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20 novembre 2013 : vacances au Tessin (Pradaaa !)

Bonsoir à toutes et à tous !

 

Je vous écris quelques lignes depuis l’ICN qui me ramène à Neuchâtel après deux bonnes semaines de vacances passées auprès de ma famille au Tessin ; cela faisait longtemps que, si l’on ne compte pas les deux derniers Cours de répétition, je ne passais pas autant de temps dans mes Terres. J’ai vraiment profité un maximum de cette coupure totale du travail et de mon train-train quotidien ; j’avais besoin de me ressourcer, de passer un peu de temps avec moi-même et avec ma famille. A présent, je ne saurais pas vous dire si ce long séjour m’a ressourcé, mais je peux vous garantir qu’il m’a fait du bien.

 

Je n’ai pas passé quinze jours à rien faire, bien au contraire : j’avais tellement de choses à accomplir et de projets en cours qu’il m’aurait fallu prolonger mon séjour pour avoir le temps de tout faire. J’ai passé cinq jours dans le chalet familial à la montagne ; la météo n’était pas toujours exceptionnelle, mais j’ai eu l’occasion de faire des longues balades en forêt, des balades pendant lesquelles j’étais souvent perdu dans des réflexions concernant les corrections de mon travail de mémoire… car oui, une des raisons principales pour lesquelles j’ai décidé de passer ces journées au chalet était de me concentrer sur les corrections de mon mémoire sans toutes les distractions qu’il y a chez moi à Neuchâtel ou chez mes parents. Je suis très content d’avoir pris la décision de m’isoler un peu pour travailler sur Prada car j’ai pu faire un peu d’avance : j’ai eu le temps de lire deux registres que j’avais retrouvé lors de mon dernier passage aux Archives cantonales et que je n’avais pas encore eu le temps d’étudier convenablement. J’ai même eu le temps de parcourir mon texte et d’y insérer une série de notes et de commentaires que j’avais rédigé en vrac au fur et à mesure que je lisais (ou relisais) des sources ou des nouveaux articles pour les corrections.

 

Mes longues promenades m’ont donc permis de mettre de l’ordre dans certaines de mes idées et de pouvoir leur donner une forme à peu près cohérente. En plus de cela, j’ai pu effectuer quelques observations sur le terrain qui me permettront de compléter ou étoffer certains passages.

 

Après quelques jours très productifs au chalet, complice mon téléphone portable qui a décidé de rendre l’âme au plein milieu d’une de ces longues promenades, je suis rentré chez mes parents, avec quelques jours d’avance par rapport au calendrier que j’avais esquissé ; c’était navrant mais - ne même temps - ce retour anticipé m’a laissé davantage de temps pour me rendre à l’ASt (Archivio di Stato) et consulter certains registres que j’avais initialement écartés car un pas assez centrés sur Prada ; bon, il faut avouer que je savais parfaitement depuis le début que je finirais par vouloir consulter ces registres, tout en sachant pertinemment qu’il serait fort possible que je ne trouve pas beaucoup d’informations utiles… mais bon, on ne sait jamais… Et du coup, j’ai « redécouvert » des registres de procès-verbaux qui m’ont donné des nouvelles idées et - peut-être - du matériel pour un nouveau chapitre.

 

Je sais, il doit y avoir parmi vous des gens qui se disent : « mais il n’a pas encore fini de corriger ce satané mémoire ? ». Eh bien… non ! Et le pire c’est qu’à la base je n’aurais même pas dû faire des corrections ! J’aurais pu le déposer à l’Institut d’histoire et à la bibliothèque de la Faculté des Lettres et Sciences humaines sans changer une virgule. Mais j’avais envie de mettre en pratique les conseils qui m’avaient été prodigués par mon directeur de mémoire et par l’expert et c’est ainsi que j’ai repris des grosses portions du travail et j’ai effectué des nouvelles recherches.

 

Je sais qu’un jour je parviendrai à obtenir un résultat satisfaisant car j’y travaille avec passion depuis des années ; je sais qu’il faudra bien que j’arrête un jour, mais je sais aussi que ce ne sera pas avant d’avoir lu toutes les informations sur lesquelles je parviendrai mettre mes pattes. Bon, en principe, une fois que j’aurai lu ces registres, il ne devrait plus y en avoir des masses, mais on ne sait jamais…

 

Pendant les jours que j’ai passé chez mes parents, je suis aussi allé à Prada deux fois et, une fois de plus j’ai été frappé par la vitesse à laquelle Dame Nature est en train de reprendre ses droits sur les ruines du village ; si ça continue à cette vitesse, dans l’espace d’une ou deux générations maximum, il ne restera plus rien ; bon, il ne reste déjà pas grand-chose maintenant, mais le peu qui subsiste devrait faire l’objet d’un plan de sauvegarde plus actif e agressif de la part des autorités compétentes (Office des Biens Culturels,…) ; je sais, ce sont des opérations qui ont un coût qui n’est pas indifférent et qu’on ne consacre malheureusement pas beaucoup d’argent à ce genre d’opération, mais je suis juste effaré que l’on ne fasse rien. Au cours de ma dernière promenade j’ai un peu rêvassé et je me suis imaginé en train de lancer un projet de sauvegarde avec collectes de fonds, sensibilisation de l’opinion publique, rachat de parcelles et participation à des séances de comité.

 

Oui, parfois ça fait du bien de rêver ! Et il est vrai que la meilleure manière de changer les choses c’est de s’engager… Après tout, si Prada a encore une église aujourd’hui, c’est grâce à la passion d’un homme qui a su transmettre sa passion à d’autres personnes qui l’ont suivi dans cette association qui a tant œuvré pour la sauvegarde du village (mais, hélas, principalement de l’église) au cours des quatre dernières décennies. Rien n’est impossible ! Il faut juste le vouloir et se donner les moyens d’atteindre ses objectifs. Et il est clair qu’en ce moment, je n’ai pas les moyens nécessaires pour réaliser quoi que ce soit ; mais je ne désespère pas : je suis sûr qu’à la longue je pourrai faire quelque chose, avant que ce soit trop tard et que ce vestige de notre passé rural ne disparaisse à tout jamais. Mais avant, pour être crédible, il faudrait tout de même que je finisse de réviser mon mémoire et que je parvienne à le faire publier ; pour moi ce serait la reconnaissance ultime en tant qu’historien et en tant que passionné de l’histoire de ma région, mais ce serait aussi l’occasion de ramener Prada et ses péripéties sur le devant de la scène, l’occasion pour qu’une nouvelle génération de personnes découvre ce trésor enfui dans la forêt au-dessus de Bellinzona et - qui sait ? - s’engage pour sa sauvegarde.

 

Enfin, comme je disais plus haut, c’est beau de rêver.

 

Vous l’aurez compris, une bonne partie de ces vacances ont été consacrées à Prada ; mais je n’ai pas fait que ça : j’ai aussi eu le temps de me reposer, d’aider mes parents dans les travaux à la ferme (le débarras du fumier que les moutons nous ont laissé en cadeau dans l’étable au cours de l’hiver et du printemps passés a été un des highlights). Et puis sinon j’ai eu le plaisir de fêter l’anniversaire de ma grand-mère paternelle (c’est la première fois depuis plusieurs années que j’ai pu être présent le jour même) ainsi que celui d’un de mes cousins (avec quelques jours d’avance).

 

Voilà, pour aujourd’hui je m’arrête ici, surtout que j’arrive bientôt à Olten et que je dois changer de train.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano

 

Article rédigé le 15 novembre e révisé pour publication le 18.

Le beau temps revient après quelques jours de pluie.

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Cette maison a hanté mes pensées pendant des années : aperçue lors  d’une promenade quand j’étais gamin, elle a longtemps été la « casa a stella ». La maison en étoile. Allez savoir pourquoi...

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Pian Dolce : la « douce plaine » ? Le nom ne me semble pas très à propos…

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20 novembre 2013 : vacances au Tessin (Pradaaa !)
Jolie vue sur la plaine de Magadino...

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… et sur le Monte Ceneri.

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Les moutons font une petite escapade en camionnette vers des pâturages plus verts.

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Chèvres curieuses ?

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Quand votre serviteur essaie d’aider son cousin avec un problème de trigonométrie…

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Gnosca, Valle Riviera et Pizzo di Claro.

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A quoi servait ce tiroir au milieu de la forêt ? Je me le demande…

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Les ruines de Prada, de plus en plus envahies par la Nature.

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La première page d’un registre que je viens de trouver aux Archives.

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