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Trente-et-un !

Et voilà ! Une année de plus au compteur !

 

Et, une fois de plus, je n’ai pas vu le temps s’écouler : il me semble que c’était hier que je passais du côté obscur et que j’atteignais la barre de la trentaine et là je me prépare déjà à fêter mes trente-et-un années passées sur terre. Mais cette fois, pas question de marquer le coup avec une grande fête : car je ne fête pas un de ces « grands » anniversaires (dix-huit, trente, cinquante,…) qui sont considérés comme des jalons capitaux de notre vie ; non, je fête mon trente-et-unième anniversaire et il n’y a rien de bien sexy à cela…

 

Ne me méprenez pas : je suis très content d’avoir l’âge que j’ai (et même si je n’étais pas content, je ne pourrais pas faire grand-chose), de plus que j’ai passé une année très riche en événements et bien remplie entre travail, sport et bons moments passés avec les personnes qui comptent pour moi. Ce fut aussi une année pendant laquelle j’ai renforcé les bases du style de vie que j’ai commencé à construire lorsque j’ai commencé à travailler à l’hôpital, un style de vie plus prévoyant et plus sain. Mais, en même temps, je n’ai pas oublié de vivre et de profiter de mon existence !

 

Au travail, j’ai vécu une année intense, marquée par neuf mois de travail acharné et passionné sur les dossiers de l’hôpital de Meyriez ; il s’agit sans doute du projet professionnel le plus complexe que j’ai eu à gérer au cours de ma carrière professionnelle, un projet qui m’aura fait beaucoup transpirer, mais dont je suis extrêmement fier ; j’aurais certainement pu faire mieux, mais pour un premier grand projet ce n’était pas mal du tout… et j’ai bien retenu mes leçons en vue du prochain . A présent, nous avons repris la numérisation des dossiers de Fribourg et les choses semblent bien aller après une période où nous avons dû faire face à des soucis techniques qui coupaient notre élan travailleur ; en plus de cela, je suis appelé à surveiller la numérisation des dossiers de Riaz (et bientôt ceux de Billens), ce qui rajoute de la variété et du piment (des fois un peu trop de piment) à mon travail en Chancellerie médicale. Je me réjouis de l’année à venir car elle s’annonce pleine de changements et de nouveaux défis à relever.

 

J’aime mon travail et je pense que cela est aussi dû à l’équipe avec laquelle je collabore chaque jour : je pense évidemment aux titulaires de la Chancellerie, mais également aux nombreux civilistes et temporaires qui se sont succédés au bureau (et qui nous ont donné un coup de main très conséquent et très apprécié), ainsi qu’aux gens qui travaillent dans les autres services. Cette dernière année a été marquée par le départ à la retraite de Marie-Noëlle et Marie-Jo, deux véritables piliers de la Chancellerie, mais aussi par l’arrivée de Thierry et Brigitte qui ont rejoint notre belle équipe au cours des premiers mois de 2013 ; j’espère qu’ils vont rester aussi longtemps que possible chez nous car ce sont deux personnes et collaborateurs que j’apprécie beaucoup.

 

Au cours de cette trente-et-unième année j’ai continué à m’occuper de mon corps et j’ai enchaîné les séances de sport en salle, mais aussi les joggings et les promenades en montagne au Tessin. Je garde une trace précise de mes entraînements et, selon ce décompte, la semaine passée j’avais déjà effectué le même nombre de séances que j’ai effectuées durant toute l’année 2012 ; mes entraînement deviennent de plus en plus intensifs ; je suis passé de deux ou trois séances par semaine en 2010 à quatre ou cinq en 2013 ; je suis presque forcé de m’octroyer un soir par semaine pour faire autre chose et voir mes amis, sinon ce serait six fois par semaine (le dimanche je me repose) : c’est devenu comme une drogue ! Et lorsque je ne peux pas faire du sport pendant plus qu’un ou deux jours, ces séances me manquent ; à Florence je devenais fou (de plus que ce n’est pas une ville comme Copenhague où l’on peut trouver des endroits pour faire du jogging en toute tranquillité) ! Par contre, c’est une drogue bénéfique : le sport me permet d’évacuer la pression accumulée pendant la journée et - bien entendu - de rester en forme ; lorsque j’ai commencé à me rendre en salle de fitness en 2010 je craignais que cela deviendrait rapidement une contrainte et que j’abandonnerais assez rapidement, malgré toutes mes bonnes résolutions. Trois ans plus tard, je suis plus motivé que jamais : certes, des fois il faut que je me mette un bon coup de pied pour trouver la motivation d’enfiler ma tenue et me rendre à la salle, mais lorsque j’y suis, j’essaie toujours de donner le maximum.

 

Le sport fait certainement partie des moyens que je me suis donné pour essayer d’avoir un style de vie plus sain ; un autre moyen est le contrôle de mon alimentation : j’essaie de manger plus sain, plus équilibré et plus éthique, sans pour autant tomber dans la paranoïa et - surtout - sans trop me priver. Car tout le monde le sait : un régime où l’on se prive de tout ce qu’on aime est voué à l’échec ! Il faut donc surveiller son alimentation, manger des bons produits, si possible Bio et de la région, et s’accorder - de temps en temps - quelques plaisirs. Cela a bien fonctionné pour moi : au début de l’année, j’ai perdu une bonne dizaine de kilos en quelques mois tout en continuant à manger les superbes desserts de la cantine du personnel de l’hôpital. A présent, mon poids semble s’être stabilisé autour des septante-cinq kilos ; c’est un résultat qui me remplit de joie car il s’agit du poids que j’ai essayé d’atteindre pendant plusieurs années. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut que je relâche la pression : il faut que je reste vigilant.

 

Mon nouveau style de vie plus sain passe aussi par une nette diminution de la consommation d’alcool : je me suis rendu compte qu’au cours de la dernière année, ma consommation d’alcool a diminué, sans que je m’en aperçoive vraiment : depuis la célèbre soirée de Nouvel-An qui a fait couler beaucoup d’encre par ici (et dont on a parlé pendant des mois), je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’ai été ivre, et c’est un bien ! Encore une fois, je ne dis pas que je ne boirai plus un verre de vin pendant un souper ou une bière sur une terrasse avec mes amis, mais je pense que l’époque des sorties du week-end très alcoolisées est définitivement révolue. Et je ne m’en plains pas ! Car c’est en mangeant mieux, en buvant avec modération et en pratiquant une activité physique régulière qu’on peut espérer augmenter son espérance de vie et être bonne santé (après il faut aussi une certaine dose de Chance et un coup de pouce du Destin, mais pour cela on ne peut, hélas, rien faire).

 

Mais à quoi servirait d’avoir une longue vie si on n’avait personne avec qui la partager ? A quoi servirait de vivre jusqu’à cent ans si cela signifiait mourir seul dans un home médicalisé ? Ma famille et mes amis sont deux éléments essentiels de mon existence ; ce sont le roc sur lequel j’ai bâti mon château : ils me guident, me protègent et me réconfortent dans les moments difficiles. Encore une fois, j’ai passé des grands moments avec mes amis : je pense, par exemple, au concert de Woodkid avec Florian et Mano, à celui de Muse avec Clelia et Loïc, et à celui de Mylène (cadeau extraordinaire pour mes trente ans) de samedi soir avec Manoel, mais aussi aux moments merveilleux passés avec Julienne, Ana, Sandrine ou Michele, ou encore à mes vacances à Florence avec l’Abate dei Mucchi di Letame (Christophe) et Ludovico (Loïc). Et j’en passe car une liste exhaustive serait trop longue à établir (et trop pénible à lire pour vous). A ces moments s’ajoutent évidemment mes séjours au Tessin où j’essaie toujours de profiter un maximum de ma famille. Et puis, il y a les apéritifs et les soupers avec les collègues qui - au cours de cette dernière année - se sont poursuivis de plus belle… Autant de bons moments vécus au cours de cette année ! En parcourant les pages de ce blog j’en retrouve un bonne partie, mais il y en a eu pas mal d’autres. Et puis il y a eu des moments moins bons, comme - par exemple - le départ de Florian pour Montréal où j’étais tiraillé par la joie de le voir partir pour une expérience exceptionnelle et le chagrin de le savoir si loin pendant près d’une année. Fort heureusement, les moments difficiles n’ont pas été très nombreux.

 

Côté cœur, il n’y a pas eu de changements bouleversants : ce furent trois-cent-soixante-cinq jours de célibat de plus et la situation ne semble pas près d’évoluer. Cette année a bien entendu été marquée par quelques rencontres plus ou moins intéressantes, mais aucune d’entre-elles n’aurait eu une chance de se transformer en histoire sérieuse ; en même temps, il faudrait que je m’intéresse à des hommes disponibles et que j’arrête de fantasmer sur des mecs clairement inaccessibles (comme - par exemple - le charmant temporaire d’été hétéro de l’Ortho). Plus je m’enfonce dans ce célibat, plus je deviens pénible, exigeant et attaché à mon petit train-train quotidien ; d’un côté, j’aimerais vraiment faire une place pour quelqu’un dans mon cœur et dans ma vie toujours très remplie, mais de l’autre côté, j’ai peur que mon espace vital soit envahi et que mon indépendance soit mise en danger par quelqu’un me demandant de plus en plus d’attention et de temps. Je disais un jour à mes collègues que mon copain potentiel devrait habiter à au moins deux heures de Neuchâtel, histoire qu’au début on ne puisse pas se voir tous les jours (et qu’il ne puisse pas débarquer chez moi à l’improviste) ; ainsi il faudrait plus de temps pour construire une relation et je pourrais suivre mon rythme de croisière.

 

Cette année a aussi été marquée par des moments de réflexion sérieuse sur mon avenir ; j’ai, par exemple, beaucoup songé à un éventuel déménagement, mais - au final - aucun départ de Neuchâtel n’est prévu pour l’instant : tout d’abord parce que j’aime cette ville et mon petit appartement, mais aussi parce que l’essentiel de ma vie sociale est encore concentré à Neuchâtel, et cela en dépit du temps passé à Fribourg, du départ de Flo à Montréal et des déménagements de Loïc à Fribourg et de Mano à Moudon (à ces déménagements, il faut ajouter celui de Julienne à Genève, qui aura lieu dans les mois à venir). Et puis, je n’ai toujours pas décidé où je veux habiter ensuite : je ne sais pas si ce sera en ville ou à la campagne, si ce sera un appartement ou une maison, si je louerai ou j’achèterai… Donc, pour l’instant, j’ai pris le parti de rester où je suis, de prendre tout mon temps pour réfléchir car - après tout - je me sens très bien dans mon petit chez moi et rien ne presse.

 

Une autre réflexion qui a beaucoup occupé mon esprit ces derniers mois concerne l’accueil d’un enfant dans ma vie. Je n’en suis - bien évidemment - pas encore là, mais l’idée a fait son bout de chemin dans ma tête et j’avouerai que cette perspective, qui me paraissait hautement improbable et me faisait frissonner il y a une année à peine, ne me semble désormais plus si invraisemblable ; je me laisse encore quelques années pour réfléchir aux différentes options et travailler pour offrir à mon futur enfant un cadre de vie stable, une maison accueillante et un cadre de vie qui pourrait pallier à l’absence d’un deuxième parent (car il ne faut pas se leurrer : pour moi ce sera plus facile de passer à travers toutes les épreuves de l’adoption que de trouver un homme avec qui partager ma vie…).

 

Voilà donc où j’en suis au moment même où j’entre dans ma trente-deuxième année de vie. Comme vous avez pu le constater en lisant cet article, les douze mois qui viennent de s’écouler ont été riches en émotions et en rebondissements. Et les douze prochains s’annoncent aussi généreux… Peut-être que l’heure d’affronter certaines de mes peurs les plus solidement ancrées sonnera enfin ! Peut-être que je rencontrerai la personne qui me fera changer d’avis concernant la vie de coupe (je lui souhaite d’ores et déjà bonne chance) et qui me fera abandonner certains de mes préjugés. Sinon, il est certain que certaines réflexions qui ont commencé cette année vont se poursuivre dans la prochaine (les prochaines ?). J’ai hâte de me laisser surprendre par ce que l’avenir me réserve et je ne peux qu’espérer qu’il s’agisse de bonheur, prospérité et une bonne santé. Pour ce soir, je vais m’arrêter ici, mais je vous donne rendez-vous pour très bientôt pour la suite de mes aventures et péripéties.

 

Bien à vous

 

Votre Stefano