait donc pas être difficile de répéter l’exploit pour le prochain écrit ; en tout cas s’il pense que je vais me réduire à écrire comme un gamin de 14 ans qui ne sait pas rédiger une phrase avec plus de trois mots il se trompe ! Je n’ai pas passé 25 ans de ma vie à façonner et créer mon style pour voir un type qui ne comprend rien me forcer à l’abandonner. S’il n’est pas capable de comprendre des phrases plus complexes que « Ma maison est grande » ou « Ma maison est belle », et bien il peut aller se faire voir.

Mais je reviens à mes moutons : à 14 heures j’entre dans ma chambre et je vois avec plaisir qu’il ne reste que 4 heures et demi avant la fin de la conversion ; l’idée du Confessions Tour sur mon iPod est largement suffisante à me redonner le moral.

Vers 14 heures 30, je vais prendre une douche et une demi heure après je me prépare quelque chose à manger.

A 16 heures tapantes je m’installe confortablement sur mon lit et j’entame la dernière partie des lectures que je dois effectuer pour mon séminaire de littérature anglaise ; les textes sont particulièrement ennuyants et vers 16 heures 50 le sommeil commence à m’envahir. Avec un geste pas très élégant je déplace les feuilles et les bouquins éparpillés sur mon lit et je m’allonge. Plus qu’une heure et demi avant la fin de la conversion…

Je suis allongé et je ferme les yeux ; je ne sais pas si j’ai dormi, mais pendant près d’une heure mes sens sont à la merci de la torpeur. Je suis allongé sur mon lit et mon esprit divague ; je réfléchis à l’histoire que je veux écrire (et que j’écrirai un jour), je conçois des idées intéressantes, mais je n’ai pas le reflex de les écrire et lorsque je me lève, vers 18 heures, j’en ai oublié une partie.

A 18 heures 01 je me dirige vers la cuisine et je me prépare un chocolat chaud. Je m’installe devant mon ordinateur et j’attends avec une certaine impatience la fin de la conversion ; 18 heures 5, 10, 15, 16, e puis, tout à coup, la lumière s’éteint, ainsi que le disque dur externe connecté à mon laptop. Un cri sourd explose dans ma tête : « non, pas maintenant ! ». Je cherche de sauver  la conversion en la mettant en pause, mais le reflex est arrivé un peu trop tard et dans mon cœur je sens que les huit heures passées à convertir le Confessions Tour sont passées à la poubelle en 2 secondes.

Et déjà je maudis mes colocataires. Je me demande comment ont-ils pu faire péter les plombs (en fait cela est arrivé maintes fois pendant le premier trimestre lorsqu’à l’étage il y avait trop d’appareils électriques branchés). Je les maudis et je me dis que je vais tuer le responsable. Je remarque ensuite que la lumière ne revient pas et que dehors il fait tout noir. Le numéro 4 de Marley Court n’est pas le seul appartement touché par la panne d’électricité.

Je vais à la cuisine où je retrouve mes colocataires survoltés ; Scott et Adam sont survoltés et pensent déjà aux méfaits qu’ils peuvent perpétrer avec Aaron pendant le black out ; Kirsty est soulagée car la panne tombe juste avant une représentation théâtrale à laquelle elle n’a pas trop envie d’aller. Jenny arrive quelques minutes après, le moral dans les chaussettes, et nous explique qu’elle était en train de travailler sur un essai à la bibliothèque lorsque le courant a sauté. L’ordinateur sur lequel elle travaillait s’est éteint et elle a perdu son texte ; en gros c’est la poisse.

Tout le campus (et une partie de la ville de Canterbury) est dans le noir et selon les rumeurs qui commencent à circuler, la panne durera jusqu’à 21 heures 30.

Adam et les garçon rentrent d’un tour et nous communiquent que Woody’s est toujours ouvert en nous décidons d’y aller pour boire un verre et faire passer le temps. Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. Scott ne fait pas long (car il repart avec des types pour « fumer ») ; c’est ensuite le tour d’Adam de partir à Rochester pour voir Arielle. Britney et son charmant copain nous quittent un moment après et je reste donc avec Kirsty et Ally, une amie à elle. Après tout, même si la situation est gênante, j’ai passé un moment très agréable avec les deux filles.

Vers 21 heures Kirsty et moi rentrons à la maison ; j’ai faim et je commence à me préparer quelque chose à manger (heureusement qu’on a encore le gaz et l’eau courante). Et puis… surprise… peu après 21 heures la lumière revient.

Je me précipite vers mon ordinateur pour constater le sort du Confessions Tour ; malheureusement le fichier a été corrompu par l’interruption du courant et on ne peut pas le lire. Il était à 96 %, l’avant première montrait clairement que le concert lui-même était converti et que le programme s’attaquait au générique de fin. Rien que 15 minutes de plus et la tâche aurait été accomplie ; la frustration atteint son comble.

Pour conclure, je pourrais dire que cette journée n’a pas été un des plus beaux jours de ma vie ; on a critiqué mon style d’écriture, j’ai passé une heure à lire des poèmes chiants et ma deuxième tentative de convertir le DVD du Confessions a échoué à quelques minutes de la fin. Mais à part cela, j’ai passé des bons moments avec Kirsty (et même avec Britney, vous vous rendez compte ? Bon il faut dire que la présence de son Apollon de copain aide beaucoup… je sais c’est malsain, mais je regarde seulement, je ne touche pas :D) et que malgré tout la panne a cassé une routine dans laquelle je me suis emprisonné sans vraiment m’en rendre compte. Là il est  00 : 35 ! Je vais me coucher car le réveil sur la table de nuit se prépare à répéter son attaque mortelle demain matin à 09 heures 40.

Take Care

Votre Paadre dévoué

Brighton Rock 2007

Me voilà de retour après quelques jours d’absence ; à vrai dire j’aurais aimé écrire plus tôt, mais je me suis retenu de le faire de manière à vous donner le temps de lire et méditer l’article que j’ai écrit sur Matthew Shepard. En ce moment je souhaite passer à quelque chose de plus léger car je me suis rendu compte que dernièrement il y a eu passablement de noirceur sur cette page et qu’il est donc temps de parler de quelque chose de plus plaisant…

Je vais donc me lancer dans le récit de ma soirée de samedi à Brighton ; comme vous le savez (ou vous ne le savez pas), cette ville du sud de l’Angleterre est mondialement connue pour être une des villes au monde avec le plus grand pourcentage d’habitants homosexuels ; c’est pour cette raison que beaucoup de gays de tout le Royaume-Uni (ou même d’ailleurs) viennent s’amuser dans cette ville sympathique.

Et bien entendu, les LGBT de l’Université de Canterbury ne pouvaient pas rater cette occasion en or pour faire la fête… de plus qu’apparemment, samedi c’était le meeting de toutes les sociétés LGBT des Universités anglaises, meeting dont l’organisation avait échoué à l’Université du Sussex (en gros l’Uni de Brighton). C’est donc avec l’envie de passer une bonne soirée avec des gays et des lesbiennes venant de tout le Royaume-Uni, qu’une cinquantaine de membres de la société LGBT de Canterbury se sont donnés rendez vous samedi à 19 heures devant le « mythique » Venue.

Après avoir attendu l’arrivée de tout le monde, nous nous sommes installés dans le bus et nous nous sommes mis en route ; le voyage a duré entre deux heures et deux heures et demi, mais il n’y a guère eu le temps de s’ennuyer. L’ambiance était assurée par les histrions du groupe (dont, pour une fois, je ne faisais pas partie) mais aussi par la grande quantité de boissons alcoolisées qui circulait entre les sièges. Je vous laisse imaginer la scène…

De son côté votre Paadre a profité du trajet pour plonger dans ses pensées ; bouteille de Lambrini à la main (eh oui, j’ai honte, mais j’ai cédé à la tentation de m’acheter une bouteille de Lambrini, la boisson la plus infecte que l’on peut trouver dans le petit magasin du campus) et écouteurs dans les oreilles, je me suis rapidement « isolé » dans mon monde où j’ai commencé à réfléchir à certains préparatifs dont je ne peux pas, à présent, vous dire plus.

Vers 21 heures 30 nous sommes arrivés à Brighton ; la première chose que j’ai remarqué en descendant du bus c’était la mer (ah oui, j’avais oublié de dire que Brighton est au bord de la mer). A une trentaine de kilomètres d’où je regardais l’océan, se trouvait le continent, la Suisse, Neuchâtel… J’ai eu une petite pensée pour mes amis qui étaient sûrement en train de faire la fête de leur côté (soupçon qui m’a été confirmé par deux de mes CardinauX) et après une minute de contemplation de cet étendu d’eau, j’ai rejoint les autres et la soirée a commencé [message aux CarinauX : je me réjouis du 2 mars, mais ça vous le savez déjà ;O)].

Les membres de la société LGBT de Brighton nous attendaient avec impatience ; on nous a partagé en plusieurs groupes et nous avons entamé un tour des bars qui s’est finalement terminé au Charles Street Club où nous avons passé le restant de notre soirée. Enfin, pour résumer une histoire qui serait trop longue à raconter (traduction de l’expression anglaise « to make a long story short » n.d.r), nous nous sommes amusés comme des fous dans cette boîte et je dois admettre que je n’ai pas du tout vu le temps passer ; les gens étaient fort sympathiques et je me suis même fait à moitié draguer par un charmant jeune homme… je dis à moitié car il semblait plus attiré par mon béret que par moi :D.

Hélas ce genre de soirées où on s’amuse finissent toujours assez rapidement et vers trois heures nous avons regagné le bord de la mer pour reprendre notre bus en direction de Canterbury ; avant de faire cela, je me suis dit qu’une petite course jusqu’à la mer était obligatoire et je me suis donc dirigé en courant vers le bord de l’eau où certains autres LGBT étaient en train de prendre des photos. La merqu’on voit danserdevant les golfes clairs… Enfin je ne vais pas non plus vous faire toute la chanson… J’ai encore une fois contemplé le spectacle que la nature offrait à mes yeux, j’ai ramassé quelques cailloux, et je suis retourné vers le coach (bus) e de reprendre ma place. Après quelques problèmes de sièges en début de voyage, tout s’est poursuivi sans beaucoup d’imprévus ; les gens étaient plus tranquilles (tu m’étonnes) et on lisait à peu près dans les yeux de tout le monde la fatigue et l’envie de retrouver son lit.

Voilà après le récit, qui a été plus long que prévu, voici venu le moment que beaucoup d’entre vous adorent : photo time :D. Je tiens à remercier Sandy, Helen et Sandrine pour m’avoir passé leurs clichés… Au final j’avais une petite centaine de photos et ce ne fut pas évident de faire le tri… mais la vous avez the best of the best ;O).


Voici, sur cette première photo Christina et une amie à elle dont j’ignore le nom. Christina, outre à être une fille fort sympathique, est aussi la secrétaire de la société LGBT.


Voici Amanda et une autre fille dont j’ignore le nom. Amanda est trop mythique… Je l’adore et je m’amuse bien avec elle (d’ailleurs elle vit en colocation avec Christina).


Première photo de groupe à Brighton ; de gauche à droite : [fille dont j’ignore le nom], [fille dont j’ignore le nom 2], Jess, Vicky (la vice-présidente), une autre fille dont j’ignore le nom mais que j’avais déjà vu plusieurs fois auparavant (dont une fois à mon anniversaire). Et devant les filles vous voyez le charismatique Cary (des fois il est tellement charismatique qu’il fait un peu peur… demandez à Marco :D).


Sandrine et Jess
. J’adore trop ces deux filles et je m’éclate trop avec Sandrine (d’ailleurs, coucou si tu décides de passer par ici).


Cary et moi
 ; apparemment il m’aime bien, lui, au contraire de certaines autres membres de l’association.


Encore une photo de Vicky, notre chère vice-présidente. Franchement je suis content que ce soit elle qui a gagné l’élection et qui est devenue la vice-présidente. Elle est vraiment cool, toujours souriante et motivée. Je suis en tout cas content d’avoir fait sa connaissance et je ne peux que sourire lorsque je pense que des gens, après les élections, croyaient que j’aurais mal pris ma défaite :D.


Sur cette photo vous voyez, enfin des représentants de sexe masculin de l’association LGBT (ou je sais avant il y avait Cary, mais bon, c’est moi qui écrit les commentaires et donc j’écris ce que je veux :D) : à gauche vous pouvez apercevoir Sandy, le représentant des gays dans le comité de l’association ; un gars très sympa. Ensuite de gauche à droite vous pouvez voir Jack et Dan(iel) ; au début je croyais qu’ils sortaient ensemble, mais apparemment ce n’est pas le cas… Ils sont « juste » amis… meilleurs amis. En tout cas j’aime bien le feeling qu’il y a entre eux et je les aime bien aussi. Ils sont drôles :D.


Le jeune homme sur cette photo est Luke et je ne sais pas pourquoi mais je pense qu’il ne m’aime point. Enfin, il me semble de ne lui avoir rien fait, mais il ne m’a jamais daigné d’un « bonjour » et il ne m’a jamais adressé la parole. Enfin, je ne m’en fais pas… il est vrai qu’il est mignon, mais ce n’est pas la fin du monde s’il ne veut pas me parler… C’est lui qui rate le plus ! (Positivons cher Paadre).


Petit cliché d’Helen et moi. Je trouve cette fille totalement adorable. Elle est drôle et elle a aussi toujours la pêche. Et en plus cette photo est chouette.


Sandrine et votre Paadre
. Disons que j’ai eu quelques petits problèmes à cadrer cette photo, problèmes que je n’ai pas réussi à résoudre avec mon ami Photoshop :D.


Le jeune et charmant jeune homme qui est sur cette photo avec moi s’appelle Dave, et encore une fois, il s’agit de quelqu’un que j’apprécie. On a discuté quelques fois et j’ai bien aimé pouvoir échanger des opinions avec lui. Hélas j’aimerais le connaître un peu plus…


Et voici le fameux Marco qui semble être effrayé par le super charismatique Cary. Marco est le genre de garçon qui fait toujours tendresse lorsqu’on le voit. Il est très gentil et apparemment tout timide (même si je peux affirmer avec certitude qu’il est plus que capable de faire valoir ses raisons) ; samedi il n’était pas dans son meilleur état, mais j’espère qu’il va se remettre des problèmes qui l’affligent et qu’il nous revienne comme il était avant.


Photo de groupe
 : votre Paadre (sur la gauche :D), Marco, Adam et Dave. Je n’ai pas encore parlé d’Adam… C’est un jeune homme qui a commencé à venir aux soirées de l’association depuis le début du deuxième trimestre. Il est aussi assez cool et je l’aime bien aussi, même si samedi il sautait un peu sur tout ce qui bougeait (stratégie qui s’est révélée gagnante :D).


Je dois admettre que je ne connais pas le nom de ces deux filles, mais elles sont très sympas ; j’ai eu l’occasion de discuter un peu avec elles samedi et j’ai appris que celle sur la gauche de la photo est française et vient de Poitiers… mes pensées sont tout de suite allées à un ami de Poitiers qui se reconnaîtra et que je salue ;O).


Cette photo de votre Paadre a été prise par Helen et je la trouve très belle :D.


Photo de Sandrine. C’est moi qui l’ai prise et j’adore ce cliché. Je trouve que Sandrine est très belle là-dessus (oui elle est toujours très belle ;O)).


Jess
a.k.a Madame la Présidente ;O).


Helen et Lucy se serrent au beau torse du bel Anthony
. Comme j’aurais aimé faire la même chose… Seulement que vous connaissez ma timidité chronique… En tout cas je dois admettre que le jeune homme est très charmant et il me rappelle mon ex :D. En tout cas en fin de soirée j’ai réussi à échanger deux ou trois mots avec Antony… Si j’y étais parvenu un peu avant j’aurais pu aussi m’agripper à son beau torse :D…


Photo de groupe
 (de gauche à droite) : Max, Britney (fille qui vient des Etats-Unis), Vicky, Adam, Jess, Finch et un garçon que je connais mais dont j’ignore le nom (ce qui devrait mettre un terme à toutes les mauvaises rumeurs selon lesquels je n’ai aucune difficulté à me rappeler des noms des garçons mais que j’oublie ceux des filles).


Et pour finir… une autre photo de groupe (toujours de gauche à droite) : une fille dont le nom m’échappe (mais juste en ce moment, je sais comme elle s’appelle), Alex, Gemma, Jess, Vicky, la fille dont j’ignore le nom mais qui était à mon anniversaire et la fille dont j’ignore le nom tout court :D.

Take Care

Votre Paadre dévoué

Matthew Shepard

Il semblerait quasi paradoxal de parler de Matthew Shepard aujourd’hui, le jour de la Saint Valentin, mais lorsque j’ai bien réfléchi à la question, je me suis rendu compte que je n’aurais pas pu trouver un meilleur jour. J’aurais pu poster un article pour exprimer mon point de vue sur cette fête profondément gâchée par le kitch et le marketing, mais je pense que c’est un point de vue partagé par tellement de personnes qu’il serait inutile et répétitif d’ajouter mon petit grain de sel. C’est pour cette raison que je vais vous présenter l’histoire de Matthew Shepard ; je suis quasiment sûr qu’il y a des personnes parmi vous qui ont déjà entendu cette histoire et je suis aussi persuadé que vous êtes d’accord avec moi lorsque je dis qu’elle montre que l’amour est plus fort que la haine. La Saint Valentin est la fête des amoureux, mais dans cet je veux aussi penser à l’amour en général, l’amour pour le prochain, et c’est pour cela qu’en ce jour consacré aux amoureux je vous invite à vous embarquer avec moi dans cette triste histoire.


Matthew a 21 ans, étudie à l’Université du Wyoming et, comme beaucoup de jeunes de son âge, rêve d’un avenir rempli de bonheur. Matthew est un garçon comme il y en a beaucoup sur cette terre ; il n’est probablement ni meilleur ni pire que beaucoup d’autres jeunes de son âge et, comme beaucoup d’autres personnes, il doit faire face à ses problèmes et ses peurs. Matthew est gay, une condition qui n’est pas enviable dans le très conservateur Etat du Wyoming, mais il a su accepter et assumer son homosexualité et depuis quelques années il la vit ouvertement.

Matthew est le protagoniste de l’histoire que je vais vous raconter.

Nous sommes la nuit entre le 6 et le 7 octobre 1998 et Matthew se trouve dans un bar de Laramie (ville du Wyoming) ; en le voyant tout seul et en soupçonnant son orientation sexuelle, Aaron McKinney et Russel Henderson, l’approchent en prétendant d’être, à leur tour, homosexuels. En réalité, McKinney et Henderson ne sont pas gay, mais veulent gagner la confiance de Matthew pour pouvoir le dérober. Ce dernier ne se doute de rien et lorsque les deux lui proposent de le raccompagner chez lui en voiture, il accepte [au procès McKinney dira que c’est Matthew qui leur a demandé de le raccompagner]. Dans la voiture, notre jeune protagoniste réalise, un peu trop tard, que McKinney et Henderson veulent le dérober, mais il est incapable de réagir et de s’enfuir.

Les deux voyous amènent Matthew dans un endroit isolé, au milieu des prairies du Wyoming ; ensuite ils le font descendre de la voiture, le ligotent à une clôture et c’est à ce point que la haine homophobe de McKinney fait surface : le jeune homme bombarde la tête et le visage de Matthew avec plusieurs coups administrés avec la crosse et la canne de son pistolet. Aprè avoir défoulé toute sa frustration et sa haine, Aaron McKinney remonte dans la voiture et rentre, avec Henderson, à Laramie ; ils abandonnent leur victime aux caprices de la nature au milieu de nulle part. Le jeune homme n’est retrouvé que dix-huit heures plus tard ; il est inconscient. Il est immédiatement transporté à l’hôpital où les médecins constatent assez rapidement la gravité des blessures qui lui ont été infligées ; Matthew présente une fracture crânienne très grave, son cerveau est endommagé et en plus de cela il présente d’autres « petites » blessures au visage et au cou. Il n’est pas possible de l’opérer et Matthew s’éteint le 12 octobre ‘98 vers 1 heure de l’après midi.  

Henderson et McKinney sont arrêté rapidement (McKinney avait vendu le pistolet qui avait servi comme arme sans pour autant enlever les traces de sang). Le procès au deux hommes commence en fin d’année 1998 ; leurs avocats essayent plusieurs lignes de défense dont celle, très controversée, de la « panique gay », une ligne de défense qui mérite quand même deux lignes d’explication : les avocats de McKinney et Henderson ont essayé de persuader le jury du fait que les deux accusés n’étaient pas capables d’entendre parce que leur victime leur avait adressé des avances (sexuelles) et qu’ils ont réagi pour se défendre face à cette menace. Inutile de vous dire que je trouve cette théorie complètement ridicule et, heureusement, elle n’a pas non plus été acceptée au procès de Matthew.

Henderson est condamné en avril 1999 pour avoir été complice du meurtre. Pour échapper à la peine de mort il décide de collaborer et de témoigner contre son compère en échange de sa collaboration, on inflige à Russel Henderson due sentences de prison à perpétuité (sans la possibilité de sortir en cas de bonne conduite). Grâce au témoignage de Henderson, Mc Kinney est jugé coupable d’homicide volontaire. Après la sentence, les parents de Matthew qui initialement semblaient vouloir demander la peine de mort pour l’assassin de leur fils, demandent que McKinney soit emprisonné à vie (sans possibilité de sortir) en disant que « nous sommes en train de lui offrir sa vie en mémoire de quelqu’un qui ne vit plus ».

Après le procès, les parents de Matthew décident de créer la fondation Matthew Shepard, un organisme visant à protéger et aider les victimes de la haine : le message lancé par les parents de Matthew en créant cette fondation est clair : on ne peut pas combattre la haine avec la haine ; il faut le faire avec l’amour. Cette fondation (dont le site Internet est dans mes liens) s’engage aujourd’hui à remplacer la haine avec la compréhension, la compassion et l’acceptation de l’autre. Je me suis un peu promené sur leur site et je dois dire que cette fondation s’est vraiment engagée dans des campagnes très intéressantes ; tout récemment elle a beaucoup insisté pour que les personnes votent lors des élections de membres du Sénat et du Congrès en montrant que c’est en s’engageant en politique qu’on peut avoir une chance de changer les choses.

L’histoire pourrait finir ici, mais ce n’est pas le cas ; en octobre ’98 l’histoire du massacre du jeune Matthew avait rapidement fait le tour des Etats-Unis (j’oserais presque dire du monde) et un peu partout on avait condamné cet acte et même le Président Clinton avait essayé de relancer les travaux sur une législation protégeant les homosexuels. Malheureusement il n’y a pas eu seulement des manifestations de solidarité : pendant les funérailles de Matthew et les audiences du procès, Fred Phelps, un pasteur de l’Eglise Baptiste, ainsi qu’un groupe de moutons qui n’avait rien mieux à faire qu’écouter les discours de cet allumé (lol désolé, là je ne suis pas trop objectif, mais je pense que vous allez rapidement comprendre pourquoi), ont manifesté leur haine contre Matthew et les homosexuels.

Les choses se sont assez rapidement gâtées ; ainsi Phelps et ses fidèles ont commencé à camper devant le Palais de Justice avec des panneaux qui manifestaient clairement leur homophobie. Un de ces panneaux disait « Matthew Shepard pourrit en enfer » ; un autre constatait que « Dieu hait les pédés » tandis qu’un troisième disait affirmait que « le SIDA tue les pédés morts ». Phelps voulait même aller plus loin et faire ériger un « mémorial » dans un parc de la ville de Casper, un monument de 5 ou 6 pieds avec l’écriture suivante :

Matthew Shepard, entré en enfer le 12 octobre 1998, après avoir ignoré la mise en garde de Dieu : « tu n’auras guère de relations [sexuelles] avec un homme comme celles que tu as avec une femme. Cela est abominable » (lévitique 18:22)

Heureusement la voix de Phelps et ses fidèles n’est qu’une petite voix en dehors du chœur des personnes qui condamnent l’acte de Aaron McKinney et Russel Henderson. Pendant le procès, un ami de Matthew eut l’idée de contrer la manifestation de Phelps avec une manifestation pacifique ; avec des autres gens il s’habilla en ange ; son costume et celui des autres « anges » avait des grosses ailes et, lorsqu’ils encerclèrent le groupe de Phelps, il parvinrent à cacher ces dissidents avec leurs grandes ailes blanches. D’autres manifestations pacifiques suivirent, mais aucune n’eut le même succès ou le même impact.

Je pense qu’à présent je peux me permettre de tirer quelques conclusions personnelles ; il est indéniable que ce que McKinney et Henderson ont fait à Matthew Shepard est abominable et je suis persuadé qu’ils ont reçu la punition qu’ils méritaient. Ils doivent vivre pour le reste de leurs jours avec le crime qu’ils ont commis bien encré dans leurs pensées. Je suis contraire à la peine de mort et je trouve qu’en décidant de ne pas l’infliger au meurtrier de leur fils, les parents de Matthew ont lancé un message très fort ; j’ai même entendu dire qu’ils soutenaient que « s’il était en vie, Matthew n’aurait pas voulu cela ».

L’histoire de Matthew Shepard fournit plusieurs leçons ; tout d’abord, comme on vient de voir, elle nous fait comprendre que ce n’est pas avec la haine qu’on résout les problèmes, mais avec l’amour, la compréhension et l’acceptation. Mais au même temps elle nous permet de réaliser que l’homophobie n’a pas disparu, qu’il y a encore des cas sanglants de jeunes comme vous et moi qui sont massacrés à cause de leur orientation sexuelle ; cela devrait nous interpeller, mais devrait interpeller en plus grande mesure ces gens, de l’autre côté de la barrière qui n’ont pas encore compris que les gay ne sont pas des personnes différentes d’eux.

Voilà, je m’arrête ici. Je sais que ce n’est pas le genre d’article que vous préférez, mais j’aime bien de temps en temps laisser de côté ma petite vie et me concentrer sur des questions plus importantes et des problèmes qui nous concernent tous. Après tout, si on veut avoir la prétention d’améliorer ce monde, il faut d’abord arrêter de penser à soi mêmes et se consacrer aux autres.

Take Care

Impressive

PS : si jamais vous êtes intéressés par cette histoire ou par la fondation Matthew Shepard, cliquez sur la bannière ci-dessous pour accéder au site officiel. Ou bien, allez voir ce documentaire qui retrace l’histoire que je viens de narrer : American Justice – Matthew Shepard (c’est la version américaine de « Faites entrer l’accusé).


Miracle !!! de la neige à Canterbury

Je ne pensais pas que je serais revenu aussi rapidement sur cette page pour vous donner des nouvelles, mais, aujourd’hui il est arrivé quelque chose de tellement exceptionnel que je ne peux pas me taire… Au réveil, Canterbury était couverte de neige ! J’ai entendu dire qu’il ne neige pas souvent (si tout va bien une seule fois par année) et ce que j’ai pu voir aujourd’hui m’en a bel et bien fourni la preuve.


Tout d’abord vous auriez dû voir tous ces jeunes universitaires… ils s’amusaient à faire des batailles de boules de neige… c’était comme s’ils n’avaient jamais vu de la neige auparavant (ce qui est peut-être le cas) ; en tout cas c’était assez drôle de voir tous ces gens s’amuser dehors, se bagarrer dans la neige, faire des bonhommes de neige (d’ailleurs assez hideux). A un certain moment je regardais par la fenêtre et il y avait deux filles qui prenaient des photos des ce décor tout blanc ; je pense qu’il s’agissait de deux étudiantes en échange et qu’elles venaient d’un pays où la poudreuse tombe encore plus rarement qu’ici.

Sinon il faut admettre qu’en allant en cours ce matin je me sentais un peu comme à la maison, avec toute cette neige. Bon « toute cette neige » c’est quand même un peu exagéré… il y en avait cinq centimètres à tout péter… mais c’était quand même assez pour semer la panique !


J’ai entendu qu’une autre université du Kent ce matin n’a pas ouvert à cause de la neige… j’étais scié… non mais, c’était juste cinq centimètres… je peux comprendre que ça aurait pu causer des problèmes si c’était 30 ou 50 centimètres, mais 5… Arrivé en classe c’était drôle car tous les étudiants et le prof se faisaient des soucis et ils se vantaient d’être sortis de chez eux et d’avoir affronté le péril… J’ai trouvé ça très drôle :D.

Au bout du compte j’ai réalisé qu’ici ils ne sont pas prêts à faire face à la neige et quand ça tombe c’est toujours la catastrophe. D’ailleurs en rentrant à la maison à une heure de l’après midi c’était complètement dégueulasse : la neige était mouillée par la pluie qui était tombée ensuite et le soleil a fait fondre ce mélange en un rien de temps… résultat ? De la boue partout. Ce n’était pas le pied et je suis content de ne pas avoir eu à sortir cet après midi.


Take Care

Votre Paadre dévoué

Entretien avec le Paadre

Propos recueillis par Impressive Instant pour Confessions Magazine

Je suis en retard lorsque je frappe à la porte de l’appartement pontifical du Paadre à Canterbury ; il est connu pour être quelqu’un qui aime bien la ponctualité et je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il va sûrement être contrarié par mon manque de politesse. Je frappe à la porte qui s'ouvre presque immédiatement ; le Paadre m’attend en training « je viens de prendre ma douche et je n’ai pas eu le temps de m’habiller de façon plus convenable » s’excuse-t-il. Il me fait entrer et on se dirige dans vers la cuisine où il me propose un café. Je l’observe pendant qu’il œuvre autour de la machine à café et je ne peux m’empêcher de remarquer qu’il a l’air serein et apaisé. En attendant que le café soit prêt nous parlons de futilités, puis nous nous installons et je prends la parole.

Confessions Magazine : Je tiens d’abord à vous remercier, cher Paadre pour m’accorder cet entretien à quatre yeux avec vous. Je sais bien que vous êtes très occupé et je suis content que vous ayez trouvé un peu de temps pour les lecteurs de Confessions Magazine. Je commencerai par vous demander comment vous vous portez.

C’est un plaisir pour moi de vous accorder quelques instants pour discuter du plus et du moins, de plus que j’aime beaucoup Confessions Magazine (il sourit). En ce moment je vais très bien ; j’ai eu quelques petits problèmes pendant ces dernières semaines, mais rien de bien grave. C'est la vita...

C.M. : Depuis désormais un petit mois vous êtes de retour à Canterbury dans le cadre de votre échange Erasmus ; comment c’était de retrouver l’Angleterre après les trois semaines  de vacances passées en Suisse ? Comment s’est passé le retour à la fac ?

Je dois avouer que le retour a été plus facile que je le croyais ; en fait, j’ai eu moins de difficultés à me séparer de mes amis en Suisse. Je pense que cela est dû au fait qu’à mon retour je me suis rendu compte que les trois mois que j’avais passés loin de mon petit monde n’avaient eu aucune influence sur le rapport magnifique que j’ai avec les personnes que j’apprécie et aime. Cette fois je suis donc parti plus rassuré et, peut-être, un peu plus insouciant. Le voyage en soi a été tout à fait paisible, à part peut-être les longues heures d’attente à Paris (il rit). J’aime bien voyager en train car je stresse moins qu’en avion.

C.M. : Et sinon vos études et votre vie ici ont bien repris leur cours ?

Pour ce qui concerne les études, tout va comme prévu ; j’ai commencé des nouveaux cours très intéressants et actuellement je suis assez occupé avec les premiers essais du trimestre. Pour ce qui concerne les gens, j’ai retrouvé mes colocataires et mes autres amis ; avec mes colocataires ça se passe comme d’habitude, même s’il faut admettre que Jenny est beaucoup plus calme dernièrement grâce à Matthew, son copain.

C.M. : Jenny a un copain ?

Eh oui, elle a trouvé un homme qui est capable de la supporter (il rit). En plus de cela, ce jeune Matthew est très canon ; il ressemble à Chad Michael Murray de Les Frères Scott. En plus de cela il a plein de qualités : il est serviable, gentil et il sait cuisiner… en gros, un homme à marier et franchement je ne le laisserais pas dormir dans le placard s’il venait me demander de dormir dans ma chambre (il rit). Ah puis, vu que je parle de couples, il faut aussi savoir que Scott et Kirsty ne sont plus ensemble… C’est dommage pour eux, mais bon je me demandais combien ça allait durer… Adam par contre est toujours avec Arielle.

C.M. : Donc tout va pour le mieux dans votre appartement. Et avez-vous aussi revu vos autres amis ?

J’ai recommencé à aller aux meetings de la société LGBT et il faut admettre que j’ai renforcé certains liens avec certaines personnes ; c’est très agréable de passer des moments avec ces personnes. Je me suis même présenté pour le poste de vice-président de l’association, mais c’est Vicky, mon adversaire, qui a gagné. Avec un peu de recul je me dis que c’est mieux comme ça car je ne devrai pas m’encombrer de plus de responsabilités.

C.M. : Et sinon y a-t-il eu des boulversements considérables par rapport au premier trimestre ?

En effet il y en a eu deux que j’estime assez importants ; tout d’abord il y a le fait que ce trimestre je suis ici tout seul ; Ana a fini sa période d’échange à Noël et n’est plus revenue pour le deuxième trimestre. Le deuxième grand changement a été le départ assez inattendu de Simon, mon jumeau cosmique, qui a arrêté l’université. Les deux me manquent beaucoup, surtout Ana ; sans elle ce n’est plus la même chose… en fait, c’est assez difficile à expliquer… Ana, outre à être une amie très chère, était aussi la dernière chose qui me liait à la Suisse et à la vie que j’ai mis en stand-by là-bas. Sans elle je me suis senti perdu pendant quelques temps car j’avais perdu ce dernier point de repère, ainsi qu’un compagne de cafés irremplaçable (il sourit).

C.M. : Donc Ana vous manque…

Bien sûr qu’elle me manque ! Tous mes amis, toutes les personnes que j’ai laissées en Suisse me manquent.

C.M. : En parlant de vos amis, j’ai appris récemment que pendant ce premier mois de permanence à Canterbury vous les avez pas mal négligés et que vous n’avez plus beaucoup visité votre blog qui pourtant vous donnait autant de satisfactions. Comment expliquez-vous cette absence et cette négligence ?

Je tiens tout d’abord à m’excuser auprès de mes lecteurs ; je sais que pendant les dernières semaines je n’ai pas été très présent… pourtant ce n’était pas faute d’essayer ; j’aurais eu tellement de choses à écrire et à partager, mais je n’en ai pas été capable. J’avais les idées mais je n’arrivais pas à les organiser. Les premières semaines après mon retour ont été assez difficiles car j’ai passé des journées entières à chercher de mettre de l’ordre dans ma vie. J’avais des questions auxquels je voulais trouver une réponse mais c’étais le chaos total dans ma tête. Et évidemment je n’arrivais pas à écrire comme je souhaitais le faire ; c’est pour cette raison que je me suis fait un peu plus rare… j’ai essayé de remettre de l’ordre dans mes pensées et ça n’a pas été facile.

C.M. : Pensez-vous y être parvenu ?

Je pense que oui… en tout cas pour le moment j’arrive à écrire et à voir les choses en perspective. J’avais besoin de ce moment de recueillement ; j’avais besoin de prendre du recul pour mieux repartir ; j’avais besoin de ce silence pour entendre la voix de mes pensées. Et en tout cas je veux que ce soit clair que je ne pensais pas être absent aussi longtemps.

C.M. : Pouvez-vous nous dévoiler la nature des questions qui occupaient vos pensées ?

Je pense que pour la première fois depuis un bon moment j’avais besoin de m’arrêter et de réfléchir au sentier que ma vie a entrepris ; j’avais besoin de me poser des questions concernant mes études pour savoir si c’était toujours ce que je voulais faire dans ma vie, mais aussi des questions sur mes choix, sur mes croyances. En plus de cela, le 10 janvier j’ai pris la décision de passer un test du sang pour voir si j’avais contracté quelques saloperies et pendant la semaine où j’ai dû attendre les résultats, je me suis posé aussi pas mal de questions sur la vie, la mort… enfin toutes ces questions que l’on se pose quand on est extrêmement vulnérables.

C.M. : J’espère que votre test s’est bien passé et que n’avez rien de grave.

Heureusement je n’ai rien… vous ne pouvez pas imaginer comme j’étais soulagé lorsque l’infirmière m’a annoncé la nouvelle. Tous les tests étaient négatifs grâce à Dieu. Quoiqu’il en soit, comme on n’est jamais prudents et que j’en avais l’occasion, je me suis fait vacciner contre les hépatites A et B et je dois encore attendre cinq semaines pour savoir si ça a marché.

C.M. : En tout cas je vous le souhaite. Vous avez parlé de cette période dans laquelle vous vous êtes posé des questions et vous nous avez un peu dévoilé vos inquiétudes à ce moment-là ; est-ce que votre vie sentimentale faisait aussi partie de ce questionnement ?

Of course (il rit)… c’était même un des points principaux… enfin ce n’est pas tout à fait vrai. Si vous voulez je me suis demandé s’il était encore sage de maintenir cette espèce de mode de vie que je m'étais imposé l’année passée ; je me suis demandé si j’avais raison de continuer à attendre ou bien si ce n’était pas le cas de me lancer à nouveau dans le tourbillon des sentiments. La réponse est arrivée toute seule et c’est probablement une des premières questions à laquelle j’ai répondu (il sourit). Quelques semaines avant de rentrer en Suisse j’avais rencontré un garçon prénommé Christian ; on avait fini la soirée ensemble chez lui et tout s’était bien passé et c’est pour cela qu’en rentrant à Canterbury j’avais envie de le revoir et de remettre ça, juste pour passer une soirée agréable en compagnie d’un garçon qui avait l’air bien. Or j’avais envie de le revoir et j’étais sûr que j’allais le croiser lors de ma première soirée au Studio 41… c’est ce qui s’est passé, mais pendant cette soirée il a été si froid et distant qu’il m’a aussi refroidi. En plus en fin de soirée il était complètement bourré et il a permis à un type de s’incruster à nous pour rentrer. A part que le type en question nous a bien saoulés avec ses petits problèmes à la con, mais le charmant Christian m’a tellement déçu que j’ai compris qu’il valait mieux laisser tomber… Résultat des courses, je me suis rendu compte que je ne suis pas encore prêt à m’engager dans une histoire d’amour… mon cœur est encore très fragile.

C.M. : Je vois

Et puis dans quelques mois je rentre en Suisse, donc il devient un peu tard pour entamer quelque chose de sérieux… Au pire je pourrais organiser des plans Q (il rit).

C.M. : Nous arrivons gentiment à la fin de cet entretien ; une dernière question : quels sont vos projets pour les semaines à venir ?

Très bonne question (il rit avec un petit rire sadique)… ben je pense que je vais donner quelques petites exclusivités de ce que mes lecteurs vont sûrement retrouver sur mon blog dans les prochaines semaines. Pour ce qui concerne les études j’ai pas mal de travail en ce moment (deux essais à rendre entre vendredi et mardi) mais ça va se calmer à partir de mardi ; sinon je compte aller au cinéma pour voir quelques films… en fait, depuis ma rentrée j’ai commencé à aller au cinéma au moins une fois par semaine… ça fait du bien, mais ça fait mal au porte-monnaie. Et puis je compte sortir avec les LGBT… samedi 17 février nous allons aller à Brighton… je me réjouis d’avance car je suis sûr que je vais passer une bonne soirée. Sinon l’événement que j’attends avec le plus d’impatience c’est bien entendu la venue de mes trois CardinauX - et peut-être de mon HCP - du 2 au 4 mars (sourire jusqu’aux oreilles). Je me réjouis tellement de les voir, de leur montrer Canterbury et à quoi ressemble ma vie ici… je sens que ce week-end va être cool… Voilà je pense que c’est à peu près cela.

C.M. : Je crois que nous sommes arrivés au bout de cette interview ; je vous remercie encore une fois, cher Paadre, de m’avoir accordé un peu de votre temps.

C’était avec plaisir. Merci à vous