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Beau week-end

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Pour ce premier article concernant l’année 2014, j’aimerais vous parler du week-end qui vient de se terminer car il fut très mouvementé et riche en émotions.

 

Vendredi soir il y a eu la soirée du personnel de l’HFR, le rendez-vous traditionnel du début de l’année pendant lequel la vénérable institution pour laquelle je travaille remercie ses collaborateurs pour le travail fourni, au cours d’une soirée à thème qui nous invite à laisser libre cours à notre imagination et à essayer d’épater la gallérie avec les déguisements les plus originaux que l’on puisse trouver. Le thème de cette année était « après ski », un thème très... Original ! Surtout en plein hiver et dans un canton où skier est une tradition bien ancrée et largement répandue au sein de la population. Autant dire que je n’étais pas du tout emballé car je ne skie pas ; ce n’est pas que je n’aime pas dévaler les pistes à toute vitesse, mais je n’ai jamais véritablement attrapé le virus de la glisse car j’ai grandi dans une famille qui ne pratiquait pas ce genre de loisirs. Mes seules expériences avec des skis (ou un snowboard) aux pieds ont été pendant les semaines blanches de l’école secondaire et de l’école de commerce qui furent - certes - très chouettes (surtout la semaine à Bosco Gurin avec mes amis de la SCC), mais ne m’ont pas donné envie de me consacrer davantage aux sports d’hiver.

 

Mais revenons à nos moutons : la soirée du personnel. J’avouerai qu’au départ je n’étais pas très motivé à y aller : le thème ne me disait rien et - surtout - je suis en attente depuis un bon moment d’une promotion qui tarde à arriver… J’aurais dû recevoir une lettre « courant janvier » (dixit la jeune femme des RH), mais force est de constater que le 21 janvier je n’ai encore rien reçu ; certes, le mois n’est pas encore fini, mais cette attente est éreintante et va finir par avoir raison de ma santé mentale si elle se prolonge au-delà du raisonnable… Donc vous comprendrez qu’au départ je n’avais vraiment pas envie de participer à une fête à la gloire de l’institution qui risque de me faire finir à l’Asile ; mais en y réfléchissant de manière plus calme et posée, je me suis dit que, au jour d’aujourd’hui, on ne peut plus dire « non » à une soirée gratuite avec apéritif, souper, alcool et animation musicale. Cela aurait été bête de ne pas profiter de cette occasion où l’hôpital met la main au porte-monnaie pour ses collaborateurs : en plus de cela, ce sera déjà ça de pris s’il s’avérait que les nouvelles que je vais recevoir ne sont pas celles que j’attends. Une bien maigre consolation, mais c’est toujours mieux que rien du tout.

 

En plus de cela, cette soirée aurait été l’occasion de revoir compris Marie-Jo et Rose et de passer un bon moment avec mes collègues adorés. C’est donc finalement sans trop d’hésitation que j’ai confirmé ma présence et que vendredi soir je me suis présenté à Forum Fribourg à l’heure de l’ouverture des portes, accompagné par Thierry, Christophe et Nicolas. Je n’étais pas déguisé (et je n’étais de loin pas le seul), mais cela ne m’a porté aucun préjudice au cours de la soirée (juste quelques blagues du genre « il est joli ton costume », mais rien de bien dramatique). Après avoir retrouvé le reste des collègues, nous avons pris un petit apéritif très sympathique à base de vin chaud (et de thé pour les conducteurs), petits fours et bricelets salés, le tout servi dans une ambiance assez « cosy ». Vers vingt heures, les deux maîtres de cérémonie ont ordonné de lever le rideau et nous ont invité à nous installer dans la grande salle où des longues tables remplies de caquelons à fondue nous attendaient ; cela faisait quelques jours que la rumeur s’était répandue dans tout l’HFR, mais peu de monde voulait croire à ces bruits de corridor qui affirmaient qu’on mangerait de la fondue au fromage préparée par nous-même à la soirée du personnel… et pourtant, ces bruits de couloir étaient bel et bien fondés ! Personnellement, j’adore la fondue au fromage et je me suis fait plaisir avec celle qu’on nous a proposée car elle était exquise ; j’étais juste un peu étonné que ce soit à nous de la préparer ; mais finalement ce fut une bonne chose car Nicolas et moi avons bien maîtrisé la préparation de ce repas fribourgeois traditionnel dont les gestes demeurent inchangés depuis la nuit des temps.

 

Le repas était égayé par la prestation d’un groupe de musique genevois très chouette au look un peu loufoque qui a su mettre rapidement l’ambiance dans la salle avec un mélange savant de tubes récents comme « Get Lucky » de Daft Punk et de morceaux classiques tirés des répertoires des plus grands : Bee Gees, Elvis, Michael Jackson,… En plus de cela, il y a également eu le tournoi « Crocs d’or 2014 » qui a vu les représentants des cinq sites de l’HFR s’affronter dans plusieurs sports de glisse : ski, snowboard, ski de fond, le tout rigoureusement sur grand écran et cela grâce à cet objet miraculeux et fantastique que tout le monde connais sous le nom de Wii ; au final c’est le site de Billens qui s’est imposé face à une équipe de Fribourg qui n’a rien lâché et qui a essayé par tous les moyens de s’imposer afin de rapporter encore une fois le trophée tant convoité au « Cantonal ».

 

Vous l’aurez compris : une fois dans l’ambiance, je n’ai pas du tout regretté mon choix et j’ai été ravi de participer à ma deuxième soirée du personnel de l’HFR. J’ai passé un moment très chouette avec mes collègues, on a bien mangé, bien bu et bien rigolé. Malheureusement, je n’ai pas pu rester jusqu’au bout des festivités car je souhaitais rentrer à Neuchâtel et le dernier train partait à 23h34 de Fribourg ; certes, j’aurais pu rester jusqu’à la fin de la soirée et demander à Loïc de me prêter son canapé, mais le programme de la journée de samedi était déjà plutôt chargé et je n’avais pas envie de l’alourdir davantage avec un trajet en train d’une heure… de plus qu’on dort toujours mieux chez soi. Et puis, le fait de devoir prendre le dernier TPF pour Neuchâtel, m’a permis de croiser Lolo à la gare et de réaliser un rêve de longue date : pénétrer dans une des célèbres locomotives rouges des CFF. En effet, lorsque je suis arrivé à la gare (avec pas mal d’avance car j’avais peur de rater ma dernière correspondance), mon ami venait de finir sa journée et de « parquer » son train sur la voie en face de celle où le mien serait arrivé un quart d’heure plus tard ; nous nous sommes retrouvés dans le hall de la gare et c’est ainsi qu’en discutant, il m’a proposé de faire un tour à l’intérieur de « sa » locomotive, ce qui fut très intéressant et passionnant, même si je suis encore un peu sous le choc d’avoir appris que les trains n’ont pas de volant…

 

Après cette visite imprévue, j’ai pris mon train pour Neuchâtel, un convoi très animé par tous les jeunes gens ayant la permission de minuit et rentrant à la maison avec la dernière correspondance de la journée. Prendre ce dernier train constitue toujours une aventure extraordinaire car il se passe toujours quelque chose ; dans tous les cas, les passagers sont beaucoup plus vifs, bruyants et sociables que d’habitude.

 

Une fois rentré à Neuchâtel, je n’ai pas beaucoup traîné : je suis rapidement rentré chez moi et je suis allé me coucher sans attendre car le lendemain m’attendait une journée très chargée, entre coiffeur, fitness, courses et ménage. Mais ce n’est pas tout : en effet, samedi soir j’étais convié à la soirée d’anniversaire que Stéphanie a organisée pour fêter dignement ses trente ans (une personne de plus qui rentre dans le club très exclusif des trentenaires). C’était l’occasion de passer un bon moment avec cette amie que je croise assez souvent (on habite tous près l’un de l’autre) mais avec qui je ne passe - hélas - pas beaucoup de temps…

 

Julienne était aussi de la partie ; par ailleurs, elle m’a retrouvé chez moi un peu avant la fête (elle m’a surpris en plein ménage), ce qui nous a laissé le temps de papoter un peu en sirotant du thé (pour elle) et de la Petite Arvine (pour moi), tout en regardant (d’un œil plutôt distrait) les magnifiques reportages de « Must Célebrités » et « 50 Minutes Inside » ; c’est incroyable comme ils arrivent à faire des reportages sur des sujets où il n’y a strictement rien à dire… Quoiqu’il en soit, c’était très chouette de passer ce moment en compagnie de Julienne qui nous a permis de nous mettre à jour sur les différents événements qui ont animé notre existence depuis notre dernière rencontre.

 

Nous avons donc rejoint Stéphanie et ses amis vers 19h30 ; la soirée avait lieu au Café du Cerf, dans une petite salle du deuxième étage que je ne connaissais pas du tout (mais que je vais retenir car elle peut être louée). Une bonne partie des invités était déjà arrivée, mais nous n’étions pas les derniers ; en effet, les gens ont continué à affluer, partir, revenir, repartir pendant toute la durée de la soirée. Je ne connaissais pas grand-monde (juste quelques anciennes camarades de l’Université) mais j’ai eu le plaisir de discuter avec quelques personnes sympathiques. Sinon, l’alcool a coulé à flots (pour certains plus que pour d’autres), la musique était bonne et l’ambiance fort sympathique. Lorsque j’ai quitté cette joyeuse équipe, c’est-à-dire vers 1 heure du matin, il restait encore pas mal de monde ; la salle dans laquelle nous étions allait fermer et je ne saurais pas vous dire où les rescapés ont continué leur soirée ; mais une chose est sûre : Stéphanie était bien motivée à faire la fête jusqu’au bout de la nuit.

 

Après deux journées si bien remplies, j’ai décidé de consacrer le dimanche au repos. Je n’ai rien fait de la journée, mis à part - peut-être - regarder la télé et me préparer à manger. J’aime bien ce genre de dimanches où rien n’est planifié, où l’on prend une douche seulement si on en a envie, où on peut rester en pyjama toute la journée, où l’on passe avec nonchalance du lit au canapé et où le simple fait de se lever pour aller chercher à manger à la cuisine nous demande la même force de volonté qu’il faut à un saumon pour remonter le cours d’une rivière pour aller pondre ses œufs. A une époque, je détestais le dimanche car il n’y avait jamais rien à faire. A présent, je suis très content qu’il existe des jours où je n’ai rien à faire et je peux prendre tout mon temps pour me reposer.

 

Voilà, sur ces bonnes paroles, je prends congé de vous, tout en vous donnant rendez-vous pour très bientôt pour la suite de mes aventures et péripéties.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano