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22 février : Casseurs Flowteurs @ la Case à Chocs

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Me voici de retour après une dizaine de jours de vacances au Tessin, des vacances qui n’ont pas été très reposantes mais dont je ne parlerai pas dans cet article ; en effet, avant de partager avec vous les meilleurs moments de ce séjour dans mes terres natales, il me faut m’attarder sur un événement auquel j’ai assisté quelques jours avant mon départ, c’est-à-dire le concert que les Casseurs Flowteurs ont donné à la Case à Chocs de Neuchâtel le samedi 22 février.

 

Ce duo d’exception, né de la collaboration des rappeurs Orelsan et Gringe se produisait dans la célèbre salle neuchâteloise dans le cadre d’une petite tournée promotionnelle appelée « Manger c’est tricher » qui visait à promouvoir et faire connaître le premier album du combo (« Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowteurs »), sorti en fin 2013. L’album, né d’un délire des deux rappeurs, a connu un beau succès du point de vue commercial (un succès qui a - apparemment - beaucoup étonné les deux artistes qui ne s’y attendaient pas vraiment) et contient des bons morceaux qui restent dans la tête, je pense notamment à « Bloqué », « Dans la place pour être » (la célèbre « place to be » ?) « Stupide ! Stupide ! Stupide! » ou encore à « Les putes et moi ». Certes, il ne faut pas s’attendre à un album aux textes sérieux et profonds, mais je ne pense pas que tel était le but d’Orelsan et Gringe : il faut prendre ce disque au deuxième degré et essayer de se laisser embarquer par les délires des jeunes hommes.

 

Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas forcément un grand fan de Rap et de Hip/Hop ; ce n’est pas une musique qui me fait vibrer, danser et chanter comme la Pop ou le Rock ; mais il y a tout de même un ou deux chanteurs de Hip/Hop et de Rap dont j’apprécie quelques titres ; c’est le cas notamment d’Eminem dont certains de ses titres ont marqué la fin de mon adolescence, ou de Lauryn Hill et de Fugees (« Killing me Softly » est un morceau magnifique). Orelsan fait partie de ce cercle très fermé : je l’ai découvert avec le titre « Plus rien ne m’étonne » et j’ai beaucoup aimé son album « Le chant des sirènes » qui contient des textes très bien écrits, avec du mordant et ironiques. C’est donc pour cette raison que, lorsque Michele et Jeremy m’ont appris que les Casseurs Flowteurs étaient à la Case, j’ai décidé de les me joindre à eux pour le concert ; je ne connaissais pas vraiment la musique de Gringe, mais j’avais bien aimé sa collaboration avec Orelsan sur « Ils sont cool » et lorsque je me suis offert l’album des Casseurs j’ai tout de suite apprécié l’interaction et la complicité entre les deux artistes que les chansons dégageaient.

 

C’est donc par un temps pluvieux que le samedi 22 vers 21h15 j’ai retrouvé Michele et Jeremy ; le concert était annoncé à 21h45, mais lorsque nous sommes arrivés devant la mythique salle de concert neuchâteloise, nous avons tout de suite compris que le spectacle commencerait avec un brin de retard car il y avait (encore) beaucoup de monde qui attendait d’entrer (et la queue n’a eu de cesse d’augmenter pendant qu’on attendait d’entrer) ; par ailleurs, lorsque nous avons enfin passé le contrôle de sécurité et nous avons déposé nos manteaux au vestiaire il était déjà presque 21h45... Dans la salle il n’y avait pas encore beaucoup de monde et - après un passage obligé au bar - nous n’avons pas eu de peine à trouver des bonnes places, des bonnes places que nous avons eu de la peine à conserver ; il faut dire que le public était jeune, très jeune : même Michele et Jeremy, qui ont pourtant quelques années moins que moi, figuraient parmi les spectateurs les plus âgés ; cela m’a un peu surpris car j’avais l’impression qu’Orelsan était plus « grand public » ; enfin, il se peut aussi que nous soyons tombés dans un coin de la salle où il n’y avait que des jeunes adultes et que les gens de notre âge étaient ailleurs, loin de la cohue.

 

Le concert a commencé vers 22h45, après une attente qui nous a paru interminable, surtout que le chauffeur de salle avait le don de nous taper sur le système… Les Casseurs Flowteurs ont su mettre le feu à la salle en un clin d’œil et - au bout d’un morceau - ils avaient déjà le public dans la poche. Le showcase n’a duré qu’une petite quarantaine de minutes pendant lesquelles le duo a présenté quelques titres de l’album, mais aussi quelques chansons d’Orelsan (« Ils sont cool », « la terre est ronde »,…) ; une fois le concert terminé, les deux lurons nous ont annoncé qu’ils auraient rejoint le public pour faire la fête avec lui (la soirée se poursuivait avec un DJ Set de classiques Rap et Hip/Hop) ; nous les avons attendus pendant une bonne heure (c’est à peu près le temps qu’il nous a fallu pour atteindre le bar et commander un verre), mais ils ne sont hélas pas revenus ; et donc nous sommes partis de la Case.

 

Voilà donc ce que je pouvais vous dire sur ce beau concert, le dernier avant un bon bout de temps ; en effet, pour le prochain, il me faudra attendre jusqu’à Festi’Neuch en juin, mais on ne sait jamais…

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

Les Casseurs Flowteurs sont dans la place.

Les Casseurs Flowteurs sont dans la place.

Orelsan…

Orelsan…

et Gringe.

et Gringe.

La « nouvelle paire ».

La « nouvelle paire ».

Le duo a vraiment su mettre le feu à la Case à Chocs.

Le duo a vraiment su mettre le feu à la Case à Chocs.

22 février : Casseurs Flowteurs @ la Case à Chocs