Bonsoir à toutes et à tous !
Ces derniers temps je me suis fait rare par ici. Je le reconnais et j’assume sans problèmes ces longs silences qui
s’étalonnent entre un article et l’autre. Certains d’entre vous seraient tentés d’interpréter cette pénurie d’articles comme une marque de fainéantise de ma part ; d’autres, plus sournois,
pourraient croire que j’emploie la célèbre stratégie du silence et de l’absence que l’on attribue souvent à Mylène Farmer ; et pourtant, je peux vous garantir qu’aucune de ces deux théories
n’explique pourquoi ces derniers temps je ne vous ai pas inondés d’articles. Et pourtant, la vraie raison est très simple (presque banale au vu des hypothèses qu’un pourrait échafauder) : je
n’avais pas envie d’écrire ; pour tout vous dire, je n’avais pas envie et je manquais de l’inspiration nécessaire…
Cela fait un bon moment que je me suis rendu compte que les textes que j’ai rédigés sous une quelconque forme de contrainte ne sont pas aussi bons que ceux que j’ai écrits dans un moment d’inspiration et d’envie de partage ; du coup, j’aurais pu vous proposer de nombreux textes et articles, mais je crains que ma plume - dans ce cas je dirais même « mon clavier » - ne se serait pas exprimé au sommet de son potentiel. Le choix n’est pas des moindres : faut-il que je propose à mes lecteurs une série d’articles médiocres et sans intérêt, ou bien des textes plus réfléchis, profonds et recherchés ? Il est clair que cette deuxième sorte d’articles ne se compose pas aussi facilement que la première : il n’est pas suffisant d’avoir des choses à dire : il faut aussi prendre le temps de les dire d’une façon originale et agréable pour le lecteur. Ce serait très facile pour moi de pondre un article sans intérêt par jour, mais est-ce que c’est vraiment ce que j’ai envie de faire ? Est-ce mes lecteurs auraient envie de lire ces textes sans âme ? Est-ce qu’au bout de six ans il faut vraiment que je fasse un article sur chaque soirée à laquelle je participe ? Je ne pense pas. Il est vrai qu’au début il fallait que je présente ma petite vie, mes amis et mon monde ; mais là, mes lecteurs connaissent tout ça et je ne vois franchement pas le besoin de rédiger ce genre d’articles (de plus que je sors tellement souvent qu’il faudrait que je passe le reste de mon temps libre à écrire pour rester à jour).
Je ne vais donc pas m’excuser de cette absence. J’aurais pu revenir plus vite, mais je ne ressentais pas cette envie (je le définirais même un besoin) de m’exprimer au sujet des moments qui marquent mon existence. Cette envie est de retour et c’est donc pour cette raison que j’ai empoigné ma plume.
Ces dernières semaines ont été bien remplies et il y a eu quelques moments marquants dont il faut absolument parler ; tout d’abord, il y a eu la fin de ma période d’essai au travail : je n’ai pas vu ces trois premiers mois à l’hôpital passer car j’ai été tellement absorbé dans l’apprentissage de tout ce qu’il faut savoir pour faire tourner la chancellerie et le scanning ; à présent, je peux affirmer d’avoir fait le tour des choses essentielles, mais je n’irai pas jusqu’à dire que je connais tout ; au contraire, je suis plus que conscient qu’il y a encore plein de choses à apprendre. Dans tous les cas, je me sens beaucoup moins perdu que les premiers jours et cela grâce aussi à mes collègues de travail qui m’ont accueilli les bras grand-ouverts et qui m’ont permis d’intégrer l’équipe très rapidement. Par ailleurs, j’ai beaucoup lié avec les civilistes qui travaillent à la chancellerie et au scanning et je suis resté plusieurs fois avec eux après le travail pour prendre un apéritif sur le toit de l’hôpital, ou bien pour faire une grillade en foret, ou encore pour un souper au « Popu ». Ce sont des gars fort sympathiques et il est indéniable qu’ils apportent beaucoup au bureau, une plus value qui est aussi reconnue et appréciée par les autres collègues.
Ces dernières semaines j’ai donc passé pas mal de soirées à Fribourg, non seulement avec les civilistes, mais aussi avec Loïc - que je vois au moins une fois par semaine (et parfois même davantage) - et mes anciens collègues des archives ; du coup, il m’est arrivé plus d’une fois de prendre le train pour Neuchâtel à des heures tardives ; or, à partir de 22 heures il n’y a plus de train direct et il faut soit changer à Ins, soit passer par Berne (ce qui rallonge le trajet d’environ vingt minutes) et je ne sais pas si quelqu’un a lancé un maléfice sur moi ou bien si c’était juste de la malchance, mais je suis tombé sur des trains systématiquement en retard de dix, douze, treize et même quinze minutes. Le retard en soi n’est pas grave (quoique, on est en Suisse et un retard systématique de dix minutes devrait pousser les régies de chemins-de-fer à se poser des questions), mais il pouvait s’avérer très embêtant pour les gens qui - comme moi - devaient prendre une correspondance… Enfin, mes aventures ferroviaires ont beaucoup fait rire mes contacts Facebook qui ont eu droit à toutes les jérémiades lorsque je me retrouvais bloqué à la gare de Bümpliz Nord ou sur le quai de la gare de Fribourg à 23h45 en train d’attendre un train censé partir à 23h34… Est-ce celle-ci l’image qu’on veut donner de la Suisse, connu partout comme le pays de la précision ? Bref, passons car je pourrais continuer pendant une autre bonne dizaine de pages à me plaindre des transports publics et ce ne serait pas très intéressant ou passionnant pour vous…
Revenons donc aux instants marquants de ces dernières semaines ; je disais plus haut que j’ai passé pas mal de temps avec mes nouveaux collègues à Fribourg ; toutefois, je n’ai point oublié mes amis de toujours : en effet, j’ai passé pas mal de temps en leur compagnie ; tous les derniers samedis soir (et parfois même déjà le vendredi), j’étais à La Chaux-de-Fonds avec Mano et Florian ; j’ai dîné chez Christophe et Adrien (le souvenir de cette magnifique carbonnade fait à nouveau saliver mes papilles) ; j’ai également vu Julienne plusieurs fois… par ailleurs je lui ai proposé de m’accompagner à Vienne pour un petit week-end qui - si tout va comme prévu - sera enrichi par un concert de Madonna (le deuxième que j’aurais le plaisir de voir au cours de cette tournée 2012). Et puis, pas plus tard que samedi dernier, j’ai revu Anne-Lise - alias MC - que je n’avais pas revu depuis un bon moment ; c’était très chouette de la retrouver et de passer un peu de temps avec cette amie qui - pendant quelques temps - a même été ma colocataire (c’était en 2007, à l’époque où elle m’hébergeait chez elle pendant que j’attendais de pouvoir prendre possession de mon appartement).
Vous constaterez donc que mon emploi du temps a été très chargé ; par ailleurs, ces dernières semaines j’avais l’impression de passer la moitié de mon temps libre à Fribourg (impression renforcée par les problèmes de train susmentionnés) et l’autre moitié partout ailleurs (La Tcho,…) sauf chez moi. J’ai eu le sentiment de rentrer à mon appartement juste pour aller me coucher et il faut avouer que j’ai eu envie de passer quelques journées tranquilles chez moi devant la télé à ne rien faire et me dorloter dans cet environnement apaisant et familier. Cet emploi du temps chargé a aussi eu quelques effets néfastes sur mes séances de fitness et de jogging qui ont été reléguées au deuxième plan ; cela me déplaît et je me dis qu’il faut que je me ressaisisse avant que le relâchement ne devienne incontrôlé et que je foute en l’air une année et demie d’efforts considérables. Je ne veux pas dire par là que je n’ai plus du tout fait de sport pendant ces dernières semaines ; c’est juste qu’au lieu de parvenir à faire mes trois séances hebdomadaires, je n’arrive souvent pas à en faire plus que deux… Et à la longue ça va me jouer des tours… de plus que là je vais devoir arrêter pendant trois semaines car je pars à l’armée pour mon cours de répétition 2012.
Voilà donc ce que je pouvais vous dire sur ces dernières semaines ; il ne reste plus grand-chose à partager avec vous… enfin si : je pourrais vous parler de mes projets pour les deux semaines de vacances que j’ai posées en septembre, mais ces plans méritent que je leur consacre un article entier lorsque je serai un peu plus au clair. Il en va de même pour les derniers soubresauts de ma vie sentimentale ; il s’est passé des choses, mais il faut que je prenne du temps pour réfléchir à certaines choses et remettre un ou deux événements en perspective avant de me lancer dans la rédaction d’un article. Enfin, je pourrais également vous parler de MDNA, le nouvel album de Madonna, mais - encore une fois - je préfère le faire dans un article ad hoc. Et puis, ce texte commence à être bien long et je sais qu’une partie de mon lectorat n’aime pas spécialement les articles trop longs… C’est donc pour cette raison que je m’arrête ici pour ce soir et je vous laisse avec quelques photos que j’ai prises par ici et par là au cours de ces dernières semaines.
A très vite.
Bien à vous
Votre Stefano
L’hôpital vu depuis le toit de la maison du personnel.
26 avril : grillade avec les collègues : Tim prépare des brochettes de fruits.
Linus et Jérôme (avec sa nouvelle carte d’étudiant).
28 avril : soirée cocktails chez Flo et Mano.
Des cocktails plutôt bien réussis…
11 mai : gazosa au Belvedere (après une dure semaine de labeur).
Loïc et Mano effectuent leur énième inspection sur Grindr.
13 mai : promenade au bord du lac après avoir fait mon devoir de citoyen.
16 mai : chez Loïc on découvre des perles : comme le mythique « Téléphone secret ».
He-he-he-he-he-he my Telephone…















































