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19-23 septembre : long week-end au Tessin

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Mon dernier séjour au Tessin a été très riche en émotions ; c’était le troisième week-end du mois de septembre et - comme chaque année à cette même période - le village qui m’a vu grandir a mis ses plus beaux habits pour les festivités de Notre-Dame de la Santé ; il faut dire d’emblée que le caractère religieux de cette fête est de moins en moins présent dans le programme très riche est varié de ces trois jours de célébrations, mais la tradition initiée par la jeunesse du village il y a quelques décennies a encore des beaux jours devant elle.

 

Cela fait quelques années que j’ai repris l’habitude de m’y rendre ; au cours des premières années qui ont suivi mon arrivée à Neuchâtel, je me suis passablement déconnecté de mes terres natales ; je n’ai - par exemple – pas participé au carnaval de Bellinzona entre 2005 et 2013 et ce n’est que cette année que j’y suis retourné ; et ça ne fait pas beaucoup plus d’années que j’ai recommencé à fréquenter les Fêtes d’Artore. Il faut dire que, lorsque j’étais étudiant, je n’avais pas vraiment les moyens de rentrer au bercail trop souvent ; certes, j’avais le demi-tarif des CFF, mais l’aller-retour entre Neuchâtel et Bellinzona me coûtait tout de même autour des huitante francs, soit environ le dix pour cent de mon budget mensuel. A présent, je gagne un tout petit peu mieux ma vie (et je suis l’heureux titulaire d’un abonnement général) et je peux me permettre de faire le déplacement à chaque fois que j’en ai envie.

 

Il faut dire aussi que j’avais besoin de m’éloigner de mon passé pour profiter plus pleinement de mon présent ; j’avais besoin de prendre du recul, de comprendre où j’en étais et d’apprendre à accepter et intégrer certains aspects de mon existence ; je suis convaincu que mon coming-out n’aurait pas été aussi facile (facile ? Vraiment ?) si j’étais resté au Tessin et qu’il aurait eu lieu beaucoup plus tard (s’il avait au lieu…).

 

Le retour « aux sources » a véritablement débuté vers 2007 ou 2008, lorsque j’ai commencé à travailler sur mon mémoire et que j’ai eu l’occasion de me pencher sur l’histoire et les traditions de la région qui m’a vu grandir ; en effet, c’est à cette époque que mes séjours au Tessin se sont multipliés et que la désormais traditionnelle balade jusqu’à Prada est devenue un moment incontournable de chacune de mes escapades au Sud des Alpes, une promenade qui se prolonge souvent jusqu’au chalet de famille où il m’arrive désormais de passer quelques jours de repos total de temps en temps ; c’est loin des deux mois que j’y passais avec mes grands-parents en été, mais ce serait difficile de faire mieux pour l’instant.

 

Mais les choses pourraient bien changer un jour ou l’autre, au gré des aléas du destin et des surprises que la vie nous réserve ; en effet, s’il fut une époque où j’affirmais à ceux qui voulaient bien m’entendre que je ne retournerais jamais m’installer au Tessin, je n’en peux pas dire autant à présent : je ne dis pas que je vais à tout prix déménager demain ou le mois prochain, mais plutôt que les bonnes conditions réunies pourraient me donner la motivation nécessaire pour franchir le pas. Et puis ce serait chouette de me rapprocher de ma famille et pouvoir profiter de mes grand-mères avant qu’il soit trop tard…

 

Enfin, je divague et je m’égare du véritable sujet de cet article : les Fêtes d’Artore. Ce furent trois journées intenses où j’ai même été mis à contribution pour renforcer l’équipe du bar, menée d’une main de fer par mon frère ; il lui fallait une personne d’expérience pour encadrer sa bande de jeunes (très motivés, mais un peu dissipés) et c’est à ce moment que je suis entré dans le bal. Du coup, j’ai passé le plus clair du samedi soir à servir des bières, du vin et du cognac aux œufs, ce qui m’a permis de croiser plein de gens (tout le monde doit - à un moment ou à un autre de la soirée - passer par le bar non ?). Le dimanche à midi j’ai mangé avec ma mère et ma grand-mère et - dans l’après-midi - j’ai été recruté par mon cousin pour participer à la mythique « tirlingada », une tradition ancestrale du village.

 

Quel beau week-end ! De plus qu’il faisait très beau (si l’on exclut le bref orage casse-pieds du dimanche en début soirée), ce qui m’a poussé à prolonger mon séjour en terre tessinoise jusqu’au mardi afin de profiter le plus possible du beau soleil d’automne (après l’été qu’on a eu, qui pourrait m’en tenir rigueur ?) ; c’est ainsi que lundi après-midi je suis allé me promener jusqu’au chalet familial (en faisant étape à Prada bien évidemment). Hélas, toute bonne chose a une fin et mardi j’ai dû - à contrecœur - reprendre la route pour la Romandie ; fort heureusement, je retrouverai bientôt mes terres natales pour refaire le plein d’énergie : ce sera au mois de novembre, lorsque je retrouverai Isone pour mon dernier cours de répétition.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Notre chalet adoré.

Notre chalet adoré.

La nouvelle terrasse/jardin d’hiver du chalet.

La nouvelle terrasse/jardin d’hiver du chalet.

Nouvelle cheminée : je me réjouis déjà de la prochaine grillade.

Nouvelle cheminée : je me réjouis déjà de la prochaine grillade.

Lavande.

Lavande.

La singulière collection à ma mère…

La singulière collection à ma mère…

San Sebastiano.

San Sebastiano.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano I : la colline de Sasso Corbaro.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano I : la colline de Sasso Corbaro.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano II : Montebello et Castelgrande.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano II : Montebello et Castelgrande.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano III : le quartier où j’ai grandi.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano III : le quartier où j’ai grandi.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano IV : Bellinzona nord et l’embouchure de la Riviera.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano IV : Bellinzona nord et l’embouchure de la Riviera.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano V.

Vue depuis le clocher de San Sebastiano V.

19-23 septembre : long week-end au Tessin
Le mythique « Campanon », la plus grande des trois cloches de l’église.

Le mythique « Campanon », la plus grande des trois cloches de l’église.

Les cloches de San Sebastiano.

Les cloches de San Sebastiano.

La fête continue : un petit moment de calme avant la grillade du dimanche soir.

La fête continue : un petit moment de calme avant la grillade du dimanche soir.

Les salametti : un symbole de mon beau Tessin.

Les salametti : un symbole de mon beau Tessin.

L’exceptionnelle équipe de la cuisine  (bon, je ne suis pas très objectif vu que trois d’entre eux sont mes cousins…).

L’exceptionnelle équipe de la cuisine (bon, je ne suis pas très objectif vu que trois d’entre eux sont mes cousins…).

Le paisible village d’Artore baigne dans le soleil automnal.

Le paisible village d’Artore baigne dans le soleil automnal.

C’est impossible de ne pas tomber en amour avec un endroit si magique…

C’est impossible de ne pas tomber en amour avec un endroit si magique…

Quelle journée magnifique !

Quelle journée magnifique !

Que serait un séjour au Tessin sans une promenade du côté de Prada ?

Que serait un séjour au Tessin sans une promenade du côté de Prada ?

Ces « vieilles pierres » m’inspirent toujours autant.

Ces « vieilles pierres » m’inspirent toujours autant.

19-23 septembre : long week-end au Tessin