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Trente-deux ans !

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Voilà, j’ai une année de plus. Trente-deux ans ! Cela n’a rien de vénérable ou d’extraordinaire, mais qu’importe ? Cette année a été - une fois de plus - riche en aventures et expériences ; j’ai vécu des aventures inoubliables qui m’ont tour à tour amené à traverser l’Atlantique pour découvrir Montréal ou bien à parcourir à la course les dix-sept kilomètres qui séparent les villes de Morat et de Fribourg. J’ai passé des très bons moments avec mes amis, mes collègues et ma famille ; j’ai rencontré des personnes intéressantes avec qui le courant a bien passé (je pense par exemple à quelques-uns des civilistes qui ont travaillé en Chancellerie), des rencontres qui m’ont enrichi et qui ont marqué cette période de ma vie et vont peut-être continuer de marquer les prochaines… Je ne vais pas reprendre ici tous les événements marquants de cette dernière année car il suffit de parcourir les pages de ce journal pour les retrouver et les revivre ; ce soir je me contenterai tout simplement de faire le point sur mon existence et sur les choix qui ont marqué les douze derniers mois.

 

Il faut dire d’emblée qu’il n’y a pas eu de grands changements au cours de cette dernière année : je travaille toujours au même endroit, j’habite toujours le même appartement à Neuchâtel et je demeure célibataire ; cela dit, la vie n’est pas toujours faite de grands bouleversements et ce sont parfois les petits pas qui ont des effets véritables sur la longue durée. C’est ainsi - par exemple - que j’ai décidé en toute connaissance de cause de réduire ma consommation d’alcool ; elle n’était pas très élevée au départ, mais à présent j’essaie de la maîtriser et de ne pas dépasser la limite que je me suis imposée ; le premier grand test face à cette résolution a été la Fête des Vendanges et ce fut un franc succès : en trois soirs j’ai bu l’équivalent de ce que je pouvais descendre en un seul soir il y a quelques années. Dans quelques années mon foie me remerciera (enfin, je l’espère…).

 

Bon, il faut avouer que je deviens de plus en plus obsédé par ma santé, mon alimentation et mon style de vie ; et il faut bien reconnaître que la plupart des petits pas dont je parlais plus haut concernent ces trois domaines : au cours de cette dernière année j’ai pris l’habitude de faire une partie de mes courses au marché et d’intégrer beaucoup de fruits et légumes à mon régime alimentaire ; en plus de respecter un des principes de base proclamé par tous les nutritionnistes du monde, je veille à acheter des produits de la région (par contre, ils ne sont pas tous forcément bio) et j’essaie de donner ma petite contribution à la diminution de la production des gaz à effet de serre. Il y a quelques années j’ai instauré un jour sans viande (normalement le vendredi) car nous n’avons, d’un point de vue purement physiologique, pas besoin de manger de la viande tous les jours car notre alimentation est déjà très riche. Cela ne me dérange pas de faire ce petit geste pour la planète (et pour ma propre santé) ; par ailleurs, j’ai pris la décision d’en instaurer un deuxième, voire même un jour végétalien (ce qui va être plus difficile pour moi car je suis un grand consommateur de laitages, mais personne n’a jamais dit que ce serait facile.)

 

Ce sont des efforts minimes auxquels je me prête sans aucun regret ; en même temps, cela n’aurait aucun sens d’adopter un style de vie plus sain si l’on garde une alimentation malsaine : c’est un tout ! Les efforts produits en salle de sport seraient automatiquement réduits à néant si je me nourrissais avec des aliments riches en mauvaises graisses, en sucres et en produits chimiques. Encore une fois, j’espère que dans quelques années mon corps me remerciera pour les efforts que je produis quotidiennement pour notre bien-être à long terme.

 

Bien entendu, il y a encore tellement de choses que je pourrais faire : je pourrais par exemple essayer de dormir un peu plus pendant la nuit car - actuellement - je suis loin des huit heures indiquées par les experts… Et en même temps, il faudrait que les journées aient trois ou quatre heures de plus pour que je puisse accomplir tout ce que j’ai à faire chaque jour tout en dormant mes huit heures ; si je devais respecter ce temps de repos chaque nuit, il faudrait que je me couche au plus tard à 22h30 ; or lorsque je rentre à 21 heures après le sport, que je dois encore me doucher, me faire à manger et préparer à manger pour le lendemain - ce qui me prend facilement jusqu’à vers 22 heures - cela voudrait dire qu’il ne me resterait plus qu’une petite demi-heure pour me détendre et vaquer à mes affaires, ce qui ferait vraiment très cours court : autant rentrer, me doucher, me faire à manger et me coucher directement…

 

La vie est un chantier perpétuel auquel on ne finit jamais de travailler ; elle est un peu comme la Sagrada Familia de Barcelone : toujours aussi magnifique malgré son côté inachevé (qui fait d’ailleurs une partie de son charme). On peut toujours devenir quelqu’un de meilleur, pour soi-même mais aussi pour les autres.

 

Je disais plus haut qu’il n’y a pas eu de grands bouleversements dans mon existence au cours de cette trente-deuxième année ; je n’ai apporté que quelques retouches à l’ouvrage, mais - en coulisses - des grands projets s’échafaudent, des projets qui risquent sérieusement de bouleverser mon quotidien ; je poursuis constamment ma réflexion concernant un éventuel déménagement, mais il y a toujours les mêmes nœuds que je n’arrive guère à défaire : où déménager ? Appartement ou maison ? Ville ou campagne ? Au cours de ces derniers mois, un endroit semble gagner de plus en plus de points : il s’agit de la ville de Berne, une solution pratique et idéale pour m’installer à mi-chemin entre Neuchâtel et Fribourg tout en restant proche des liaisons principales pour le Tessin ; en plus de cela, c’est une ville que j’aime beaucoup dans laquelle je me verrais bien vivre. Une autre option serait le Tessin, mais ce n’est pas la solution la plus pratique lorsqu’on travaille à Fribourg ; il n’empêche que mes terres d’origine me manquent davantage maintenant que pendant les premières années que j’étais en Romandie ; pour preuve, j’y retourne plus régulièrement maintenant que jamais auparavant (bon à lorsque j’étais étudiant il y avait aussi une limitation financière qui ne me retient plus actuellement).

 

Le déménagement est donc un des grands chantiers de l’avenir ; vous pourriez vous dire que j’en fais vraiment tout un plat pour pas grand-chose, mais c’est que j’envisage le déménagement qui vient comme si c’était le dernier, comme si je devais m’installer dans l’appartement ou la maison qui me verra vieillir et mourir ; vous comprendrez donc pourquoi je passe autant de temps à réfléchir et je n’ai pas encore agi. En attendant de quitter mon appartement actuel, et puisque cela ne risque pas d’arriver avant quelques années, j’ai procédé au cours de cette année à quelques petits travaux de rénovation, réaménagement et je me suis même acheté quelques nouveaux meubles.

 

Un autre grand projet qui revient sur le devant de la scène de mon esprit à des intervalles régulières et celui de l’adoption ; là encore je n’en sais pas du tout où j’en suis ; mais bon - en même temps j’ai jusqu’à mes trente-cinq ans pour essayer de comprendre ce que je veux vraiment : pour l’instant ça reste un projet lointain et difficilement réalisable, mais peut-être que d’ici trois ans ma situation et mon point de vue auront radicalement changé et je me sentirai plus prêt à me lancer dans cette nouvelle aventure.

 

Il y aurait encore un troisième grand chantier, mais il est arrêté depuis tellement de temps que je ne sais pas s’il faut que je le considère comme un projet d’avenir : je parle - bien évidemment - de ma vie sentimentale. Quoiqu’il en soit, une chose est sûre : ce n’est pas cette année que j’ai fait de l’avance dans ce domaine ; je dirais même que je me suis renfermé davantage dans ma zone de confort, que je n’ai pris aucun risque et cela malgré quelques belles rencontres… et en même temps, j’ai le malheur d’être souvent attiré par les personnes qui ne sont pas faites pour moi, ce qui n’arrange guère mon cas… Le problème c’est que je ne sais plus trop quoi faire : j’ai tout essayé et le résultat a toujours été le même ; du coup, pourquoi perdre du temps et dépenser de l’énergie qui pourraient être employés pour d’autres choses ? Une attente patiente a mené au même résultat qu’une conduite plus proactive, donc pourquoi faire des efforts ? Je préfère consacrer mes forces à autre chose.

 

Voilà. Il me semble d’avoir fait le tour. Il y a certainement beaucoup plus de choses à dire, mais je ne peux pas écrire un pamphlet de deux-cents pages à chaque anniversaire. Pour conclure je dirais donc qu’en dépit de grands bouleversements, cette année a été parsemée de petits changements visant à améliorer ma qualité de vie et à m’assurer la plus longue (et la meilleure ?) existence possible ; vivement cette trente-troisième année, avec ses surprises et ses défis !

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Santé !

Santé !