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26 avril 2014 : Excursion dans les Gorges de la Jogne

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Le week-end du 26 et 27 avril a été rudement bien rempli. Le samedi j’ai retrouvé mes collègues en Gruyère pour une balade prévue depuis longtemps dans les Gorges de la Jogne, suivie par une visite de la fabrique Cailler à Broc ; le soir, au lieu de rentrer à Neuchâtel, j’ai pris le train en direction du Tessin car le dimanche matin j’avais rendez-vous avec mes anciens camarades de classe de l’Ecole de commerce pour un brunch dans un des endroits les plus branchés d’Ascona.

 

Je ne connaissais pas du tout les Gorges de la Jogne (je n’arrivais même pas à les situer sur une carte) et on peut donc dire qu’il s’agissait d’une réelle découverte pour votre serviteur qui, je l’avoue en passant avec une honte certaine, n’a même jamais pris le temps de se promener dans les Gorges de l’Areuse, pourtant très proches de son domicile, en douze ans de résidence à Neuchâtel. J’ajouterai également que cette escapade a failli être annulée en raison de conditions météorologiques incertaines ; toutefois, en dépit des prévisions plutôt pessimistes des bulletins météo, nous avons décidé de tenter l’aventure car à notre arrivée à Broc le ciel grisâtre semblait vouloir s’éclaircir et nous offrir un peu de soleil. Et nous avons bien eu raison de nous lancer car nous avons eu droit à de belles éclaircies qui ont ravi toute l’équipe.

 

Le sentier qui traverse les gorges et mène jusqu’au Lac de Montsalvens est très agréable ; certes, il y a une petite montée assez rude vers la fin, avec des escaliers qui nous ont mis à rude épreuve, mais le reste du parcours est assez doux et serpente paisiblement le long des gorges, à quelques mètres seulement de la rivière ; dans certains points plus difficiles d’accès, où l’eau n’a pas laissé grand-chose à l’issue de son travail millénaire, on emprunte des passerelles ou des tunnels savamment construits.

 

A l’instar du Lac de Gruyère, le Lac de Montsalvens est le résultat de la construction d’un barrage ; il tire son nom des ruines du château qui surplombent les gorges et non pas de la commune de Châtel-sur-Montsalvens, une charmante localité qui s’étire sur le flanc de la montagne, au long de la route qui mène de Broc au Jaunpass en passant par Crésuz et Val-de-Charmey. Après une petite pause pour admirer le lac et le paysage qui l’entoure, nous avons poursuivi notre promenade jusqu’au Pré de Joux où se trouvent « Chez Boudgi » et le « Creux du Feu », deux buvettes d’alpage qui se relaient (la première est ouverte de mai à octobre, tandis que la deuxième est ouverte de novembre à avril) pour offrir aux promeneurs des spécialités régionales que l’on peut habituellement déguster à l’alpage. Nous avons pique-niqué sur la terrasse de « Chez Boudgi » (avec la permission du tenancier) sous un beau soleil printanier, puis nous avons pris le café au « Creux du Feu », avant de rebrousser notre chemin et de redescendre à Broc où nous avons retrouvé Danielle pour une visite de la Chocolaterie Caillers.

 

C’est une visite très intéressante, quoique assez impersonnelle : c’est vraiment l’industrie, tout est automatisé et on se croirait plus dans un parc d’attraction que dans une fabrique de chocolat ; en même temps, c’est assez compréhensible si l’on considère que des milliers de visiteurs du monde entier se déplacent chaque jour jusqu’à Broc pour voir la Fabrique. La meilleure partie de cette promenade dans ce symbole du Made in Switzerland est évidemment la dégustation finale des différents produits de Caillers : un vrai régal pour les papilles ; il y a tellement de sortes différentes à goûter qu’il est vraiment difficile de tout essayer… fort heureusement, les meilleurs produits sont au début du parcours de dégustation, comme ça on ne risque pas de passer à côté de ces délices ; personnellement, j’ai eu un coup de cœur pour le chocolat au lait qui - je trouve - a un goût et une onctuosité que je n’avais jamais expérimenté.

 

Après un passage assez rapide au magasin de la chocolaterie et un verre sur la terrasse de son café, l’équipe s’est séparée et chaque membre a regagné son domicile ; enfin, tout le monde sauf moi, car j’ai pris le train pour me rendre au Tessin car - comme je le disais plus haut - le lendemain j’avais un brunch avec mes anciens camarades de l’Ecole de commerce (sur lequel je reviendrai dans un prochain article). Ce fut un des trajets les plus épouvantables de ma existence : entre Fribourg et Berne, le train a cumulé vingt-sept minutes de retard à cause d’un souci technique que le Lokführer n’a pas pris le soin de détailler ; puis - dans la gare de la Capitale fédérale - le retard est devenu de trente-huit minutes à cause d’un passager qui a fait un malaise ou a eu un souci personnel ; résultat des courses, j’ai raté ma correspondance à Lucerne et je suis arrivé à Bellinzona une heure plus tard que prévu, vers 23h30. J’étais au bout de ma vie et (vous vous en doutez) très content d’arriver. Vive les transports publics moi je dis !

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Une petite cascade aux portes des gorges.

Une petite cascade aux portes des gorges.

L’entrée des Gorges de la Jogne.

L’entrée des Gorges de la Jogne.

Un paysage incroyable.

Un paysage incroyable.

Un arbre qui se raccroche à la vie sur cette paroi escarpée.

Un arbre qui se raccroche à la vie sur cette paroi escarpée.

Combien de millénaires ont fallu à la Jogne pour creuser si profondément dans la roche ?

Combien de millénaires ont fallu à la Jogne pour creuser si profondément dans la roche ?

Ce jour-là, l’eau de la Jogne avait une couleur laiteuse très particulière.

Ce jour-là, l’eau de la Jogne avait une couleur laiteuse très particulière.

En observant la Jogne aujourd’hui, on se demande comment elle a pu creuser ces gorges…

En observant la Jogne aujourd’hui, on se demande comment elle a pu creuser ces gorges…

Par endroits, la rivière s’est frayée des passages très étroits.

Par endroits, la rivière s’est frayée des passages très étroits.

Une petite pause avant d’entamer la dernière montée jusqu’au lac.

Une petite pause avant d’entamer la dernière montée jusqu’au lac.

Le lac de Montsalvens.

Le lac de Montsalvens.

Un chalet près du lac.

Un chalet près du lac.

De l’autre côté des gorges, les ruines du château de Montsalvens.

De l’autre côté des gorges, les ruines du château de Montsalvens.

Paysage gruérien.

Paysage gruérien.

Détail architectural de la buvette « Chez Boudgi ».

Détail architectural de la buvette « Chez Boudgi ».

Le Pré de Joux.

Le Pré de Joux.

Les Préalpes fribourgeoises dans toute leur splendeur.

Les Préalpes fribourgeoises dans toute leur splendeur.

Le Creux du Feu.

Le Creux du Feu.

Des sapins solitaires et - au loin - la commune de Châtel-sur-Montsalvens.

Des sapins solitaires et - au loin - la commune de Châtel-sur-Montsalvens.

Un coup d’œil en direction du Val-de-Charmey et de Bellegarde.

Un coup d’œil en direction du Val-de-Charmey et de Bellegarde.

Une jolie vue de Châtel-sur-Montsalvens et du Creux du feu.

Une jolie vue de Châtel-sur-Montsalvens et du Creux du feu.

Une fontaine au Pré de Joux.

Une fontaine au Pré de Joux.

Thierry et Brigitte affrontent bravement les dernières marches de cet escalier qui, à la montée, a mis nos mollets à rude épreuve.

Thierry et Brigitte affrontent bravement les dernières marches de cet escalier qui, à la montée, a mis nos mollets à rude épreuve.

Un passage impressionnant du chemin qui traverse les gorges.

Un passage impressionnant du chemin qui traverse les gorges.

Fanny et Manu analysent les traces d’une tentative d’escalade de cette paroi.

Fanny et Manu analysent les traces d’une tentative d’escalade de cette paroi.