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Week-end du 1er août au Tessin

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Après avoir consacré un article à l’enterrement de vie de jeune fille d’Ana, je souhaite revenir sur les quelques jours que j’ai passés au Tessin entre la fin du mois de juillet et le début du mois d’août. Il y a plusieurs raisons qui m’ont poussé à passer quelques jours dans mes terres natales : tout d’abord, j’avais envie de voir ma famille et passer un peu de temps avec mes parents ; ensuite, je souhaitais fêter le 1er août comme je le faisais lorsque j’étais plus jeune (grillades et feux d’artifice) ; et - last but not least - je voulais prendre un peu de temps pour me poser au chalet et faire le point sur mon existence.

 

Car oui, cela fait quelques temps que des messages et des envies contradictoires trottent dans ma tête ; d’un côté je me sens apaisé, réalisé et parfaitement heureux de ma situation actuelle, mais - de l’autre - je ne peux m’empêcher de me demander si la vie n’est pas également faite d’autres choses. Comprenez-moi bien : contrairement à certaines personnes, je n’ai jamais planifié le restant de mon existence en me donnant des  échéances pour atteindre les objectifs « importants » ; je ne me suis jamais imposé de terminer mes études à vingt-cinq ans, de rencontrer l’homme de ma vie à vingt-sept et de me pacser à trente, tout d’abord parce qu’il n’est pas aisé de planifier certaines choses, et ensuite parce que j’aime bien laisser un peu de place à l’imprévu et à l’improvisation (et cela même si j’aime bien que mes journées et mes semaines soient bien structurées). Non ! Je ne l’ai jamais fait et je ne commencerai pas à le faire maintenant ; par contre, il est vrai que je commence - légitimement - à me poser des questions sur le sens de ma vie…

 

Il faut dire que c’est un moment particulier qui pousse à la réflexion car plusieurs personnes de mon entourage, des amis qui ont à peu près le même âge que moi et qui ont suivi des parcours qui s’apparentent au mien, ont récemment franchi des étapes qui les élèvent à une sorte de niveau supérieur par rapport à celui dans lequel je flotte depuis en certain temps : alors que je me contente d’être un jeune adulte qui vit presque au jour le jour et reste fondamentalement concentré sur sa petite personne, quelques amis proches ont atteint le niveau « super-adulte » en prenant des décisions qui demandent un engagement sans faille sur une longue durée. A l’époque où certains se marient, d’autres achètent leur première maison et d’autres encore ont décidé d’avoir des enfants, je me sens un peu en décalage, soucieux uniquement de bien gérer ma petite existence, mes économies et mon foyer, de prendre soin de mon corps et de profiter un maximum de mon temps libre pour voir mes amis ou enrichir ma collection de Madonna.

 

Peu importe le regard que je porte sur mon existence (que, soit-il dit en passant, j’aime bien), je n’y vois rien digne du niveau « super-adulte ». Et pourtant, j’ai aussi réfléchi à l’éventualité d’acheter une maison ou à celle d’adopter un enfant, mais je n’ai pas eu le cran d’entreprendre des recherches d’informations ou des démarches concluantes ; je me suis juste un peu renseigné sur la toile, ce qui n’a fait que me fournir une excuse supplémentaire pour repousser la question « adoption » jusqu’à mes trente-cinq ans (en Suisse on ne peut pas faire de demande avant) ; quant à la maison, j’ai tout simplement décrété que je ne déménagerais pas avant fin 2016 (sauf motif de force majeure), c’est-à-dire jusqu’au moment où j’aurai fini de rembourser mon prêt étudiant. Bref, la procrastination, encore et toujours !

 

Et puis, je ne sais pas si je veux vraiment acheter une maison car je ne sais pas où je voudrais habiter : à Fribourg ? A Neuchâtel ? Entre les deux ? Et puis qu’est-ce je veux ? Une maison avec jardin à la campagne ? Un appartement en ville ? Tout me fait envie, mais rien ne me fait suffisamment envie pour que je me lance et donc je ne fais rien, à part quelques travaux de réaménagement et rafraîchissement dans mon appartement actuel. Pour ce qui concerne l’enfant, la situation est différente : je suis pratiquement sûr d’en vouloir un, mais je crains de ne pas être de taille en tant que parent célibataire, de ne pas être un bon modèle et de ne pas l’élever comme il le mériterait. Donc j’attends…

 

Là je ne vous donne qu’un aperçu du tourbillon qui fait rage parfois dans ma tête ; il faudrait dix articles de dix pages pour exposer de manière satisfaisante tous les aspects de la question, et encore… Du coup j’attendais avec impatience l’occasion de me poser et de prendre mon temps pour mettre de l’ordre dans mes idées en passant quelques jours au chalet ; hélas, je n’en ai pas eu le temps : entre grillades, repas en famille, promenades et autres festivités du 1er août, je n’ai pas eu beaucoup d’instants à me consacrer. Ce sera pour une autre fois ; en attendant, le week-end à la montagne a été fort sympathique (malgré une météo changeante et pas toujours franchement estivale) et j’en ai profité d’une autre manière que celle qui était prévue.  

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Promenade dans la nature par une beau jour ensoleillé de fin juillet.

Promenade dans la nature par une beau jour ensoleillé de fin juillet.

Saules solitaires.

Saules solitaires.

Week-end du 1er août au Tessin
Le château de Sasso Corbaro.

Le château de Sasso Corbaro.

Vigne.

Vigne.

Un joli « ronco » au-dessus de Daro.

Un joli « ronco » au-dessus de Daro.

Quand la nature reprend ses droits…

Quand la nature reprend ses droits…

Par ce pont, on accède au sentier pour les Monti di Daro.

Par ce pont, on accède au sentier pour les Monti di Daro.

Un aperçu de la plaine de Magadino depuis le sentier qui mène aux Monti di Juri.

Un aperçu de la plaine de Magadino depuis le sentier qui mène aux Monti di Juri.

Selfie au soleil

Selfie au soleil

Pas la plus belle journée pour aller se promener au Motto della Croce…

Pas la plus belle journée pour aller se promener au Motto della Croce…

… mais on fait avec et on profite tout de même de ce paysage magnifique.

… mais on fait avec et on profite tout de même de ce paysage magnifique.

Le Camoghé (pour une fois sans neige).

Le Camoghé (pour une fois sans neige).

Des brins d’herbe face à l’immensité. Une jolie métaphore de la condition humaine...

Des brins d’herbe face à l’immensité. Une jolie métaphore de la condition humaine...

Fleurs de montagne.

Fleurs de montagne.

Les nuages peinent à se dissiper au-dessus de la Val Riviera.

Les nuages peinent à se dissiper au-dessus de la Val Riviera.

Après l’effort, le réconfort : une belle grillade en famille pour le 1er août. Et grâce à l’ingéniosité de mon oncle et à son « intrachen », nous n’avions pas à craindre que la pluie ruine notre festin…

Après l’effort, le réconfort : une belle grillade en famille pour le 1er août. Et grâce à l’ingéniosité de mon oncle et à son « intrachen », nous n’avions pas à craindre que la pluie ruine notre festin…

Deuxième promenade de la journée au Motto : cette fois j’étais accompagné.

Deuxième promenade de la journée au Motto : cette fois j’étais accompagné.

Mon cousin et ma tante.

Mon cousin et ma tante.