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14 juin : Festi'Neuch 2014

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Comme chaque année, Festi’Neuch a débarqué sur les rives du Lac de Neuchâtel et a marqué le début de la saison estivale (et de la saison des festivals) ; l’espace d’un week-end, les Jeunes-Rives ont vécu au rythme des concerts et de cette ambiance qui ne ressemble à celle d’aucun autre festival. Cette édition 2014 a été couronnée de succès avec un nouveau record d’affluence et une météo magnifique, un vrai soulagement après l’édition de l’année passée où une mauvaise météo et une programmation plutôt moyenne ont creusé un déficit considérable dans les comptes du festival. Pour sauver Festi’Neuch après la débandade de 2013 il fallait donc offrir une affiche qui puisse titiller le plus grand nombre de personnes et on peut dire que les organisateurs ont bien réussi leur coup car il y en avait pour tous les goûts : des stars du « garage rock » de la fin des années ‘90 (The Offspring), au chanteur pour midinettes (Bastian Baker) en passant par des véritables légendes (Earth Wind and Fire, Snoop Dog) et des artistes qui cartonnent en ce moment (Julien Doré, Woodkid) ; chaque soir proposait son lot de surprises et d’émotions et je peux vous dire que - du peu que j’ai vu - Festi’Neuch a tenu toutes ses promesses et a bien rattrapé son coup.

 

Au départ, j’avais prévu d’y aller au moins deux soirs : le vendredi et le samedi car les artistes qui m’intéressaient le plus, à savoir Julien Doré et Woodkid, se produisaient ces deux soirs ; j’aurais même aimé voir le concert de the Offspring le jeudi soir (ils ont tout de même marqué mes jeunes années), mais j’étais au concert de Jan à Lausanne. Finalement, après mûre réflexion, j’ai acheté uniquement deux billets pour le samedi : un pour moi et un pour Mano, en guise de cadeau d’anniversaire. Je me suis dit que, suivant l’état de mes finances et mes envies, je pourrais acheter d’autres billets le soir même (mauvais calcul car la soirée de vendredi était sold-out).

 

C’est donc samedi soir vers 19h que j’ai retrouvé Mano devant l’entrée du festival pour une soirée qui s’annonçait exceptionnelle ; après les formalités habituelles avec le service de sécurité qui - une fois de plus - m’a invité à déposer mon appareil photo à la consigne (ce qui est, à mon avis, un peu idiot dans un monde où n’importe qui peut prendre des photos de bonne qualité avec son téléphone), nous avons accédé au site et nous sommes rapidement imprégnés de l’ambiance. Nous avons retrouvé Michele et Jeremy, avec qui on a passé une bonne partie de la soirée, et nous avons pris le temps pour boire quelques verres et manger quelque chose tout en écoutant, d’une oreille distraite, le concert donné par Explosion de Caca sur la petite scène. Je ne connaissais pas du tout ce groupe et il faut avouer que je n’ai pas vraiment prêté attention à ce qu’ils jouaient, mais il paraît que leurs reprises décalées rencontrent un franc succès ; dans tous les cas, c’est l’impression que j’ai eue lorsque j’ai vu le nombre de gens rassemblé sous cette tente.

 

Par la suite nous avons écouté, toujours d’une oreille distraite, le concert de Snoop Dogg, alias Snoop Lion ; je ne suis pas spécialement fan de sa musique, mais il est indéniable que les responsables de la programmation de Festi’Neuch ont frappé un bon coup en l’invitant aux Jeunes-Rives car il a mis l’ambiance et a fait bouger tout le monde sous le chapiteau. Après Snoop Dog nous avons pris place pour le concert de Woodkid, tout devant, contre les barrières : je n’avais jamais été si près de la scène à Festi’ et je dois admettre que ce fut très agréable de pouvoir s’appuyer contre cette barrière et de ne pas être poussé de tous les côtés, et cela même si j’ai dû composer avec les bénévoles peu souriants de la sécurité (ils les ont trouvés où ces gamins ?). Woodkid a été magistral : le spectacle était pratiquement le même que celui que j’avais vu au Montreux Jazz Festival en 2013, avec juste une nouvelle chanson instrumentale (démente !) rajoutée à la set-list ; pour le reste, les jeux de lumières et les vidéos projetées étaient les mêmes, mais qu’importe : ce spectacle est tellement magique que je pourrais le revoir mille fois ! Woodkid a su mettre l’ambiance et je suis sorti de ce concert éreinté mais avec une banane d’enfer.

 

Après une petite pause dans l’herbe pour nous remettre de nos émotions - et après avoir dit au-revoir à Michele et Jeremy - Manoel et moi avons assisté au dernier concert de la soirée, en nous disant qu’on était tellement fatigués qu’on ne tiendrait pas jusqu’au bout ; finalement, ce petit showcase de Thomas Azier était tellement bien que nous n’avons pas vu le temps passer et nous sommes restés jusqu’au bout (de plus que nous avons rencontré Mélanie). Le concert était tellement bien que je suis reparti avec le premier album de Thomas, un artiste britannique à l’univers étonnant et intéressant, très proche de celui de Woodkid (pour qui - d’ailleurs - il a assuré la première partie à maintes reprises).

 

Pour conclure, je dirais que cette cuvée 2014 de Festi’Neuch a été géniale ; j’attends avec impatience la prochaine pour de nouvelles émotions.

 

Bien à vous

Votre Stefano

Cliché volé pendant le concert de Woodkid.

Cliché volé pendant le concert de Woodkid.